23 octobre 2006

A propos des "crunchy cons" (suite)

Philippe Maxence a répondu sur son blog à mon texte de samedi dernier sur les « crunchy cons ». Je reprends ici l’essentiel de sa réponse, pour montrer où se situe le débat, bien que ce débat soit semble-t-il impossible. J’ai ajouté (en bleu) les notes qui me paraissaient indispensables. En toute amitié, bien que Philippe Maxence le conteste.

Comme pour sa critique de Narnia, Yves Daoudal mélange deux choses. La critique de fond et la moquerie envers les personnes. La première est bienvenue et appartient au domaine de la correction fraternelle. (…) La seconde est inacceptable.

J’avais complètement oublié l’affaire de Narnia. Sinon je n’aurais rien écrit sur les conservateurs écolos. Il est interdit de discuter des opinions de Philippe Maxence. Je ne le ferai plus.

Dans mes articles sur Narnia je ne me suis moqué de personne, j’ai donné mon opinion. Pour cela j’étais bien obligé de citer l’opinion que je contestais, je l’ai fait sans nommer qui que ce soit. Du reste ne c’était pas à Philippe Maxence que je pensais d’abord. En ce qui concerne Rod Dreher, dont je n’ai pas cité le nom, je me suis contenté de m’amuser un peu de son itinéraire. Mais il est aussi interdit de sourire.

Mais surtout, il ne s’agit en aucune manière de « correction fraternelle ». Je dis seulement ce que je pense, dans un domaine que je croyais ouvert à la libre discussion.

Alors que Daoudal est un fin connaisseur de l’Orient chrétien et de l’orthodoxie, il a décidé de se moquer de Rod Dreher, l’auteur de « Crunchy » Cons, parce que celui-ci est passé du catholicisme à l’orthodoxie. Il ne discute pas ce passage (sur les raisons desquelles il ne connaît probablement rien), mais il le décrit comme un « papillonnage » sur le marché chrétien. À la moquerie s’ajoute ici la perfidie, car Daoudal a senti que le marché posait problème à des personnes comme Dreher. Pourtant, Daoudal sait très bien que l’orthodoxie possède ses richesses. Cela ne veut bien sûr pas dire qu’il est neutre ou sans conséquence d’être catholique ou orthodoxe. Mais quand même, c’est bien Daoudal qui distingue, dans son intervention sur les limbes, la théologie occidentale asséchante de la théologie orientale (dont celle des orthodoxes) contemplative. On en vient à se demander pourquoi la richesse orientale serait profitable pour Daoudal dans son discours sur les limbes et non pour Rod Dreher dans sa recherche de Dieu et de la vérité.

D’abord une définition, pour éclairer le lecteur : perfide : qui manque à sa parole, trahit celui qui lui faisait confiance (Petit Robert). Je ne vois pas qui j'ai trahi.

Ensuite une profession de foi : je suis catholique, et je ne peux pas accepter que l’on ne soit plus catholique sous prétexte de profiter de la « richesse orientale », des « richesses orthodoxes ». Toutes les richesses « orthodoxes » sont catholiques, tant en liturgie qu’en théologie et en spiritualité. Saint Jean Chrysostome, saint Jean Damascène, saint Athanase, saint Cyrille d’Alexandrie, saint Cyrille de Jérusalem, saint Grégoire de Nazianze, saint Basile, saint Ephrem, sont des saints catholiques et des docteurs de l’Eglise catholique. Les liturgies byzantines (grecque et slavonne), arménienne, copte, éthiopienne, assyro-chaldéenne, syriaque, syro-malabar, sont des liturgies catholiques. Devenir orthodoxe quand on était catholique, ce n’est pas accéder à des richesses qui seraient absentes de l’Eglise catholique, c’est se couper (schisme) d’une richesse essentielle, tout ce qui concerne la succession apostolique romaine. On ne quitte pas l’Eglise catholique quand on cherche Dieu et la vérité, puisque c’est dans et par l’Eglise catholique qu’on accède à Dieu et à la vérité.

