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Invention de saint Etienne

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Cette fête a été supprimée du calendrier de 1960, mais elle se trouve toujours dans les messes « pro aliquibus locis ». Elle figurait dans le plus ancien calendrier latin : le martyrologe hyéronimien. Elle se répandit peu à peu et au XIIe siècle elle avait un formulaire spécial à Rome. On suppose que la date du 3 août est celle de la dédicace d’une église, car la découverte du corps de saint Etienne eut lieu un 18 décembre. Cette invention des reliques du protomartyr fit l’objet d’une relation circonstanciée par celui-là même qui fit la découverte. Il s’agit d’un prêtre nommé Lucien, qui rédigea une lettre en grec à toutes les Eglises pour raconter l’événement. Ce texte eut un très large retentissement, comme en témoigne par exemple le fait que saint Augustin en parle à plusieurs reprises, soulignant qu’on a là la preuve de la conversion de Nicodème (dont les reliques étaient là également). Voici une traduction de cette lettre, telle qu’elle figure dans l’article rédigé sur le sujet par le P. Lagrange. (Ci-dessus, les pièces 6 et 8 de la tenture de saint Etienne du Musée de Cluny, avec quelques détails correspondant au texte.)

Lucien, par la miséricorde de Dieu, pauvre et le moindre des hommes, prêtre de l’Église de Dieu dans le village de Caphargamala, au territoire de Jérusalem, à la sainte Église et à tous les saints qui sont en Jésus-Christ, dans le monde entier, salut en Notre Seigneur.

J’ai cru nécessaire de faire connaître à votre dilection en Jésus-Christ la triple vision qui m’est apparue de la part de Dieu, au sujet de la révélation des reliques du bienheureux et glorieux protomartyr Étienne, premier diacre du Christ, de celles de Nicodème, dont il est parlé dans l’Évangile, ainsi que de Gamaliel, mentionné dans les Actes des apôtres. Je l’ai fait à la prière, ou plutôt sur l’ordre d’un saint, d’un serviteur de Dieu, de notre père le prêtre Avitus. Obéissant comme un fils à son père, j’ai dit, pour répondre à ses questions conformes à la foi consommée, toute la vérité, en toute simplicité, telle que je la connais, sans hésiter et sans l’altérer.

Le jour donc de la Parascève, c’est-à-dire un vendredi, le 3 décembre, sous le dixième consulat d’Honorius et le sixième de Théodose, augustes, je m’étais endormi, à la nuit tombante, sur ma couche, dans le saint lieu du baptistère, où j’avais l’habitude de coucher pour garder les objets servant au ministère. À la troisième heure de la nuit, qui est le premier quart de garde des veilles, je tombai dans une sorte d’extase, un demi-sommeil, et je vis un vieillard à la taille élevée, prêtre plein de dignité, aux cheveux blancs, à la barge longue, revêtu d’une étole blanche, ornée de glands d’or, avec une croix au milieu. Il tenait une crosse d’or à la main. Il s’approcha de moi et, se plaçant à ma droite, il me toucha de sa crosse d’or ; puis m’appelant trois fois par mon nom : Lucien, Lucien, Lucien, il me dit en grec : "Rendez-vous à la ville d’Ælia, qui n’est autre que Jérusalem, et dites au saint homme Jean, qui en est l’évêque, ces paroles: – Combien de temps serons-nous retenus enfermés et tarderez-vous à nous ouvrir les portes ? Or, c’est sous votre épiscopat que nous devons être révélés. Ouvrez sans retard le tombeau où nos restes ont été déposés sans soins, afin que, par nous, Dieu, son Christ et son Saint-Esprit ouvrent la porte de leur clémence sur le monde, car les chutes nombreuses dont ce siècle est témoin tous les jours le mettent dans un grand danger. D’ailleurs, c’est beaucoup moins de moi que des saints si dignes de tout honneur qui sont avec moi que je me préoccupe."

