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Hollande (François)

  • L’antiracisme officiel de plus en plus cinglé

    « Je veux dire, et nous l'avons partagée en Conseil des ministres, une nouvelle fois notre indignation, notre colère face aux propos racistes, antisémites, homophobes, sexistes qu'on voit se répandre avec une très grande facilité; notre indignation et notre colère à l'égard des propos vis-à-vis de Christiane Taubira », a déclaré Manuel Valls.

    Et « le président de la République a souligné que les attaques qui étaient portées vis-à-vis de la garde des Sceaux étaient inqualifiables », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

    D’un racisme inqualifiable. Car dans la liste de Valls, à moins de supposer qu’il qualifie Christiane Taubira de juive et de lesbienne, c’est le premier mot qui est en situation. Comme le soulignent à l’envi les médias de la pensée unique.

    Du reste, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, demande des « sanctions » contre « cette adjointe au maire de Juvisy qui agresse une nouvelle fois » Christiane Taubira « parce qu’elle est noire ».

    Parce qu’elle est noire ?

    Voici le propos incriminé :

    « C’est pitoyable d’avoir une telle ministre. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France. »

    Où est le racisme ?

    Si je dis qu’un élu de Montauban ferait mieux de repartir en Guyenne, est-ce que c’est raciste ?

    Etant entendu qu’on ne devrait jamais quitter Montauban, et que bien d’autres répliques des Tontons flingueurs s’appliqueraient aux flingués qui nous gouvernent.

  • Bruxelles sort le 49-3

    Puisque le gouvernement n’a pas la majorité pour la loi Macron, il a recours au 49-3.

    Certes, François Hollande dans l’opposition avait eu des mots très durs contre le 49-3, ce « déni de démocratie » dont il voulait la suppression…

    Mais ce n’est pas François Hollande qui veut la loi Macron. Ce ne sont pas les socialistes qui veulent une loi libérale.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui a imposé Macron à Bercy.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui exige que cette loi passe.

    Et là où passe Bruxelles la démocratie trépasse.

  • Il n’y a plus de “chrétiens”

    On constate que le mot « chrétiens » a disparu du vocabulaire de la République.

    Dans son communiqué sur le martyre des 21 coptes, François Hollande condamne « l’assassinat sauvage de 21 ressortissants égyptiens », alors que les islamistes soulignent qu’ils les ont tués en tant que chrétiens.

    Dans sa déclaration sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, il remarque la montée des « actes antisémites » et ajoute : « il y a eu aussi des actes antimusulmans, des actes antireligieux ».

    95% des profanations frappent les chrétiens, mais le mot est désormais tabou.

    Cela va de pair avec le fait que les médias évoquent à peine, en passant, l’assassinat des 21 coptes. A comparer avec le traitement de l’actualité quand c’est un journaliste qui est assassiné, ou un ressortissant américain, ou quand on s’en prend à un dessinateur ou à une synagogue. Et l’on n’a pas oublié le silence quasi total sur les centaines de morts du Nigeria quand Boko Haram a pris la ville de Baga. Tout le monde était Charlie, personne n’était un nègre chrétien… Il serait intéressant de faire une étude sur ces différences de traitement médiatique et de montrer la hiérarchie des valeurs… Pour tout dire : la hiérarchie raciste des médias.

  • Liberté d’expression

    Jeudi soir, dans l’émission C à vous de France 5, il n’y a pas eu la chronique habituelle de Maxime Switek. A cause d’un « petit souci avec l’Elysée », finira par avouer Anne-Sophie Lapix.

    L’Elysée a expliqué au Figaro que Maxime Switek voulait réaliser sa chronique « autour de la venue de François Hollande à la rédaction de Mon quotidien en l'illustrant avec des images de cet événement fournies par le journal pour enfants. Ayant appris tardivement cette information, l'Elysée a alors demandé à l'émission C à vous de “respecter le principe du pool”, et donc de ne pas utiliser ces images ».

