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  • 18e dimanche après la Pentecôte

    Les chants de la messe sont ceux d’une ancienne liturgie de consécration d’une église. L’évangile de la guérison du paralytique, telle que la raconte saint Matthieu, s’inscrit dans ce contexte.

    A la différence de saint Marc et de saint Luc, saint Matthieu ne raconte pas les détails anecdotiques, il se concentre sur la rémission des péchés suivie de la guérison physique qui l’atteste. Et il termine en disant que la foule glorifie Dieu, qui a donné un tel pouvoir « aux hommes ».

    Ce pluriel est insolite, presque choquant. Car ce que montre l’évangile, c’est le pouvoir que Dieu a donné à Jésus, un pouvoir divin qui montre que le « fils de l’homme » est Dieu lui-même. Mais en effet c’est « aux hommes » que Dieu a donné le pouvoir de remettre les péchés : à l’Eglise. Le sens ecclésial que saint Matthieu donne à ce passage évoque clairement le sacrement de pénitence.