05 octobre 2009

Lech Kaczynski n’a pas de puces

Un proche collaborateur de Lech Kaczynski, Wladyslaw Stasiak, a répondu aux questions sur le silence du président polonais, qui avait dit qu'il signerait la ratification du traité de Lisbonne si les Irlandais votaient oui.

"Il ne faut pas le faire brusquement. Ses déclarations sont claires, mais il ne sert d'être rapide que pour chasser les puces, comme dit un dicton polonais. Personne n'a jamais dit que cela se ferait dans les heures suivant l'annonce des résultats du référendum."

La signature du document n'aurait pas lieu ce lundi, mais "dans une perspective pas très éloignée".

Bien sûr, c’est grâce à Super-Sarko

Il est impayable...

Le président français Nicolas Sarkozy a salué un vote "qui couronne les efforts accomplis notamment lors de la Présidence française pour apporter une réponse aux préoccupations qu'avaient exprimées les Irlandais".

Référendum irlandais : jour de deuil pour la liberté

Communiqué de Bruno Gollnisch

Pour contraindre le peuple irlandais à revenir sur son refus du traité de Lisbonne, tous les procédés de pression ont été utilisés : menaces, chantages, ingérences multiples, gros mensonges et demi-vérités de l'Etablissement, qui triomphe : les Irlandais se sont résignés à voter « oui ».

Leur désillusion sera grande quand ils s'apercevront que les exceptions qu'ils ont prétendument obtenues ne sont pas garanties juridiquement et que l'Union européenne, loin d'être une protection contre la crise économique, l'a suscitée et aggravée par ses politiques.

Chacun sait que si d'autres peuples étaient directement consultés ce traité ne passerait pas. Nicolas Sarkozy l'a clairement reconnu au Parlement européen lors d'une réunion privée avec les Présidents de Groupes Parlementaires dont j'étais.

Les politiciens de tous pays et les Eurocrates de Bruxelles s'acharnent à faire passer ce texte contre la volonté des peuples, sans les consulter, ou en les harcelant : en cas de refus, on fera revoter jusqu'à épuisement. On fera miroiter des exemptions factices. On culpabilise les récalcitrants. On leur fait croire qu'ils sont seuls, jusqu'à ce qu'ils avalent le Traité.

Un traité qui reste fondamentalement la Constitution d'un super-Etat européen, centralisé, bureaucratique et incontrôlable, au sein duquel les citoyens, ayant abdiqué leurs libertés, n'auront plus voix au chapitre.

28 septembre 2009

Irlande : encore de mauvais sondages

Le sondage publié hier par l'Independant donne 68% de oui, 17% de  non et 15% d'indécis.

Le sondage publié par le Sunday Business Post donne 55% de oui, 27% de non, et 18% d'indécis.

La Commission européenne a fait encarter un supplément de 16 pages dans les journaux du dimanche, intitulé « Votre guide du traité de Lisbonne ». Les partisans du non s'insurgent contre cette propagande, faisant remarquer qu'un arrêt de la Cour suprême irlandaise interdit d'utiliser l'argent du contribuable pour promouvoir un seul côté des campagnes référendaires, et que la Commission européenne n'a pas compétence dans la ratification des traités.

26 septembre 2009

Non veut dire Non

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Le groupe "No means no" a relancé sur son site internet la pétition pour le non au référendum irlandais.

Faites passer...

25 septembre 2009

Avion gratuit pour Dublin….

Le lobby Europe for Ireland, constitué d'européistes irlandais vivant sur le continent, offre le billet d'avion Bruxelles-Dublin, à quiconque s'engage à militer sur place pour le oui au référendum.

Les billets sont en fait offerts par Ryanair.

Europe for Ireland précise que les taxes (50 euros en moyenne) restent à la charge du voyageur, mais que si ça pose un problème elle prendra ces frais à sa charge.

Irlande : mauvais sondage

Selon le dernier sondage de l'institut TNS publié aujourd'hui par l'Irish Times, 48% des Irlandais ont l'intention de voter oui, 33% non, et 19% sont indécis. Soit 2 points de plus pour le oui, et 4 points de plus pour le non, par rapport au même sondage du même institut au début du mois.

