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10 décembre 2007
La lettre ouverte du Pr. Savelli à Bouteflika
Il y a des jours où l’on a l’impression d’une grande solitude. Et il y a des jours où l’on s’aperçoit qu’on n’est pas si seul. A propos de l’Algérie, il faut lire et faire circuler la très remarquable lettre ouverte d’André Savelli au président Bouteflika à propos de l’identité algérienne et des « crimes » de la colonisation. Elle est ici, mais j’en ai eu connaissance par le site de Jacques Vassieux.
L’intérêt est qu’André Savelli n’est ni un militant du Front national ni un vengeur anonyme. Il est professeur agrégé de psychiatrie à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce (que Bouteflika connaît bien), chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite.
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Commentaires
On peut dire qu'André Savelli a vraiment fait le tour de la question
Ecrit par : Barbara | 10 décembre 2007
Très bonne lettre du courageux professeur Savelli.
Il faudrait que beaucoup de Français, qui ont la mémoire si courte, la lisent, à commencer par notre Président qui semble ignorer l’histoire de la France et en particulier celle de l’Algérie.
Quand au petit troll provocateur qui vient si souvent polluer le site de Monsieur Daoudal, j’allais dire qu’il en prenne de la graine, mais en-t-il seulement capable ?
Ecrit par : abad | 10 décembre 2007
Lettre remarquable. magnifique synthèse de l'Histoire. Il est rassurant de constater que certains sont encore capables de "se mouiller", et d'aller à l'encontre du politiquement correct, qui règne en maître.
On mesure la véritable trahison que constitue l'oeuvre de Chirac, artisan de la mise en place de la repentance et de la haine anti-française, ainsi que le déplacé des interventions de NS.
Du mensonge ne sortira que du mensonge.
Ecrit par : Ysengrin | 10 décembre 2007
Remarquable de concision et de précision . Sait on s ' il y a eut une réaction officielle ???
Ecrit par : jerome | 10 décembre 2007
Extraordinaire lettre !! cela fait du bien de lire cela, une telle précision, un rappel des faits réels BRAVO MONSIEUR SAVELLI
Je pense comme JEROME y a t-il eu une réaction de la part de ce président algérien, malheureusement j'en doute fort .............
Ecrit par : jacquiaud | 11 décembre 2007
Quelle belle lettre en effet, qui mêrite d'être divulguée au plus grand nombre de nos compatriotes ignorants de l'histoire de l'Algérie.
L'impudence de son président est en effet sans limite. Il insulte quasiment quotidiennement notre pays et dès qu'il a mal à son trou de Bâle, il vient se faire soigner en France et qui plus est, dans un hôpital militaire.
Il n'y a pas ce qu'il faut en Algérie?
Combien de temps peut-on tolérer cela?
Ecrit par : Joseph | 11 décembre 2007
J'ai reçu la lettre dans ma boite mail directement. Quand j'ai lu en objet lettre à Monsieur Bouteflika, je me suis dit je vais vite l'ouvrir cette lettre doit avoir un rapport avec les attentats piègés qui ont eu lieu hier. Mais non c'était encore de la politique ! Docteur Savelli, je pense que vous nous avez fait voyager dans votre lettre, mais je vous rappel que nous sommes actuellement en 2007 bientôt en 2008, je pense que vous n'avez aucun respect contrairement à ce que vous dite en fin de vos lettres pour la fonction de président. Vous parlez des pieds noirs qui ont été mis à la porte de l'algérie(je suis tout à fait d'accord) mais vous oubliez la France dans les années 80 qui a mis à la porte des Français d'origine Algérienne (prend dix milles et casse toi!) certe proprement mais le but était là. Vous savez malgré l'humanité qu'il existe en France, la France n'est pas aussi BLANCHE qu'elle peut paraitre. vous vous inquiétez si certains "sujet" quitte l'Algérie pour venir en France, c'est certe pour mieu se nourrir mais l'Algérie reste dans leur coeur, et ils sont fier d'être Algérien avec le passé et le présent. Oh fait Jacquiaud !Bouteflika à d'autre chat à fouetté que de répondre à cette lettre, je te rappel qu'il y a eu un attentat à Alger et qu'il y a eu des morts! Une pensée à mon peuple Algérien qui est en deuil.
Ecrit par : née en france mais algérienne | 12 décembre 2007
un ramassis de bêtises - ce type est prof de quoi ? pathetique
Ecrit par : maurice | 14 décembre 2007
Belle lettre en effet qui omet ce qui l'arrange naturellement, tout comme vous tous d’ailleurs. Cette capacité de mémoire sélective m’a toujours épaté.
Mais je n’interviens pas pour cela, j’interviens car, par hasard, j’ai lu la pique d’Abad, qui, je suppose, s’adresse à moi.
Au moins, cessez de m’insulter sur des sujets auxquels je ne participe pas, même si cette façon de faire, assez lamentable, vous sied à merveille…
Ecrit par : Robert | 14 décembre 2007
D'abord à cette dame "née en France mais algérienne".
Cette lettre, je pense, vous dérange car elle dit l'exacte vérité de l'histoire algérienne.
Ensuite, je n'ai pas connaissance du fait que la France ait mis à la porte comme vous dites des milliers d'algériens dans les années 80; et si d'aventure elle l'a fait - ce que je ne crois pas - elle l'a fait dignement. Contrairement à l'épisode tragique de l'été 62, où les Pieds Noirs n'ont eu le choix qu'entre la valise et le cercueil. En fait, il s'est agit ni plus ni moins d'une épuration ethnique, avec des milliers de disparus. Ensuite, si des algériens viennent en France "pour se nourrir", (merci pour nous, les Français...) ce n'est pas la faute de la France, mais celle des dirigeants de l'Algérie, incapables et corrompus de développer leur pays qui avait tous les atouts. Quant à la France BLANCHE, comme vous l'évoquez, vous déraisonnez complétement: la France est le pays le moins raciste du monde et le plus tolérant. Par ailleurs, il faudrait vraiment être masochiste pour s'installer dans un pays inhospitalier, raciste, xénophobe... Vous dites dons n'imprte quoi, vous n'avez pas d'argument.
