23 septembre 2008

Les petits commerçants parisiens vivent l’insécurité

Les vols à main armée contre les petits commerces à Paris ont augmenté de 76% pour les huit premiers mois de l'année, selon les chiffres de la préfecture de police : 141 vols à main armée contre les petits commerces ont été enregistrés, contre 80 pour la même période de 2007.

14 mai 2008

Du nouveau sur la « bavure »

Le parquet de Grasse a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire pour faire la lumière sur les causes du décès d’Abdelakim Ajimi.

Le procureur a déclaré que les conclusions de l’autopsie « ne sont pas décisives ». Les médecins légistes excluent que le jeune homme soit mort d’éventuels coups portés par les policiers, mais ils évoquent « de possibles signes asphyxiques » ainsi qu’une « possible pathologie cardiaque » non décelée auparavant. Il a ajouté : « L’interpellation menée par les policiers était justifiée, les techniques d’interpellation étaient justifiées. Ces techniques, qui sont traumatisantes, ont-elles été maîtrisées ? Tout est question de mesure et de dosage. C’est une question à laquelle devra répondre l’instruction. »

L’UNSA-Police souhaite également que « toute la lumière soit faite ». Le syndicat tient à rappeler le « caractère obligatoire » de l’interpellation d’Abdelakim Ajimi « au regard des troubles manifestement causés à l’ordre public et de la résistance très déterminée opposée aux agents qui ont dû employer la force pour parvenir à une maîtrise de la situation selon les techniques policières réglementaires ». (Un policier a eu la clavicule cassée et une épaule démise...)

D’autre part, le procureur a fait savoir qu’il allait recevoir le consul général de Tunisie, et que le parquet de Tunis avait également ouvert une enquête...

12 mai 2008

« Bavure policière » et marche islamiste

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Derrière une banderole proclamant « bavure policière, assassins », quelques centaines de personnes ont défilé hier dans le centre de Grasse, « en hommage » à Abdelakim Ajimi, mort vendredi après son interpellation par la police.

Dans un communiqué, le préfet des Alpes-Maritimes Dominique Vian a souligné que le jeune homme s'était violemment opposé à son interpellation durant laquelle deux fonctionnaires de police ont été blessés. L'un a été hospitalisé avec une fracture de la clavicule. « Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires », a-t-il ajouté. Ce que l’on n’entend guère dans les médias, tout dévoués à relayer les propos de « témoins » décrivant les policiers comme des tortionnaires.

Le jeune homme, arrêté après une violente altercation avec les employés d’une banque, avait été à trois reprises interné dans des hôpitaux psychiatriques. Fumeur de cannabis, il faisait l'objet de poursuites judiciaires pour conduite sous l'emprise de stupéfiants.

Une autopsie sera pratiquée mardi.

Ce qui me frappe surtout dans cette affaire est que la manifestation d’hier avait toutes les apparences d’une marche islamiste.

26 janvier 2008

Le directeur de la police de Paris a été viré

Yannick Blanc, directeur de la police générale à la Préfecture de police de Paris, a été viré la semaine dernière. Il a appris son éviction par courriel, sans explications.

En juillet 2006, il avait déclaré au Monde que la circulaire du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, prise pour mettre fin à l’agitation déclenchée par RESF, allait conduire à régulariser « plusieurs milliers » de familles de clandestins.

Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy avait réagi en déclarant que « tous ceux qui parlent de chiffres aujourd'hui parlent de sujets qu'ils ne connaissent pas ».

Le directeur de la police générale à la Préfecture de police de Paris ne savait pas de quoi il parlait… C’est l’un des nombreux mots historiques de Sarkozy.
Depuis lors, il se savait dans le collimateur.

En outre il contestait (en interne) la politique des objectifs chiffrés d’expulsions, comme il l’explique maintenant : « Il est normal, dans ce domaine comme dans d'autres, de fixer des objectifs chiffrés, dit-il à l’AFP. Mais quand ce chiffre est devenu un enjeu politique, il a suscité des crispations, notamment des institutions judiciaires et des autorités consulaires, et cela est devenu un obstacle à l'efficacité du travail. Les résultats ne sont alors pas à la hauteur. » La PP s'était vu fixer un objectif de 3.680 expulsions pour 2007, et il y en a eu « environ 2.800 ».

Il a dit la vérité, il doit être exécuté.

12 novembre 2007

La délinquance réelle

Selon l’enquête de l’Observatoire national de la délinquance, près de 2 millions de Français disent avoir été agressés au cours des années 2005 et 2006. Seulement 28,8% ont déposé plainte.

L’OND recense d’autre part 4.876.000 atteintes aux biens (vols et tentatives de vol) pour l’année 2006. 36,8% ont fait l’objet d’une plainte.

Telle est la différence (le fossé) entre la réalité et les statistiques de la police et de la gendarmerie.

(La police et la gendarmerie ont enregistré 78.101 actes de délinquance en 2005 et 2006.)

09 novembre 2007

Un vrai malaise dans la police

Les officiers de police ont manifesté hier leur mécontentement contre les projets du ministère de l’Intérieur de modification de leur statut, en déposant leurs téléphones ou leurs armes à la hiérarchie, comme l’avaient demandé les syndicats, mais aussi par des rassemblements silencieux devant des commissariats, ce qui n’était pas prévu. Forts de cette mobilisation exceptionnelle, et poussés par leur base, les syndicats menacent d’organiser une manifestation en décembre à Paris.