En excluant les indécis, cela donne 59% de oui contre 41% de non. Au début du mois c'était 61% contre 39%.

Le non monte, certes, mais moins que l'an dernier, et il reste loin du oui...

24 septembre 2009

L’arrogance des seigneurs de l’Europe

L'ancien commissaire européen irlandais Peter Sutherland a déclaré que les hommes politiques irlandais sont « trop paroissiaux » (en français on dirait trop provinciaux) pour comprendre l'UE, ou les avantages du traité de Lisbonne : « À bien des égards, notre classe politique est bien trop paroissiale. Seuls ceux qui ont été exposés au Conseil européen, et tout le reste, ont une compréhension suffisante du dossier pour contribuer réellement au débat. »

(Irish Times, via Open Europe)

L’Europe de la Défense et l’Irlande

C'est l'organisation anglaise Open Europe, vraiment indispensable, qui signalait hier dans son résumé de l'actualité européenne le propos de Pierre Lellouche, notre secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le 16 septembre, lors de son audition devant la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale :

« Pour faire progresser l'Europe de la défense, il ne faut pas que les dépenses liées à la sécurité soient complètement étrangères aux perspectives financières de l'Union. Pourquoi trois États membres contribueraient-ils à hauteur des deux tiers aux dépenses militaires des Vingt-sept ? Y aurait-il une spécificité de ces pays ? Il convient de mettre ces questions sur la table, au même titre que la politique agricole, l'innovation technologique ou l'environnement. »

Autrement dit, la politique européenne de défense ne doit plus être une coopération entre les Etats qui la souhaitent, elle doit être intégrée dans le budget européen, au même titre que l'agriculture. Et alors elle devient une politique communautaire...

Cette révélation n'est pas passée inaperçue en Irlande. L'Irish Times en a fait un article aujourd'hui, et donne la réaction de Roger Cole, président de l'Alliance (irlandaise) pour la paix et la neutralité. Soulignant que la militarisation de l'UE serait « nettement accélérée » par le traité de Lisbonne, il ajoute : « Ce n'est pas un hasard si les partisans irlandais du traité refusent de confirmer que l'Irlande n'adhérera pas au groupe de coopération militaire structurée en cours de création pour les guerres les plus "exigeantes" que l'Union européenne envisage à l'avenir. »

Le référendum irlandais

Le site internet irlandais « Fianna Fool, the repugnant party », est une parodie du site du parti au pouvoir en Irlande, le Fianna Fail (prononcer foïl, remplacé par fool: idiot), le « parti républicain ».

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En page d'accueil, cette photographie détournée du Premier ministre Brian Cowen montrant un papier où est écrit : « Votez OUI pour nous garder au pouvoir ».

En dessous on peut lire : « Votez OUI au traité de Lisbonne. Découvrez pourquoi vous devez voter oui le 2 octobre et rejoindre notre campagne. Pour en savoir plus. » Et si l'on clique sur le lien, on obtient ceci :

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Les chatons ont besoin de l'Europe. Votez oui pour des calins.

Merci à Craig qui l'a mis sur son blog. Et voici une petite bande dessinée de Craig lui-même : Pat le perroquet.

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21 septembre 2009

Le traité de Lisbonne en Irlande

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso est allé en Irlande faire campagne pour le oui au référendum. Il a annoncé que la Commission avait approuvé une aide de 14,8 millions d'euros pour aider les 2.000 salariés licenciés de Dell à trouver un nouvel emploi...

Selon un sondage Millward Brown IMS, 53% des citoyens ont l'intention de voter oui, et seulement 26% non (21% étant hésitants). Un quart de ceux qui avaient voté non l'an dernier auraient l'intention de voter oui cette fois-ci.

18 septembre 2009

Le traité de Lisbonne en Irlande

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Joli détournement (à grande échelle) des affiches appelant à voter oui : l'affiche dit : le choix est le vôtre, et en dessous : oui.

