Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Economie

  • Le trou de 2.000 milliards, c’est maintenant

    La dette française a officiellement dépassé le seuil des 2.000 milliards d’euros au deuxième trimestre de cette année, selon les chiffres publiés ce matin par l’INSEE.

    La dette représente désormais plus de 95% du PIB (c’était 12% en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, 60% en 2002).

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement 3 commentaires

  • Le président islandais à Davos

    Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson, a priori social-démocrate bien propre sur lui et consensuel, réélu l’an dernier à la présidence de son pays pour un 5e mandat consécutif, a fait sensation à Davos par son discours politiquement incorrect. Il a notamment déclaré :

    « Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande profite de progrès et d’une relance très différents des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière. »

    (Novopress)

    Lien permanent Catégories : Dans le monde, Economie, Europe 0 commentaire

  • Insolite

    Il veut « retrouver l'ADN historique de ce qu'a été le capitalisme français, c'est-à-dire d'abord un modèle entrepreneurial innovant et d'essence patriotique ».

    Il en appelle à une « entraide patriotique » entre grandes entreprises et PME.

    Il fustige « la compétition déloyale » contre laquelle les Européens doivent « se protéger ».

    C’était le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, hier, au salon Planète PME.

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement 0 commentaire

  • La Grèce va nous coûter cher

    "La France est le pays qui a le plus à perdre si la Grèce sortait de la zone euro. Tout d'abord en raison de son exposition à la dette de ce pays. La France détient environ 65 milliards d'euros de la dette souveraine grecque (dont 63,3 milliards en engagements du gouvernement) cependant que les banques hexagonales possèdent 37,6 milliards de la dette des entreprises privées non financières. A cette exposition proche de 100 milliards d'euros il faut ajouter les lourdes pertes que les entreprises françaises endureraient si la Grèce revenait à la drachme."

    (Début d’un article des Echos)

     

    Lien permanent Catégories : Economie, Europe 1 commentaire

  • Bolkestein : l’éclatement de l’euro est inévitable

    L’ancien commissaire européen Frits Bolkestein, auteur du célèbre projet de directive sur l’ouverture du marché des services (le « plombier polonais »), et qui est au conseil d’administration de la Banque des Pays-Bas (et aussi d’Air France-KLM), déclare dans une interview à l'Algemeen Dagblad qu’un éclatement de l'euro est « inévitable ». Il ajoute : « Nous avons construit quelque chose qui ne fonctionne pas dans le long terme. » Il dit aussi que « les euro-obligations sont une idée désastreuse : cela signifie que les Pays-Bas auraient à payer plus d'intérêts, jusqu'à 7 milliards d’euros de plus chaque année, or nous avons déjà assez de problèmes pour économiser 18 milliards en quatre ans ».

    Lien permanent Catégories : Economie, Europe 0 commentaire

  • La France en chute libre

    Voici la traduction du paragraphe concernant la France, dans le baromètre Euro Plus Monitor réalisé par les experts de la banque allemande Berenberg et publié par le groupe d’étude Conseil de Lisbonne.