    Il y a deux choses distinctes à relever, concernant la « liberté d’expression » qui, comme une peau de chagrin, rétrécit à mesure qu’on en parle et qu’on manifeste pour elle.

    La première est que « l’Elysée » était au courant du programme de l’émission. Ou bien il y a un employé de François Hollande dans les bureaux de France 5, un commissaire politique, ou bien la rédaction de France 5 rend compte servilement à l’Elysée de toute émission où l’on va parler du président, et défère, le doigt sur la couture du pantalon, à la censure élyséenne. Il n’y a que ces deux possibilités, il n’y en a pas d’autre (les deux sont compatibles, mais c’est sans doute la deuxième qui est la bonne). Telle est la situation de la liberté d’expression à la télévision française. « En tout cas, on a des images croustillantes, incroyables que peut-être, un jour, nous aurons le droit de diffuser sans procès...», fait mine de fanfaronner Anne-Sophie Lapix. Pitoyable.

    La seconde chose est le rappel de ce « pool » : il y a toute une série d’événements pour lesquels une seule chaîne de télévision prend des images, et les fournit à toutes les autres. Le texte est de l’AFP pour tout le monde. Les images sont les mêmes pour tout le monde. C’est l’information unique, comme en Corée du Nord. Et il est strictement interdit de passer d’autres images. C’est ce qu’on appelle le « pluralisme ». Ainsi pour la séquence « François Hollande dans les locaux du journal de bourrage de crâne de la pensée unique pour enfants », seules les images officielles peuvent être diffusées.

  • La religion de la République

    François Hollande souhaite que « le 9 décembre, journée de la laïcité, soit célébré dans tous les établissements » scolaires.

    Un plan d’action va être élaboré et proposera « des mesures immédiates et d’autres qui s’inscriront dans la durée pour assurer la transmission aux élèves des valeurs républicaines ».

    Et il va y avoir des brigades de bourrage de crâne, appelées « réserves citoyennes », composées d’avocats, de journalistes, d’acteurs culturels (sic) pour intervenir en soutien, toute l’année, dans les établissements…

  • Plus dure sera la (re)chute

    La cote de popularité de François Hollande, selon l’Ifop, a fait un bond de 21 points, ce qui est un record historique.

    Vive le terrorisme, en quelque sorte.

    Hier, l’INSEE a annoncé qu’il y aura plus de 100.000 chômeurs de plus en 2015. Le taux de chômage officiel en métropole devrait passer de 9,9% à 10,3%. Et le nombre total d’inscrits à Pôle Emploi devrait passer de 5,2 à près de 5,4 millions de personnes.

    C’est il y a un an, maintenant, que la courbe du chômage devait s’inverser.

  • L’euthanasie, nouvelle étape

    Revoilà Jean Leonetti, en duo cette fois avec le socialiste Alain Claeys. Jean Leonetti avait pondu cette loi votée à l’unanimité qui prétendait que l’hydratation et l’alimentation étaient des « soins » qu’on pouvait arrêter : une forme d’euthanasie devenait légale.

    Rebelote avec les duettistes. Le rapport qu’ils ont remis à François Hollande fera l’objet d’une loi rendant légale une autre forme d’euthanasie, et même un « droit » à l’euthanasie : le droit à une « sédation profonde et continue » jusqu’à la mort. C’est la sédation profonde terminale, le meurtre en douceur (à ne pas confondre avec la sédation réversible en phase terminale).

    L’autre aspect de la future loi est de rendre obligatoire le respect de la « directive anticipée » par laquelle une personne en bonne santé déclare qu’on ne doit pas la réanimer. Il y aura un « modèle standardisé ». Si l’on voulait respecter la personne humaine et la vie, on devrait imprimer sur tous les formulaires la protestation de Philippe Pozzo di Borgo, qui inlassablement témoigne de son bonheur de ne pas avoir été débranché alors que, lorsqu’il était en pleine santé, il aurait signé une directive pour ne pas être réanimé.

  • Un président normal

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    Non, c’est l’autre, celui du Kazakhstan.

