29 juillet 2008

« Moral des ménages » : la baisse historique mensuelle

Comme chaque mois depuis plus d’un an désormais, l’indicateur du « moral des ménages » tel que le calcule l’INSEE a battu un nouveau record historique à la baisse, s’établissant en juillet à –48 (moins 48), contre –46 en juin*.

L'opinion des ménages sur le niveau de vie en France a continué de se dégrader, qu'il s'agisse de son évolution passée (qui passe de -79 à -83) ou future (de -57 à -60).

Quant à l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du chômage, elle s'est nettement dégradée. « C'est un facteur nouveau, lié aux problèmes de croissance économique tels qu'ils sont directement perceptibles par les ménages (recul de la consommation, baisse des prix de l'immobilier, moindre dynamisme du marché du travail) », souligne l'économiste Nicola Bouzou. « Ce point est problématique car il donne l'impression que, même si les anticipations d'inflation s'apaisent, la dégradation du marché du travail prendra le relais pour tirer le moral des ménages vers le bas. »

Après un sursaut en mai, la consommation est d'ailleurs repartie à la baisse au mois de juin, signe selon les économistes que l'heure est aux restrictions chez les ménages et qu'il n'y a pas d'amélioration globale à attendre de la conjoncture française…

* « Historique » veut dire que ces niveaux n’ont jamais été atteints depuis l’établissement de l’indice.

28 mai 2008

Le prix du pétrole

« Il faut que les Français s’habituent, nous sommes dans une période d’énergie chère, et cela va durablement le rester », a dit Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France. L’autre jour, c’était le PDG de Total qui disait que « le monde doit s'habituer à un pétrole cher ».

Mais le PDG du groupe italien d’énergie Eni, Paolo Scaroni, dit qu’il partage l’opinion du secrétaire général de l’OPEP, Abdallah El-Badri, lorsque celui-ci affirme que le marché du pétrole est devenu « complètement fou ». Il ajoute : « Le marché est bien approvisionné, aucune pénurie de pétrole n’est à craindre à court terme, la production, quoi qu’on en dise, reste stable. Plusieurs signes laissent à penser que la demande commence à baisser. Je pense même que les prix à long terme vont redescendre à des niveaux plus raisonnables, autour de 70 euros par baril, ce qui correspond à peu près au coût de production des huiles extra-lourdes canadiennes. »

05 mai 2008

Une précision sur le prix des produits laitiers

Les firmes de produits laitiers annoncent de nouvelles augmentations de prix, dues selon eux à la hausse du prix du lait. L’organisation des producteurs de lait (OPL, Coordination rurale) fait savoir que les matières premières ne représentent en valeur qu’une part minime du prix des produits finis. Ainsi, pour 8 yaourts nature, la « part de l’agriculteur » ne représente que 20% du prix final et pour 1 litre de lait demi-écrémé, 26% du prix… « On se demande alors quels sont les produits dans lesquels le prix du lait représente entre 50% et 90% des coûts, comme l’annonce l’industrie laitière… »

Par ailleurs, le prix du lait payé aux éleveurs pour un trimestre est basé sur la même période de l’année précédente. Aussi, l’augmentation annoncée de 26% pour avril à juin ne se cumule en aucun cas avec celle du premier trimestre (+37%). En réalité, les agriculteurs seront même moins bien payés. Les prix en magasin ne devraient donc pas augmenter, mais baisser (de 3% à 4% pour les produits cités en exemple).

L’OPL souligne que cette augmentation de 26% ne permettra même pas aux agriculteurs de couvrir celle de leurs charges (40%), et ajoute que Le prix du lait payé en France est l’un des plus bas en Europe : les éleveurs allemands touchent 40ct€ par litre, sans que les prix à la consommation soient plus élevés.

Ce n’est pas de la faute des paysans si les prix augmentent, c’est de la faute de l’Union européenne qui a imposé des quotas provoquant aujourd’hui la pénurie.

(via Novopress)

28 mars 2008

Le déficit public : 2,7%

Le ministre du Budget Eric Woerth a annoncé que le déficit public de la France s’élevait en 2007 à 2,7% du PIB (contre 2,4% en 2006 selon les chiffres définitifs).

