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En Inde

Le 10 avril au soir, sur la route menant au village de Jhurmu, district de Gumla (Jharkhand), quatre chrétiens indigènes ont été attaqués par quelque 25 hindous qui les ont conduits au commissariat de police de Jairagi en les frappant sauvagement à coup de faucilles et de barres de fer. Au motif qu’ils étaient soupçonnés d’avoir tué un bœuf. Les quatre hommes furent laissés agonisants. Quand au matin les policiers sont arrivés, ils les ont emmenés à l’hôpital. L’un, Prakash Lakra, avait déjà succombé à ses blessures. Puis les policiers ont enregistré une plainte contre les trois survivants.

Mgr Theodore Mascarenhas, évêque auxiliaire de Ranchi et secrétaire général de la conférence épiscopale, dénonce avec vigueur cette violence qui fait honte à l’Inde.

« Cela se produit parce que les autorités ne montrent aucune volonté de contrôler cette violence. Pour ajouter l’infamie à cette honte, un mécanisme a été mis en place dans le Jharkhand pour créer la division et la haine contre les chrétiens. L’année dernière, le Premier ministre du Jharkhand avait publié en première page de la presse une annonce spécifiquement dirigée contre les missionnaires chrétiens, contre les convertis indigènes, les appelant “vaches stupides et ignorantes” ; juste après il a fait adopter une loi interdisant les conversions, puis il a menacé de supprimer pour les convertis le droit aux quotas réservés aux indigènes. Ensuite il y a eu les accusations de trafic d’enfants portées contre les sœurs de Mère Teresa, et le missionnaire jésuite arrêté et faussement accusé d’un viol commis par autrui, et des contrôles appliqués uniquement aux ONG chrétiennes. Nous pourrions continuer à raconter comment la haine vient directement des autorités. Et ce n'est pas bon pour le pays, pas seulement pour la communauté chrétienne qui a toujours vécu en harmonie avec tout le monde; ce n'est pas bon pour la société pacifique du Jharkhand; ni pour l’Inde, qui a une tradition de paix, d’harmonie et de tolérance religieuse. Les plus touchés sont les indigènes et les pauvres et tous ceux qui se tiennent à leurs côtés, comme le cardinal Toppo, dont l'effigie a été incendiée en représailles par les radicaux. Ce dernier incident montre jusqu'où la haine peut aller. Quand ils ont brûlé l’image du cardinal j’avais prévenu qu'il ne fallait pas grand chose pour passer de l’idéologie à la violence physique. Ceux qui sèment la haine doivent savoir qu’ils mettent en péril l’avenir de ce pays. »

Commentaires

  • mais non, simplement un exemple de non-violence

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