Une bulle, si bien faite qu'on croirait qu'elle fait partie de l'affiche, dit : « C'est simple : cette fois, faites ce qu'on vous dit. »

(Via The Connolly Column)

17 septembre 2009

Excellent !

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Le nouveau groupe ELD du Parlement européen a réalisé une brochure sur le traité de Lisbonne, qui est envoyée ces jours-ci à tous les foyers irlandais, pour leur expliquer pourquoi ils doivent voter non.

Le groupe ELD (Europe, libertés, démocratie) a été constitué essentiellement par l'UKIP britannique et la Ligue du Nord italienne.

Il utilise ainsi de façon magnifique l'argent des contribuables européens. L'argent qui doit servir à la propagande européiste est retourné contre l'européisme. Superbe.

L’arrogance européiste

Interrogé par EurActiv sur son sentiment à l'égard de l'attitude des présidents polonais et tchèque concernant la ratification du traité de Lisbonne, le président du groupe PPE au Parlement européen, Joseph Daul, a déclaré :

"J'espère qu'après le 2 octobre les deux présidents signeront. Je suis plus inquiet par rapport à M. Klaus, et moins par le président polonais."

Après le 2 octobre, c'est-à-dire quand les Irlandais auront voté oui...

M. Daul croit que les scrutins ne servent qu'à entériner ce qui a été déjà décidé : ainsi a-t-il « élu » Barroso à la tête de la Commission européenne. Il n'y avait aucun autre choix. Mais en Irlande, si l'on doit utiliser les bulletins Oui, il y a néanmoins des bulletins Non...

16 septembre 2009

Il n’y a pas besoin du traité de Lisbonne, dit la Suède…

Titre d'un article d'Euractiv : « L'UE peut fonctionner sans le traité de Lisbonne ». Sous-tire : « La peur d'un non au référendum irlandais ».

Le titre est une citation du secrétaire d'Etat suédoise aux Affaires européennes, Maria Asenius, qui s'exprime donc au nom de la présidence du Conseil européen :

« Les dirigeants de l'UE s'éloignent de la thèse selon laquelle le traité de Lisbonne est nécessaire pour un fonctionnement efficace de l'UE élargie. Le nouveau message est que sans le traité de Lisbonne, l'UE peut être tout aussi capable d'agir que jusqu'ici. » Elle ajoute : « Nous ne pouvons pas attendre éternellement une décision à ce sujet. Nous avons besoin d'une nouvelle Commission pour que les affaires européennes continuent. Avec ou sans le traité de Lisbonne. Nous  n'avons pas le choix. »

Une déclaration qui contredit celle de Lech Walesa, venu hier en Irlande faire campagne pour le oui et qui a déclaré : « Ce traité de Lisbonne n'est pas très bon, mais l'Union européenne a besoin d'un cadre et de règles. »

15 septembre 2009

Declan Ganley à la télévision

Declan Ganley est vraiment revenu. Au cours d'un débat à la télévision irlandaise (RTE) avec la présidente du comité pour le oui au référendum, il s'en est pris notamment aux affiches pour le oui, qui disent Votez oui pour l'économie, et Votez pour l'emploi. « Le seul emploi qui peut être sauvé par le traité de Lisbonne est celui de Brian Cowen (le Premier ministre, dont la cote de popularité est extrêmement basse), de personne d'autre. Le fait est que le traité de Lisbonne serait mauvais pour l'économie irlandaise et aurait de mauvais résultats pour les affaires irlandaises. Votez oui à l'économie... Mais qui est contre l'économie ? Qui est contre l'emploi ? C'est un argument idiot, il n'est pas basé sur des faits, il est grossièrement trompeur, et en fait, si quelque chose peut être avancé au sujet des effets du traité de Lisbonne, c'est qu'il serait catastrophique pour l'économie irlandaise. »

Il a poursuivi en disant que « le traité de Lisbonne est une mauvaise affaire pour l'ensemble de l'Europe. C'est grossièrement anti-démocratique que nous ayons à voter de nouveau ... Avec ce traité, nous allons transférer davantage de compétences sans avoir en retour de responsabilité démocratique correspondante. »

