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Cour des comptes et prohibition

Dans son « rapport de suivi », qui fait suite à son rapport annuel, la Cour des Comptes revient sur les critiques qu’elle avait adressées au gouvernement en 2003 face à « l’insuffisante mobilisation des pouvoirs publics pour répondre au problème majeur de santé public que représente l’alcoolisme ».

« L’indécision de l’Etat entre une politique spécifique à l’égard de l’alcoolisme et un traitement d’ensemble des pratiques addictives continue de nuire à la lisibilité de l’action publique. »

« La politique fiscale a été peu mobilisée pour réduire la consommation d’alcool. »

En bref, l’alcool est une drogue comme les autres et la lutte contre l’alcoolisme doit entrer dans le cadre de la lutte contre toutes les drogues. Et il faut taxer davantage l’alcool, qui n’est donc pas une drogue comme une autre puisqu’elle n’est pas interdite mais est une pompe à finances. Comme le tabac. On apprécie toujours la logique très particulière de ce raisonnement…

En créant un « conseil de modération et de prévention » où les professionnels sont représentés aux côtés des pouvoirs publics, l’Etat « replace la notion ambiguë de modération au cœur de la politique de lutte contre l’alcoolisme », ce qui est très mal. Il ne s’agit pas de modérer, mais de réduire. Du fait des affreux lobbies vitivinicoles qui sont partout, « le poids économique du secteur de la production et de la commercialisation de l’alcool entre toujours en opposition avec les impératifs de sécurité publique ». Ainsi, la création du conseil de modération et de prévention, « loin de renforcer la cohérence de l’action publique, symboliserait plutôt une forme de compromis peu favorable à la réalisation des objectifs ambitieux de réduction de la consommation d’alcool que les pouvoirs publics se sont fixés. »

Telle est la signature du totalitarisme hygiénique. Celui de la prohibition. On ne parle pas de bière, de vin, de cognac. On parle d’« alcool ». Tout ce qui est alcool est mauvais. Il faut réduire la consommation globale d’alcool.

Chacun sait pourtant que boire du vin avec modération (mot désormais honni, bien qu’il soit toujours obligatoire sur les publicités) n’est pas mauvais pour la santé et peut même être bénéfique. De nombreux vins sont d’autre part des joyaux de la culture française et font partie intégrante de notre patrimoine. Il est scandaleux de les noyer dans un « alcool » anonyme. C’est une insulte aux vignerons, et une insulte à la France.

Mais la dictature hygiéniste ne désarme pas. Est-ce vraiment le rôle de la Cour des comptes de lui prêter main forte ?

Commentaires

  • Si seulement les rapports annuels de cette cour des comptes pouvaient etre suivis d'effets!! Qu'arrivera til a Gaston Flosse surement rien malgré qu'il a pris la Fra,ce pour une république bananière. Quand au sujet spécifique sur l'alcool, on voit pal pourquoi cela releverait de la compétence de la cour des comptes si ce n'est pour creer un nième comité théodule

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