Je lui répondis en ces termes : "Qui êtes-vous, seigneur, et qui sont ceux qui sont avec vous ? " Voici sa réponse : "Je suis Gamaliel qui ai élevé Paul, l’apôtre du Christ, et qui lui ai enseigné la loi à Jérusalem. Celui qui est placé près de moi, dans le tombeau, du côté de l’orient, est le seigneur Étienne, que les princes des prêtres et les Juifs ont lapidé, à Jérusalem, pour la foi du Christ, hors de la ville, à la porte du nord, sur la route de Cedar, où il demeura un jour et une nuit, étendu par terre, sans sépulture, afin de devenir, selon l’ordre impie des princes des prêtres, la proie des bêtes sauvages. Mais Dieu ne voulut point qu’il reçût leurs atteintes. Les bêtes sauvages, les oiseaux de proie et les chiens respectèrent ces restes précieux. Et moi, Gamaliel, plein de compassion pour le sort du ministre du Christ, et de hâte pour recevoir ma récompense et avoir part avec ce saint homme dans la paix, j’ai envoyé, pendant la nuit, tous les hommes religieux que je connaissais croyant en Jésus-Christ et habitant à Jérusalem, au milieu des Juifs, et leur fis toutes mes recommandations. Je leur donnai tout ce qui leur était nécessaire et les déterminai à se rendre secrètement sur le lieu du supplice pour enlever le corps et le porter, dans un de mes chars, à ma maison de campagne appelée Caphargamala, c’est-à-dire maison de campagne de Gamaliel, à vingt milles de la ville. Là je lui fis des funérailles qui durèrent quarante jours, et je le fis déposer dans le monument que je m’étais fait faire à cet endroit, dans la case située du côté de l’orient, et j’ai fait donner à ces gens de quoi subvenir à tous les frais de ces funérailles. Dans l’autre case fut placé le seigneur Nicodème, le même qui alla trouver Jésus pendant la nuit, et qui entendit ces paroles de sa bouche : "Quiconque ne renaît par l’eau et le Saint-Esprit ne peut entrer dans le royaume des cieux" (Jean, III, 5) et qui fut baptisé par les disciples de Jésus-Christ après son entretien avec lui. Quand les Juifs en eurent connaissance, ils le privèrent de son titre de prince, l’anathématisèrent et le chassèrent de la ville. C’est moi, Gamaliel, qui l’accueillis dans ma propriété, comme une victime de la persécution pour le Christ. J’ai pourvu à sa nourriture et à son entretien jusqu’à la fin de ses jours, et, à sa mort, je l’ai fait enterrer avec honneur à côté du seigneur Étienne. J’avais un fils bien aimé appelé Abibas ; il avait reçu avec moi le baptême du Christ des mains des disciples du Seigneur ; il mourut à l’âge de vingt ans, avant moi, et fut déposé dans la case supérieure où je fus placé moi-même après ma mort. Quant à ma femme Ethna et à mon fils aîné Sélemias, n’ayant point voulu devenir disciples du Christ, ils ont été enterrés à Capharsémélia, maison de campagne appartenant à ma femme." Et moi, l’humble prêtre Lucien, je fis cette question à Gamaliel : "En quel endroit devons-nous chercher ?" Gamaliel me répondit : "Au milieu du faubourg, ce qui peut s’entendre d’un champ très voisin de la maison de campagne, appelé Delagabri, c’est-à-dire champ des hommes de Dieu."

