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  • Le carnaval ?

    En raison des meurtres à l’école juive de Toulouse, le carnaval prévu mercredi est annulé, dit le maire.

    Le carnaval, de l’italien carnevale, du latin carne levare, c’est le jour où l’on arrête la consommation de viande, autrement dit le mardi gras. Par extension, les trois ou quatre jours qui précèdent le mercredi des cendres.

    Par extension illégitime, on peut encore appeler carnaval, de façon impropre, une fête de la mi-carême. La mi-carême c’était jeudi dernier, ce n’est pas mercredi prochain.

    S’ils veulent faire des fêtes pendant le carême, qu’ils leur trouvent un autre nom. Les mots ont un sens. Même les mots chrétiens, contrairement à ce qu’on semble penser à la mairie de Toulouse.

  • Ubu américain et irakien de conserve

    Le vice-ministre irakien de la Justice a annoncé hier qu’un ancien ministre du commerce de Saddam Hussein, Mohamed Mehdi Saleh, venait d’être libéré.

    Il a précisé que Mohamed Mehdi Saleh avait été acquitté l’année dernière.

    Mohamed Mehdi Saleh avait été arrêté par les Américains le 23 avril 2003 : il était l’un des 55 « criminels de guerre » irakiens les plus recherchés.

    Autrement dit il aura passé neuf ans en prison sans autre motif que la propagande américaine. Et il aura même passé plusieurs mois en prison après avoir été théoriquement relaxé… Et il est aujourd'hui presque aveugle.

    Mais les chatouilleux des droits de l’homme sont muets. Tout le monde paraît trouver cela normal.

     

  • Saint Joseph

    Quel homme fut le bienheureux Joseph, vous pouvez vous en faire idée d’après le titre dont il a mérité d’être honoré, le Seigneur ayant voulu qu’on l’appelât et qu’on le crût père du Fils de Dieu, titre qui n’est vrai cependant, qu’au sens de nourricier. Jugez-en aussi d’après son propre nom qu’on interprète, vous le savez, par accroissement. Rappelez-vous, en même temps, le grand Patriarche qui fut autrefois vendu en Égypte ; et sachez que non seulement celui-ci a été l’héritier de son nom, mais qu’il eut encore sa chasteté, son innocence et sa grâce. Si ce Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Égypte, préfigura le Christ qui devait être vendu, lui aussi, saint Joseph fuyant la haine d’Hérode porta le Christ en Égypte. Le premier, pour demeurer fidèle à son maître, refusa de consentir à la passion de la maîtresse de maison ; le second, reconnaissant une Maîtresse dans la vierge devenue mère de son Maître, vécut aussi dans la continence et se montra son fidèle gardien. A l’un fut donnée l’intelligence des songes mystérieux ; à l’autre, il a été accordé d’être le confident des mystères célestes, et d’y coopérer pour sa part. L’un a mis du blé en réserve, non pour lui, mais pour tout un peuple ; l’autre a reçu la garde du pain du ciel, tant pour lui que pour le monde entier. On ne peut douter que ce Joseph à qui fut fiancée la mère du Sauveur, n’ait été un homme bon et fidèle. C’est, dis-je, le serviteur fidèle et prudent que le Seigneur a établi, pour être le consolateur de sa mère, le nourricier de son enfance, enfin le seul et très digne coopérateur, ici-bas, de l’accomplissement de son grand dessein.

    Saint Bernard (lecture des matines)