21 octobre 2009

La Poste : la concurrence s’organise

Une dizaine d'opérateurs postaux concurrents de La Poste ont créé mercredi la Fédération des acteurs postaux alternatifs (Fapa) pour défendre leurs intérêts alors que le secteur doit être totalement libéralisé début 2011

Lire la suite

17 septembre 2009

La crise du lait

La «grève du lait», qui a débuté en France la semaine dernière (sans le soutien de la FNSEA...), a rassemblé hier à Bruxelles quelque 40.000 producteurs laitiers de huit pays européens. Ils demandent à la Commission européenne de prendre des mesures pour endiguer la chute des prix du lait.

Les producteurs belges ont déversé trois millions de litres de lait (l'équivalent d'une journée de production en Wallonie) dans un champ pour protester contre des prix de vente trop bas, qui ne leur permettent plus de couvrir les prix de revient. "Nous souffrons beaucoup depuis plus d'un an maintenant, mais au cours des derniers mois, c'est devenu vraiment impossible", a commenté Xavier Delwarte, président de la Fédération belge de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs. "Notre situation financière est désespérée".

Des actions ont également eu lieu en Allemagne, où des éleveurs ont déversé 7.000 litres de lait devant les locaux du ministère de l'Agriculture, et aux Pays-Bas.

"Encore trois ans comme ça, et 40% des producteurs français de lait seront condamnés à la faillite", a expliqué Pascal Massol de l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI).

Mardi, quelque 500 paysans en colère avaient déjà manifesté en bloquant le bon déroulement de l'inauguration du Space (salon des productions animales) à Rennes. Ils ont empêché la visite officielle des stands par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire. Suite à ces événements, les visites de Michel Mercier, le ministre de l'Aménagement du territoire, et des secrétaires d'Etat Chantal Jouannot, pour l'Ecologie, et Hervé Novelli, en charge de la consommation, ont également été annulés.

17 août 2009

Ils en rajoutent…

De nouvelles pièces de 10 et de 25 euros en argent mises récemment en circulation sèment le trouble chez certains commerçants, bien que cette monnaie ait surtout pour vocation de rester dans les vitrines des collectionneurs ou les bas de laine des Français.

"Il n'y a pas eu suffisamment d'information" sur ces nouvelles pièces, ce qui est susceptible de créer "un vrai problème" pour les commerçants si les gens souhaitent les utiliser pour payer, a déclaré lundi à l'AFP Georges Sorel, président de la Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC).

Lire la suite

25 avril 2009

Salauds de riches…

Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'en est la saison, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

Imaginons que, tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros.Normalement, cela ferait 10 euros par personne. Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci :

Les quatre premiers ne paient rien.

Le cinquième paye 1 euro.

Le sixième paye 3 euros.

Le septième paye 7 euros.

Le huitième paye 12 euros.

Le neuvième paye 18 euros.

Le dernier paye 59 euros.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.

Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de  fidélité : « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs impôts. Les quatre premiers continuèrent de boire gratuitement. Mais comment les six autres allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?

Ils calculèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3,33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors les 5e et 6e hommes devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs. Ce qui donna ceci :

Le 5e homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien.

Le 6e paya 2 euros au lieu de 3 (33 % de réduction).

Le 7e paya 5 euros au lieu de 7 (28 % de réduction).

Le 8e paya 9 euros au lieu de 12 (25 % de réduction).

Le 9e paya 14 euros au lieu de 18 (22 %de réduction).

Le 10e paya 50 euros au lieu de 59 euros (16 % de réduction).

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent de boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise », dit le 6e, qui désigna le 10e : « Lui, il a eu 9 euros. »

« Ouais ! dit le 5e, j'ai seulement eu 1 euro d'économie. »

« C'est vrai ! s'exclama le 7e, pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction ! »

« Attendez une minute, cria le premier homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout ! Le système exploite les pauvres ! »

Les 9 hommes encerclèrent le 10e en l'insultant.

La nuit suivante le 10e homme ne vint pas.

Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus forts, accusez-les d'être riches, et ils risquent de ne plus se montrer. En fait ils vont boire à l'étranger...

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.

Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

David R. Kamerschen, Ph. D.
Professeur d'économie

04 février 2009

Ecoracket

Un millier de représentants du patronat breton ont manifesté aujourd’hui au péage autoroutier de La Gravelle, aux portes de la Bretagne, pour réclamer la suppression de l'écotaxe.

Au cours d’une opération péage gratuit, ils ont distribué pendant une heure aux automobilistes tracts et autocollants frappés du slogan "Borloo, touche pas à mon boulot".

Jean-Bernard Solliec, vice-président de l'Association bretonne des entreprises agro-alimentaires (ABEA), a souligné qu'entre les usines et les consommateurs les patrons n'avaient "aucune alternative au transport par la route" et a fustigé "un racket fiscal de l'Etat pour remplir des caisses désespérément vides".

Le président de la fédération régionale des exploitants agricoles (FRSEA) Laurent Kerlir a dénoncé une "taxe absurde et inutile qui va coûter 120 millions d'euros par an à la Bretagne dont 80 millions pour l'agroalimentaire et l'agriculture".

Le président du comité régional des pêches André Le Berre, avait également fait le déplacement, ainsi que des élus locaux.
Patronat et élus réclament la suppression pure et simple de l'écotaxe qui doit s'appliquer à partir de 2011 aux poids lourds sur le réseau routier national non payant.

La Bretagne est concernée au premier chef puisqu’elle n’a pas d’autoroute. Il est clair que faire payer une taxe prétendument écologique à des gens qui ne peuvent pas faire autrement qu'utiliser la route n'est rien d'autre qu'un racket.

19 janvier 2009

Récession et chômage : toujours plus fort…

La Commission européenne prévoit une nette récession en France en 2009, qui devrait s'accompagner d'une forte hausse du chômage et d'une explosion des déficits publics, à plus de 5% du PIB, selon ses prévisions économiques actualisées publiées lundi.

Lire la suite

09 décembre 2008

La CCI de l’Essonne et l’ouverture des supermarchés le dimanche

La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de l'Essonne se prononce contre la généralisation et l'obligation de l'ouverture des commerces le dimanche, soulignant que même un simple assouplissement de la loi actuelle serait "désastreux pour le petit commerce".

"Toutes les études montrent qu'un emploi créé dans la grande distribution en détruit trois dans le commerce de détail", écrit la CCI dans un communiqué.

"Les petites enseignes n'ont pas les ressources financières et humaines nécessaires à la mise en place du travail le dimanche."

En outre, "ouvrir le dimanche ne ferait que modifier la répartition des achats dans la semaine, sans engendrer de chiffre d'affaires supplémentaire, le pouvoir d'achat n'étant pas extensible."

La CCI rappelle que le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) a récemment estimé dans un rapport que 6.800 emplois disparaîtraient si 40% des hypermarchés ouvraient le dimanche, et 16.200 s'ils ouvraient tous.

Dans l'Essonne, l'ouverture dominicale des grandes surfaces aurait un impact encore plus important, car on y trouve la plus forte densité commerciale en hypermarchés en Ile-de-France (160m2 pour 1.000 habitants, contre 144 au niveau national), précise la Chambre de commerce et d'industrie.

06 décembre 2008

Ouvrir le dimanche, ce n’est pas rentable

Confirmation par Michel-Edouard Leclerc en personne :

- « Pas rentable », dites-vous ? C’est pourtant le principal argument du gouvernement ?

- Si les magasins Leclerc ouvraient le dimanche, nous ferions globalement le même chiffre d’affaires mais sur sept jours au lieu de six… Soit un chiffre d’affaires inférieur si on le rapporte aux nombres de jours travaillés. Et ce d’autant plus qu’il faudrait ajouter : l’augmentation des charges - les salaires du dimanche payés double plus une journée de récupération - et la diminution de la productivité de nos magasins au mètre carré - le rapport entre le chiffre d’affaires et le nombre de mètres carrés du magasin étant à diviser par sept et non plus par six. Or, qui dit des charges plus élevées pour l’entreprise dit évidemment des répercussions sur les prix. Ainsi, s’ils l’ouvraient nos magasins le dimanche, c’est les consommateurs qui seraient au final pénalisés !

