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  • Une réaction d’Ecclesia Dei

    Le président de la commission Ecclesia Dei a réprimandé l'archevêque de Manille, le cardinal Gaudencio Rosales pour avoir soumis l'usage de la messe tridentine à « des conditions trop restrictives », disant qu'elles étaient « en parfaite contradiction » avec la volonté du pape Benoît XVI.

    « En l'état, vos directives épiscopales sont tout simplement inacceptables et je vous demande de les reconsidérer » a dit le président de Ecclesia Dei, le cardinal Dario Castrillón Hoyos dans une lettre datée du 6 mars et rapportée par The Tablet cette semaine. Elle dit que « les directives n'autorisant seulement qu'une messe mensuelle dans une chapelle de la cathédrale métropolitaine » sont en violation des normes établies par le Motu Proprio Summorum Pontificum promulguée par le pape en 2007 pour répandre l'usage de la messe tridentine. Le cardinal Castrillón affirmait que le décret papal faisait « partie de la loi universelle de l'Église » et qu'elle ne pouvait être limitée par la « loi particulière » d'un évêque diocésain. [...]

    « Il n'y a absolument aucune raison que cette messe ne puisse pas et ne doive pas être célébrée dans quelque église ou chapelle de votre archidiocèse » a dit le cardinal Castrillón dans sa lettre à l'archevêque de Manille.
    Il insistait pour que le cardinal Rosales promeuve de manière active l'application du Motu Proprio en « aidant les prêtres désireux d'apprendre à célébrer » l'ancien rite de la messe qui exige que les prêtres soient « raisonnablement compétents en latin » et qu'il y ait des fidèles qui désirent assister à sa célébration. L'année dernière, l'archidiocèse de Manille avait publié sur son site des directives sur la messe tridentine. Mais elles avaient été rapidement retirées à la suite d'une plainte auprès de Rome des partisans de l'ancien rite.

    (source, via le Forum Catholique. On se souvient de ce qui s'est passé à la mort de Mgr Moises Andrade, et qui n'est certainement pas étranger à la mise en demeure du cardinal Castrillon Hoyos.)

  • Sarkozy ne parle pas comme un président de la République

    Le Conseil d'Etat va tirer les conclusions, sur le plan audiovisuel, du fait que Nicolas Sarkozy n'est pas président de la République, mais chef du gouvernement et président de l'UMP.

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  • La gauche en rêvait. Nous l’avons fait

    Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a déclaré hier à propos de la réforme des universités que « tout ce dont rêve Ségolène Royal, Valérie Pécresse l'a fait ».

    Oui. Et il en est ainsi dans tous les domaines. Tout ce dont rêvent les socialistes, Sarkozy le fait. Et même bien au-delà.

  • Le “mariage” homo dans l’Iowa

    La Cour suprême de l'Iowa a déclaré anticonstitutionnelle une loi limitant le mariage à l'union d'un homme et d'une femme, ouvrant ainsi la voie à la légalisation du mariage homosexuel.

    L'Iowa pourrait dès lors devenir le troisième Etat américain à légaliser les mariages entre personnes du même sexe, après le Massachusetts et le Connecticut. La Californie l'a brièvement autorisé avant qu'un référendum ne revienne sur cette décision.

    La Cour suprême de l'Etat a annulé une loi de 1998 intitulée "défense du mariage" au motif qu'elle empêchait une protection égale de l'ensemble de la population par la loi.

    Les magistrats ont comparé le droit des couples homosexuels à se marier à des précédents historiques tels que l'abolition de l'esclavage, de la ségrégation ou la reconnaissance des droits des femmes.

    Les premiers mariages homosexuels de l'Etat d'Iowa pourraient avoir lieu dans les prochaines semaines.

    Susan Sommer, juriste au sein du cabinet new-yorkais Lambda Legal, partie civile dans le jugement de la Cour suprême de l'Iowa, a indiqué que plusieurs Etats, dont New York, le Vermont et le New Hampshire, avaient entrepris des procédures similaires pour permettre à terme les unions entre personnes de même sexe.