Sur ce, je me suis éveillé et j’ai adressé cette prière au Seigneur : "Seigneur Jésus-Christ, si cette vision vient de vous et n’est point une illusion, faites qu’elle se renouvelle une seconde et une troisième fois, quand vous le voudrez et de la manière qu’il vous plaira. Je me mis donc à jeûner et à ne me nourrir que de fruits secs jusqu’au vendredi suivant. Alors le seigneur Gamaliel m’apparut de la même manière, avec le même aspect et le même costume que la première fois, et me dit : "Pourquoi avez- vous négligé d’aller dire ce que je vous avais prescrit au saint évêque Jean ?" Je répondis : "Je n’ai pas osé, seigneur, annoncer ce que j’avais vu tout de suite après la première vision que j’ai eue, de crainte de passer pour un séducteur. Mais j’ai prié le Seigneur, si c’était lui qui vous envoyait vers moi, de faire que vous m’apparussiez une seconde et une troisième fois." Gamaliel reprit : "Croyez-moi, croyez-moi, croyez-moi." Puis il ajouta de nouveau : "Comme vous m’avez demandé où vous trouveriez les corps de chacun et dans quel ordre ils sont posés, prêtez-moi toute votre attention et remarquez bien ce qui va vous être montré." "Oui, seigneur." répondis-je. Alors il apporta quatre corbeilles, dont trois d’or et une d’argent. Les trois premières étaient remplies de roses ; deux d’entre elles avaient des roses blanches, et la troisième des roses rouges de sang ; la quatrième qui était d’argent était pleine d’un safran qui exhalait une odeur excellente. Il les plaça devant moi. Je lui dit : "Qu’est-ce que cela, Seigneur ?" Il me répondit : "Ce sont nos reliques. La corbeille aux roses rouges, c’est le seigneur Étienne ; il est placé dans le tombeau à droite, du côté de l’orient, en entrant. La seconde corbeille, c’est le seigneur Nicodème, placé contre la porte. La corbeille d’argent, c’est mon fils, Abibas, né du sein du témoignage, c’est-à-dire régénéré dans la loi ; il a quitté ce monde avec l’innocence immaculée qu’il avait puisée dans le sein de sa mère. Voilà pourquoi il est représenté par une corbeille d’argent d’une extrême pureté. Ne sentez-vous point l’exquise odeur du safran qu’elle renferme ? Il est placé avec moi, en haut du monument ; nous reposons ensemble comme deux frères jumeaux." Ayant ainsi parlé, il disparut de nouveau à mes yeux.

Quand je fus éveillé, je rendis grâce au Dieu tout puissant et me remis au jeûne en attendant une troisième révélation. La troisième semaine écoulée, le même jour et à la même heure, le même homme m’apparut, avec un air menaçant et frémissant, et me dit : "Pourquoi avez-vous gardé le silence jusqu’à cette heure et n’avez-vous pas voulu aller rapporter à l’évêque Jean ce qui vous avait été dit et montré ? Quelle sera votre excuse auprès de Dieu, et quel pardon espérez-vous de lui pour ce dédain, au jour du jugement ? Ne voyez-vous point la sècheresse extrême qui désole le monde et les tribulations dont il est plein ? Or, vous vous conduisez avec négligence. Ne considérez-vous point qu’il y a, au désert, beaucoup d’hommes plus saints et meilleurs que vous, que nous avons négligés parce que c’est par vous que nous voulons parvenir à la connaissance du monde ? Car si nous avons voulu que vous quittassiez un autre hameau pour devenir pasteur de celui-ci, c’est afin que ces choses fussent découvertes par vous. Levez-vous donc et allez dire à l’évêque de nous ouvrir la porte et de faire un lieu de prière en cet endroit, afin, que par notre intercession, le Seigneur ait pitié de son peuple." À ces paroles, je répondis tout tremblant : "Ce n’est point par négligence, seigneur, que j’ai agi comme je l’ai fait, mais j’attendais que vous vous montrassiez à moi une troisième fois. Mais à présent, sans attendre un jour de plus, je vais exécuter tout ce que vous me direz." Puis, comme il se tenait devant moi, avec un air indigné, il me sembla que je tombais dans une autre extase. J’étais à Jérusalem et en présence de Jean, et je lui racontais toute ma vision. Il semblait m’écouter, puis il me dit : "Mon cher ami, si les choses se sont passées ainsi que vous le dites et si le Seigneur vous a fait cette révélation, dans ce siècle où nous sommes, il faut que j’aille prendre, dans ce domaine, ce grand bœuf de labour qui peut aller aussi bien au chariot qu’à la charrue, ensuite je vous abandonnerai le domaine avec tout le reste." Je lui répondis : "Seigneur, que m’importe le domaine, si je n’ai point de bœuf qui me permette de le régir et de le labourer ?" L’évêque me répondit : "Il me plaît qu’il en soit ainsi, mon cher ami, parce que notre ville est administrée à l’aide de chariots, et le grand bœuf, que vous dites caché dans votre domaine, fait grand défaut à notre attelage. Il vaut mieux qu’il se trouve dans notre important domaine que dans votre modeste propriété, n’est-ce pas assez pour vous des deux autres petits bœufs que je vous laisse pour labourer la terre de votre exploitation ?"

