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Un gouvernement au Liban (?)

Cinq mois après les législatives, Saad Hariri a réussi hier à constituer un gouvernement. D'après les observateurs cela a été rendu possible grâce au réchauffement des relations entre la Syrie (qui soutient l'opposition) et l'Arabie saoudite (qui soutient la majorité).

Le nouveau cabinet est composé de 30 ministres, dont 15 pour la majorité, 10 pour l'opposition, et cinq désignés par le président de la République. Deux sont officiellement Hezbollah : le ministre d'Etat de la Réforme administrative et le ministre de l'Agriculture.

Saad Hariri a finalement cédé sur le ministère des Télécommunications, qui reste à un membre du parti du général Aoun (allié au Hezbollah).

Saad Hariri refusait de laisser ce ministère stratégique à l'opposition. Mais le général Aoun, qui dispose du deuxième groupe au Parlement libanais (27 députés), a finalement obtenu gain de cause et son CPL a conservé le ministère des Télécommunications.

En pratique, la coalition de Saad Hariri, majoritaire au Parlement, ne disposera pas de la majorité (la moitié + 1) au sein du conseil des ministres; de même, l'opposition ne pourra se prévaloir d'un droit de veto (le seuil est d'un tiers + 1).

La déclaration de Saad Hariri était loin d'être triomphale :

"Le gouvernement d'union nationale est enfin né. Nous ouvrons une nouvelle page. Ce gouvernement est à l'image du Liban actuel. Il peut paraître aux yeux de certains le reflet des différends confessionnels et politiques, mais nous devons prouver au monde entier qu'il est, aux yeux des Libanais, la véritable image de l'entente nationale. L'entente signifie la coopération, la coordination et la participation (...). Il faut que le Conseil des ministres devienne un pouvoir exécutif efficace responsable des affaires du pays et non un lieu de querelles. Les expériences des années passées n'étaient pas encourageantes. Ce gouvernement sera soit une chance de renouveler la confiance dans les institutions de l'Etat et de donner un exemple réussi sur la gestion des affaires du pays à travers l'entente nationale, soit il sera une étape à travers laquelle les Libanais répèteront leur échec..."

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