Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Center for American Progress

(dépêche de l’Associated Press)

Le Center for American Progress s'autoproclame "gouvernement démocrate en attente" et, de fait, ce très influent cercle de réflexion devrait jouer un rôle dans l'administration de Barack Obama. Le président-élu a d'ailleurs choisi l'un de ses fondateurs, John Podesta, pour diriger son équipe de transition.

Au dixième étage d'un immeuble situé à quelques rues de la Maison Blanche, le Center for American Progress (CAP) rédige des analyses sur les grands dossiers nationaux et internationaux, de l'économie à l'Irak en passant par la couverture sociale ou le crédit aux particuliers. Il prépare ainsi un livre en 50 chapitres sur une gouvernance progressiste des Etats-Unis, et bon nombre des conseillers de Barack Obama ont lu son étude de 26 pages décrivant jour après jour la transition des cinq derniers présidents.

Le choix de John Podesta pour diriger l'équipe jusqu'à l'investiture de Barack Obama le 20 janvier indique déjà que le CAP pourrait devenir le groupe de réflexion le plus influent de Washington. Car le dernier secrétaire général de la présidence Clinton (1993-2001) a participé avec d'autres hauts responsables démocrates de l'époque à la création en 2003 du Center for American Progress, et il le préside aujourd'hui.

Partie avec un budget d'une dizaine de millions de dollars fourni par de riches sympathisants comme le milliardaire George Soros, et forte d'un effectif de 75 personnes, l'organisation emploie cinq ans plus tard environ 150 salariés et dépense plus de 25 millions de dollars (20 millions d'euros) par an. L'un de ses blogs, Think Progress, a fait partie des plus consultés pendant la campagne électorale présidentielle.

L'idée des fondateurs de ce "think tank" était de faire le pendant aux cercles de réflexion conservateurs, et surtout à la puissante Heritage Foundation. Cette plate-forme avait fourni idées, stratégies et entourage à Ronald Reagan lorsqu'il avait remporté la présidence en 1980, et elle avait publié le premier "livre blanc" à l'intention d'une administration conservatrice.

Devenir le vivier d'une présidence démocrate assoirait publiquement la réputation jusque-là assez confidentielle du Center for American Progress. La nomination de Podesta à la co-direction de son équipe de transition suggère que Barack Obama a l'intention d'écouter les propositions du cercle de réflexion, qui a chargé une soixantaine de personnes il y a plus d'un an de rédiger un rapport à paraître prochainement, les "Recommandations progressistes pour l'Amérique qui change".

La porte-parole du CAP Jennifer Palmieri, également issue de l'administration Clinton, assure toutefois que des désaccords pourraient survenir avec le gouvernement Obama et qu'alors "nous serons parfois le poil-à-gratter" de cette présidence.

Les propositions du CAP sont en effet souvent similaires à celles du président-élu mais pas toujours identiques. Par exemple, le CAP suggère de créer une couverture maladie pour les plus démunis, mais il prévoit une cotisation obligatoire alors que Barack Obama estime qu'une incitation suffira à obtenir ce même résultat.

"Recommandations progressistes pour l'Amérique qui change" balaiera à peu près tous les sujets grâce à la collaboration de nombreux spécialistes, dont beaucoup ont travaillé pour Bill Clinton, comme l'ancien conseiller à la Sécurité nationale Sandy Berger, ou les ex-conseillers économiques Gene Sperling et Laura Tyson, l'ex-secrétaire au Logement Henry Cisneros. Professeur de droit intervenant depuis longtemps dans la vie politique aux Etats-Unis, John Podesta en a écrit la préface, ainsi qu'un point de vue sur la Maison Blanche. AP

Commentaires

  • le CAP, c'est quand même autre chose que nos débats participatifs vus depuis la "ségolènattitude" de la présidentielle 2007!

    Il serait bon aussi de voir comment est constitué la sous-structure maçonnique de ce "think tank". Une partie émergée de l'iceberg?

Les commentaires sont fermés.