Si donc vous aimez l'Algérie, retournez donc y vivre, car je trouve vos propos outrageants à l'encontre de la France et déshonorants à votre égard. Vous crachez dans la soupe, vous crachez dans la main qui vous nourrit. Oui, il faut une sacrée dose de culot pour venir se faire soigner en France dans un hôpital militaire et insulter quotidiennement notre pays. C'est d'une impudence sans borne et il faut vraiment ne pas avoir d'honneur.
Quant à la personne qui ose faire des "salutations staliniennes", hélas, hélas, hélas .... Il paraît que c'est de l'ironie! Les bras m'en tombent!!!
Ecrit par : Joseph | 14 décembre 2007
Très bon texte en effet. Malheureusement, les polémiques lancées par le politiquement correct n'ont cure de la vérité. Les arguments factuels et irréfutables sont toujours sournoisement étouffés. On le remarque sur tous les sujets de société (homosexualité, euthanasie, avortement, immigration,e tc.)
Toujours sur le sujet, lire également l'éditorial de l'excellent Jacques Garello : http://www.libres.org/francais/editorial/d%E9colonisation_5007.htm
Ecrit par : Jean-Claude | 14 décembre 2007
C'est trés bien de rappeler l'Histoire, et il faut enclencher sur l'actualité.
La réalité, c'est que c'est un pays qui n'est pas en mesure de subvenir à ses besoins, malgré ses grandes richesses.
L'Algérie vit de la charité internationale, 3 milliards de dollars par an m'a dit qq1 de la banque mondiale.
Alors, bien sûr, les dirigeants masquent leurs capacités en mettant tout sur le dos du bouc émissaire: LE FRANCAOUI.
Forcément!!
Ce qu'il y a de plus triste, c'est que les bons socialites de France se joignent à cette exigence de "repentance".
Que je sache, ce sont quand même eux qui ont envoyé deux millions de gamins de vingt ans dans les djebels pour "faire respecter l'ordre républicain".
Tout le monde se souvient de leurs noms!!
Un peu de repentance aussi, messeigneurs ?
Ecrit par : marabout | 14 décembre 2007
« née en france mais algérienne » : mais comment, elle n’est pas française ? mais que font la Halde, la LICRA ? Décidément, tout fout le camp !
Quant au petit provocateur qui fait consciencieusement sa petite provocation quotidienne, il est bien incapable de nous dire en quoi consiste cette « mémoire sélective » ! Par contre insulter les colons français qui ont fait l’Algérie, ça il sait faire !
Ecrit par : abad | 14 décembre 2007
J'ai insulté quelqu'un, Abad??
Vous inversez les rôles, une fois encore...
Et je n'ai nullement envie de rentrer dans ce débat, qui a déjà eu lieu, qui nous mènerait aux mêmes conclusions et vous permettrait de me taxer de complot coco-maçonico-mondialste, comme à votre habitude...
Ecrit par : Robert | 15 décembre 2007
@ marabout
... et se sont surtout eux, Guy Mollet (SFIO) qui ont autorisé la torture ...
Ecrit par : roland | 15 décembre 2007
si ça peut mettre un baume à votre conscience ,allez-y
ne vous dérangez surtout pas ,l'histoire fait son bonhomme de chemin ,mais elle est implacable ,elle ne vous ratera pas !
Ecrit par : kamir | 16 décembre 2007
« l'histoire fait son bonhomme de chemin ,mais elle est implacable ,elle ne vous ratera pas ! » : vous avez raison, les communistes en savent quelques choses : eux qui pendant des années se sont crus tout permis au nom du ‘sens de l’histoire’ ont vu comment ce sens s’est d’un seul coup retourné contre eux ! Oui l’histoire, la vraie, et non celle qui est fantasmée par les gauchistes, les terroristes rouges et les bourgeois mondialistes de tout poil, est implacable !
Ecrit par : abad | 16 décembre 2007
tiens !monsieur savelli a omis de parler de saint-arnaud ,
pellissier ,bugeaud ,aussares ,bigeard et autres.. pour au
moins glorifier leur degré de civilisation !
Ecrit par : kamir | 16 décembre 2007
Le sens de l'Histoire, le voici :
"A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera".
Notre Dame d'Afrique, obtenez la conversion des musulmans.
Ecrit par : Joseph | 16 décembre 2007
Le degré de civilisation dans une guerre ! Voilà un oxymore qui peut faire sourire Monsieur Kamir
Hélas pour vous, la guerre a été voulue par des socialistes, la torture mise en place par eux toujours...
L'armée est faite pour obéir et pas se poser des états d’âme !
Ecrit par : roland | 16 décembre 2007
La guerre comporte toujours des exactions, hélas. Que des soldats français aient dérapé, je ne le nie pas. Mais quand ils retrouvaient le corps de leurs camarades énucléés, émasculés et j'en passe, on peut comprendre qu'ils aient perdu leur sang-froid.
Ecrit par : Barbara | 17 décembre 2007
je dirais à monsieur joseph ceci:
moi !je ne suis pas concernée , j'habite en algerie et je
m'y trouve très bien ,je ne changerais pas la baie d'alger
pour tous les tresors du du monde !ceci dit :
les algériens qui se trouvent en france ne sont pas des colonisateurs ni des exploiteurs ,c'est des gens qui travaillent ,
vous etes bien restés 132 ans en algerie sans y être invités ,
eh ben !après 132 ans ils rentreront dans leur pays !
on parle souvent de bouteflika qui s'est fait soigné en france,
même monsieur savelli évoque ce sujet dans sa lettre ,
(je trouve en tant que medecin ,il n'a aucune éthique ,il n'a qu'a méditer la celebre maxime de pasteur affichée à l'entrée
de ous les hopitaux ) ,il faut qu'il sache que monsieur bouteflika ((et l'algérie )a les moyens de se soigner dans n'importe quel pays au monde y compris les états unis
où la medecine est autrement plus performante que chez vous ,(je vous informe au passage au cas où vous ne le savez pas ,que le plus grand centre médical au usa est
dirigée par un algérien le professeur LYES ZERHOUNI ,qui a été installé par bush lui même et qui vaut un budjet de 20milliars de dolars ) ,si bouteflika est venu se faire soigner en france ce n'est pas faute de moyens ,mais il a tout simplement voulu envoyer un message politique très
fort aux français pour leur dire que l'algerie n'a pas de haine
envers la france et le peuple français ,et fait la part des choses , sans pour autant oublier son passé douloureux!
