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Le blog d'Yves Daoudal

  • A Grenoble

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    L’église Saint-Jacques de Grenoble a été détruite par un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi.

    Un lecteur me fait savoir :

    Le curé, prêtre missionnaire de la Salette, est un grand défenseur de la vie. Il avait déjà trouvé des tags pro-mort, dont "béni soit l'avortement" sur un des murs de l'église. Cet incendie se produit à 3 jours de la Marche pour la vie.

  • En Suède

    Quatre mois après les élections, la Suède a un nouveau Premier ministre : le même, le social-démocrate Stefan Löfven, alors que son parti a subi une sévère défaite. Mais il fallait absolument neutraliser « l’extrême droite », les Démocrates de Suède, qui ont osé arriver en troisième position et remporter 62 sièges.

    Stefan Löfven, qui n’a que les Verts comme alliés, a donc réussi à obtenir le soutien du Centre et des Libéraux (au prix d’un grand virage libéral…). Tous ensemble ils n’ont cependant que 167 sièges, 8 de moins que la majorité absolue.

    Stefan Löfven s’est présenté devant les députés, et il a été élu avec… 115 voix (sur 349). Tandis que 153 députés votaient contre lui. Dans le système suédois, le Premier ministre est élu ou confirmé dans ses fonctions tant qu’il ne se heurte pas à une majorité absolue (175 députés).

  • Politicaillerie

    Le Parlement européen a adopté mercredi une liste de recommandations pour la réforme des procédures d’autorisation des pesticides. Le rapport a été adopté à une très large majorité (526 contre 66 et 72 abstentions), pour la bonne raison qu’il a fait l’objet d’un accord entre les groupes des deux rapporteurs (PPE et Verts) et les sociaux-démocrates sur le rejet des 148 amendements proposés par le groupe d’extrême gauche et les eurosceptiques de droite.

    L’accord comportait que les Verts abandonnent la recommandation d’interdiction du glyphosate. (Non, ce n’est pas une blague.)

    Or le rapport fait précisément suite à la controverse sur le glyphosate, et sa principale origine est donc la (juste) exigence des Verts d’interdire ce poison.

    Non seulement les Verts se sont reniés, mais le rapport ne sert à rien puisqu’il avait pour mission première de traiter du problème du glyphosate.

    Ainsi va le Parlement européen, et ses profiteurs qui n’ont ni convictions ni même reste de conscience.

  • La Russie et le Conseil de l’Europe

    Les députés russes ont reconduit hier le gel de la contribution russe au Conseil de l’Europe (quelque 33 millions d’euros par an) et ont décidé de ne pas envoyer de délégation à la prochaine session de l'Assemblée parlementaire du dit Conseil (APCE). Une résolution prise dans l'intérêt du peuple russe, a souligné le président de la Douma.

    Suite à l’annexion de la Crimée par la Russie, l’ACPE a privé les parlementaires russes de leur droit de vote. En réponse logique, la Russie n’a plus envoyé de parlementaires à l'APCE, et n’a plus versé sa contribution à partir de 2017. Selon les règles du Conseil de l'Europe, si un Etat membre ne verse pas sa contribution, il risque l'exclusion au bout de deux ans…

    L’exclusion de la Russie serait une première dans l’histoire du Conseil de l’Europe… et ferait assurément plus de mal à celui-ci qu’à la Russie… Laquelle se fait régulièrement condamner par la Cour européenne des droits de l’homme et ne serait sans doute pas très affligée d’en être exclue. Mais chez nous on pleurniche déjà à l’idée que les Pussy Riot ne pourraient plus faire condamner l’affreux Poutine…

  • Le traité d’Aix la Chapelle

    Le traité franco-allemand qui sera signé le 22 janvier prochain à Aix-la-Chapelle, « complète » le traité de l’Elysée qui fut signé le 22 janvier 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer. Celui-là visait un « renforcement de la coopération entre les deux pays », qui « constitue une étape indispensable sur la voie de l’Europe unie ».

    On est passé de la CEE à l’UE, et le nouveau traité (qui reprend nombre d’expressions de l’ancien) est « sur la coopération et l’intégration franco-allemandes ». Dans le cadre de l’intégration européenne.

    Le texte reprend une résolution votée par l’Assemblée nationale et le Bundstag en janvier 2018, mais dans une version allégée et expurgée, ce qui désole les européistes les plus fanatiques. L’européisme y est pourtant fortement affirmé, mais comme toujours l’idéologie se heurte (encore) aux constitutions nationales, et surtout à la réalité des peuples et à la résistance, qu’on le veuille ou pas, des nations. On lit des pétitions de principe et des exhortations, vers toujours plus d’« intégration », mais concrètement il n’y a guère (par rapport à la situation actuelle de l’« intégration franco-allemande ») que des perspectives de quelques « coopérations renforcées », à grand renfort d’experts, bien entendu.

    Le reste n’est que bavardage, par exemple l’affirmation que « l’admission de l’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU est une priorité de la diplomatie franco-allemande ». Chacun sait que cela ne peut pas se faire et que la seule évolution théoriquement envisageable serait le retrait de la France pour laisser un siège à l’UE… ce qui est impossible puisque l’UE n’est pas formellement un Etat (et ça n’arrivera jamais).

    En bref ce traité ne mérite pas l’attention qu’on lui porte ici ou là.

    *

    Evidemment, l'inscription derrière Timmermans, ça fait tache... (Mais c'est CNN...)