Il y a jusque dans les mots employés qui sont blessants alors que Daoudal prétend réagir avec « amitié ». L’amitié peut être rude, directe, pas blessante. Rod Dreher ne s’est pas présenté comme un « prophète » et les « crunchy cons » ne sont pas une secte. Daoudal ne le dit pas. Mais c’est la conclusion logique. Et Yves Daoudal est un trop bon journaliste, bien au fait des manipulations, pour ne pas savoir ce que certains sous-entendus entraînent dans l’esprit du lecteur. Au fait, parlant de « Crunchy cons », Yves Daoudal, qui lit parfaitement l’anglais, a-t-il lu ce livre ?

Non, car ça ne me paraît pas utile. Et en outre je ne lis pas du tout parfaitement l’anglais. En ce qui concerne l’amitié, je persiste et signe. Nous sommes dans une drôle d’époque, où la moindre critique devient « blessante ». Quand on pense aux polémistes d’autrefois, quand on pense à ce que s’envoyaient les pères de l’Eglise, ou les théologiens du moyen âge…

Très justement, Yves Daoudal fait remarquer, dans un intéressant développement, ce qu’est la civilisation et ce qu’est la civilisation chrétienne. Bien que sa description soit idyllique (j’ai entendu ma grand-mère raconter comment elle cousait les vêtements de sa famille, comment elle faisait un certain nombre de choses pour lesquelles il y avait déjà des magasins et des artisans), il a raison de dire que la civilisation repose sur l’échange des biens et des services et non sur le repli sur soi. Il a encore plus raison quand il affirme que le prêtre a conquis les familles, les a christianisées et leur a fait l’instruction.

Je n’ai rien décrit du tout. J’ai bien précisé que je ne parlais pas en historien mais en diseur de mythe.

Globalement, il a raison. Sauf que ce qu’il décrit est vrai dans sa globalité mais pas dans le détail. Pendant des siècles, les familles ont fait leur pain, pour reprendre cet exemple terre-à-terre. Même au plus haut moment de la civilisation chrétienne ! Il n’y a rien d’antinomique entre le fait de faire son pain soi-même et d’être civilisé.

Je répète que je ne décrivais pas des situations historiques. S’il faut « décrire », précisons que ce n’était pas la famille qui faisait le pain, mais une « maisonnée », à savoir la famille élargie et un certain nombre de domestiques, et que l’on allait cuire ce pain au four banal (qui permettait de cuire du vrai pain), lieu de convivialité et d’échange entre les maisonnées.

Pendant des siècles aussi, les premiers apprentissages se sont faits à la maison. C’est ensuite que les enfants se sont vus confier à des collèges de Jésuites puis, avec l’Empire, à des lycées d’État. Mais, ce passé, d’ailleurs, pourquoi devrions-nous estimer qu’il est forcément positif sans inventaire ? En quoi était-il profitable aux enfants d’être envoyés loin de leur famille, dans des pensions froides, sans liens affectifs, à un âge encore tendre ?

Mais laissons le passé et regardons notre société contemporaine. Yves Daoudal ne semble pas s’apercevoir que justement le monde moderne a mis ou tend à mettre par terre de plus en plus la civilisation décrite par ses soins. La famille explose et l’artisanat disparaît. Dans les villages de France, et même dans certaines petites villes, les commerces de proximité meurent. Les relations de voisinage s’estompent. La grande surface ? Son fonctionnement interne est un scandale et ses méthodes de vente reposent sur le mensonge. La qualité de ses produits ? Au mieux, ils respectent les normes d’hygiène, mais sinon ? Ils sont de plus en plus sans odeurs, sans saveurs, etc. Cela ne pose pas de problème à Yves Daoudal ? Tant mieux ! Mais, pourquoi s’en prendre à ceux à qui cela en pose ? À ceux, par exemple, qui ont un certain nombre d’enfants et qui sont partis vivre en dehors des villes pour se loger. Qui préfèrent de ce fait fabriquer leurs produits plutôt que d’en acheter des tonnes dans des grands magasins parce que cela coûte plus cher et qu'ils sont moins bons.