14 septembre 2009

Un influent chroniqueur change d’avis sur le traité

Dans sa chronique du Financial Times, Wolfgang Münchau écrit : « L'an dernier, après que le premier référendum se fut soldé par un non écrasant, j'ai soutenu dans une série d'articles qu'un rejet définitif du traité aurait pour effet de supprimer ce pays de la carte politique et économique. Je ne crois plus que ce soit le cas. Si les Irlandais votent non, je crois maintenant ce sera la fin du traité, non de l'Irlande. » Il décrit le texte comme un « traité d'avant crise pour un monde d'après la crise » et poursuit en disant : « Moi aussi, je trouve que le traité est de plus en plus difficile à défendre sérieusement... Il n'est pas facile d'expliquer pourquoi ce traité-là est nécessaire alors que les problèmes réels de l'UE sont si manifestement en dehors de son champ d'action. »

Declan Ganley et revenu

Comme il le laissait entrendre dans son interview au Wall Street Journal, Declan Ganley a fini par revenir s'impliquer dans le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne.

Il a tenu hier une conférence de presse à Dublin, expliquant que le niveau de mensonge de la campagne du oui le contraignait à sortir de sa retraite politique. Sa campagne ne sera pas au niveau de celle de l'an dernier, et il ne la fera pas à plein temps, mais il annonce une série d'affiches et d'annonces dans les journaux.

Le même jour paraissait dans le Sunday Business Post un très mauvais sondage de Red C : 62% pour le oui, 23% pour le non, 15% d'indécis.

Dans le Financial Times, on peut lire cette opinion d'un grossiste en fleurs sur le marché de Dublin : « J'ai voté non la première fois parce que tout simplement je ne comprenais pas le traité. Je ne suis pas sûr de le comprendre mieux maintenant, mais je vois à quel point l'état de l'économie est catastrophique, nous ne pouvons pas prendre ce risque. Nous avons besoin de toute l'aide que nous pouvons recevoir. »

Et tel est l'axe principal de la propagande gouvernementale pour le oui. (Comme si le non impliquait que l'Irlande sorte de l'UE, alors qu'elle resterait simplement dans l'UE telle qu'elle est.)

11 septembre 2009

Encore Charlie McCreevy…

Le commissaire européen irlandais Charlie McCreevy était hier invité du Gresham College (Sir Thomas Gresham Docklands) pour une conférence sur la crise financière.

Interrogé sur ce qu'il prévoyait pour le nouveau référendum en Irlande, il a répondu qu'il n'était pas sûr de ce qui allait se passer. Il a ajouté :

« Tous les partis politiques sont pour le oui, mais ils l'étaient aussi la première fois. Tous les médias sont pour le oui, comme ils l'étaient aussi la première fois. Tous les principaux syndicats sont pour le oui, comme ils l'étaient aussi la première fois, ainsi que les organisations agricoles... Mais le peuple irlandais, dans sa sagesse, s'est prononcé... contre l'avis de tout le monde et a dit non... »

Le retour de Declan Ganley

Longue interview de Declan Ganley au Wall Street Journal.

Après avoir souligné qu'il est profondément antidémocratique de refaire voter les Irlandais sur le même texte, il insiste sur le fait que c'est peut-être la dernière fois que des citoyens européens ont l'opportunité de donner leur avis sur la construction européenne. Car, par la procédure de révision simplifiée, la clause de flexibilité, et la clause passerelle, le traité de Lisbonne permet aux institutions européennes de faire ce qu'elles veulent sans qu'il soit besoin de nouveaux textes : « Avec seulement un accord intergouvernemental, sans qu'il soit besoin de retourner devant les citoyens, ils peuvent modifier ce document constitutionnel, se donner de nouveaux pouvoirs, sans avoir à demander l'avis de quelque électorat que ce soit. »

04 septembre 2009

Exactement le même traité : un aveu de taille

Le président de la Commission du référendum mise en place en Irlande pour expliquer le traité de Lisbonne, Frank Clarke, magistrat de la Haute Cour, confirme que le peuple est appelé à voter exactement sur le même traité qu'il a rejeté l'an dernier. Il ajoute que les (prétendues) « garanties » concédées par l'UE n'entrent pas en ligne de compte, car les sujets en question (avortement, politique fiscale, défense) ne figurent pas dans le traité. (Irish Mail)

Irlande: le sondage qui redonne espoir

Le sondage TNS MRBI publié aujourd'hui par l'Irish Times donne 46% de oui, 29% de non, 25% d'indécis.