François Fillon avait convenu l’autre jour qu’il serait « sans doute un peu supérieur aux 2,4% du PIB initialement prévus ».

« Un peu supérieur », disait aussi Christine Lagarde, hier.

En fait c’est évidemment très supérieur. Et surtout, quand la France s’engage à rétablir l’équilibre, et que le déficit passe de 2,4 à 2,7% d’une année sur l’autre, c’est qu’on va dans la direction exactement opposée.

26 mars 2008

Fillon admet...

François Fillon admet que la croissance ne pourra pas être de 2,25%, hypothèse du budget 2008 tenue jusqu’ici bec et ongles, mais se situera « entre 1,7 et 2% ». ( La Commission européenne prévoit 1,7%, le FMI 1,5%, l’OCDE 1,8%.)

Mais, ajoute-t-il, « cette révision n’aura aucun effet sur le budget 2008, construit pour résister à une variation de croissance de cet ordre-là ».

Ah bon.

François Fillon admet d’autre part que le montant des déficits publics pour 2007 sera « sans doute un peu supérieur aux 2,4% du PIB initialement prévus », et que le gouvernement devra donc « nécessairement » réviser son objectif pour 2008, fixé jusqu’ici à 2,3%. Reste à baisser la tête en attendant le coup de bâton de la Commission européenne...

28 février 2008

Le moral des ménages troue la chaussette

L’indicateur du « moral des ménages » élaboré par l’INSEE a battu un nouveau record absolu à la baisse en février, à -35 (moins 35) contre -34 en janvier. C’est la huitième baisse consécutive.

Comme il n’y a qu’un point d’écart, les différences d’opinion sur les divers points de l’indicateur sont peu sensibles. Il est intéressant toutefois de noter que l’opinion sur les perspectives d’évolution du chômage se dégrade encore légèrement, alors que mois après mois le gouvernement nous annonce triomphalement une nouvelle baisse du chômage.

25 février 2008

Les petits patrons n’ont pas le moral

Selon le baromètre trimestriel Fiducial-Ifop, 67% des petits patrons (moins de 20 salariés) n’ont « pas le moral », contre 46% en juillet.

« Ils ne sont plus que 33% à être optimistes sur la situation en France », contre 40% en octobre et 54% en juillet.

Ils ne sont plus que 17% à souhaiter se développer en 2008 en augmentant leurs effectifs, contre 25% l’an dernier. Parmi les handicaps, 75% d’entre eux évoquent le poids des charges.

La création nette d’emplois dans ces entreprises a été de 0,3% par trimestre en 2007, contre 3% en 2006.

20 février 2008

La croissance en peau de chagrin

Le FMI a revu en forte baisse sa prévision de croissance. « Pour la France nous prévoyons une croissance de 1,5% en 2008 », indique Alessandro Leipold, directeur adjoint du département européen du FMI.

La dernière prévision, publiée en octobre, était de 2%.

Le gouvernement a bâti son projet de budget 2008 avec comme hypothèse de croissance une fourchette entre 2% et 2,5%.

Addendum 21 février. La Commission européenne baisse sa prévision de croissance pour la France en 2008 de 2% à 1,7%.

18 février 2008

On va tangenter...

Christine Lagarde tenait dur comme fer à la prévision officielle de croissance de 2,5% pour 2007, alors même que tous les instituts publics et privés disaient que ce n’était pas possible. Puis elle a consenti à évoquer une fourchette 2-2,5%. Tout récemment, elle a fini par admettre que la croissance serait « autour de 2% ». Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance a été de 1,9%. Christine Lagarde : « Nous allons tangenter les 2% en 2007 »...

14 février 2008

Les patrons ne croient plus en Sarkozy

Selon une enquête TNS-Direct, 68% des patrons de petites entreprises (moins de 50 salariés) estiment que l’action du gouvernement est restée sans effets sur l’activité de leur entreprise, 16% que cette action a été négative, 8% qu’elle a été positive.

Pour 2008, 50% pensent qu’elle n’aura aucun effet, 18% un effet négatif, mais il y a encore 11% d’optimistes.

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