Comme je l’ai expliqué, je n’ai attendu ni Rod Dreher ni Philippe Maxence pour me préoccuper de la qualité des produits. Pendant des années, j’ai appris à produire, et j’ai produit, des aliments sains et goûteux (fruits, légumes, boeuf, veau, volaille, agneaux, chevreaux, beurre, fromage, miel). Je ne vois pas ce qui autorise Philippe Maxence à affirmer que je ne m’y intéresse plus. C’est tout simplement faux.

On laissera de côté l’affirmation injurieuse qui est de dire que nous ne savons rien du christianisme. C’est vrai que nous avons beaucoup à apprendre et nous remercions ceux qui nous aident par leurs remarques à prendre le chemin de la sainteté. Mais c’est un peu rapide de prétendre que nous sommes des « intellectuels » et des « bourgeois » sans connaître exactement qui nous sommes, comment nous vivons. Il ne suffit pas d’avoir été un « anarcho-écolo » breton pour être la mesure de ces choses. Il faudrait aussi savoir prendre le temps de lire. Par exemple lorsque nous parlons des problèmes que nous pose Internet.

Ne rien savoir du christianisme, c’était un raccourci un peu brutal qui concernait Rod Dreher, pour la raison que j’ai expliquée plus haut : quand on sait vraiment ce qu’est le christianisme, on ne quitte pas l’Eglise catholique. Cela ne s’adressait en aucune manière à Philippe Maxence, dont le « nous » prend un sens étrange. Les mots "intellectuels bourgeois" concernaient également les propagandistes « crunchy cons », américains comme leur nom l’indique, et certainement pas Philippe Maxence, que je connais tout de même un peu.

Il faudrait aussi nous dire en quoi cela pose problème à Yves Daoudal que nous n’ayons pas un amour fou pour la télévision.

Ça ne me pose aucun problème. C’était seulement pour décrire, en quelques mots, ce que font les « crunchy cons ». Je n’ai fait aucune observation.

Il faudrait qu’il nous dise pourquoi aussi il semble gêné que nous cherchions à vivre en chrétien.

Premièrement, cela ne me gêne en aucune façon que les gens vivent comme ils l'entendent, surtout quand ce n'est pas contraire à l'Evangile. Deuxièmement, il serait chrétien de penser qu’il n’y a pas qu’une seule façon de vivre en chrétien.

Or, il ne me semble pas que la société moderne, les comportements qu’elle induit, favorisent des comportements chrétiens. Peut-être pour l’ermite qui n’a plus charge de famille ? Peut-être pour celui dont le niveau de spiritualité est suffisamment élevé et nourri des Pères qu’il parvient à ne plus les publicités agressives et immorales dans les rues, qu’il ne voit plus chez les marchands de journaux, à côté du journal dont il signe l’éditorial, qu’il y a bien d’autres supports moins recommandables ou qui peut se rendre encore chez les commerçants de son choix sans problème pour son porte-monnaie.

Yves Daoudal nous amuse aussi beaucoup quand il parle de fixation sur le pain et le yaourt. Fixation ? Ne confond-t-il pas fixation et exemple ? Faut-il vraiment que nous lui disions que, outre le pain et le yaourt, nous faisons notre beurre, notre fromage blanc, notre sauce tomate, nos pâtes, que nous allons ramasser nos haricots (oui, encore maintenant, nous avons de la chance), etc. Horreur, des bourgeois intellectuels qui veulent jouer aux hippies en se prétendant chrétiens ! Pour la fabrication du pain, on signalera juste à Yves Daoudal que cela fait longtemps que l’on trouve sur Internet la façon de faire son levain. On sait même – il sera surpris – qu’il faut une vache pour avoir du lait. Nous n’en avons pas et nous ne trouvons pas tellement que nous sommes plus riches de ne pas en avoir.

« Dans une civilisation digne de ce nom, chacun à son métier ». Là encore, même remarque. Autrefois, peut-être. Mais dans notre société contemporaine, les gens, à part quelques uns, n’ont plus de métier. Ils ont des emplois. Ils sont interchangeables. Le métier disparaît et ce n’est pas un hasard.

Le métier disparaît aussi dans l’esprit de ceux qui s’imaginent pouvoir faire tous les métiers, alors qu’il est précisément urgent de le réhabiliter.