    Celui qui est déguisé, c’est comme d’habitude un Dupond(t).

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  • « Violence insupportable »

    Le président de la République dénonce la « violence insupportable » du cambriolage de Créteil.

    Est-ce parce que les victimes sont juives que la violence est « insupportable » ?

    Bien sûr, c’est le cas.

    Mais cela veut-il donc dire que la même violence est supportable quand elle frappe des non-juifs ?

    Sans aucun doute, puisque le président de la République ne dénonce jamais, dans ces cas-là, une « violence insupportable ».

    Cela ne s’appelle-t-il pas de la discrimination ?

    (Et je passe sur la surenchère du Premier ministre : « l’horreur de Créteil », la « démonstration immonde », etc.)

    On se demande si le chef de l’Etat et son adjoint ont bien mesuré qu’ils parlent de « jeunes » de « quartiers populaires » pour lesquels ils ont habituellement tant d’affection (tant qu'ils ne vont pas en Syrie…).

    Addendum

     

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  • Nos plus que jamais grands amis saoudiens…

    Le 29 décembre 2013, le président libanais Michel Suleiman annonçait que l’Arabie saoudite avait promis de donner au Liban 3 milliards de dollars pour renforcer les capacités de l’armée libanaise. Il ajoutait que cet argent servirait à acheter des armes à la France. Ce jour-là François Hollande était à Riyad et déclarait, sans mentionner la promesse de don, que la France saurait répondre aux demandes d’aide du Liban…

    Or ce n’était pas une promesse de circonstance. Mardi a été signé entre Paris et Riyad un contrat de livraison d’armes françaises au Liban de trois milliards de dollars. La première livraison devrait avoir lieu au premier trimestre 2015.

    Et voilà pourquoi on n’est pas près d’entendre des critiques de l’Arabie saoudite dans les institutions françaises…

  • Les socialistes suppriment les allocations familiales

    Il aura fallu attendre 2015, mais on y sera arrivé : les socialistes ont décidé de « moduler » les allocations familiales selon le revenu.

    Les allocations versées à partir de 2015 ne seront donc plus des « allocations familiales », puisque le principe même des allocations familiales est que leur montant ne dépend pas des revenus.

    Les socialistes suppriment les allocations familiales et les remplacent par des allocations de solidarité qui coûteront moins cher : il s’agit uniquement d’économies (de bouts de chandelle), et c’est pourquoi, bien qu’il s’agisse finalement d’un nouvel impôt « sur les riches », même les communistes sont contre cette mesure…

    Naturellement, Manuel Valls, qui a donné l’accord du gouvernement à l’initiative des députés socialistes (puisque, en plus, on en fait une stupide mise en scène), « se félicite » de ce qu’il appelle une « mesure de justice » alors que l’injustice est flagrante.

    Et, naturellement, François Hollande avait explicitement promis qu’il ne toucherait pas aux allocations familiales…

  • Mistral perdant

    Il était étonnant de voir la France de Hollande résister à l’Allemagne et à quelques autres à propos de la livraison des porte-hélicoptères Mistral à la Russie. L’illusion s’est dissipée.

    Mardi, Manfred Weber, l’Allemand qui préside le groupe PPE au Parlement européen, a rappelé l’opposition de l’Allemagne et a déclaré de façon impérative : « La France doit interrompre immédiatement la livraison des deux porte-hélicoptères français Mistral à la Russie ».

    Le lendemain, l’Elysée a fait savoir que « les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC ne sont pas à ce jour réunies ». BPC, c’est-à-dire « bâtiment de projection et de commandement ». Pourquoi ne pas dire clairement qu’il s’agit du Mistral ? Cela fait partie des stupides mystères de l’Elysée hollandais.

    Et la France se met clairement dans son tort tout en se tirant une une balle dans le pied.

  • Un « gouvernement de clarté »

    François Hollande avait demandé à Manuel Valls de « composer un gouvernement de clarté ».

    Il a été exaucé.