    (Reuters)

  • La flamme de l’espérance

    Extrait de l'homélie que le pape Benoît XVI a prononcée jeudi au cours de la messe qu'il a présidée à Saint-Pierre à l'occasion du quatrième anniversaire de la mort de Jean-Paul II.

    Chers jeunes, on ne peut pas vivre sans espérer. L'expérience montre que chaque chose, et notre vie elle-même, sont menacées, peuvent s'écrouler pour un motif qui nous est propre ou étranger, à tout moment. C'est normal : tout ce qui est humain, et donc même l'espérance, n'a aucun fondement en soi, mais a besoin d'un « roc » auquel s'accrocher. Voilà pourquoi Paul écrit que les chrétiens sont appelés à fonder l'espérance humaine sur le « Dieu vivant ». Ce n'est qu'en Lui qu'elle devient sûre et fiable. Plus encore, Dieu seul qui en Jésus-Christ et qui nous a révélé la plénitude de son amour, peut être notre espérance solide. En effet, en Lui, notre espérance, nous avons été sauvés (cf. Rm 8, 24).

    Toutefois faites attention : dans des moments comme celui-ci, étant donné le contexte culturel et social dans lequel nous vivons, le risque de réduire l'espérance chrétienne à une idéologie, à un slogan de groupe, à un revêtement extérieur, pourrait être plus fort. Rien de plus contraire au message de Jésus ! Il ne veut pas que ses disciples « récitent » un rôle, comme par exemple celui de l'espérance. Il veut qu'ils « soient » l'espérance, et ils ne peuvent l'être que s'ils restent unis à Lui ! Il veut que chacun de vous, chers jeunes amis, soit une petite source d'espérance pour son prochain, et que vous deveniez tous ensemble une oasis d'espérance pour la société au sein de laquelle vous êtes insérés. Or, cela n'est possible qu'à une condition : que vous viviez de Lui et en Lui, à travers la prière et les Sacrements, comme je vous l'ai écrit dans le Message de cette année. Si les paroles du Christ demeurent en nous, nous pouvons diffuser la flamme de l'amour qu'Il a allumée sur terre ; nous pouvons porter haut la flamme de la foi et de l'espérance, avec laquelle nous avançons vers Lui, tandis que nous attendons son retour glorieux à la fin des temps. C'est la flamme que le pape Jean-Paul II nous a laissée en héritage. Il me l'a remise, en tant que son successeur ; et ce soir, je la remets idéalement, une fois de plus, de façon spéciale à vous, jeunes de Rome, afin que vous continuiez à être des sentinelles du matin, veilleurs vigilants et joyeux en cette aube du troisième millénaire.

  • Vexilla Regis (2)

    Arbor decór(a) et fúlgida,
    Ornáta Regis púrpura,
    Elécta digno stípite,
    Tam sancta membra tángere.

    Arbre noble et resplendissant,
    Que pare d'un tel roi la pourpre glorieuse,
    Qu'on te prit d'une tige et digne et précieuse,
    Pour toucher de si près à ce corps innocent !

    Beáta, cujus bráchiis
    Sæcli pepéndit prétium,
    Statéra facta córporis,
    Prædámque tulit tártari.

    Arbre heureux, dont les bras ouverts
    Ont porté le rachat, le prix de tout le monde ;
    Balance, où s'est posé plus que la terre et l'onde,
    Que tu ravis de proie au tyran des enfers !

    O Crux, ave, spes unica,
    Hoc Passiónis témpore,
    Auge piis justítiam,
    Reísque dona véniam.

    Unique espoir des nations,
    En ces temps qui d'un Dieu retrace le supplice,
    Croix sainte, aux gens de bien augmente leur justice,
    Et pardonne aux méchants leurs noires actions.

    Te summa Deus Trínitas,
    Colláudet omnis spíritus:
    Quos per Crucis mystérium
    Salvas, rege per sæcula. Amen.

    Inconcevable Trinité,
    Que tout esprit te rende une gloire parfaite :
    Sauve par tes bontés ceux que la croix rachète,
    Et guide-les toi-même à ton éternité.