Par rapport au sondage publié en mai, le non monte d'un point, mais surtout le oui chute de 8 points, tandis que les indécis montent de 7 points.

Cela montre que de nombreuses personnes qui avaient dit en mai qu'elles voteraient oui ne savent plus aujourd'hui ce qu'elles vont voter.

Ce sondage doit être comparé à celui qui fut réalisé par le même institut au même moment avant le premier référendum.

Il y avait 35% de oui, 18% de non, et 47% d'indécis.

On constate donc qu'il y avait beaucoup plus de oui, mais beaucoup moins de non, et beaucoup plus d'indécis.

18% des électeurs irlandais (dix points de moins qu'aujourd'hui) disaient qu'ils allaient voter non. Il y eut 53,4% de non au référendum.

Tous les détails sur le site de l'Irish Times. On y voit notamment que les plus aisés (catégories AB selon un classement ABCDE) sont à 68% pour le oui (16% pour le non), et les plus pauvres (catégories DE) à 35% pour le non (32% pour le oui). On y voit aussi que les sympathisants des Verts sont majoritairement pour le non alors que le parti fait campagne pour le oui...

02 septembre 2009

Irlande

Un éleveur irlandais, John Burke, a fait savoir à la Haute Cour qu'il avait l'intention de contester la légalité du second référendum. Au motif que Non veut dire Non, et qu'il n'y a aucune preuve écrite des modifications « juridiquement contraignantes » soi-disant obtenues par l'Irlande. « Le premier vote est toujours valide, et le Premier ministre dit à l'électorat, depuis lors, qu'il a été mal informé, et qu'il devra voter jusqu'à ce qu'il décide de voter le contraire », souligne-t-il.

Le Fianna Fail (le parti du Premier ministre Brian Cowen) lance aujourd'hui sa campagne pour le oui. Selon l'Irish Independant, il espère recevoir 100.000 euros du groupe libéral ADLE au Parlement européen (dont il est membre désormais, ayant quitté le groupe Union pour l'Europe des nations).

31 août 2009

La campagne de Cóir

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Cóir, dont les deux principaux porte-parole sont Richard Greene et Brian Hickey, et qui est l'une des rares organisations de droite (sinon la seule) à faire campagne pour le non au second référendum en Irlande, a lancé un appel aux dons pour financer l'impression et la distribution d'un million de brochures et de 12.000 affiches. L'Irish Independant cite une lettre circulaire signée du Père John Brady, qui dit notamment : « Nous devons mener cette bataille contre un traité qui conduirait à un nouvel empire où les enfants à naître n'ont aucun droit et où Dieu lui-même est oublié. »

27 août 2009

Ryanair fait campagne pour le oui

Michael O'Leary, le président de Ryanair, la compagnie aérienne irlandaise à bas prix, a annoncé hier que celle-ci allait dépenser un demi-million d'euros pour faire campagne pour le oui au second référendum sur le traité de Lisbonne.

« Si nous ne faisons pas campagne pour le oui, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, il y a un danger de perdre de nouveau. Il y a un danger que les gens soient trop confiants, ou qu'ils se servent du vote sur le traité pour voter contre le gouvernement. »

Il a ajouté qu'il ne faisait pas confiance à « Brian Cowen (le Premier ministre), Micheal Martin (le ministre des Affaires étrangères) et tous les autres incompétents » du gouvernement pour que le oui soit gagnant.

Quant aux partisans du non, c'est un «  groupe d'agités du bocal, un bric-à-brac dirigé par les illettrés économiques du Sinn Fein, le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) et le parti socialiste » (lequel est un groupuscule marxiste en Irlande).

