La fête de ce saint évêque de Magdebourg, fondateur des chanoines Prémontrés, entra d’abord dans le calendrier avec le rite semi-double, puis, sous Clément X, reçut le rite double. Le Siège apostolique doit à saint Norbert une gratitude particulière, parce que, durant le schisme de l’antipape Anaclet II il travailla activement, avec saint Bernard et le pieux abbé de Farfa, Adinolf, à ramener les peuples à l’obéissance envers Innocent II. Quand en effet, dans les premiers jours de mai 1133, les armées du roi Lothaire ramenèrent à Rome le Pontife exilé, nous trouvons avec lui, comme l’âme même de cette expédition, les abbés de Cîteaux et de Farfa et le saint archevêque de Magdebourg qui, à cette époque, remplissait aussi les fonctions de chancelier royal. Ce fut le dernier labeur du Saint, puisque, consumé par ses dures pénitences et par ses travaux, il mourut le 6 juin 1134.
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en complément, cet étrange dicton météorologique : Les bains que prend Saint-Norbert inondent toute la terre