21 novembre 2008

La fin d’Amora Maille à Dijon

Amora Maille annonce la fermeture de son site historique de Dijon, fondé en 1900, et de deux autres usines en Bourgogne, d'ici le 31 décembre 2009. Il ne restera que l’usine de Chevigny. Au moins 265 emplois seront supprimés.

Les syndicats craignent l'externalisation de toute la production, "en Pologne, en Turquie et en République tchèque, comme c'est déjà le cas pour les épices, le ketchup et les vinaigrettes".

Les difficultés du moutardier viennent notamment de l'envolée du prix de la graine de moutarde, principalement importée du Canada, qui a augmenté de 144% en un an. Comme si on ne pouvait pas en produire en France…

Amora Maille est passé sous la coupe du groupe néerlando-britannique Unilever en 2000.

01 octobre 2008

Le Pen et la crise financière

Dans une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, Jean-Marie Le Pen a rappelé qu’il avait prévu, lors de sa conférence de presse du 24 juin, ce qui est en train de se passer. Il donne la position du Front national et en appelle à une « nouvelle gouvernance Economique et Sociale » au service de la France française et de l’Europe des nations. C’est à lire sur le site du Front national.

Voici quelques extraits du constat :

L’incapacité des Etats et des institutions internationales - Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banques centrales, etc - à juguler cette crise économique, bancaire et financière, d’ailleurs sans précédent, démontre que le modèle ultralibéral de l’euro- mondialisme ne fonctionnera jamais.

D’ailleurs à Strasbourg, la Tour de Babel a commencé de se désagréger.

En effet, l’opportunisme des dirigeants politiques et économiques face au naufrage du système financier et monétaire les conduit maintenant à préparer un retour à l’Etat-Nation tel que le FMI l’annonce aux pays membres de l’OCDE.

C’est là un véritable paradoxe lorsque l’on sait que son patron Monsieur Strauss-Kahn s’est toujours déclaré libéral-socialiste et européiste.

Mais, il fallait s’y attendre !

Au fur et à mesure que les interventions sur le « marché international» s’avèrent inopérantes, de plus en plus de voix interpellent les pouvoirs publics nationaux pour exiger qu’ils refinancent purement et simplement les faillites afin d’enrayer cet effondrement progressif.

Le Front National, attaché à la liberté économique ainsi qu’à la défense des intérêts des Français, s’y oppose catégoriquement et demande aux institutions Européennes ainsi qu’aux politiques Français de ne pas se porter au secours des spéculateurs de la haute finance internationale pour combler les pertes et dépréciations d’actifs.
Les responsables et coupables de ce chaos financier doivent l’assumer. Ce n’est pas aux Etats-Nations de supporter la dérive d’un système bancaire et monétaire devenu fou. Ce serait mettre en place, à terme, un nouvel asservissement des peuples.

(…)

Cette crise financière, résultat de tous ces errements, de l’asservissement insupportable des élites politiques aux puissances économiques, entraîne maintenant le paiement de ces erreurs dramatiques par tous les citoyens du monde et en particulier par les classes moyennes et les plus pauvres.

C’est l’appel au secours des apprentis sorciers de la finance et de leurs complices politiques à la Nation, à l’Etat et aux citoyens dont pourtant on refuse de reconnaître la volonté, comme le montrent les referendums sur l’Europe.

Il est piquant de voir les Etats-Unis, pays le plus « libéral » du monde, nationaliser à tour de bras au nom de l’intérêt national et de voir, de Sarkozy à Royal, tous les bradeurs de la souveraineté nationale dans l’Europe de l’ultra-libéralisme qu’ils ont voulu, chanter maintenant les mérites de la Nation et de l’Etat régulateur.

Toutes les notes