10 novembre 2012

Avec ça on est aidé…

L’éditorial de l’Osservatore Romano, hier, était de Lucetta Scaraffia.

Il y était question du projet de loi sur le « mariage » homosexuel en France.

L'éditorialiste suggère un délai supplémentaire de réflexion et de débat « avant d’accomplir cette révolution anthropologique, dont les conséquences ne sont pas quantifiables ».

Elle souligne que le débat reste ouvert, parce que « l’Eglise n’est pas la seule à émettre des doutes ».

Sic.

Commentaires

Pourquoi tout ce boucan sur le prétendu et soi-disant "mariage homosexuel" ? Il n'est d'exemples, bons ou mauvais, que ceux que l'on peut suivre, et cette pente, minoritaire dans une minorité au demeurant fort respectable, si ce n'est toujours respectée (mais peut-on empêcher la bêtise des uns et la méchanceté des autres ?) et solidement établie, comme on sait, dans tous les champs de l'activité humaine, n'aura jamais de conséquences désagréables pour la natalité. Car là est la vraie question. Jamais un gars porté à l'amour des garces à vocation maternelle n'épousera un gars, et jamais une garce portée à l'amour des gars à vocation paternelle n'épousera une garce. Il n'y a donc là aucun danger, sinon beaucoup de ridicule, soit à s'exalter soit à s'échauffer ! Ensuite, puisqu'on nous fabrique à grand ahan une société dite "multiculturelle", avec les projections qu'on imagine aisément, demandons-nous si ces noces anticonformistes et stériles seront récompensées voire encouragées par les élites de demain ! Séances de pal, de décollation et de lapidation en perspective - nous avons eu nos bûchers, certes -. Restent l'adoption et le mic-mac génético-substitutique, problèmes non nouveaux, mais toujours aussi préoccupants. Ils seront bientôt noyés et confondus dans des problèmes beaucoup plus vastes et qui, je le crains, n'auront pas de solution harmonieuse. La barbarie qui point est mille fois plus à redouter que la décadence en cours, avec ses pauvres feux-follets. Le "mariage homosexuel" est le type parfait du faux problème, et je m'excuse, sur la nécessité de lui tordre le cou, d'en avoir à mon tour parlé ici. Parlons plutôt du vrai problème : pourquoi nos hommes à femmes et nos femmes à hommes font-ils, feignants qu'ils sont, si peu d'enfants, en se flattant d'un statut social qu'ils ne méritent pas ou si peu ? Là est le crime.

Écrit par : Raymond Sultra | 10 novembre 2012

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Cher monsieur Daoudal,

Vous êtes victime du compte rendu tendancieux de "zenit". Il vaut mieux se reporter au texte orignal. Je n'en ai trouvé qu'une traduction, mais elle réduit à néant l'article de zenit.

http://www.osservatoreromano.va/portal/dt?JSPTabContainer.setSelected=JSPTabContainer%2FDetail&last=false=&path=/news/editoriali/2012/259q12-Scaraffia--Il-coraggio-di-un-pensiero-alter.html&title=%20%20%20%C2%A0Le%20courage%20d%E2%80%99une%20pens%C3%A9e%20alternative%20%20%20&locale=fr

En substance l'article est intéressant parce qu'il fait remarquer que l'opposition au "mariage" homosexuel se fait aujourd'hui plus virulente dans les pays qui l'ont adopté. Elle est menée par des personnes non-catholiques, voire hostiles à l'Eglise, mais la situation souligne le rôle d'éclaireurs des catholiques auxquels maintenant les acatholiques emboîtent le pas au nom des droits de l'homme et de la liberté (prouvant que ce sont les catholiques qui sont les véritables défenseurs des droits de l'homme et de la liberté de conscience. L'autrice de l'article a aussi des arguments très intéressants sur le statuts de la femme et l'avortement.

Bref, le compte-rendu de zenit n'est pas un compte rendu. L'article de madame Lucette Scaraffia nous aide beaucoup à défendre la liberté et le mariage.