Ecrit par : kamir | 17 décembre 2007
Kamir a écrit :
« vous etes bien restés 132 ans en algerie sans y être invités » : si, depuis longtemps, la France, comme tous les pays européens et même les USA ont été invités à s’emparer de ce territoire ; l’ensemble des populations méditerranéennes le demandaient pour mettre fin à la piraterie et au trafic d’esclaves (Cervantès, ça vous dit quelque chose ?). Au XVIIIème siècle pas moins de 22 tentatives ont échoué. Finalement la France réussit cette opération grâce aux plans établis par le commandant Boutin sur ordre de Napoléon 1er qui n’eut pas le temps de les mettre en oeuvre.
Par contre les arabes et les turcs n’y ont jamais été invités et ont envahi ce pays par la violence et la destruction.
« les algériens qui se trouvent en france ne sont pas des colonisateurs ni des exploiteurs ,c'est des gens qui travaillent » : dans leur grande majorité, ils viennent chercher les ‘alloc’.
« la celebre maxime de pasteur » : un peu de pudeur, vous qui vous prétendez médecin ! En ce qui concerne la médecine, je vous renvoie à mon commentaire à la note de Daoudal du 5/12/07 : Bis repetita, où je parle de Laveran.
« monsieur savelli a omis de parler de saint-arnaud ,
pellissier ,bugeaud ,aussares ,bigeard et autres.. « : un seul exemple : le glorieux Maréchal Bugeaud dont la devise était : ‘Par l’épée et la charrue’. L’épée pour pacifier le pays en proie à l’anarchie et aux bandes de pillards, et la charrue pour l’organiser et le mettre en valeur, et on sait avec quelle réussite !
Bugeaud traita avec les plus grands égards l’Emir Abd el kader, qui devint un grand ami de la France, mais que les gouvernements français d’alors, ignorants des réalités algériennes, ne surent pas reconnaître à sa véritable valeur. Rappelez-vous sa lettre, admirable de dignité, à Bismarck ! Il offrit à Lamoricière sa conversion au christianisme, pouvant ainsi renouer avec la grande époque romaine, mais la France préféra l’initier à la franc-maçonnerie ! Beaucoup de chefs de tribus se rallèrent très vite à la France. La France perdit beaucoup plus de soldats par maladie (paludisme) que par la guerre : en 1848, sur 100000 hommes, l’armée français perd 13 hommes au combat, contre 4406 par maladie !
La France a fait , l’Algérie, elle a créé une élite indigène ; aujourd’hui le FLN la ruine. Ce pays ne vit que par les ressources pétrolières du Sahara qui ne lui appartient pas : c’est un cadeau de de Gaulle, au détriment des populations sahariennes persécutées par la algériens !
Puisque vous vous dites algérienne, apprenez donc l’histoire de l’Algérie : vous serez fière de la colonisation française et honteuse de l’œuvre destructrice du FLN ; et demandez pardon aux Sahariens.
Ecrit par : abad | 17 décembre 2007
c'est lamentable ! mais vous ne trompez personne !
d'éminents historiens sont en train(et vont )d'écrire cette histoire ,
elle ne vous glorifiera pas !
pour toute l'humanité : le colonialisme est un viol!
avec toutes les justifications que vous pouvez donner !
c'était bien l'algerie de papa quand l'indigène était un sous homme , c'est vrai les relents de racisme ne disparaissent jamais !monsieur le civilisé !
Ecrit par : kamir | 17 décembre 2007
autre chose ! pour l'esclavage, il faut aller encore plus loin ;
l'esclavage grec , romain ,les combats de gladiateur ne vous arretez pas en si bon chemin,si c'est pour justifier l'esclavage
atlantique !
Ecrit par : kamir | 17 décembre 2007
C’est ça, votre réponse ? Un long cri de haine, que le vernis d’un semblant de politesse ne réussit pas à dissimuler ! Chassez le naturel, il revient au galop !
Ecrit par : abad | 17 décembre 2007
vous vous trompez monsieur ! je n'ai aucune haine en moi
pour le peuple français ,les "indigènes " n'ont aucune haine
venez en algerie et vous verrez de vos propres yeux ,j'aime la france des lumières , j'aime la france des justes ,je suis
le produit de l'algerie indépendante ,je n'ai connu ni la colonisation ni la guerre ,mais la mémoire collective des petites gens est vivace la transfiguration de la réalité m'indigne !je crois que la france est plus fière aujourd'hui de zola que de mauras !méditez !
Ecrit par : kamir | 17 décembre 2007
"... d'éminents historiens sont en train(et vont )d'écrire cette histoire, elle ne vous glorifiera pas !"
ÉCLATS DE RIRES!
Merci Kamir de nous donner les titres des ouvrages qui sont en train d'être écrit où qui vont l'être ainsi que les noms des historiens qui y travaillent.
J'aime bien les gens qui ont des conclusions sur des choses qui ne sont pas encore écrites...
C'est intéressant!
Que dis-je instructif !!
c'est même révélateur !!!!
Je suppose que vous travaillez au Ministère de l’Intérieur et de l’Instruction Civique Algérien. Vous êtes le révisionniste de service qui commande les ouvrages politiquement corrects !
Merci de ce bon fou rire...
Ecrit par : roland | 17 décembre 2007
et vous le négationniste de tous les services !
Ecrit par : kamir | 17 décembre 2007
Bouh, oh le vilain...
Encore SVP!
Ecrit par : roland | 17 décembre 2007
d'accord j'abdique :
vous etes de gentils alruistes vous etes venus nous civiliser ,mais nous les méchants sauvages incivilisables ,(de toutes façons vous vous etes rendus compte tout de suite ,vous avez instauré le code de l'indigénat ah !c'est pas possible vous vous etes dits , c'est gens là !c'est pas des hommes ,il leur faut un statut à part ) ,ce qui fût fait ,et nous méchants comme nous sommes et en plus ingrats ,nous ne sommes même reconnaissants pour les routes les batiments les hopitaux que vous avez construit ,nous vous avons fais la guerre !oui !nous etions méchants !
Ecrit par : kamir | 17 décembre 2007
Lettre ouverte d'un Algérien qui a vécu l'époque coloniale à
Mr le professeur Savelli André :
"Faut-il oublier que le prétexte officiel de l’invasion et de l’occupation de l’Algérie en 1830 est “l’affaire” du coup d’éventail , c’est à dire un leurre pitoyable ?