    La nomination d’Emmanuel Macron à l’Economie et de Najat Belkacem à l’Education (mais si : « nationale » !) donne en effet une image précise, quasiment typologique, du socialisme actuel (de l’UMPS).

    A l’Economie, on met un employé de Rothschild, qui n’a jamais été élu mais était le conseiller économique du président de la République, celui qui lui disait comment faire pour ne pas se mettre mal avec Bruxelles : on ne nomme plus une personnalité politique à l’Economie, parce qu’on a totalement abandonné le domaine économique à Bruxelles et à l’euro-mondialisme (Macron participait bien sûr à la dernière réunion du groupe Bilderberg). Finies les gamineries démagogiques de Montebourg, on affiche franchement la véritable ligne.

    Et l’on poursuit le combat idéologique de la culture de mort, contre la vie, contre la famille, contre l’humanité elle-même, de façon emblématique, en nommant Najat Belkacem à l’Education « nationale » : une militante forcenée du « droit » à l’avortement et de l’idéologie du genre. Vincent Peillon, avec sa vieillerie laïcarde et jauressoïde de religion républicaine antichrétienne, est enfoncé. Désormais on a, à la tête du corps enseignant de notre pays, une figure de proue de la déséducation, de la destruction de toute éducation, de toute possibilité même d’éducation.

    On notera aussi que le nouveau ministre de la Culture, Fleur Pellerin, est exactement du même acabit : le domaine de la culture est confié à quelqu’un qui représente l’impossibilité radicale de toute culture.

    Et pour bien souligner la chose, ce sont deux femmes (puisque l’idéologie du genre n’a pas encore déconstruit le féminisme), une Marocaine et une Asiatique : histoire de rappeler que la « diversité » est elle-même idéologique.

     

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  • Mosco et le « french bashing »

    François Hollande a officiellement désigné hier Pierre Moscovici comme le prochain commissaire européen français. Théoriquement comme commissaire chargé des questions économiques et monétaires, l’un des postes les plus prestigieux, qui donne rang de vice-président de la Commission. Mais cette nomination, annoncée depuis longtemps, suscite une levée de boucliers un peu partout, particulièrement en Allemagne.

    Hier soir sur France 2, « Mosco » a fait semblant de croire que les Allemands et les autres en avaient contre la France. « Arrêtons le french bashing », a-t-il dit, d’abord pour répondre à la « tendance française » de l’auto-dénigrement, puis en tentant de montrer que la France n’est pas un « mauvais élève » mais a une économie performante, qu’elle est « un pays crédible, un pays sérieux, un pays qui fait des réformes »…

    En réalité, si les Allemands, et d’autres, ne veulent pas de Moscovici, ce n’est pas parce qu’il est français, mais parce qu’il est le représentant de la politique économique désastreuse du gouvernement socialiste, et parce qu’il a été personnellement, comme ministre de l’Economie, le premier responsable de cette politique désastreuse, de la hausse des déficits, de la dette et du chômage, quémandant auprès de la Commission européenne toujours plus d’aménagements et de délais. Un ministre tellement calamiteux que Hollande a dû en changer…

    C’est pourquoi la perspective de voir ce personnage commissaire à l’Economie a conduit les Allemands à l’appeler « Mosco-Witz » : Mosco, c’est une blague… (Le jeu de mots est d'autant plus facile que de fait si Moscovici avait été d'origine "russe" et non "roumaine" il s'appellerait Moscowitz.)

    Il se dit d’autre part que le Parlement européen pourrait bien refuser d’entériner une Commission où Moscovici aurait le premier rôle économique…

  • Ce que nous coûtait la concubine

    Selon la Cour des comptes, Valérie Trierweiler a coûté quelque 481.000 € au contribuable en 2013.

  • Ils ne se rendent même plus compte

    François Hollande est très fier d’avoir réuni les chefs des gouvernements sociaux-démocrates de l’UE et d’annoncer à l’issue de la réunion qu’ils sont unanimes pour soutenir la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

    Ainsi les gouvernements de gauche sont unanimes pour soutenir le candidat de droite.