    Il faudrait tirer la sonnette d'alarme pour la France. Parmi les six pays ayant la note AAA au sein de la zone euro, la France se classe de loin au rang le plus bas dans le bilan de santé général. Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut conserver sa place dans le peloton de tête. En particulier, la France est 13e dans l’indicateur général de santé [économique], juste devant l’Italie (14e) mais légèrement derrière l’Espagne (12e). Pire, nous voyons peu de capacité d’ajustement pour la France, ces deux ou trois dernières années, dans l’indicateur de capacité d’ajustement, où la France arrive en 15e position, derrière la Belgique (14e) et Chypre (13e). Des pays à la santé solide comme l’Allemagne n’ont guère besoin d’ajustement. Mais pour un pays ayant des problèmes de santé significatifs comme la France, le manque de capacité d’ajustement est une source d’inquiétude. Selon la plupart des critères utilisés pour déterminer les progrès dans l’Euro Plus Monitor, la France se retrouve avec des résultats plus proches de l’Espagne et de l’Italie que des autres pays d’Europe ayant le triple A comme l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas. Conserver la position de la France dans le peloton de tête des économies européennes nécessite des réformes significatives, qui dans l’idéal commenceraient avant la prochaine élection présidentielle. Et quiconque remporte cette élection, il y a de grandes chances que son gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’adopter immédiatement des réformes impopulaires, - ou de les adopter peu après un nouveau sérieux décalage entre les performances françaises et celles de l’Allemagne. En particulier, la France doit limiter les dépenses de l’Etat, améliorer les perspectives en matière d'éducation, notamment pour sa population d'origine immigrée, et mieux utiliser sa force de travail très qualifiée. La France doit faciliter l’embauche en réduisant le niveau de protection de l’emploi qui favorise ceux qui sont dans la place par rapport à ceux qui cherchent un emploi.

    Lien permanent Catégories : Economie 1 commentaire

  • La FNSEA : ce ne sont plus des paysans, c’est officiel

    La longue dérive de la FNSEA est arrivée à son terme : ce n’était plus, depuis très longtemps, un syndicat de paysans, maintenant c’est officiel avec l’élection de son nouveau président.

    Xavier Beulin (qui était vice-président) a été élu avec 36 voix, contre 31 à Dominique Barrault (le secrétaire général).

    Dominique Barrault est un éleveur de l’Aveyron. Il avait organisé samedi une conférence de presse au milieu de ses vaches. Il plaidait pour un syndicalisme agricole qui "permette à l'agriculteur de garder sa liberté d'action" entre l'industrie agroalimentaire et la distribution.

    Xavier Beulin est présenté comme « céréalier », c’est-à-dire un industriel des céréales. Mais il cumule une douzaine de présidences et de vice-présidences dans le secteur « agricole ». Il est surtout le patron du groupe Sofiprotéol, qui est « l'acteur financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales » (dont Lesieur est une des nombreuses filiales…).

    Lien permanent Catégories : Economie, Social 0 commentaire

  • Politique fiscale…

    Neuf associations* dénoncent des mesures du projet de loi de finances (dans le cadre de la chasse aux « niches fiscales ») qui vont augmenter de 30 à 40% le coût de la masse salariale des 2.200 PME ayant le statut de « jeune entreprise innovante ».

    Le Figaro a contacté trois de ces entreprises. La première dit qu’elle pourrait aller s'installer à Londres : « L'Ambassade de Grande-Bretagne à Paris nous a contactés. Les Anglais souhaitent attirer de petites entreprises innovantes comme la nôtre. »

    La deuxième, qui est la première au monde dans son secteur, remarque que si ces dispositions sont adoptées ce sera une incitation à aller s’installer ailleurs.

    La troisième constate que les mesures annoncées lui coûteront 500.000 euros : « Nous devrons soit baisser nos efforts de recherche soit délocaliser notre recherche à Taiwan où elle coûte moins cher. »

    * France Biotech, CroissancePlus, le comité Richelieu, Esprits d'Entreprises, le Medef, le syndicat national du jeu vidéo, l'association française des éditeurs de logiciels, le Leem, l'association des entreprises du médicament, et le pôle de compétitivité Cap Digital.

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement 0 commentaire

  • La Poste : la concurrence s’organise

    Une dizaine d'opérateurs postaux concurrents de La Poste ont créé mercredi la Fédération des acteurs postaux alternatifs (Fapa) pour défendre leurs intérêts alors que le secteur doit être totalement libéralisé début 2011

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

  • La crise du lait

    La «grève du lait», qui a débuté en France la semaine dernière (sans le soutien de la FNSEA...), a rassemblé hier à Bruxelles quelque 40.000 producteurs laitiers de huit pays européens. Ils demandent à la Commission européenne de prendre des mesures pour endiguer la chute des prix du lait.