Ayant entendu cela dans mon extase, c’est-à-dire dans mon transport, je m’éveillai incontinent, je bénis le Seigneur et me rendis sur le champ à la ville, auprès de l’évêque Jean. Je lui rapportai toute ma vision, mais je me tus sur ce qui avait rapport au bœuf et attendis ce qu’il allait me répondre. J’avais bien compris que ce grand bœuf n’était autre que saint Étienne et que les chars dont il avait été question étaient les saintes Églises, tandis que le grand char était la première église même de Sion. Or, comme le saint évêque pouvait me demander les reliques du bienheureux Étienne, je ne voulus point à cause de cela lui parler de ma vision du bœuf. En entendant ce récit, l’évêque Jean se mit à fondre en larmes de joie et s’écria : "Béni soit le Seigneur Dieu, fils du Dieu vivant ! Si Dieu, ô mon cher ami, vous a révélé tout ce que vous dites là et avez entendu, je dois faire la translation des reliques du bienheureux Étienne, premier martyr et archidiacre du Christ, de l’endroit où il est, en cette ville. Il a le premier combattu les combats du Seigneur contre les Juifs, et, sur la terre, il a aperçu, dans le ciel, Jésus-Christ se tenant dans sa majesté pendant que lui-même semblait comme un ange dans l’assemblée des hommes." Le saint évêque me dit donc : "Allez, faites des fouilles dans le champ, et si vous trouvez quelque chose, faites m’en part." Alors je lui dis : "J’ai parcouru le champ, et j’y ai vu, au milieu, un tas de pierres de petite dimension, et je pense que c’est là que se trouvent les corps." Le pape me répartit : "Je vous l’ai déjà dit : Allez, faites des fouilles, et, si vous trouvez quelque chose, demeurez pour garder l’endroit, puis envoyez-moi un diacre pour me chercher." Ayant ainsi parlé, il me congédia. Lorsque je fus arrivé au village, j’envoyai des crieurs publics engager les habitants du lieu à se lever de bonne heure et à fouiller le tumulus.

La même nuit, le seigneur Gamaliel apparut à un moine nommé Miget, homme simple et innocent, sous les mêmes traits qu’il m’était apparu à moi-même, et lui dit : "Allez, dites au prêtre Lucien : Vous perdez vos peines à fouiller ce tumulus, nous ne sommes plus là, mais nous avons été déposés dans un autre lieu pendant qu’on pleurait sur nous à la manière des anciens, et qu’on élevait en cet endroit un tumulus en témoignage du deuil célébré en notre honneur. Mais cherchez-nous dans un autre endroit, du côté d’où souffle le vent de Borée, à l’endroit appelé en syriaque Debatalia, ce qui veut dire en grec άνδρών άγαθών, ou les braves." Dès l’aube, en me levant pour le chant des hymnes, je trouvai ce moine en train de prêcher à tous les fidèles. Quand les hymnes furent terminées, je dis : "Allons à ce tumulus et faisons-y des fouilles." Alors on me dit : "Prenez donc connaissance auparavant de ce que raconte le moine Miget." Je le fis venir et je lui demandai quelle vision il avait eue. Il me dit tous les signes que j’avais vus du seigneur Gamaliel et me raconta comment il avait vu un champ situé au sud, où se trouvait un sépulcre comme abandonné et tombant en ruine, dans lequel il avait aperçu trois lits d’or dont un plus élevé que les deux autres, sur lequel deux corps reposaient ensemble : l’un était celui d’un vieillard et l’autre celui d’un jeune homme. Il n’y avait qu’un corps sur chacun des deux autres lits. Or celui qui reposait sur le lit le plus élevé me dit : "Allez dire au prêtre Lucien que c’est nous qui avons été les propriétaires de ce fonds. Si vous voulez trouver un saint, un juste, il est placé du côté de l’orient." En entendant ces paroles de la bouche du moine, je glorifiai le Seigneur d’avoir trouvé un second témoin de la révélation.