Faut-il oublier qu’à cette époque et avant même” l’asséchement des marécages palustres” de la Mitidja par les colons français , maltais, italiens etc ... l’Algérie était un exportateur de céréales et créancier de l’empire français qui était un mauvais payeur ?
Faut-il oublier les témoignages de Saint Arnaud en 1837, lors de la prise de la ville de Constantine, notamment à propos de l’aisance des populations autochtones et oublier la description minutieuse par cet officier des scènes de pillage des biens des habitants de la Barbarie, commis par les soldats civilisateurs du même Saint Arnaud:”L’aspect de la place de la Casbah offrait le tableau militaire le plus varié et le plus curieux ; les soldats privés de tout depuis longtemps, se retrouvaient dans l’abondance, et s’empressaient de réparer la diète qu’ils avaient été obligés de faire. Les uns arrivaient chargés de galettes maures,les autres de pots de beurre, beaucoup de viande conservée ; on se réunissait, on cuisinait, et bien des feux s’élevaient dans les angles de la place, et sur le plateau dominant le ravin.”…. “les Arabes, mais surtout les JUIFS, vinrent à nous, prenant nos mains, nos habits, les baisant, se prosternant, cherchant à lire dans nos regards. Un froncement de sourcils, une expression de colère les faisait fuir ou tomber à terre. Cela me dégoûtait….” .”Je ne veux pas parler des bazards qui s’organisaient à côtés des cuisines, mais j’ai remarqué que les bons soldats n’avaient pris que des vivres ; les mauvais venaient chargés de tapis, de burnous, de grandes couvertures, de haïcks ; que sais-je, tout était pillé, rien n’était respecté. Des soldats ont trouvé des coffres plein d’argent. Il en est qui ont rapporté plusieurs mille francs en monnaie du pays.”
Faut-il oublier les enfumades du Dahra ? Le 18 juin 1845, 1000 Algériens de la tribu de Ouled Riah, poursuivis par les colonnes françaises, subiront le sort déjà appliqué par le général Cavaignac aux tribus résistantes de Ténès. L’enfumade, est ” un massacre respectant un protocole précis “, selon Gilles Maçeron, historien français .
Faut-il oublier la spoliation des indigénes de leurs terres , ce vol manifeste et qualifié, commis par Borgeaud, Blachette, Faure , etc… , colons qui étaient devenus les maitres suprêmes et incontestés d’un pays qu’ ils ont assujetti ?
Faut-il oublier que la langue arabe était étudiée comme langue étrangère par les indigénes et cela dans leur propre pays ?
Faut-il oublier le code de l’indigénat et ses articles aliénants et esclavagistes ?
Faut-il oublier les bannis de La Nouvelle Calédonie et de Cayenne , morts et enterrés sans leur sépulture originelle ?
Faut-il oublier le taux d'alphabétisation dérisoire des petits indigènes au sortir de la nuit coloniale ?
Faut-il oublier le deuxième collége qui signifiait qu’un Européen valait deux Arabes?
Faut-il oublier les répressions aveugles et criminelles du 8 mai 1945 ?
Faut-il oublier les fours à chaux d’Héliopolis ?
Faut-il oublier les 7 années d’une guerre cruelle avec ses centaines de milliers de morts tombés à cause de l’intransigeance d’un colonialisme qui ne voulait pas reconnaitre ses torts ?
Sans vouloir faire de décompte macabre et honnêtement, vos “faut-il oublier” font-ils le poids face à nos “faut-il oublier” ? Un ex-colonisé devrait-il à votre sens remercier l’ex- colonisateur de lui avoir réaliser les objets de vos “faut-il oublier” ? Et un descendant de colonisateur qui a commis les crimes de nos “faut-il oublier” serait-il incapable par (complexe ?) de dire franchement au descendant de celui qu’il a colonisé : "Pardon mon frère, je reconnais que mes ancêtres ont aussi tué et avili tes ancêtres;mais travaillons ensemble pour tenter d’OUBLIER. "
Ecrit par : perigot | 17 décembre 2007
Si vous tentez d'OUBLIER pourquoi donc venir reparlez de cela ici?
Tout cela je m'en fous...
Je suis en 2007 en France.
L'Algérie a voulu son Indépendance, fort bien !
Alors assumez la et arrêtez de nous em***dez avec vos états d'âme.
Personnellement, je peux vous dire que je ne me repens de rien et j'assume tout y compris ce que mes arrière trisaïeuls ont fait bien ou mal.
Vous voulez parler de massacre fort bien... Je veux même bien endosser les horreurs qui n'ont pas eu lieu.
Ça changera quoi?
Les morts vont se relever?
Vous dormirez mieux?
Prenez un caché, c'est bien plus efficace!
Je dors bien, merci
PS. Je ne commente même pas les fausses références que vous donnez comme la spoliation des terres… Tout le monde ici aura rectifié.
Ecrit par : roland | 17 décembre 2007
pardon... cachet, c'est mieux
Ecrit par : roland | 17 décembre 2007
Je voudrais vous inviter d'abord à mesurer vos paroles en
évitant l'usage de termes grossiers. C'est une invitation à laquelle vous convie l'indigène originaire de la Barbarie.Cet indigéne formé à l'école française vous conseille en outre d'apprendre le maniement correct de la votre langue maternelle.Il vous demande aussi d'apprendre le sens et l'écriture des mots, en particulier la signification du verbe "spolier" et de corriger vos messages pleins de fautes avant de les poster . Il vous conseille de vous initier à l'histoire car l'histoire de La France pose beaucoup plus de problèmes qu'elle n' en résoud. Enfin l'indigéne vous informe qu'il ne répondra plus à vos éventuels messages dont la forme et le fond laissent vraiment à désirer. Cordialement.
Ecrit par : perigot | 17 décembre 2007
@ perigot
Le barbare que je suis vous salue également.
J'assume mes propos!
La grossièreté, cher Monsieur, c’est vous qui la pratiquez en premier lieu en déformant grossièrement l’histoire et en crachant sur la mémoire de certains. Quand on cherche à oublier, on tient un tout autre langage que celui que j’ai pu lire.
Ma réponse n’est qu’à la hauteur de vos écris, vous en déplaise.
Rassurez-vous je n’attends point de réponse de votre part.