Dans un communiqué Marine Le Pen constate que la grogne de la police monte contre Nicolas Sarkozy et commente ironiquement : « Quelle injustice, quand on sait que le président de la République n’est pour rien dans la situation morale et matérielle catastrophique de la police nationale ; le seul responsable en est l’ancien ministre de l’Intérieur dont le bilan est calamiteux. »

06 septembre 2007

Le dictionnaire anti-flic

Communiqué de Jean-Marie Le Pen

C’est un triste témoignage de la décadence culturelle qu’un dictionnaire de la langue française puisse donner comme exemple une phrase comme celle-ci : « T’es un pauvre petit rebeu qu’un connard de flic fait chier. C’est ça ! »

Et il est insupportable que la définition d’un mot (qui n’est pas français) soit l’occasion d’insulter la police. Le Petit Robert prétend qu’elle illustre l’usage péjoratif de « rebeu ». Mais chacun voit que c’est la police qui est vilipendée, de façon ordurière, comme dans la brochure du syndicat de la magistrature qui montrait en couverture un policier à tête de porc.

Les syndicats des gardiens de la paix ont raison de protester, et l’on prend acte que Mme Alliot-Marie partage leur désapprobation.

Mais ce n’est pas suffisant. Un simple citoyen qui utilise ce langage est poursuivi pour outrage. Il n’y a pas de raison que les auteurs d’un dictionnaire puissent s’abriter derrière une citation (fût-elle d’un policier de gauche dans un roman du même métal) pour se livrer à une attaque infâme des forces de l’ordre.

Nous irons désormais chercher les définitions des mots dans d’autres dictionnaires que le Petit Robert.

17:48 Publié dans Police | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Le Pen

La police, quel patron ?

Lors de sa visite au PC sécurité de la RATP, des journalistes ont fait part à Michèle Alliot-Marie de l’impression exprimée par des policiers d’avoir « deux patrons » : elle-même, ministre de l’Intérieur, et Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration. Elle a répondu : « Les policiers ont un seul patron. Ils le savent bien, il suffit de regarder les décrets d’attribution des uns et des autres. » Mais si nombre de policiers (notamment ceux qui sont confrontés aux problèmes de l’immigration) ont l’impression d’avoir deux patrons, c’est qu’ils ne le savent pas si bien que ça...

Surtout quand Brice Hortefeux axe sa communication sur le nombre de clandestins expulsés. Ces clandestins sont bien arrêtés par des policiers qui sont, de ce fait, sous ses ordres. Michèle Alliot-Marie explique que « pour un certain nombre de missions, M. Hortefeux a besoin d’effectifs des forces de l’ordre qui sont mis à sa disposition pour ces actions ».

Cela veut-il dire qu’un policier qui n’est pas mis à la disposition de Brice Hortefeux doit fermer les yeux s’il est en présence de faits d’immigration illégale ?

Le Petit Robert petit gauchiste

Michèle Alliot-Marie a répondu au syndicat Alliance (deuxième syndicat des gardiens de la paix) qui protestait contre la citation illustrant le terme rebeu dans l’édition 2008 du Petit Robert. Elle « partage pleinement » la « désapprobation » exprimée par le syndicat, et elle ajoute qu’elle a écrit à la directrice générale du Petit Robert, avant même la réaction d’Alliance : « Sans m’immiscer dans vos choix éditoriaux, je ne peux que déplorer la sélection de cette phrase (...), je pense qu’une autre citation aurait pu être retenue. »

On apprend que le premier syndicat de gardiens de la paix, l’UNSA, a également protesté, et a chargé son avocat de prendre éventuellement des « dispositions juridiques » pour que soit modifiée l’illustration du terme rebeu.

Les éditions du Robert ont publié un communiqué pour dire qu’elles ne changeraient rien, car leurs choix « ne sauraient en aucun cas être dictés par des pressions extérieures ». Elles « rappellent que la mission du dictionnaire n’est pas de “jeter le discrédit ou le déshonneur“ sur quiconque, mais de décrire la langue dans toute sa richesse et ses multiples usages, du plus soutenu au plus familier ». Les propos tenus par Fabio Montale dans le roman policier d’Izzo, ajoute l’éditeur, « veulent seulement illustrer l’usage péjoratif (indiqué comme tel) qui peut être fait du mot rebeu ».

Cette justification est hallucinante. Car la citation en cause jette à l’évidence le discrédit et le déshonneur sur la police. Si ce n’est pas la mission du dictionnaire, elle doit être retirée.

En outre, dans cette citation (« T’es qu’un pauvre petit rebeu qu’un connard de flic fait chier. C’est ça ! »), ce n’est pas le mot rebeu qui est utilisé de manière péjorative, mais le mot flic : c’est la police qui est insultée. (Fabio Montale est un policier de gauche, il n’apprécie donc pas d’être traité comme un « connard de flic » qui « fait chier » les rebeus. C’est clair.)

Le Petit Robert s’aligne sur l’idéologie du syndicat de la magistrature qui avait publié une brochure illustrée par un policier à tête de porc.