28 juillet 2008
Greenpeace : vive le communisme chinois

A quelques jours des JO, et alors qu’on a pu voir à la télévision, à l’occasion de la cérémonie d’arrivée des athlètes chinois, que Pékin est plongée dans un smog à couper au couteau, Greenpeace publie un satisfecit concernant la qualité de l’air dans la capitale chinoise…
Certes, le niveau moyen de particules dans l'air reste deux fois plus élevé que la norme recommandée par l'OMS, mais les dirigeants ont réussi à faire baisser ses niveaux de dioxyde de soufre sous le niveau fixé par l'OMS, souligne Greenpeace.
« L'air à Pékin souffre encore du boom économique et de l'augmentation rapide du nombre de gens possédant une voiture », mais la cité a rempli beaucoup de ses engagements sur le plan environnemental, qui resteront un bénéfice bien après les Jeux. « Ce qui est unique, au sujet de ces JO, c'est qu'ils laisseront un patrimoine environnemental à Pékin en termes d'infrastructures de transport, d'efficacité énergétique et de développement d'énergies renouvelables, du traitement de l'eau et des déchets », triomphe Greenpeace.
Hier, l’AFP terminait ainsi une dépêche sur la pollution à Pékin : « Les autorités chinoises publient régulièrement des rapports sur l'amélioration de la qualité de l'air qui vont souvent à l'encontre des impressions des résidents de la ville. »
La photographie, prise aujourd’hui même par un correspondant de l’AFP, est celle d’une avenue de Pékin aux abords du stade olympique.
15:14 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




























Commentaires
Ah, le "smog" !... Voilà pour une fois une description juste de la Chine. Car il est évident que ce qu'on voit en Chine aujourd'hui n'est que la répétition de l'Angleterre du XIXe siècle décrite par Dickens, avec ses masses d'esclaves opprimés qui peuvent se réchauffer le coeur en récitant l'"habeas corpus" ou la déclaration des Droits de l'Homme. Le risque de révolution sanglante en Chine est sans doute beaucoup plus grand qu'il ne fut en Angleterre ou en France, étant donné l'immensité de la Chine et le nombre de paysans pauvres.
Il n'y a guère plus que le libéral Cohn-Bendit pour accréditer la thèse du "communisme" chinois. Selon qu'il est question de faire du business avec les Chinois (les JO) ou qu'il est question de s'en démarquer et de prouver la supériorité du régime libéral, la Chine est d'ailleurs pour les médias alternativement "libérale et progressiste" ou "communiste et archaïque".
(Il faut quand même féliciter les dirigeants de Greenpeace d'avoir rompu récemment avec la superstition malthusienne, cette fausse science indissociable de la religion laïque qui leur a permis pendant longtemps de tenir la vie d'un panda ou d'un bébé-phoque pour plus précieuse que celle d'un être humain (cf. Pascal Sevran).
De là à cesser de penser que l'homme est un singe comme les autres, il y a un pas que des libéraux ne sauraient franchir.)
Ecrit par : Lapinos | 29 juillet 2008
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