Cette fête, venue des franciscains, a été instituée en 1721 par Innocent XIII.
« Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, aux cieux, sur la terre et dans les enfers », dit saint Paul, dans une phrase de l’épître aux Philippiens reprise pour l’introït de la messe. Et « il n’est sous le ciel aucun autre nom parmi ceux qui ont été donnés aux hommes, qui soit susceptible de nous sauver », comme dit saint Pierre. La louange du « nom » du Seigneur est très présente dans les psaumes, dont la liturgie de ce jour reprend quelques versets.
Dans les paroisses, aujourd’hui, c’est la solennité de l’Epiphanie. Cette grande fête n’étant pas fériée, sa solennité est transférée à ce dimanche. Il faut toutefois se garder d’oublier qu’elle doit être célébrée en son jour, le 6 janvier, et de penser qu’elle changerait de date au gré des ans.
Car, aussi loin qu’on puisse remonter, le 6 janvier est la date de la fête de la manifestation du Seigneur.
Ce fut d’abord, dans certaines Eglises, la célébration de la Nativité.
C’est devenu en Occident le couronnement de la Nativité, par la visite des mages, prémices de l’immense défilé des païens qui vont découvrir le Dieu qui s’est fait homme, dans une explosion de lumière au milieu des ténèbres.
C’est devenu en Orient la fête du baptême de Jésus, première manifestation de la Sainte Trinité, et l’on bénit l’eau qui devient l’eau du Jourdain devenue sacrement de l’illumination.