Est-ce que Yves Daoudal s’est rendu compte que notre société n’était plus chrétienne ? Oui, bien sûr. Il le sait. Il y a moins de chrétiens pratiquants, l’avortement et la contraception sont autorisés, le catéchisme n’est pas bien enseigné. Mais le reste ne lui pose pas de problème. Le problème scolaire est pour lui un problème intellectuel. Pour nous, il s’agit du problème de nos enfants. Entre un professeur déformé par un IUFM et des parents, notre choix est fait. La modernité du « spécialiste » ne nous convainc pas. Il est quand même croustillant (crunchy) de voir ainsi défendu le monde des spécialistes, de ceux qui sauraient, contre l’ignorance des péquenots que sont les parents, juste bons à engendrer. Et encore, si on pouvait confier cela à l’État, quel soulagement ! J’exagère, bien sûr (et moi aussi), mais c’est pour indiquer le sens de la remarque. Personne humaine détruite ? Sur quelle base Daoudal se fonde-t-il pour affirmer cela ? Combien de cas de destruction contre combien de cas de réussite ? À l’école à la maison et dans le système scolaire normal ? A-t-il lu les témoignages sur ce blog ?

Mais, plus important que tout, nous n’avons jamais dit qu’il s’agissait d’un système dans lequel il fallait entrer. Nous n’aimons pas les systèmes, ni les partis, même si nous reconnaissons que ces derniers sont effectivement le mode actuel de représentation politique. Ni pour l’école, ni pour le reste, nous ne voulons un système. Nous sommes pour les villages, les commerçants, les échanges entre les uns et les autres, pour l’école vraiment catholique, pour avoir des maisons suffisamment grandes pour nos familles (où Daoudal a-t-il pris l’idée de la maison petite ?).

C’est ce que j’avais cru comprendre à la lecture du portrait de Dreher dans L’Homme nouveau (critique des « mansions », évocation du « minuscule logis » où il a découvert la vraie vie et du « bungalow » où il vit). Va donc pour les grandes maisons, ça ne me préoccupe pas plus que la télévision. Sauf qu'il faut les chauffer, mais ce n'est pas mon problème.

En bref pour une société qui renaisse avec des familles et des communautés en essayant d’être le moins possible esclave de la technique, qui est, peut-être, neutre per se, mais ne l’est pas, ne l’est plus dans certaines circonstances.

Fuir la société ? J’allais dire : non pas vous Yves Daoudal ! C’est l’accusation qu’on nous lance comme on accuse le Front national d’être fasciste. Nous ne sommes pas en dehors de la société. Nous sommes dedans. L’Évangile nous y oblige. Nous le savons aussi bien que vous. Nous voulons que cette société change. Pour ce faire, nous pensons judicieux, sans nous interdire d’autres moyens, de commencer le mouvement par nous-mêmes.

Être levain dans la pâte ? Oui, bien sûr ! Mais s’il faut pour cela qu’il y ait une pâte, il faut aussi qu’il y ait du levain. Pour qu’il y ait du levain dans la pâte, il faut qu’il y ait la pâte. Il faut aussi qu’il y ait du levain. Très justement, vous nous avez rappelé qu’il fallait du temps pour en avoir. Nous tentons justement de faire du levain. Avec l’aide de Dieu.

Priez pour nous plutôt que de nous porter des coups.

Si toute objection doit être définie comme un « coup », on refuse tout débat. C’est dommage.