    Et c’est comme cela qu’ils vont réconcilier les citoyens avec la politique…

    Ils sont tellement aveuglés par l’idéologie européiste qu’ils ne se rendent même plus compte de l’incongruité politique de leur décision.

    Il y a toutefois une véritable information dans cette annonce : c’est que Matteo Renzi a donc finalement décidé de soutenir Juncker… ou plus exactement de le faire élire, puisque les voix italiennes seront décisives dans l’élection à la majorité qualifiée.

    On aura remarqué d’autre part dans la conférence de presse de François Hollande la longue plainte hululante du président français, c’est-à-dire du sous-fifre européen de Paris, implorant les maîtres de l’Europe de bien vouloir, s’il vous plaît, j’ai pas de femme mais j’ai 60 millions d’enfants à nourrir, si c’était un effet de votre bonté et de votre générosité, si vous vouliez bien donner un peu de « souplesse » aux règles économiques que nous avons inscrites dans le traité s’ils vous plaît pas taper sur la tête merci…

  • Cabinet socialiste

    Le secrétaire général adjoint de l’Elysée (conseiller économique et financier du président) Emmanuel Macron, qui venait de chez Rothschild, va quitter son poste. Il sera remplacé par Laurence Boone, chef économiste Europe (à Londres) de Bank of America Merril Lynch.

    La banque Merril Lynch est un modèle en son genre : elle avait perdu 52 milliards de dollars dans la crise des subprimes quand elle fut rachetée par Bank of America.

    Ça donne peut-être une idée de qui va racheter la France (ou ce qui reste à racheter)…

    L’autre exemple donné par Merril Lynch doit aussi intéresser nos gouvernants : juste avant le rachat par Bank of America, les 696 cadres de Merril Lynch s’étaient attribués des primes dont la plus faible dépassait le million de dollars…

  • Hollande: regardez par ici !

    L’annonce de la « réforme des territoires » par François Hollande n’est à l’évidence qu’une façon de faire parler, pour un temps, d’autre chose que du chômage, de l’insécurité, de l’immigration, de la faillite économique…

    A l’évidence, quand on regarde la carte qu’il nous a pondue, et qui n’a aucun sens.

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    Hollande explique que les régions « sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante ». Et que fait-il ? Il laisse intacts les soi-disant « Pays de la Loire » qui ne ressemblent à rien, et la Bretagne, toujours amputé de la Loire-Atlantique alors même que Jean-Marc Ayrault était favorable au retour de ce département dans sa province. On constate que le Nord-Pas-de-Calais, et d’autres, restent soi-disant « à l’étroit »… Tandis que plusieurs regroupements ne correspondent à rien.

    Plus important en fait est le projet de noyer définitivement les communes dans des intercommunalités qui devront avoir au moins 20.000 habitants et qui disposeront de l’essentiel des pouvoirs attribués aux communes ; et d’enlever aux conseils généraux l’essentiel de leurs attributions, pour les attribuer soit aux régions soit aux intercommunalités, et supprimer les conseils généraux, devenus conseils départementaux, en… 2020. Parce qu’il croit qu’il sera toujours là en 2020, avec sa « majorité » socialiste…

    En attendant, tout le monde n’est pas content dans la majorité, et il est significatif que le premier parti à avoir manifesté son mécontentement, de façon immédiate, a été le parti radical de gauche, le seul allié du PS.

  • Quand les socialistes veulent faire les malins...

    J’apprends que la commission du développement durable (sic) de l’Assemblée nationale examine aujourd’hui et demain un projet de loi qui vise à refaire de la SNCF et de RFF une seule entreprise, afin d’améliorer leur rentabilité (sic) – et peut-être d’avoir des trains qui ont la bonne largeur…

    En bref, il s’agit de créer un établissement public à caractère industriel (Epic) de tête, nommé SNCF, qui chapeautera une branche nommée SNCF Mobilités (l’actuelle SNCF, opérateur ferroviaire), et un gestionnaire d'infrastructure, l’actuelle RFF, nommé SNCF Réseau. Avec un cadre social commun. Et le président de SNCF Mobilités sera le président de la SNCF.

