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Paul Bhatti a dû quitter le Pakistan

A l’approche du procès de deux des suspects du meurtre de Shahbaz Bhatti, le 19 février prochain, les menaces de mort pleuvent sur les témoins et les défenseurs de l’ancien ministre catholique. Au point que son frère Paul est reparti en Italie.

On se rappelle comment Paul Bhatti, qui était médecin en Italie, était retourné au Pakistan pour prendre héroïquement la succession de son frère dans la défense des minorités au niveau gouvernemental. Mais il a révélé sur une chaîne câblée : « Les talibans du Pendjab ont déposé des tracts dans mon bureau de Lahore m’avertissant des terribles conséquences qu’auraient pour moi la poursuite de l’enquête sur l’assassinat de mon frère. » Or le gouvernement, qui est actuellement dans une phase de négociations avec les talibans, ne « m’a assuré aucune protection », et j’ai dû fuir le Pakistan pour « sauver ma vie ».

Le témoin clé a également reçu des lettres de menace, l’avertissant de se retirer de l’affaire ou de se préparer à être tué ainsi que sa famille.

L’avocat de Paul Bhatti, Rana Abdul Hameed, reçoit lui aussi de telles lettres. D’autant qu’il est connu pour avoir (avec Paul Bhatti) défendu Rimsha Masih, qui, en dépit du fait qu’elle avait été innocentée, continuait d’être menacée de mort et a dû trouver refuge au Canada avec toute sa famille : « Tu as libéré Rimsha, maintenant tu accuses nos camarades ; tu dois recevoir pour tout cela une bonne leçon. » Du coup il est assez désabusé : « Paul Bhatti est à l’étranger, il ne peut revenir au Pakistan, notre principal témoin est menacé de mort, nous recevons nous-mêmes des menaces permanentes. Que peut-on attendre de ce procès ? Cela ne peut aboutir à rien. »

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