Ecrit par : roland | 17 décembre 2007
Fameuse la lettre de perigot : un tissus d’élucubrations et d’inepties. Un exemple : le coup d’éventail s’est passé plus de trois ans avant la conquête (1827) et n’a été qu’un facteur de second ordre! Quant à cet achat de blé, c’est une escroquerie montée de toute pièce par les frères Bacri, etc. Perigot oublie que La France y avait, des possessions ou des mouillages (le bastion de France, près de La Calle date de 1559, Bône, Collo, …) ; et aussi l’Espagne, l’Italie et même l’Angleterre. Enfin Perigot oublie naturellement les Harkis….
Ecrit par : abad | 17 décembre 2007
LE COUP D'EVENTAIL selon :" herodote .net"
"La ville et le territoire de l'Algérie actuelle sont alors sous la suzeraineté théorique du sultan turc d'Istamboul depuis trois siècles sous le nom de "Régence d'Alger". Dans les faits, l'intérieur du pays est livré à l'abandon, insoumis et réticent à l'islamisation. Le territoire compte environ trois millions d'habitants (contre 36 millions pour la France de la même époque).
La conquête française, si lourde de conséquences pour la France comme pour l'Algérie, résulte d'un imbroglio dérisoire.
En 1798, le gouvernement du Directoire achète du blé à laRégence d'Alger pour les besoins de l'expédition du général Bonaparte en Égypte. Le blé est financé par un emprunt de la France auprès de familles juives d'Alger. Celles-ci demandent une garantie du dey qui gouverne la ville.
En 1827, le dey d'Alger, Hussein, frappe "du manche de son chasse-mouches" le consul de France Deval, un affairiste qui refuse non sans insolence de s'engager sur le remboursement du prêt.
Le président du ministère français, Villèle, demande réparation au dey pour l'offense faite à son consul mais n'obtient aucun semblant d'excuse."
Ecrit par : perigot | 18 décembre 2007
C'est bien et après?
Hérodote.net est de la vulgarisation.
Rien que la première phrase du sujet « Algérie » donne à sourire.
Il y a un parti pris qui n'est pas digne d'un véritable travail d'historien.
Je vous la livre :
"L'Algérie est née dans la douleur avec la conquête française"
Tout est dit!
Perigot ferait mieux de lire de véritables historiens.
Ecrit par : roland | 18 décembre 2007
"L'expédition d'Alger fut à la fois un expédient improvisé et un geste de politique intérieure, accomplis par un gouvernement en difficultés qui recherchait une opération de prestige.
Une histoire embrouillée de créances entre la France , le dey et deux négociants juifs d'Alger dont la liquidation trainait depuis , avait abouti en Avril 1827 à une rupture diplomatique
lorsque le dey Hussein eût frappé le consul de France et refusé toute excuse à cet affairiste douteux.La France réagit en soumettant Alger à un blocus maritime qui fut maintenu pendant trois ans...Fin Janvier 1830 fut décidée une intervention militaire.Comme l'avait écrit ,dès 1827, le ministre de la guerre " elle ferait une utile diversion à la fermentation politique de l'intérieur" et " permettrait de demander ensuite des députés à la France , les clés d'Alger à
la main."
Histoire de l'Algérie contemporaine - C.R. AGERON.
Ecrit par : perigot | 18 décembre 2007
Et ?
Que voulez-vous démontrer? Que les Français sont des salauds? Que la France est redevable (selon vous) ?
Je pense que tout le monde a compris...
Ecrit par : roland | 18 décembre 2007
Eh doucement mon ami!Vous allez vite en besogne.Je n'ai jamais avancé de telles énormités .Vos affabulations délirantes et vos déductions simplistes ne sont pas les miennes.Je respecte le peuple français . La référence à des faits historiques avérés et leur étude non complaisante sont une chose.Mettre dans le même sac tous les habitants d'un pays auquel nous lie une culture,une langue, la géographie et même une histoire moins tragique, est une autre.Il ne faut pas avoir peur de reconnaitre et d'assumer son passé national , sans complexe et sans fuite en avant, même si ses facettes multiples sont parfois amères , voire parfois déshonorantes. Je ne voudrais surtout pas altérer la mémoire des trés nombreux instituteurs de la colonisation dont le credo était la bonté, la disponibilté, la compétence et l'amour du métier et auxquels je rends un hommage vibrant.
"Presque tout le monde prend plaisir à s'acquitter des petites
obligations ; beaucoup de gens ont de la reconnaissance pour
les médiocres; mais il n'y a quasi personne qui n'ait de l'ingratitude pour les grandes."
Duc De La Rochefoucauld.
Ecrit par : perigot | 19 décembre 2007
Ce sont les célèbres pirates turcs qui en 1519 chassent les Espagnols des ports de Bougie et de l’îlot du Penon face à Alger. Ils placent leurs conquêtes sous la suzeraineté de la Porte (l’empire Ottoman) qui les appuie avec l’envoi d’un corps de janissaires.
Dès lors, ce sont des chefs turcs aux titres divers (beylerbers, aghas, deys enfin portant le titre de Pacha qui gouvernent, si l’on peut dire) entourés de fonctionnaires turcs, de janissaires et des pirates.
Au début, les Ottomans se livrent à une exploitation systématique et féroce délimitant un vague territoire qui ne s’appelle pas encore Algérie. Leur milice, l’Odjaq s’impose par la terreur systématique aux tribus disparates, arabes ou berbères sans cesse en lutte les unes contre les autres. Mais très vite, l’occupant turc laisse le pays à son anarchie, ne s’occupant plus que de la guerre de course en Méditerranée.
Partout le long des côtes des pays chrétiens, les pirates d’Alger, les plus redoutables parmi les barbaresques, lancent leurs razzias, tuent, pillent, et ramènent des esclaves par milliers vers tous les ports de l’empire ottoman.
Les jeunes filles et femmes sont destinées aux harems et à tous les esclavages. Les jeunes garçons seront convertis à l’islam, sélectionnés pour devenir à leur tour des pirates ou des janissaires ou encore des eunuques et des esclaves.
Certains prisonniers peuvent être aussi revendus par l’intermédiaire de commerçants spécialisés et agréés. L’ordre religieux espagnol de la Merced (les Frères de la Merci) déploiera pour cela des trésors d’héroïsme.