    Les producteurs belges ont déversé trois millions de litres de lait (l'équivalent d'une journée de production en Wallonie) dans un champ pour protester contre des prix de vente trop bas, qui ne leur permettent plus de couvrir les prix de revient. "Nous souffrons beaucoup depuis plus d'un an maintenant, mais au cours des derniers mois, c'est devenu vraiment impossible", a commenté Xavier Delwarte, président de la Fédération belge de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs. "Notre situation financière est désespérée".

    Des actions ont également eu lieu en Allemagne, où des éleveurs ont déversé 7.000 litres de lait devant les locaux du ministère de l'Agriculture, et aux Pays-Bas.

    "Encore trois ans comme ça, et 40% des producteurs français de lait seront condamnés à la faillite", a expliqué Pascal Massol de l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI).

    Mardi, quelque 500 paysans en colère avaient déjà manifesté en bloquant le bon déroulement de l'inauguration du Space (salon des productions animales) à Rennes. Ils ont empêché la visite officielle des stands par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire. Suite à ces événements, les visites de Michel Mercier, le ministre de l'Aménagement du territoire, et des secrétaires d'Etat Chantal Jouannot, pour l'Ecologie, et Hervé Novelli, en charge de la consommation, ont également été annulés.

    Lien permanent Catégories : Economie, Europe, Social 1 commentaire

  • Salauds de riches…

    Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'en est la saison, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

    Imaginons que, tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros.Normalement, cela ferait 10 euros par personne. Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci :

    Les quatre premiers ne paient rien.

    Le cinquième paye 1 euro.

    Le sixième paye 3 euros.

    Le septième paye 7 euros.

    Le huitième paye 12 euros.

    Le neuvième paye 18 euros.

    Le dernier paye 59 euros.

    Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.

    Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de  fidélité : « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

    Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs impôts. Les quatre premiers continuèrent de boire gratuitement. Mais comment les six autres allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?

    Ils calculèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3,33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors les 5e et 6e hommes devraient être payés pour boire leur bière.

    Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs. Ce qui donna ceci :

    Le 5e homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien.

    Le 6e paya 2 euros au lieu de 3 (33 % de réduction).

    Le 7e paya 5 euros au lieu de 7 (28 % de réduction).

    Le 8e paya 9 euros au lieu de 12 (25 % de réduction).

    Le 9e paya 14 euros au lieu de 18 (22 %de réduction).

    Le 10e paya 50 euros au lieu de 59 euros (16 % de réduction).

    Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent de boire gratuitement.

    Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

    « J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise », dit le 6e, qui désigna le 10e : « Lui, il a eu 9 euros. »

    « Ouais ! dit le 5e, j'ai seulement eu 1 euro d'économie. »

    « C'est vrai ! s'exclama le 7e, pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction ! »

    « Attendez une minute, cria le premier homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout ! Le système exploite les pauvres ! »

    Les 9 hommes encerclèrent le 10e en l'insultant.

    La nuit suivante le 10e homme ne vint pas.

    Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

    Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

    Taxez les plus forts, accusez-les d'être riches, et ils risquent de ne plus se montrer. En fait ils vont boire à l'étranger...

    Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.

    Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

    David R. Kamerschen, Ph. D.
    Professeur d'économie

    Lien permanent Catégories : Economie 12 commentaires

  • La CCI de l’Essonne et l’ouverture des supermarchés le dimanche

    La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de l'Essonne se prononce contre la généralisation et l'obligation de l'ouverture des commerces le dimanche, soulignant que même un simple assouplissement de la loi actuelle serait "désastreux pour le petit commerce".

    "Toutes les études montrent qu'un emploi créé dans la grande distribution en détruit trois dans le commerce de détail", écrit la CCI dans un communiqué.

    "Les petites enseignes n'ont pas les ressources financières et humaines nécessaires à la mise en place du travail le dimanche."

    En outre, "ouvrir le dimanche ne ferait que modifier la répartition des achats dans la semaine, sans engendrer de chiffre d'affaires supplémentaire, le pouvoir d'achat n'étant pas extensible."