    Autrement dit, on refait la SNCF d’avant, celle que la Commission européenne avait obligé de scinder en deux pour l’ouverture à la concurrence.

    Et ils croient que la Commission européenne ne va pas le voir…

  • François Hollande se moque lui aussi du traité européen

    « Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’histoire. » Cette phrase de François Hollande, qui tourne en boucle pour résumer son pensum dans Le Monde, est tellement ridicule qu’elle ne mérite pas qu’on s’y arrête.

    Mais il y a dans la prose présidentielle une phrase qui mérite d’être relevée, car elle montre tout le mépris des eurolâtres pour les textes qu’ils ont eux-mêmes fait voter. On sait bien que pour les dictateurs eurocratiques les traités ne sont que des chiffons de papier, mais il est bon de le souligner quand ils donnent une preuve manifeste de leur arbitraire.

    Cette phrase, la voici :

    « Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. »

    Evidemment, François Hollande n’a pas inventé cette absurdité. C’est un slogan qui est martelé par les eurolâtres socialistes depuis des mois (comme par exemple Jean Quatremer, qui naturellement bondit de joie de voir François Hollande le reprendre à son compte), et le nègre qui a écrit le pensum présidentiel ne pouvait que le répercuter.

    Or c’est une imposture. Le traité européen stipule toujours (article 17, §7) que c’est le Conseil européen (les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres) qui choisit le président de la Commission européenne (à la majorité qualifiée), et le propose au Parlement européen. Lequel n’a que le pouvoir de donner son accord, ou d’opposer son veto.

    La seule différence apportée par le traité de Lisbonne est que désormais le Conseil doit « tenir compte des élections au Parlement européen ». Tenir compte, cela ne veut pas dire investir le chef du parti majoritaire, qui est d’ailleurs tellement peu majoritaire qu’il partage systématiquement avec le deuxième le poste de président du Parlement européen (une moitié de mandat chacun…)…

    Angela Merkel a clairement dit qu’il n’y avait aucun « lien automatique » entre le parti qui remporte les élections et le futur président de la Commission. Et elle n’est pas la seule. Du reste, plusieurs spécialistes pensent que le prochain président de la Commission ne sera pas l’un des candidats déclarés (c’est-à-dire celui du PPE, Jean-Claude Juncker, ou le socialiste Martin Schulz dans le cas improbable où il y aurait une majorité sociale-démocrate).

  • Toute la petite bande…

    Ce qu’on ne peut pas reprocher à François Hollande, c’est de laisser tomber ses amis. La configuration est sans doute unique, qu’une bande de copains d’une promotion de l’ENA soit ensemble au pouvoir 30 ans après.

    Car les revoilà vraiment tous ensemble : Sapin toujours là, Royal qui revient, et revoici Jean-Pierre Jouyet. Même le fait qu’il fût ministre de Sarkozy ne l’a pas fait exclure du clan. Jean-Pierre Jouyet quitte donc la Caisse des dépôts pour devenir secrétaire général de l’Elysée, en remplacement d’un autre membre (discret, celui-là) de la promotion Voltaire, Pierre-René Lemas, qui devrait être recasé… à la Caisse des dépôts… ou à la direction de la RATP, aujourd’hui occupée par Pierre Mongin, qui est… un autre membre de la promotion Voltaire, mais du clan de « droite » celui-là (Villepin, Donnedieu de Vabres, Castries…).

    Moins connue du grand public est Sylvie Hubac, qui est tout simplement directrice du cabinet de François Hollande, et sa représentante personnelle comme coprince d’Andorre.