Nous nous dirigeâmes donc vers le tumulus, mais nos fouilles ne nous y firent rien découvrir ; alors nous nous rendîmes au tombeau que, la même nuit, notre moine avait vu en songe, et après y avoir fait des fouilles, nous trouvâmes trois cercueils, selon ce qui m’était apparu sous la forme de corbeilles. Nous trouvâmes une pierre tombale sur laquelle on lisait en très grosses lettres : KEAYEA CELIEL, c’est-à-dire serviteur de Dieu, et APAAN, DARDAN, ce qui veut dire Nicodème et Gamaliel. C’est la traduction que nous donna de ces mots le pape Jean, ainsi que je l’ai appris de la bouche même de ce saint évêque. Je m’empressai donc d’aller annoncer la chose à l’évêque qui était alors à Lydda, qui n’est autre que Diospolis, où il présidait un synode. Il prit avec lui deux autres évêques : Éleuthère de Jéricho, et tous trois se rendirent sur les lieux. Quand ils ouvrirent le cercueil de saint Étienne, la terre trembla, et il se répandit une odeur si douce et si suave que nul ne se souvient d’en avoir senti une pareille ou d’avoir entendu dire qu’on éprouva jamais rien de semblable, c’était au point que nous nous croyions transportés dans un paradis de délices. Il y avait avec nous une foule de gens dont plusieurs étaient atteints de différentes maladies. À l’instant où ils sentirent cette douce odeur, il y en eut soixante-treize qui recouvrèrent la santé. Chez d’autres, les démons qui les possédaient furent chassés ; là c’est une perte de sang qui s’arrêta, ici ce furent des écrouelles et des furoncles qui se trouvèrent guéris ; ceux-ci furent guéris d’une fistule, ceux-là de fièvres tierces ou quartes. Les uns se sentirent délivrés de la fièvre et d’autres de la jaunisse ; ici c’est une céphalalgie qui disparut, et là une migraine ; plusieurs se trouvèrent guéris de douleurs secrètes d’entrailles ; enfin il se fit beaucoup d’autres guérisons qu’il me serait trop long de rapporter en détail. Après avoir baisé les saintes reliques, on referma le cercueil, et on porta celles de saint Étienne, en chantant des psaumes et des hymnes, à la sainte église de Sion où il avait été ordonné archidiacre. On nous abandonna quelques parcelles des membres du saint. Que dis-je, des parcelles ? de très grandes reliques, de la terre et de la poussière de l’endroit où toute la chair de son corps s’était consumée, et on emporta le reste.

J’envoie donc de ces reliques à votre béatitude ; quand vous les aurez reçues, priez pour mon humble personne, afin que je sois trouvé digne aux yeux du Seigneur quand j’apparaîtrai devant lui, appuyé sur les mérites du bienheureux martyr saint Étienne et sur vos prières. La translation de ces reliques s’est faite le vingt-six de décembre. À cette époque régnait déjà depuis longtemps une sècheresse désolante, mais à l’heure même de la translation, la pluie tomba en abondance et abreuva la terre. Tout le monde glorifiait le Seigneur, à cause de son saint martyr Étienne, et à cause du trésor céleste de grâce et de miséricorde que le Seigneur Jésus-Christ daignait ouvrir au monde en péril, lui qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen.

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