    La CCI rappelle que le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) a récemment estimé dans un rapport que 6.800 emplois disparaîtraient si 40% des hypermarchés ouvraient le dimanche, et 16.200 s'ils ouvraient tous.

    Dans l'Essonne, l'ouverture dominicale des grandes surfaces aurait un impact encore plus important, car on y trouve la plus forte densité commerciale en hypermarchés en Ile-de-France (160m2 pour 1.000 habitants, contre 144 au niveau national), précise la Chambre de commerce et d'industrie.

    Lien permanent Catégories : Economie, Social 1 commentaire

  • Ouvrir le dimanche, ce n’est pas rentable

    Confirmation par Michel-Edouard Leclerc en personne :

    - « Pas rentable », dites-vous ? C’est pourtant le principal argument du gouvernement ?

    - Si les magasins Leclerc ouvraient le dimanche, nous ferions globalement le même chiffre d’affaires mais sur sept jours au lieu de six… Soit un chiffre d’affaires inférieur si on le rapporte aux nombres de jours travaillés. Et ce d’autant plus qu’il faudrait ajouter : l’augmentation des charges - les salaires du dimanche payés double plus une journée de récupération - et la diminution de la productivité de nos magasins au mètre carré - le rapport entre le chiffre d’affaires et le nombre de mètres carrés du magasin étant à diviser par sept et non plus par six. Or, qui dit des charges plus élevées pour l’entreprise dit évidemment des répercussions sur les prix. Ainsi, s’ils l’ouvraient nos magasins le dimanche, c’est les consommateurs qui seraient au final pénalisés !

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement, Sarkozy, Social 1 commentaire

  • La fin d’Amora Maille à Dijon

    Amora Maille annonce la fermeture de son site historique de Dijon, fondé en 1900, et de deux autres usines en Bourgogne, d'ici le 31 décembre 2009. Il ne restera que l’usine de Chevigny. Au moins 265 emplois seront supprimés.

    Les syndicats craignent l'externalisation de toute la production, "en Pologne, en Turquie et en République tchèque, comme c'est déjà le cas pour les épices, le ketchup et les vinaigrettes".

    Les difficultés du moutardier viennent notamment de l'envolée du prix de la graine de moutarde, principalement importée du Canada, qui a augmenté de 144% en un an. Comme si on ne pouvait pas en produire en France…

    Amora Maille est passé sous la coupe du groupe néerlando-britannique Unilever en 2000.

    Lien permanent Catégories : Economie, Social 1 commentaire

  • Le Pen et la crise financière

    Dans une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, Jean-Marie Le Pen a rappelé qu’il avait prévu, lors de sa conférence de presse du 24 juin, ce qui est en train de se passer. Il donne la position du Front national et en appelle à une « nouvelle gouvernance Economique et Sociale » au service de la France française et de l’Europe des nations. C’est à lire sur le site du Front national.

    Voici quelques extraits du constat :

    L’incapacité des Etats et des institutions internationales - Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banques centrales, etc - à juguler cette crise économique, bancaire et financière, d’ailleurs sans précédent, démontre que le modèle ultralibéral de l’euro- mondialisme ne fonctionnera jamais.

    D’ailleurs à Strasbourg, la Tour de Babel a commencé de se désagréger.

    En effet, l’opportunisme des dirigeants politiques et économiques face au naufrage du système financier et monétaire les conduit maintenant à préparer un retour à l’Etat-Nation tel que le FMI l’annonce aux pays membres de l’OCDE.

    C’est là un véritable paradoxe lorsque l’on sait que son patron Monsieur Strauss-Kahn s’est toujours déclaré libéral-socialiste et européiste.

    Mais, il fallait s’y attendre !

    Au fur et à mesure que les interventions sur le « marché international» s’avèrent inopérantes, de plus en plus de voix interpellent les pouvoirs publics nationaux pour exiger qu’ils refinancent purement et simplement les faillites afin d’enrayer cet effondrement progressif.