Lorsque Charles Quint en 1541 s’empare de Tunis, il libère de leurs chaînes dans les fameux baños, (“ les bains ”, d’où le français “ bagne ”) 25 000 esclaves de toute l’Europe.
En une seule expédition les barbaresques, qui allaient jusqu’en Irlande, pouvaient razzier jusqu’à 4 000 chrétiens et les vendre à Constantinople. A la fin du XVIe siècle on dénombrait 30 000 esclaves en Afrique du Nord. Dans la seule année 1636, 3 000 Corses sont enlevés. De 1628 à 1634, 80 navires sont pris à la France, 3 000 matelots réduits en esclavage.
A cinq reprises Louis XIV ordonne des expéditions infructueuses contre Alger. La réponse est toujours la même : par dizaines on lie les esclaves chrétiens et le consul de France aux bouches des canons de la forteresse. Le tir les déchiquette à la vue des navires français impuissants.
Il faudra attendre pour que cela cesse que Charles X applique les plans de l’expédition minutieusement préparée par Napoléon qui avait notamment envoyé le commandant Boutin pour effectuer le relevé topographique des côtes d’Alger.
— Oui, mais n’est-ce pas pourtant, selon les manuels scolaires, un simple coup d’éventail donné par le Dey au Consul de France qui servit d’alibi pour la prise d’Alger ?
Compte tenu du nombre et de la richesse des documents historiques sur la prise d’Alger, on ne peut que s’étonner que certains confinent l’histoire au niveau d’anecdotes pour enfants. La vérité est qu’en ce début du XIXe siècle, Alger prétendait exiger un tribut de tout Etat dont les navires tombaient entre les mains de ses corsaires ; et si la plupart des Nations payaient d’une manière ou d’une autre, l’indignation se répandait dans le monde civilisé. L’idée de réduire définitivement par les armes ce repaire d’esclavagistes rencontrait un consensus généralisé.
Dès lors, Alger scellait son propre sort par l’outrance même de ses exactions renouvelées dans la plus totale inconscience des véritables rapports de force de l’époque.
Après une escadre américaine de 8 navires, c’est une flotte anglaise de 26 bâtiments renforcée de 6 frégates hollandaises qui bombardait Alger en août 1816, exigeant la délivrance sans rançon de tous les esclaves chrétiens, la restitution des sommes payées par certains Etats pour le rachat de leurs sujets, l’abolition de l’esclavage et la paix en Méditerranée.
C’est dans ce contexte que se développait l’affaire des créances du marchand de blé Jacob Cohen Bacri, escroc notoire, qui était parvenu à intéresser le Dey à la récupération d’une somme de 2 millions de francs, reliquat d’une créance de 7 millions contestée par la France depuis 1798.
Cette affaire fut l’occasion du fameux coup d’éventail infligé au Consul Duval, le 27 avril 1827.
En août 1829, le Capitaine de Vaisseau de la Bretonnière, commandant l’escadre française, est reçu par le Dey sous pavillon blanc parlementaire. Au mépris de la parole donnée et de toutes les règles internationales, le navire Amiral est canonné pendant une demi-heure alors qu’il met à la voile pour quitter le port, subissant de graves avaries. Deux navires, l’un anglais, l’autre espagnol, avaient été témoins du lâche attentat et de l’outrage infligé, tant au pavillon français qu’aux règles internationales de l’honneur et de la guerre. Toute l’Europe exprima son indignation, et le gouvernement français adressa à la Cour d’Angleterre le message suivant : “ Le Roi, ne bornant plus ses desseins à obtenir la réparation des griefs particuliers de la France, a résolu de faire adopter, pour but et pour prix de ses efforts, la destruction définitive de la piraterie, la cessation absolue de l’esclavage des chrétiens, l’abolition des tributs que les puissances chrétiennes payent à la Régence. ”
L’expédition était donc irrévocablement décidée, et dès lors le sort d’Alger, de ses pirates, de ses bagnes et de ses marchands d’esclaves était définitivement scellé.
(B.A., Dictionnaire de la Réplique)
Ecrit par : Yves Daoudal | 19 décembre 2007
Merci à YD de prendre le temps de nous donner cette réponse claire.
Je doute cependant que cela ne change quoi que ce soit aux idées reçues de perigot et de ses amis.
Ils sont enfermés dans leurs certitudes et ne reconnaissent que ce qui va dans leur sens.
Ils sont l’exemple parfait de la caricature de la dialectique gauchiste qui consiste à ne pas vouloir lire les arguments des autres.
Entre Raph, Robert, perigot et bien d’autres le discours toujours est le suivant.
Apprenez à écrire Français correctement…
Ne soyez pas insultant(s)…
Vos propos sont incompréhensibles, fastidieux, sans rapport…
Et suivent des assommantes séries de copié-collés repris dans des sites politiquement corrects.
Hélas à défaut, pour commencer, de savoir lire, ils sont bien incapables d’une quelconque analyse impartiale.
Dernier point.
Ils sont là pour nous reprocher d’être des gens “sectaires” en étant persuadés qu’ils font acte de militantisme d’ouverture d’esprit alors qu’ils ne sont là que prêcher leurs idées dans l’espoir de nous convertir.
La simple idée que des gens puissent penser autrement qu’eux leur est insupportable !
Voilà bien le véritable totalitarisme.
S’ils sont tellement en désaccord avec ce qui est dit ici, pourquoi y viennent-ils encore ?
Ecrit par : roland | 19 décembre 2007
"Apprenez à écrire Français correctement…"
Dans ce cas, "français" ne prend pas de majuscule...
Ecrit par : Robert | 19 décembre 2007
@ Robert
Il l'a vu. Zut !... ;-)
Mais on peut aussi vouloir marquer une intention par le F capital. Comme quand on écrit mOsieur, genre Français...
La prochaine fois pour mieux me faire comprendre, j’écrirais Frrrrrançais !
Vous me décevez, vous qui lisez si bien les intentions cachées des autres! ;-)
Par ailleurs, je vous rassure quand même, dans le genre de vos congénères, vous n'êtes pas le pire sinon, je ne vous répondrais pas aussi souvent.
Pour les fautes, j’en fais des bien pires et constamment genre à pour a et inversement… Je ne suis hélas pas YD pour pouvoir rectifier une fois le message posté.
