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Les chimères : ça ne marche pas

Selon une étude du Pr Robert Lanza, responsable scientifique d'Advanced Cell Technology, les ovocytes de vaches, lapines et autres mammifères ne peuvent servir de point de départ pour des cellules souches. Rappelons que certains chercheurs espéraient, en créant des embryons hybrides humains-animaux issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovocytes d'animaux, disposer de cellules souches embryonnaires au patrimoine génétique presque totalement humain.

Robert Lanza et son équipe sont en effet parvenus à remplacer le noyau de plusieurs embryons humains et à amener les clones jusqu'au stade de la morula puis à les diviser en huit puis seize cellules. "Mais les choses se sont gâtées quand il s'est agi de remplacer des noyaux de cellules de lapin, souris ou vache par des noyaux de cellules humaines." "Nous avions de beaux petits embryons mais cela n'a pas marché : au lieu de se transformer en bons gènes, les ovocytes d'animaux ont tout fait capoter", a déclaré le Pr Lanza.

Pour Ian Wilmut, directeur du Centre for Regenerative Medicine d'Edimbourg et rédacteur en chef de la revue Cloning and Stem Cells qui publie l'étude, "cette étude (...) montre que les ovocytes d'animaux ne peuvent vraisemblablement pas servir de réceptacle pour la reprogrammation du noyau de cellules humaines".

(Généthique)

Commentaires

  • L'homme est sacré, fait à l'image de Dieu, il n'est pas un animal comme les autres.

    Ceux qui touchent à l'image de Dieu s'en repentiront, le mieux serait qu'il le fassent avant de mourir pour éviter certains désagréments fort pénibles.

  • Denis Merlin,

    Je trouve votre commentaire très "St Ignace", très "fins dernières"...

    Bon, je plaisante. Je suis parfaitement d'accord avec vous.

  • Cher Ysengrin,

    Ne croyez pas que je sois hostile au "Exercices spirituels". Je pense qu'ils sont mal préchés dans les cinq jours et qu'il serait bon de les adapter à notre mentalité du XIXème siècle. Je pense en outre qu'ils ne sont pas "sociaux" puisqu'ils sont spirituels, qu'il ne faut pas trop leur en demander.

    Cela dit je pense que spirituellement nous devons souvent réfléchir à nos fins dernières, cela évite des fautes.

    Je ne prends pas mal votre réflexion, ne vous inquiétez pas.

  • Cher Denis Merlin,

    Je ne m'inquiète pas ! Mais comme vous évoquiez les fins dernières, je n'ai pas pu résister, même si, par ailleurs, les fins dernières ne sont pas propres aux "Exercices spirituels".

    M. Daoudal me pardonnera de m'écarter un peu du sujet de son fil, mais puisque nous parlons des "exercices spirituels", j'ai lu une thèse amusante à leurs sujets. Dans son livre "Prêtre rejeté", (abbé Bryan Houghton), ce dernier se questionne pour comprendre pourquoi il y a eu ce grand mouvement, dans l'Eglise et dans les années 60, ce grand chambardement. Il évoque le fait que la prière a changé, et il en impute la raison aux ... exercices de St Ignace, qui favoriseraient trop une prière anthropocentrique au dépend d'une prière plus contemplative.

    Intéressant de voir que ces exercices, largement loués et pratiqués dans les milieux traditionalistes, pourraient être une cause de la crise de l'Eglise. J'avoue que, à la lecture du livre, je me suis posé des questions.

  • Merci, monsieur Daoudal, d'accepter nos discussions hors sujet.

    Il ne m'est pas possible de discuter doctrinalement. J'ai (un peu) connu l'abbé Houghton, un aristocrate anglais délicieux d'intelligence et de délicatesse et cela grâce à Bernard Antony (merci à lui). A cette occasion, j'ai passé avec quelques amis une des plus délicieuses soirées de ma vie. Il est certain que la prière jésuite (ignatienne) n'est pas propice au "planage", au quiétisme, elle interdit de se payer de mots, elle est tournée vers l'efficacité, vers l'amélioration de l'individu, sans concession.

    Comment dès lors, tenir compte des handicapés, des malades, des faibles, des pauvres, des abimés par la vie ? Certains se vautrent dans le nietzschéisme à la suite de ces retraites, deviennent fous d'orgueil.

    J'ai constaté que les retraites en cinq jours avaient souvent des effets pervers sur ceux qui les avaient faites (pharisaïsme, piétisme, désespoir, prosélytisme, énormes fautes par suite de l'exaltation etc.). Est-ce parce que la propagande qui prévient et accompagne ces retraites promet plus qu'elle ne peut tenir ? Il y a de l'exagération et une exaltation autour de ces retraites, c'est probablement une des raisons de leurs fréquents échecs (pour ne pas dire nécessaire échec).

  • à Denis Merlin et Ysengrin
    Non seulement je vous pardonne, mais je suis très content de cette évocation du cher abbé Houghton, et de son livre Prêtre rejeté qui est à lire et à relire (notamment aujourd'hui, en raison de ce qu'il dit de Mgr Lefebvre).

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