    Le Front National, attaché à la liberté économique ainsi qu’à la défense des intérêts des Français, s’y oppose catégoriquement et demande aux institutions Européennes ainsi qu’aux politiques Français de ne pas se porter au secours des spéculateurs de la haute finance internationale pour combler les pertes et dépréciations d’actifs.
    Les responsables et coupables de ce chaos financier doivent l’assumer. Ce n’est pas aux Etats-Nations de supporter la dérive d’un système bancaire et monétaire devenu fou. Ce serait mettre en place, à terme, un nouvel asservissement des peuples.

    (…)

    Cette crise financière, résultat de tous ces errements, de l’asservissement insupportable des élites politiques aux puissances économiques, entraîne maintenant le paiement de ces erreurs dramatiques par tous les citoyens du monde et en particulier par les classes moyennes et les plus pauvres.

    C’est l’appel au secours des apprentis sorciers de la finance et de leurs complices politiques à la Nation, à l’Etat et aux citoyens dont pourtant on refuse de reconnaître la volonté, comme le montrent les referendums sur l’Europe.

    Il est piquant de voir les Etats-Unis, pays le plus « libéral » du monde, nationaliser à tour de bras au nom de l’intérêt national et de voir, de Sarkozy à Royal, tous les bradeurs de la souveraineté nationale dans l’Europe de l’ultra-libéralisme qu’ils ont voulu, chanter maintenant les mérites de la Nation et de l’Etat régulateur.

    Lien permanent Catégories : Economie 5 commentaires

  • Le pétrole en baisse

    Les cours du pétrole sont tombés ce matin pour la première fois depuis avril sous 105 dollars et pourraient bientôt, selon des analystes, enfoncer le seuil des 100 dollars. Le baril avait atteint 147,50 dollars le 11 juillet.

    Les cours baissaient en raison de la baisse de la demande. Le recul s’est brusquement amplifié hier, paradoxalement à cause de l’ouragan Gustav : car il n’a pas mis à exécution la menace qu’il faisait planer sur les installations du Golfe du Mexique, menace qui soutenait les cours…

    D’autre part, alors que la faiblesse du dollar avait agi au premier trimestre comme un puissant stimulus sur les cours de l'or noir, inversement, le regain du billet vert accélère le départ des investisseurs du marché pétrolier. Envisagé comme un placement refuge contre l'inflation, le pétrole perd de son attrait quand le dollar remonte.

    Le regain du dollar, qui est une baisse de l’euro (l'euro est tombé aujourd’hui sous 1,45 dollar pour la première fois depuis six mois) reflète la dégradation des perspectives économiques dans la zone euro. « Sachant que la destruction de la demande se poursuit, il est difficile de voir ce qui, dans l'offre ou la demande, pourra soutenir le marché pétrolier », estime un analyste du cabinet Petromatrix, qui table sur de nouvelles baisses de prix.

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

  • Des nouvelles de la récession

    L'indice composite PMI, qui synthétise l'activité des secteurs des services et manufacturier, est passé de 47,1 points en juillet à 47 points en août, son niveau le plus bas depuis près de sept ans, selon une estimation publiée par la société Markit.

    L'indice est resté en deçà du seuil de stabilité des 50 points pour le troisième mois consécutif en août.

    Cette baisse de l'activité globale « s'explique une nouvelle fois par la diminution marquée des nouvelles commandes de biens et services, la troisième en trois mois et la plus sévère jamais enregistrée ».

    Le secteur manufacturier a été le plus affecté en août, enregistrant la plus forte baisse de la production depuis décembre 2001, en raison de la lourde chute des nouvelles commandes (la plus importante jamais enregistrée par l'enquête), poursuit Markit (l'indice est passé de 47,1 points en juillet à 45,1 points en août).