Je vous pardonne également les vôtres (fautes et coquilles). ;-)
Ecrit par : roland | 19 décembre 2007
@ Robert
J’oubliais de vous dire que mon déplorable français et ma mauvaise syntaxe sont l’affligeant résultat d’une Éducation Nationale avec la méthode Globale !
Je ne suis donc qu’un temoin et la victime de l’abrutissement gauchiste de mai 68.
Vous devriez avoir de la compassion pour moi !
Ecrit par : roland | 19 décembre 2007
Voyons, Roland, ce n'est pas moi qui vais vous reprocher votre manière d’écrire français, je ne la juge pas pire, ni meilleure, que la mienne.
C'est juste que votre majuscule superfétatoire tombait très mal!
Ecrit par : Robert | 19 décembre 2007
C’était voulu... Je vous ai dit que, pour vous, j’écrirais Frrrrrançais afin que vous notiez bien l’intonation. Visiblement le F ne suffit pas.
Je mets des F cap partout !
;-)
Ecrit par : roland | 19 décembre 2007
Merci à Daoudal pour ce rappel historique. Une petite correction : le Consul s’appelait Deval et non Duval. Une précision : pour réaliser leur escroquerie, les Bacri ont bénéficié de la complicité de Talleyrand lui-même. Et ils se sont partagé les fonds détournés. Il faut préciser que cet achat de blé était illégal, mais les révolutionnaires français n’étaient pas à une illégalité près. Le Dey d’Alger fut lui aussi victime de cette escroquerie. C’est son successeur Hussein Dey qui est l’auteur du coup de chasse-mouches.
Ecrit par : abad | 19 décembre 2007
Un autre rectificatif !
Il s'agissait du Consul général de France Delval.
Dans l'histoire de cette escroquerie, il me semble que l'intérêt du du Dey n'était pas "gratuite".
En effet, il demandait au passage son “bakchiche” aux Bacri-Busnach la somme de 250 000 françs sur cette escroquerie !
Il n'était donc absolument victime, mais complice !
Le 03 aout 1829, le Capitaine de Vaisseau de la Bretonnière, commandant l’escadre française à bord de "La Provence” vient parlementer pour trouver un compromis...
Ecrit par : roland | 19 décembre 2007
A Roland :
je crois bien que le nom du Consul Général était Deval.
Si le Dey était complice (ce qui est très probable) il semble bien qu’il n’a jamais touché son «bakchiche » et que les Bacri l’ont roulé.
Ecrit par : abad | 19 décembre 2007
Nous n'allons nous quereller pour un L
J'ai bien Delval dans un de mes bouquins et Deval dans d’autres
Alors optons pour Deval.
Ce qui est sûr, c'est la “complicité” du Dey.
Depuis le Directoire Bacri-Busnach vendait du blé aux armées françaises. En 1801 après la paix, ils reçurent deux acomptes. Napoléon payait mal ou le moins possible…
À la Restauration, on liquida la dette mais Bacri-Busnach réclamaient 24 millions.
En 1819 la France accepta d’honorer la somme de 7 millions.
Ils en touchèrent 4,5 millions tandis que le reste fut consigné à la Caisse des Dépôts à la charge des oppositions qui avaient été faites en accord avec Bacri-Busnach.
Le Dey réclamait son dû aux Bacri-Busnach.
Dans la logique du barbaresque Bacri-Busnach étaient ses débiteurs. Si la France leur devait de l’argent, la France devait payer le Dey !
Cette incompréhension des subtilités de droit de la part du dey dura 7 ans.
En 1826 le Dey fit emprisonné Bacri et le força à abandonner toutes ses créances françaises (et espagnoles). Cela ne changeait pas la situation vis-à-vis de la France pour autant, mais on apprécie les méthodes barbaresques en matière de négoce !
Pour le reste, ce sont le congrès de Vienne avec le traité du 30 aout 1816 qui abolissait la traite de chrétiens puis le congrès d’Aix la Chapelle 1819 qui exigeait la fin de la “Course” qui furent sèchement refusés par le Dey, qui furent les véritables motivations pour abattre ce potentat.
(Il y eut plusieurs échecs militaires des nations européennes qui voulurent faire appliquer ces décisions jusqu’en 1824 avec l’abandon de Sir Neale devant Alger - + voir YD)
La suite est un vrai feuilleton !
en 1827, le reste de la famille Bacri s’étaient réfugiée à Livourne, le Dey exigeait que le Duc de Toscane les livre sous menace de guerre. La France pris la Toscane sous protection, et envoya deux escadres. Une pour protéger Livourne, l’autre pour exiger des excuses du Dey…
Bref, blocus, occupations de nos comptoirs, bombardement, accommodements, jusqu'à la conquête d’Alger.
Ecrit par : roland | 20 décembre 2007
Comme d'habitude, la moitié de l'histoire est soigneusement passée sous silence.
Ecrit par : Raph | 20 décembre 2007
Nous attendons votre autre moitié mon cher Raph!
C'est facile de critiquer.
Soyez donc constructif.
Si vous avez des aspects précis à nous faire connaître sur les évènements de ce début du XIXe siècle, je suis prêt à vous lire!
Ecrit par : roland | 20 décembre 2007
Merci Roland, pour toutes ces explications complémentaires qui montrent bien que le coup de chasse-mouches fut un simple incident anecdotique qui passa ensuite complètement au second plan. J’ai quatre livres qui donnent tous l’orthographe Deval.
Ecrit par : abad | 20 décembre 2007
SAINT ARNAUD , L’ANTISEMITISME ET LE DECRET CREMIEUX.
Les témoignages du capitaine Saint Arnaud tout le long de son cheminement guerrier à travers la conquête par l’armée française de notre pays , sont intéressants par leur objectivité frappante et leur réalisme froid qui frisent parfois le cynisme .En pénétrant par la brèche effectué au milieu de la ville de Constantine en 1837, il note méticuleusement :
” Le camp offrit pendant plusieurs jours l’aspect d’un vrai marché. Des juifs y abondaient. Ils venaient pour tromper le soldat et plusieurs d’entre eux furent pris eux-mêmes pour dupes. On avait trouvé dans les maisons beaucoup de petites pièces jaunes imitant parfaitement l’or. Les juifs qui avaient suivi l’armée les prirent pour des roubles turcs valant deux francs cinquante centimes et les payaient aux soldats jusqu’à deux francs. Ces pièces n’avaient aucune valeur, c’était du cuivre et les Maures ne s’en servaient que comme jetons pour jouer. ”
“Tout ce qu’il y avait de plus riche à Constantine était parti pendant le siège. Il ne restait plus dans la ville que les Turcs, les Kabyles, et la partie combattante. Les citoyens restés ne se composaient que de juifs, de vieillards et de pauvres gens.”