Commentaires

Cher Yves Daoudal,
Le problème d'Internet, et donc de nos blogs, est qu'il glace un peu l'expression.
Ma réponse n'était pas un refus de débat, mais au contraire la suite du débat que vous aviez engagé. Je suis prêt à reconnaître que je me suis mal exprimé, que je n'ai pas choisi les bons mots, sans recourir à chaque fois au dictionnaire. Mais je ne crois pas fondamentalement refuser le débat. Une réponse à un propos, aussi maladroite que puisse être cette réponse, est une invitation à continuer, à préciser, à discuter et à montrer les points de différence.
Par ailleurs, on ne peut pas souhaiter le débat et dire ensuite qu'il n'y a pas de débat quand la réponse arrive et qu'elle ne va pas dans votre sens. Dites plutôt que cette réponse n'est pas à la hauteur ou n'a pas d'intérêt. Ce qui est tout à fait possible.
On ne peut pas prétendre non plus invoquer les polèmistes et les joutes du moyen âge et refuser une réponse qui dit franchement, et peut-être stupidement, ce que l'on pense. Si je puis me permettre, ne mettez pas sur mon compte, ce que vous semblez (je dis bien semblez) refuser vous même (cf. aussi vos réactions aux réactions sur les limbes que, pour être franc, je n'ai pas lu, votre argumentation me semblant convaincante).
Quand j'ai écris le mot blessant, je faisais allusion moi aussi à Dreher. Pas à moi. Quand je suis revenu sur Narnia, je ne pensais pas forcément à moi, mais au fait que je me demande toujours si vous avez lu cette œuvre avant de la critiquer. Quand vous écrivez qu'on ne quitte pas l'Église quand on cherche Dieu et la vérité, j'en suis bien d'accord. C'est le plan objectif. Il y a aussi le plan subjectif qui est celui de Dreher.
On pourrait tout reprendre.
Vous vous trompez d'adversaire et de raisons de ne pas discuter avec lui. Je trouve cela dommage. Il est vrai que nous avons plus à apprendre de vous que l'inverse. À défaut de discuter, nous irons donc vous lire. Comme avant. Avec plaisir. Avec intérêt. Parfois avec agacement. Souvent avec satisfaction.

Ps : pourquoi ne pas avoir mis ce nouveau post sur mon blog ou me l'avoir signalé ? Heureusement que mes lecteurs sont aussi les vôtres.

Écrit par : Philippe Maxence | 25 octobre 2006

Cher Philippe Maxence
Vous avez terminé votre texte en disant que je vous portais des coups. Si vous considérez que je vous agresse, c'est que vous estimez qu'il n'y a pas de débat.
Vous contestiez que je puisse parler avec amitié alors que je tenais des propos blessants. Vous dites que ces propos blessants concernent Rod Dreher. Mais je n'ai aucune amitié pour Rod Dreher, que je ne connais pas.
Voilà deux fois que vous évoquez mes textes sur les limbes. Cela me permet de préciser mon attitude. Il se trouve que je suis pas sûr du tout d'avoir raison sur cette question difficile. Non seulement j'accepte la contradiction, mais en l'occurrence je l'attendais, afin de pouvoir poursuivre ma propre réflexion. Ce à quoi j'ai fait allusion, ce n'est donc pas à des contradicteurs m'exposant des arguments ou me faisant remarquer que j'ai oublié tel ou tel aspect, mais à ceux qui d'emblée me disqualifient au motif que je suis chroniqueur politique, donc évidemment incompétent pour parler de religion, ou lancent des accusations d'hérésie ou "simplement" de "bêtise".
Je comprends bien que je vous ai blessé, même si vous tentez de reporter la chose sur Rod Dreher. Et je le regrette, car ce n'était certainement pas mon intention. Mais je n'arrive pas à comprendre comment on peut réagir aussi vivement, comme si je portais atteinte à ce que vous avez de plus précieux, dans une controverse qui ne touche pas à l'essentiel. A moins que vous considériez que c'est essentiel. Ce qui m'inquiéterait.
Quoi qu'il en soit je continuerai à vous lire, avec intérêt (si je n'y trouvais pas d'intérêt je n'aurais pas perdu du temps à contester et brocarder un peu vos positions), et avec l'amitié qu'on a pour ceux de sa famille spirituelle.
Cordialement
Yves Daoudal
PS. Oui, j'aurais dû sans doute vous dire que je vous répondais. Mais j'étais déjà très en retard sur mon programme du jour. Et j'ai constaté que l'on était toujours au courant de ce qui se passe sur un blog voisin. Le Salon beige me cite souvent, ce qui provoque des commentaires qui me sont adressés mais que je découvre par la suite. Et surtout j'ai la mauvaise impression de m'imposer en répétant : dites donc, allez voir sur mon blog ce que je dis de vous... Mais c'est ce que je vais faire de ce pas.

Écrit par : Yves Daoudal | 25 octobre 2006

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