    Dans le secteur des services, l'activité a ralenti à un rythme moins soutenu qu'en juillet. L'indice est remonté à 48,5 points en août contre 47,5 points en juillet. « Les perspectives des entreprises se sont améliorées par rapport au plus bas où se trouvait la catégorie le mois dernier, mais restent largement inférieures à la tendance à long terme de l'enquête ».

    Le taux d'emploi du secteur privé a diminué pour le troisième mois consécutif en août, « les entreprises réduisant leurs effectifs au fur et à mesure du ralentissement de l'activité et des nouveaux contrats ». En outre, le rythme des licenciements a atteint un plus haut depuis plus de six ans et demi (80 mois).

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

  • « Moral des ménages » : la baisse historique mensuelle

    Comme chaque mois depuis plus d’un an désormais, l’indicateur du « moral des ménages » tel que le calcule l’INSEE a battu un nouveau record historique à la baisse, s’établissant en juillet à –48 (moins 48), contre –46 en juin*.

    L'opinion des ménages sur le niveau de vie en France a continué de se dégrader, qu'il s'agisse de son évolution passée (qui passe de -79 à -83) ou future (de -57 à -60).

    Quant à l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du chômage, elle s'est nettement dégradée. « C'est un facteur nouveau, lié aux problèmes de croissance économique tels qu'ils sont directement perceptibles par les ménages (recul de la consommation, baisse des prix de l'immobilier, moindre dynamisme du marché du travail) », souligne l'économiste Nicola Bouzou. « Ce point est problématique car il donne l'impression que, même si les anticipations d'inflation s'apaisent, la dégradation du marché du travail prendra le relais pour tirer le moral des ménages vers le bas. »

    Après un sursaut en mai, la consommation est d'ailleurs repartie à la baisse au mois de juin, signe selon les économistes que l'heure est aux restrictions chez les ménages et qu'il n'y a pas d'amélioration globale à attendre de la conjoncture française…

    * « Historique » veut dire que ces niveaux n’ont jamais été atteints depuis l’établissement de l’indice.

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

  • Le prix du pétrole

    « Il faut que les Français s’habituent, nous sommes dans une période d’énergie chère, et cela va durablement le rester », a dit Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France. L’autre jour, c’était le PDG de Total qui disait que « le monde doit s'habituer à un pétrole cher ».

    Mais le PDG du groupe italien d’énergie Eni, Paolo Scaroni, dit qu’il partage l’opinion du secrétaire général de l’OPEP, Abdallah El-Badri, lorsque celui-ci affirme que le marché du pétrole est devenu « complètement fou ». Il ajoute : « Le marché est bien approvisionné, aucune pénurie de pétrole n’est à craindre à court terme, la production, quoi qu’on en dise, reste stable. Plusieurs signes laissent à penser que la demande commence à baisser. Je pense même que les prix à long terme vont redescendre à des niveaux plus raisonnables, autour de 70 euros par baril, ce qui correspond à peu près au coût de production des huiles extra-lourdes canadiennes. »

    Lien permanent Catégories : Economie 1 commentaire

  • Une précision sur le prix des produits laitiers

    Les firmes de produits laitiers annoncent de nouvelles augmentations de prix, dues selon eux à la hausse du prix du lait. L’organisation des producteurs de lait (OPL, Coordination rurale) fait savoir que les matières premières ne représentent en valeur qu’une part minime du prix des produits finis. Ainsi, pour 8 yaourts nature, la « part de l’agriculteur » ne représente que 20% du prix final et pour 1 litre de lait demi-écrémé, 26% du prix… « On se demande alors quels sont les produits dans lesquels le prix du lait représente entre 50% et 90% des coûts, comme l’annonce l’industrie laitière… »

    Par ailleurs, le prix du lait payé aux éleveurs pour un trimestre est basé sur la même période de l’année précédente. Aussi, l’augmentation annoncée de 26% pour avril à juin ne se cumule en aucun cas avec celle du premier trimestre (+37%). En réalité, les agriculteurs seront même moins bien payés. Les prix en magasin ne devraient donc pas augmenter, mais baisser (de 3% à 4% pour les produits cités en exemple).