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  • Etat de droit…

    Le Parlement européen a « approuvé » hier, sur « proposition » de la Commission européenne, un projet de « règlement » qui « établit les règles nécessaires à la protection du budget de l’Union en cas de défaillance généralisée de l’état de droit dans un État membre ».

    En clair, quand ce texte sera définitivement adopté par le Conseil, il permettra de couper tous les financements de l’UE aux Etats gouvernés par des méchants, au premier chef la Hongrie et la Pologne.

    Il y a longtemps que les eurocrates voulaient pouvoir ainsi punir financièrement les gouvernements qui prétendent gouverner pour leurs peuples et conserver la souveraineté nationale que leur laisse encore le traité européen. Le problème, a priori insoluble, d’où le retard, est que ce serait illégal, puisqu’il n’y a aucun lien entre les soi-disant violations de l’état de droit dans un pays et le budget européen. On a fini par trouver la solution : « Des mesures appropriées sont prises lorsqu’une défaillance généralisée de l’état de droit dans un État membre porte atteinte ou risque de porter atteinte aux principes de bonne gestion financière ou à la protection des intérêts financiers de l’Union. »

    Bref, il suffit que la politique que l’eurocratie accuse de violer l’état de droit « risque » de porter atteinte, d’une façon ou d’une autre, « aux principes de bonne gestion financière ou à la protection des intérêts financiers de l’Union », pour qu’on soit fondé à déclencher la procédure qui privera ce pays de tout fonds européen.

    On notera bien qu’il suffit que les experts ad hoc (naturellement « indépendants », on ne rit pas) déclarent que telle loi (sur n’importe quel sujet) « risque » de porter atteinte à des « principes » budgétaires pour qu’on puisse sévir.

    On notera aussi et surtout ce que les eurocrates appellent « défaillance généralisée de l’état de droit ». En voici la définition :

    « une pratique ou omission répandue ou récurrente, ou une mesure des autorités publiques, qui porte atteinte à l’état de droit ».

    Une pratique, ou une mesure, ou même seulement une omission, voilà ce qui peut être qualifié de défaillance généralisée de l’état de droit.

    Cela peut surtout être qualifié de dictature et d’arbitraire, en tout état de cause d’abus de pouvoir caractérisé.

    Il y a quand même un côté amusant, voire gaguesque, c’est que c’est au pays qui préside le Conseil européen ces mois-ci que revient la charge de « négocier » l’adoption du texte par les Etats membres. Or ce pays est la Roumanie, qui est dans le collimateur des eurocrates pour « défaillance généralisée de l’état de droit », et particulièrement en ce qui concerne la corruption, seule question qui ne soit pas hors sujet puisqu’elle est la seule où l’on puisse voir un lien entre état de droit national et budget européen…

  • In excelso throno

    Depuis l’invention d’une fête incongrue de la « Sainte Famille », il n’y a plus que dans les monastères et les couvents qu’on peut entendre, en semaine, quand il n’y a pas de fête, la messe du premier dimanche après l’Epiphanie (et j’ai cette chance aujourd’hui même). Voici l’introït par les moniales d’Argentan sous la direction de dom Gajard qui commente :

    L’introït In excelso throno, 8e mode, véritable scène de l’Apocalypse, celle de l’Agneau victorieux, adoré et acclamé par la multitude des Anges qui l’entourent. Chant fort, puissant, solennel, d’une sonorité pleine (modalité de sol), magnifique d’élan et de mouvement, en même temps que de fermeté et de profondeur, très évocateur de la majesté de Dieu dans sa gloire.


    podcast

    In excélso throno vidi sedére virum, quem adórat multitúdo Angelórum, psalléntes in unum : ecce, cujus impérii nomen est in ætérnum.

    Sur un trône élevé, j’ai vu un homme que la multitude des Anges adore, chantant en chœur : Voici celui dont l’empire est éternel.

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  • Pression permanente

    Une fois de plus, la Commission européenne, en l’espèce le commissaire Moscovici, « invite » les Etats membres à « engager le débat » pour mettre fin à la règle de l’unanimité dans l’UE en ce qui concerne les règles fiscales.

    « L’unanimité n’est plus un rempart, c’est un obstacle », dit Moscovici. En effet, un obstacle à la suppression de ce qui reste encore de souveraineté des Etats.

  • Honteux

    Emmanuel Macron sur le référendum du Brexit. Quand le président de la République se mue en ridicule complotiste pour dénigrer un peuple qui vote mal :

    « C’est un référendum qui a été manipulé, manipulé de l’extérieur par beaucoup de ce qu’on appelle aujourd’hui les infox, où on a dit tout et n’importe quoi et maintenant on dit débrouillez-vous et, bilan des courses, on a menti aux gens. Et ce qu’ils ont choisi, c’est pas possible. Après, bon courage pour les représentants de la nation qui doivent mettre en œuvre un truc qui n’existe pas. »

    Au passage, le « truc qui n’existe pas » est un article du traité de l’Union européenne.

  • Première

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    Où ça ? A la prestigieuse académie militaire de West Point, le 11 janvier dernier. Une grand-messe solennelle comme on n’en avait pas vu depuis plus de 60 ans.

    Célébrée par le P. Donald Kloster, vicaire de la paroisse Sainte-Marie de Norwalk, avec comme diacre le P Michael Novajovsky, curé de la cathédrale de Bridgeport, et sous-diacre le P. Timothy Iannacone, vicaire de la paroisse Saint Pie X de Fairfield.

    La schola de 9 hommes était dirigée par le maître de chœur de Sainte-Marie de Norwalk (où est célébrée la messe grégorienne en forme extraordinaire tous les dimanches matin).