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06 mai 2008
Tout et le contraire de tout
Selon une étude publiée par les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences, un grand nombre d’espèces animales des Tropiques risque de disparaître en raison du réchauffement climatique. « Nombre d’espèces tropicales peuvent seulement tolérer une variation très faible de température car elles sont acclimatées à une température quasi constante ». Ainsi, un réchauffement de deux à quatre degrés provoquerait probablement l’extinction de la plupart des insectes tropicaux et des animaux à sang froid comme les grenouilles et les lézards. Et ce serait d’autant plus catastrophique que « les régions tropicales abritent malheureusement la grande majorité des espèces de la planète »...
Ce sont les mêmes scientifiques qui nous expliquent l’évolution par la faculté d’adaptation des espèces...
12:20 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




















Commentaires
C'est bien cela et on l'on va assister à une magnifique sélection de ceux qui sont capable de s'adapter à une variation artificiellement rapide du climat. Exit les autres.
C'est sûr que si l'on continue comme cela, l'évolution des espèces va vendre une tournure intéressante et excitante ces prochains milliers d'années.
Il n'est pas sûr en revanche que cela soit à l'avantage de nos descendants, qui pourraient bien maudire le nom des ces gens du XXème et XIXème siècle qui ont rien trouvé de mieux à faire que de déterrer tout le carbone fossile pour le jeter dans l'atmosphère.
Ecrit par : Raph | 07 mai 2008
Non, ça c'est l'explication de Lamarck, qui a le caractère d'une hypothèse scientifique et s'appuie sur des indices insuffisants mais convergents dans ce sens. Lamarck est donc un véritable scientifique, même si son hypothèse est fausse ou incomplète.
Les néo-darwiniens, eux, expliquent l'évolution par le "hasard", confrontés à des indices contradictoires et incompatibles en l'état actuel des connaissances. C'est ce qui fait qu'on bascule de Lamarck à Darwin, et surtout au néo-darwinisme, de la sience dans la propagande, car le hasard n'est pas "scientifique". Un vrai scientifique dit : "Je ne sais pas" ou "Peut-être que..."
Henri Poincaré, physicien chrétien : "Le hasard n'est que la mesure de notre ignorance."
C'est ce qui rend la tolérance de Benoît XVI vis-à-vis du néo-darwinisme assez scandaleuse. Elle est contraire à une tradition multiséculaire de l'Eglise chrétienne de protection des savants (y compris Galilée), d'enseignement jésuite de la science, etc.
Tandis que Benoît XVI entérine plus ou moins un élément de la propagande religieuse laïque pour avoir la paix avec les médias qui harcèlent l'Eglise sur ce sujet.
Ecrit par : Lapinos | 08 mai 2008
Vous raisonnement est limpide et je comprends enfin d'où vient ce rejet épidermique de l'évolution: vous confondez le hasard et l'absence de sens. Vous croyez que la théorie affirme que les espèces tombent comme ca au petit bonheur la chance toute faites. Qu'elles tombent du ciel quoi.
Hors, ce n'est pas un hasard si chaque espèce est comme elle est, même si l'évolution fonctionne sur la base d'un mécanisme recourant au hasard (les probabilités) pour tracer son (ses nombreux) chemins de l'évolution des espèces.
Utiliser Poincaré de la manière dont vous le faites confine au déterminisme le plus extrême. Poincaré accepterait sans problème la théorie de l'évolution car il savait ce que sont les probabilités et le hasard.
Benoît XIV l'a compris lui, et point n'est besoin de le prendre pour un imbécile à prétendre qu'il agit sous la contrainte.
Ecrit par : Raph | 08 mai 2008
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