    L’OPL souligne que cette augmentation de 26% ne permettra même pas aux agriculteurs de couvrir celle de leurs charges (40%), et ajoute que Le prix du lait payé en France est l’un des plus bas en Europe : les éleveurs allemands touchent 40ct€ par litre, sans que les prix à la consommation soient plus élevés.

    Ce n’est pas de la faute des paysans si les prix augmentent, c’est de la faute de l’Union européenne qui a imposé des quotas provoquant aujourd’hui la pénurie.

    (via Novopress)

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

  • Le déficit public : 2,7%

    Le ministre du Budget Eric Woerth a annoncé que le déficit public de la France s’élevait en 2007 à 2,7% du PIB (contre 2,4% en 2006 selon les chiffres définitifs).

    François Fillon avait convenu l’autre jour qu’il serait « sans doute un peu supérieur aux 2,4% du PIB initialement prévus ».

    « Un peu supérieur », disait aussi Christine Lagarde, hier.

    En fait c’est évidemment très supérieur. Et surtout, quand la France s’engage à rétablir l’équilibre, et que le déficit passe de 2,4 à 2,7% d’une année sur l’autre, c’est qu’on va dans la direction exactement opposée.

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement 0 commentaire

  • Fillon admet...

    François Fillon admet que la croissance ne pourra pas être de 2,25%, hypothèse du budget 2008 tenue jusqu’ici bec et ongles, mais se situera « entre 1,7 et 2% ». ( La Commission européenne prévoit 1,7%, le FMI 1,5%, l’OCDE 1,8%.)

    Mais, ajoute-t-il, « cette révision n’aura aucun effet sur le budget 2008, construit pour résister à une variation de croissance de cet ordre-là ».

    Ah bon.

    François Fillon admet d’autre part que le montant des déficits publics pour 2007 sera « sans doute un peu supérieur aux 2,4% du PIB initialement prévus », et que le gouvernement devra donc « nécessairement » réviser son objectif pour 2008, fixé jusqu’ici à 2,3%. Reste à baisser la tête en attendant le coup de bâton de la Commission européenne...

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement 0 commentaire

  • Le moral des ménages troue la chaussette

    L’indicateur du « moral des ménages » élaboré par l’INSEE a battu un nouveau record absolu à la baisse en février, à -35 (moins 35) contre -34 en janvier. C’est la huitième baisse consécutive.

    Comme il n’y a qu’un point d’écart, les différences d’opinion sur les divers points de l’indicateur sont peu sensibles. Il est intéressant toutefois de noter que l’opinion sur les perspectives d’évolution du chômage se dégrade encore légèrement, alors que mois après mois le gouvernement nous annonce triomphalement une nouvelle baisse du chômage.

    Lien permanent Catégories : Economie, Social 0 commentaire

  • Les petits patrons n’ont pas le moral

    Selon le baromètre trimestriel Fiducial-Ifop, 67% des petits patrons (moins de 20 salariés) n’ont « pas le moral », contre 46% en juillet.

    « Ils ne sont plus que 33% à être optimistes sur la situation en France », contre 40% en octobre et 54% en juillet.

    Ils ne sont plus que 17% à souhaiter se développer en 2008 en augmentant leurs effectifs, contre 25% l’an dernier. Parmi les handicaps, 75% d’entre eux évoquent le poids des charges.

    La création nette d’emplois dans ces entreprises a été de 0,3% par trimestre en 2007, contre 3% en 2006.

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement, Social 0 commentaire

  • La croissance en peau de chagrin

    Le FMI a revu en forte baisse sa prévision de croissance. « Pour la France nous prévoyons une croissance de 1,5% en 2008 », indique Alessandro Leipold, directeur adjoint du département européen du FMI.

    La dernière prévision, publiée en octobre, était de 2%.