” Tous les juifs, convoqués par leur roi, d’après les ordres du commandant Bedeau, furent occupés pendant trois jours à enlever les morts de toute nation, et à les enterrer dans un immense trou creusé près de la ville. ”
” Pendant bien des jours on trouvait des cadavres dans des maisons abandonnées. Les juifs appelés les portaient hors de la ville, où des trous les recevaient. ”
” Les juifs furent aussi employés à nettoyer la ville qui en avait le plus grand besoin.”
” Du reste l’aspect de la ville était sombre. Les juifs se promenaient en
grand nombre avec leur servilité riante et abjecte, mais les habitants tristes, mornes, souffraient. Leurs regards, quelquefois menaçants, témoignaient de leur peu de bienveillance. Comment ces gens- là pourront-ils oublier jamais le sac de leurs maisons et leur ruine pour bien des années ? ”
La façon avec laquelle il parle des juifs sans distinction, en incluant probablement d’une façon implicite les arrières grands-parents de Enrico Macias , donne une idée du mépris qu’affiche cet officier pour les Israélites .Il n’est pas interdit par conséquent de penser que Saint Arnaud était un antisémite notoire et qu’il ne se gênait pas de le proclamer ouvertement en faisant notamment des clivages notables et appuyés entre les Juifs de Constantine et les autres groupes ethniques indigènes qui composaient la population de cette ville qui fut, il faut le souligner ” la Jérusalem du Maghreb “.Il semble avoir des idées préconçues et assez arrêtées sur son appréciation générale de la mentalité et des comportements juifs .Bien plus ,Il semble accorder plus de respect et de considération aux Arabes qu’aux habitants juifs dont il fustige ” la servilité riante et abjecte “.Son jugement est-il partagé par ses soldats et d’une façon générale par ses contemporains,notamment les officiers du corps expéditionnaire français ? Ou est-ce l’avis d’un homme isolé pris dans la tourmente des bruits des canons et des cris émanant des gorges de ceux qui agonisaient ?
Le fait est que l’indigène musulman qui deviendra par la suite sujet français mais jamais citoyen à part entière est , à ses yeux , pendant ces premières et dures années de guerre, l’habitant de l’Algérie le plus représentatif .
Il est intéressant aussi de chercher les causes profondes de la mutation progressive du pays et le scindement des indigènes en deux grandes catégories : les indigènes juifs qui bénéficieront en 1870 des dispositions du décret Crémieux qui leur octroie la citoyenneté française et les autres autochtones musulmans, les laissés pour compte qui, malgré le désir de quelques centaines d’entre eux de vouloir opter pour la naturalisation ,seront rejetés par la France et gonfleront à partir de ces dates les rangs des mécontents et des victimes des désillusions, parmi eux ,ceux qui se joindront à Mokrani dans le premier grand soulèvement antifrançais post- expédition d’Alger. Le Juif qui était un “dhimi”, pour le musulman, deviendra un Français à part entière. Ses enfants fréquenteront l’école laïque et ses frères siègeront au Deuxième Collège. Le Musulman réticent ou rebelle à l’idée d’abandonner son statut personnel sera rétrogradé dans la hiérarchie sociale et dégringolera dés 1870 à la troisième place , alors que jusque là il occupait la deuxième .Le gouvernement de Vichy abolit le décret Crémieux et fait retrouver aux Juifs d’Algérie leur situation de simples “dhimis” pendant quelques années pendant lesquelles la solidarité musulmane leur a été d’un grand secours.
Le Juif qui était traité d’une façon méprisante par Saint Arnaud et ses amis entrera , par effraction,dans la communauté de ce qu’on appellera plus tard les pieds noirs. L’assassinat de Raymond Leyris , le beau-père d’Enrico Macias en 1961 à Constantine, provoquera l’exode massif et quasi-total des Juifs d’Algérie qui emmenèrent avec eux leurs talents de commerçants et leur savoir-faire de financiers remarquables.
La promotion des Juifs d’Algérie fut peut-être d’abord un geste de sympathie communautariste d’Isaac Crémieux pour ses co-religionnaires en Algérie et semble être aussi une opération de division des indigènes d’Algérie .Les musulmans se radicaliseront en faisant bloc pour combattre en permanence et d’abord sournoisement la colonisation avant de lui faire sonner le glas en 1962.
La question qui se pose maladroitement parce qu'en conclusion est la suivante : Si les Musulmans ont été traités de la même façon que les Juifs, non par l’application de l’infame Code de l’Indigénat mais par un décret conforme aux principes républicains français : ” Egalité, Liberté , Fraternité ” , le drame des pieds-noirs aurait –t-il pu être évité ?
PERIGOT.
” Il semble que le décret Crémieux soit parvenu à “franciser” le corps social des Juifs algériens considéré dans son mode de vie, sans pourtant atteindre leur âme qui continue à vibrer à la même musique, aux mêmes équipes de football algériennes, à la même effervescence méditerranéenne faite à la fois de générosité et d’agressivité.”
HUBERT HANNOUN.
Ecrit par : perigot | 21 décembre 2007
C'est remarquable. Voilà que l'on parle maintenant d'antisémitisme. Je m'en serais douté.
Monsieur Périgot, seriez-vous en peine d'arguments?
Notez bien que j'ai déjà lu exactement la même chose (à propos des israëlites à Constantine) mais sur les arrières de la Grande Armée lors de le retraite en Russie et les mesures qu'auraient pu prendre Napoléon et ses officiers pour y faire face.
J'ai ressorti le livre d'hsitoire de mon père, datant de 1939.
A aucun moment, dans ce livre de l'école laïque, on ne traite les musulmans de façon négative. Le mot "indigène" n'est d'ailleurs jamais prononcé. C'est vous qui l'inventez.
L'on y loue la grande figure d'Abd El Kader, devenu ami de la France après l'avoir combattu, et qui sauva en Syrie 15 000 Chrétiens vers 1870 lors d'une révolte des Druzes.
J'ai entrepris également la relecture du