Sans l'Union européenne, a-t-il poursuivi, « l'économie irlandaise serait dirigée par nos politiciens incompétents, notre administration inepte, et les chefs cupides des syndicats du secteur public qui, à travers le partenariat social, ont détruit la compétitivité irlandaise ces dernières années »... Etc.

Ryanair est la deuxième grande entreprise d'Irlande à annoncer qu'elle mettait beaucoup d'argent dans une campagne pour le oui, après Intel (qui n'a pas donné de chiffre).

26 août 2009

Les pêcheurs irlandais voteront non

L'Organisation des marins pêcheurs irlandais s'est réunie hier et a décidé de faire campagne pour le non au second référendum sur le traité de Lisbonne.

En fait, les pêcheurs s'étaient déjà prononcés pour le non lors du premier référendum. Mais c'est l'occasion de souligner qu'il s'agit de la seule organisation professionnelle irlandaise hostile au traité.

Et ils sont particulièrement remontés contre l'Union européenne, car ils sont (comme chez nous) étranglés par les charges qui augmentent tandis que les quotas diminuent (et que l'UE importe du poisson). Et cela n'a fait qu'empirer depuis le premier référendum, soulignent-ils.

Pendant ce temps, l'équivalent irlandais du Medef lance une grande campagne d'affiches pour le oui, avec notamment le soutien d'Intel qui va dépenser plusieurs centaines de milliers d'euros pour la cause. Et des médias qui font gratuitement une propagande effrénée pour le oui.

20 août 2009

Propagande à gros bouillons

Les principales organisations irlandaises d'agriculteurs ont pris position pour le oui au second référendum sur le traité de Maastricht, mais un groupe d'agriculteurs indépendants a lancé aujourd'hui une campagne « Paysans pour le non ».

Le ministre de l'Agriculture, Brendan Smith, a déclaré que les paysans voteront massivement en faveur du traité de Lisbonne, parce que la chute du prix du lait montre l'importance d'avoir le soutien de l'UE : « Les difficultés actuelles et les bas prix sur le marché du lait montrent l'importance d'assurer la ratification du traité de Lisbonne, parce que les ristournes à l'exportation et les autres mesures sont cruciales en ce moment. »

J'espère qu'il y aura des Irlandais pour lui rappeler que la politique agricole commune date de 1962, et que le traité de Lisbonne n'y change rien, donc que le oui ou le non des Irlandais n'y change rien non plus.

13 août 2009

Une bataille européenne sur le sol irlandais

Dans l'Iirsh Times, Roger Cole, président de l'Alliance irlandaise pour la paix et la neutralité, écrit : « Le second référendum sur le traité de Lisbonne n'est pas une bataille irlandaise. C'est une bataille européenne qui se livre sur le sol irlandais, une bataille entre les peuples d'Europe qui soutiennent la démocratie, et l'élite de l'Europe. L'élite politique de l'UE, ayant vu sa Constitution européenne mise en échec par les Français et les Néerlandais, l'a juste renommée Traité de Lisbonne, s'est assurée que les autres peuples de l'UE ne pourraient pas voter, et a simplement compté que le peuple irlandais se retourne et meure l'an dernier. Ne se laissant pas démonter par la démocratie irlandaise, l'élite nous force simplement à voter de nouveau exactement sur le même traité. »

14 juillet 2009

Lech Kaczynski signera le jour même…

Le président polonais Lech Kaczynski a promis lundi qu'il signerait le traité de Lisbonne "le jour même" où sera annoncée la victoire du oui lors du nouveau référendum en Irlande. "Je l'ai répété maintes fois: la Pologne ne fera pas obstacle à son entrée en vigueur", a-t-il ajouté.

Il signera donc le 2 octobre. Si c'est le oui qui l'emporte...

08 juillet 2009

Référendum irlandais : le 2 octobre

Le second référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne sera organisé le 2 octobre, a annoncé le Premier ministre irlandais Brian Cowen devant le Parlement.