    Le gouvernement a bâti son projet de budget 2008 avec comme hypothèse de croissance une fourchette entre 2% et 2,5%.

    Addendum 21 février. La Commission européenne baisse sa prévision de croissance pour la France en 2008 de 2% à 1,7%.

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

  • On va tangenter...

    Christine Lagarde tenait dur comme fer à la prévision officielle de croissance de 2,5% pour 2007, alors même que tous les instituts publics et privés disaient que ce n’était pas possible. Puis elle a consenti à évoquer une fourchette 2-2,5%. Tout récemment, elle a fini par admettre que la croissance serait « autour de 2% ». Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance a été de 1,9%. Christine Lagarde : « Nous allons tangenter les 2% en 2007 »...

    Lien permanent Catégories : Economie, Gouvernement 0 commentaire

  • Les patrons ne croient plus en Sarkozy

    Selon une enquête TNS-Direct, 68% des patrons de petites entreprises (moins de 50 salariés) estiment que l’action du gouvernement est restée sans effets sur l’activité de leur entreprise, 16% que cette action a été négative, 8% qu’elle a été positive.

    Pour 2008, 50% pensent qu’elle n’aura aucun effet, 18% un effet négatif, mais il y a encore 11% d’optimistes.

    Lien permanent Catégories : Economie 1 commentaire

  • Commerce extérieur : à qui la faute ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le déficit commercial de la France a pulvérisé son record, passant de 28 à 39 milliards d’euros : le gouffre s’est creusé de 11 milliards d’euros en un an.

    Là non plus, il n’y a pas eu de « rupture ». Les derniers mois de 2007 ont même été beaucoup plus mauvais que les premiers mois de l’année.

    Il est devenu impossible de mettre en cause la force de l’euro et le renchérissement du pétrole : l’Allemagne connaît un excédent record, et la facture pétrolière est en baisse.

    C’est donc la seule politique gouvernementale qui est responsable de cette catastrophe.

    Lien permanent Catégories : Economie 1 commentaire

  • Le problème des banques

    L’AFP a tenté d’avoir, à Davos, des commentaires des dirigeants de la finance internationale à propos de l’affaire de la Société Générale, à laquelle un courtier a fait perdre 4,9 milliards d’euros selon la version officielle.

    L’omerta est complète.

    L’agence n’a pu que recueillir cette confidence aussi intéressante qu’anonyme : « Ça pourrait arriver à n'importe qui. Ça ne m'étonne absolument pas. Ce genre de catastrophe va se reproduire et pour des montants encore plus énormes. Le problème, c'est que les banques sont devenues des supermarchés: elles veulent faire tous les métiers à la fois, banque de détail, banque d'affaires, courtage, et les dirigeants ne comprennent pas ce qui se passe dans leurs salles de marché. Autrefois, les banques étaient spécialisées sur un métier de base et il était beaucoup plus facile de surveiller l'activité des employés. La déréglementation a tout changé: elle a permis un développement considérable de l'activité bancaire, mais on en paie le prix aujourd'hui. »

    Pour arriver à contrôler efficacement les transactions, il faudrait selon lui des investissements gigantesques dont les banques n'ont pas les moyens.

    Lien permanent Catégories : Economie 2 commentaires

  • La langue de bois européenne face à la crise boursière

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Face à la nouvelle crise financière, les autorités européennes semblent hésiter entre la politique de l’autruche et la méthode Coué.

    A supposer que le choc boursier soit passager, il n’en demeure pas moins qu’il révèle et souligne la fragilité d’un système durablement ébranlé par la crise des « subprimes », à laquelle s’ajoute le problème des « rehausseurs de crédit », tandis que pèse la menace de récession américaine.

    Il est extravagant de prétendre que l’Europe peut rester en dehors des turbulences, au motif hélas faux que « ses fondamentaux sont forts ».

    Les Français risquent de comprendre à leurs dépens ce que signifie le fait de s’être livrés pieds et poings liés à des autorités supranationales.

    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire