Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La dictature de l'UE jusqu’à la caricature

Le « président » italien Sergio Mattarella a destitué Giuseppe Conte de son poste de Premier ministre quatre jour après l’avoir nommé. Parce que le militant politique Mattarella refuse que Paolo Savona devienne ministre des Finances. Parce que Paolo Savona est ouvertement eurosceptique.

En bref le président italien refuse que les Italiens aient un gouvernement qui reflète leur vote. C’est un clair déni de démocratie. Le président italien n’est pas le garant de la démocratie mais un valet de Bruxelles, le garde chiourme de la dictature eurocratique, et par elle de la finance mondiale.

Et il n’hésite pas à pousser son rôle jusqu’à la caricature : il reçoit aujourd’hui Carlo Cottarelli, dans l’intention de le nommer Premier ministre. Carlo Cottarelli était un haut responsable du FMI. Il y a occupé divers postes dont celui de directeur des affaires fiscales entre 2008 et 2013, année où le gouvernent Letta l’a nommé commissaire extraordinaire pour la révision des dépenses publiques. Il y a gagné le surnom de « Monsieur Ciseaux » et « Monsieur Austérité ».

Matteo Salvini, chef de la Ligue, a réagi sur Twitter : « Nous avons travaillé pendant des semaines pour faire naître un gouvernement qui défende les intérêts des citoyens italiens. Mais quelqu'un (sur la pression de qui ?) nous a dit non. Nous ne serons plus jamais les larbins de personne. L'Italie n'est pas une colonie, nous ne sommes pas les esclaves des Allemands ou des Français, du spread ou de la finance. Les Italiens d'abord. Moi je ne lâche rien. » Puis il a déclaré que la seule solution était de nouvelles élections : « Dans une démocratie, si nous sommes toujours en démocratie, il n'y a qu'une seule chose à faire, laisser les Italiens avoir leur mot à dire. »

De son côté, Luigi Di Maio, le chef du M5S, a dit dans une vidéo sur Facebook : «  Il y a un grand problème en Italie : la démocratie. C'est une crise institutionnelle sans précédent… Nous étions prêts à gouverner et on nous a dit non, parce que le problème est les que les agences de notation dans toute l'Europe étaient inquiètes à cause d'un homme qui allait devenir ministre de l'Economie. Alors disons-le clairement qu'il est inutile d'aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. Toujours les mêmes. » Et il a appelé à destituer le président pour avoir « trahi la Constitution ». Il compte invoquer l’article 90 qui permet de mettre en accusation le chef de l'Etat pour haute trahison ou atteinte à la Constitution.

 

Addendum 12h35 : Sergio Mattarella a chargé Carlo Cottarelli de former un gouvernement...

 

Addendum 2

Déclaration de Carlo Cottarelli :

« Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j'obtiens la confiance, inclura le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019. »

Donc, s’il a la confiance des députés, il dissout l’Assemblée. Je n’avais encore jamais entendu quelque chose d’aussi absurde.

Mais évidemment il ne peut pas avoir la confiance des députés qui ont été élus pour mener une tout autre politique. Dans ce cas les élections se dérouleront « après le mois d’août »…

(Carlo Cottarelli est soutenu par le parti démocrate : 111 sièges sur 630.)

 

Addendum 3

Déclaration de notre petit Macron :

« Je redis mon amitié et mon soutien au président Mattarella qui a une tâche essentielle à mener, celle de la stabilité institutionnelle et démocratique (sic) de son pays, ce qu'il fait avec beaucoup de courage et un grand esprit de responsabilité. »

Commentaires

  • S'attendre à ce que cela se termine comme avec la Grèce. Tsipras est rentré dans le rang ! Et il en sera de même avec cette dite Union de la droite que des soi-disant patriotes français veulent former tout en restant dans l'Union Européenne. C'est à mourir de rire. Et cela donne raison à un certain Asselineau que sur ce site tout le monde vilipendait allègrement ! En attendant, puisque les Français préfèrent suivre les directives européennes, voici ce qui les attend :
    https://www.upr.fr/actualite/france/la-feuille-de-route-economique-et-sociale-d-emmanuel-macron-est-mise-a-jour-les-grandes-orientations-des-politiques-economiques-gope-2018-2019

  • Asselineau est une "taupe" maçonnico-gaulliste. Un "décanteur", "un baratineur" payé pour fixer quelques votes sur sa personne insignifiante.

  • Je ne sais pas comment cela va finir. Mais ceux qui s'attendent à une répétition du scénario grec pèchent probablement par excès de pessimisme.

    L'Italie n'est pas la Grèce, ni politiquement, ni économiquement. Elle n'attend rien de l'UE, ni légitimation, ni fonds. Elle est donc en position de force.

    Les européistes ont gagné un répit, mais c'est très temporaire.

  • Ils ne pèchent pas par excès de pessimisme car qui est détentrice de la dette sinon principalement les banques allemandes et françaises !

    La Grèce avait demandé un audit de sa dette. Celle-ci fut pour une grande partie classée injuste. Qu'a fait l'U.E. ? Elle a racheté cette dette pour que les Grecs ne puissent pas la réduire. Pourquoi ? Parce qu'elle appartenait aux banques allemandes et françaises. Conséquence, l'U.E. demande maintenant aux Grecs de la rembourser.

  • Non, l'addendum 3 ne mentionne rien d'absurde. Sans budget un Etat ne peut fonctionner. En termes techniques, cela s'appelle expédier les affaires courantes, sinon urgentes. S'il n'est investi que pour cela et ne fait que cela et ensuite propose et fait voter la dissolution du Parlement faute d'accord permettant un gouvernement durable (le Président ayant qu'on le veuille ou non un droit de veto), où est l'absurdité, sinon dans le fait que le même scenario se reproduira cette fois avec des scores qui empêcheront le Président de bloquer éternellement.

  • Mon grand-père , de retour d'Australie , m'y avait initié :
    https://www.youtube.com/watch?v=ml2ne6YzUuM
    Ne jamais le perdre de vue , surtout par grand vent !

  • L'Osservatore Romano semble inquiet des attaques qui ont suivi la courageuse décision du président italien, et le signale par un article (non signé) faisant sa une.
    Source : La Croix.
    J'avoue que je m'y attendais.

Écrire un commentaire

Optionnel