    Enfin, s’il ne veut pas apparaître dans un gouvernement ou à l’Elysée, on n’oubliera pas Jean-Marie Cambacérès, qui a créé en 2010 l’association « Démocratie 2012 » dont le seul objectif était de porter François Hollande à la présidence de la République, en récoltant des fonds pour cela auprès des milieux d’affaires. Et alors même les anciens copains « de droite » de la promotion versent leur obole : Henri de Castries, président d’Axa, proche de Sarkzoy, avait donné 7.500 €…

  • Une grosse quenelle

    C’était bien la peine de nous bassiner avec la quenelle dieudonnesque pendant des semaines. Car c’est une bien grosse et bien grasse quenelle que viennent de faire Hollande et Valls aux Français. Aussi vulgaire, aussi insultante. Vous ne voulez plus de mon gouvernement, dit Hollande au vu du résultat des municipales. Eh bien je vous ressers le même, et je vous emmerde…

    Avec une provocation à l’intérieur de la provocation, le doigt d'honneur dans la quenelle : le maintien de la Taubira à la « Justice »…

  • Le président normal

    François Hollande se pique de continuer de voter à Tulle, son « fief électoral » (où il fut parachuté et où il n’a jamais habité). Il a donc pris un Falcon, aller-retour.

    Coût : environ 15.000 €.

    C’est le prix du vote d’un président normal.

  • Il ne suffit pas de dire n’importe quoi, il faut le faire savoir

    Tweet de l’Elysée, hier :

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    Il s’agit d’un des tweets donnant une phrase importante du discours de François Hollande inaugurant un « mémorial du soldat musulman » à la Grande Mosquée de Paris.

    Au fait, on attend que le  président de la "République qui ne reconnaît aucun culte" inaugure un « mémorial du soldat catholique » à la cathédrale de Paris, et un « mémorial du soldat israélite » à la grande synagogue, et puis, tiens, un « mémorial du soldat franc-maçon » rue Cadet…

  • L’été de l’euthanasie

    Le Sénat a examiné hier une des rituelles propositions de loi sur l’euthanasie qui sont déposées chaque année. Le texte a été « renvoyé en commission ».

    Mais Marisol Touraine, ministre de la « Santé », a déclaré aux sénateurs que le projet de loi « sur la fin de vie » promis par François Hollande sera déposé d’ici l’été.

  • Le sabre de l’islam

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    Cette photo m’avait échappé. Elle illustre aujourd’hui un article de l’Observatoire de l’islamisation sur les méchants adolescents français qui se font arrêter parce qu’ils rejoignent les gentils islamistes en Syrie.

    C’était le 30 décembre dernier, à Riyad, en Arabie saoudite. François Hollande brandissant le glaive de l’islam sous le drapeau de l’islam, dans le pays qui interdit toute liberté religieuse ou politique et finance le jihad international. Un François Hollande tout sourire et qui a dit : « J’en aurais bien besoin… »

  • François Hollande ne connaît pas la Constitution

    Lors de sa conférence de presse commune avec son homologue turc Abdullah Gül, hier à Ankara, François Hollande a mollement répondu sur les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Le moment ne se prêtait certes pas à un propos enthousiaste, à quelques mois des élections européennes, alors que l’immense majorité des Français ne veut pas de la Turquie dans l’UE.

    C’est pourtant lui qui a levé le veto sur le chapitre de la politique régionale. Mais pour les autres… Il y a ceux qui devraient être discutés, a-t-il dit de façon très peu diplomatique, « précisément ceux qui concernent les sujets qui en ce moment posent question à la Turquie – la séparation des pouvoirs, les droits fondamentaux, la force de la loi, la justice… » Et là il a osé dire qu’il n’y pouvait rien car c’était d’abord à Chypre de lever son propre veto…

    Mais c’était un prétexte pour dire qu’il ne ferait rien. Et à l’intention des électeurs français il a ajouté qu’on ne sait pas quand le processus, qui « doit être continué, avec les  sujets plus difficiles, forcément plus difficiles », arrivera à son terme… Ce sera forcément dans longtemps, et de toute façon, « ce sera en France de toute manière soumis à référendum : donc inutile d’agiter quelque peur que ce soit, le peuple français de toute manière aura le dernier mot. »

    François Hollande dit qu’il y aura « de toute façon » un référendum. Comme si cela allait de soi. Parce qu’il a le souvenir qu’on a ajouté dans la Constitution que toute nouvelle adhésion ferait l’objet d’un référendum.