Zenit est souvent agaçant avec ses citations tronquées, on ne peut jamais être sûr que ce soit vraiment la pensée de l'auteur qui est rapportée. Je n'utilise plus les articles de zenit que comme références pour retrouver les véritables textes. Sinon, je ne lis même plus les "comptes-rendus" de zenit jusqu'au bout, car ils n'apportent rien.

Écrit par : Denis Merlin | 11 novembre 2012

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Merci beaucoup pour votre référence à la traduction du texte intégral. C'est en effet différent de ce qu'en dit Zenit, et j'avais déjà remarqué que certains comptes-rendus de Zenit ne sont pas fiables. Cela dit, l'éditorial de l'OR n'est pas pour autant digne de l'OR.

Écrit par : Yves Daoudal | 11 novembre 2012

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Le mariage homosexuel n'est qu'un acte administratif d'état civil, alors que le mariage chrétien est un sacrement qui doit normalement se traduire par la fondation d'une famille (donc faire des enfants). S'indigner du mariage civil des homosexuels c'est comme s'indigner de la possibilité civile du mariage des prêtres défroqués ou de la non obligation civile du baptême pour les enfants dont les parents se déclarent catholiques:laissons donc César à ses amusettes administratives et guignolesques et tentons de respecter les lois divines si nous y croyons. Je rejoins l'observation de Raymond Sultra; dès lors que le but du mariage chrétien est la fondation d'une famille, les catholiques mariés feraient mieux d'avoir plus d'enfants au lieu de s'exciter sur le mariage civil (simple formalité administrative facilement révocable) des homosexuels.
Je sais bien que ce commentaire sera fort mal reçu mais tant pis.

Écrit par : riri | 11 novembre 2012

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Je découvre bien tard le message de riri, daté du 11 novembre 2012 et je remercie son auteur d'une jonction à quoi il n'a pas renâclé ; qu'il se rassure, "son commentaire sera fort bien reçu, et tant mieux" par les connaisseurs. Il faut toujours laisser aboyer la canaille, et même l'y pousser, pour lui crever la voix. Bach, l'archi-géniteur, Monsieur frère du Roy, autre archi-géniteur, se demandaient-ils s'il fallait lutter contre cette étrange stérilité qu'est - pardon de jargonner - l'homosexualité ? Leur réfutation de l'homosexualité, en deux styles bien dépareils, c'étaient leurs enfants. Pour ce qui est de la bissexualité, elle ne pouvait gêner personne pour ce que conduisant, autant que chez les hétérosexuels, à la création de nouvelles vies. L'annuaire est plein de ces pères et de ces mères-là. Les vrais responsables de la dénatalité si funeste à notre race et qui ruinent impudemment notre continent, ce ne sont pas les homosexuels, dont la mission, encore secrète, est ailleurs, ce sont les bissexuels pour moitié, et les cocoricants hétérosexuels pour ce qui devrait être une plus grosse moitié restante. Et ces couples sagement assortis, mais unis après la ménopause de madame, sont-ce là des engagements sérieux et même religieux, puisqu'il n'en sortira rien, qu'une camaraderie que deux hommes entre eux ou que deux femmes entre elles, peuvent éprouver aussi. Ne minaudons pas à ces noces, par force stériles, et donc nulles et non avenues du point de vue des nobles principes, entre monsieur toujours gaillard (?) et madame déjà bréhaigne, qui font qu'on exècre par la force d'entraînement de la horde, et donc du plus mauvais exemple possible, les invertis - comme causent nos potes de "Rivarol", quand le (faux) comte Rivarol en était - dans de certains cénacles. Mais nos couples hétérosexuels ne sont pas toujours très raisonnables, ni lucides sur leur compte, non plus que sur leur branlante dignité aux yeux du monde. Comment ! monsieur est à ce point amateur de femmes et il ne peut leur faire plus de deux ou trois mioches fin de race dans sa longue carrière d'amoureux transi ? Une femmelette que ce timide géniteur ! Mais qu'il se gausse des prétendus invertis - ha ha hé hé -, et se rattrape là de ses fréquentes humiliations entre des draps qui lui sont des linceuls ! Vraiment, ce ne sont pas ces femmelettes-là qui puissent distribuer les médailles de vertu naturelle. Mais bah ! tout finira par s'arranger !

Écrit par : Raymond Sultra | 20 février 2013

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