    Oui, cela, c’était en 2005. C’est Jacques Chirac qui a ajouté cela à la Constitution, pour rassurer les Français alors qu’il donnait une forte impulsion aux négociations Turquie-UE.

    Mais en 2008 Nicolas Sarkozy a modifié à son tour cet article 88-5. Il a ajouté qu’au lieu du référendum on pouvait demander l’avis du Congrès…

    Donc il n’y aura pas « de toute façon » un référendum. Et Hollande ne le sait pas. De toute façon il s’en moque car il ne sera plus président depuis longtemps…

  • Le pape et le président (et son ministre)

    François faisait ouvertement et obstinément la gueule en recevant François Hollande au Vatican. Le pape nous ayant donné l’habitude d’arborer son sempiternel et éclatant sourire de pizzaïolo dès qu’il est en représentation, c’était vraiment spectaculaire.

    Dommage qu’il n’en reste strictement rien dans le très banal communiqué du Saint-Siège, qui évoque même des entretiens « cordiaux ».

    Deux jours avant, Manuel Valls appelait les députés socialistes à combattre « avec la même vigueur » les « intégristes de l’ultra-droite catholique » et les « communautarismes » dans les « quartiers populaires ».

    Les intégristes de l’ultra-droite catholique, précisait-il, ce sont ceux qui sont contre le « mariage » homosexuel et contre l’avortement. Moins de 48 heures plus tard, Manuel Valls était au Vatican devant le chef des intégristes de l’ultra-droite catholique. On aura remarqué que le ministre qui se hausse du col en permanence faisait profil bas.

  • LLPT ?

    C’est-à-dire : La Lanterne Pour Tous ?

    Le président de la République a déclaré :

    « Valérie Trierweiler va mieux et elle se repose en ce moment à la résidence de la Lanterne. »

    Madame Massonneau Valérie, divorcée de monsieur Trierweiler Denis, qui n’a à l’état civil aucun lien avec monsieur Hollande François, étant autorisée à se prélasser dans une (autre) résidence de la République, cela veut-il dire que tout autre citoyen(ne) n’ayant aucun lien à l’état civil avec monsieur Hollande François peut également aller s’y reposer ?

    Pendant combien de temps ?

    Y a-t-il une liste d’attente ?

    Faut-il fournir un certificat médical ?

  • Une régression historique

    François Hollande a annoncé « la fin des cotisations familiales » des entreprises d’ici 2017, ce qui « représente 30 milliards d’euros de charges ».

    C’est une régression sociale historique, qui fait revenir la France au libéralisme antisocial du XIXe siècle et met fin à ce qui fut une belle page du christianisme social.

    Les cotisations des entreprises pour financer des allocations familiales, ce fut une invention de patrons catholiques voulant mettre en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise. Ce fut d’abord des initiatives individuelles, jusqu’à ce qu’en 1918 le syndicat des constructeurs de l’Isère, sous l’influence d’Emile Romanet, crée ce qui fut judicieusement appelé une « caisse de compensation ».

    Cela se développa, grâce notamment à la CFTC, et en 1932 une loi rendait obligatoire l’adhésion des entreprises de l’industrie et du commerce à une caisse de compensation.

    En 1932, pas en 1947 comme on le voit partout.

    En 2014, le socialiste Hollande revient donc sur cet acquis social et fait retourner la France au libéralisme sans foi ni loi ni famille. Ce qui n’est pas illogique, une fois qu’on a détruit la notion même de famille par le soi-disant mariage entre personnes du même sexe.

    Ce qui est à hurler, en revanche, est que l’on voit l’opposition comme le Medef saluer cet « allégement de charges », sans qu’il y ait une personnalité, une seule personnalité, pour dénoncer cette régression historique, attentat contre la justice et la solidarité.