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Economie

  • Brexit et FMI

    Le Fonds monétaire international ayant averti que le Brexit entraînerait une apocalypse économique, il doit publier des prévisions plus ou moins conformes à sa propagande. Il annonce donc que la croissance britannique ne sera que de 1,3% en 2017, soit 0,9 point de moins que prévu avant le référendum.

    Mais le FMI prévoit 1,2% de croissance en Allemagne et en France…

  • L’instrument du taux de change

    Le ministre polonais des Finances, Paweł Szałamacha, a déclaré hier :

    « Ce n’est un secret pour personne que ni le gouvernement précédent ni notre gouvernement n’envisage comme une priorité une accession rapide à l’euro… Nous ne voulons pas abandonner un instrument unique : le taux de change comme tampon dans les moments difficiles. »

  • L’oie qui ne veut plus du gavage

    Laurence Abeille, député des Verts, présentait aujourd’hui à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire le gavage des volailles. Elle a tenu une conférence de presse en présence de Pamela Anderson, la sauveteuse aux deux gros flotteurs de la série Alerte à Malibu, reconvertie dans la « cause animale ». On ne se refait pas.

    Les producteurs de foie gras, manifestement peu attirés par ce qui reste des appâts de l’ex-starlette, « s’étonnent qu’une élue de la République se fasse un coup de pub en choisissant une actrice américaine de série télé des années 80 pour condamner la production de l’un des fleurons de la gastronomie et de la culture française ». Et surtout ils sont « profondément choqués » du fait que cela se déroule en pleine crise de grippe aviaire : c’est hier que les élevages ont commencé à être vidés dans 18 départements, une mesure qui devrait coûter à la filière entre 300 et 350 millions d'euros alors que la mise aux normes européennes de « bien-être animal » a déjà coûté plus de 110 millions d'euros.

    Ils rappellent que la filière fait vivre 30.000 familles et assure environ 100.000 emplois directs et indirects, et demandent le soutien des députés.

  • Notation idéologique

    L’agence Standard and Poor's a abaissé hier la note de la dette de la Pologne, à BBB+, avec une « perspective négative ».

    Vous pensiez que ces notes étaient attribuées sur des critères strictement économiques ? Détrompez-vous. Elles sont données sur des critères idéologiques. Et Standard and Poor's ne s’en cache pas. Il n’y a aucune raison économique de dégrader la note de la Pologne (l’agence Fitch d’ailleurs ne le fait pas), ni même de raison politique (l’agence souligne la stabilité politique du pays), la seule raison est de punir un gouvernement dont on juge qu’il n’est pas politiquement correct : « L'abaissement reflète notre opinion selon laquelle le système des freins et des contrepoids institutionnels a été nettement érodé, car l'indépendance et l'efficacité d'institutions clés sont affaiblies par différentes mesures législatives prises depuis les élections législatives d'octobre 2015. » Et Standard and Poor's précise qu’il s’agit du Tribunal constitutionnel et de la loi sur les médias.

    La conséquence immédiate a été que le zloty a plongé face à l’euro…

  • Baisses d’impôts…

    Dans l’étude annuelle de l’OCDE, la France se classe toujours en deuxième position parmi les pays développés pour le niveau des prélèvements obligatoires en 2014, derrière le Danemark.

    Alors que le taux de prélèvements obligatoires est en moyenne de 34,4%, celui de la France est de 45,2%.

    Les charges sociales représentent près de 37% des prélèvements obligatoires, alors que la moyenne de l’OCDE se situe à 8%.

    La pression fiscale s’est reportée des entreprises vers les ménages depuis le début de la crise. La charge fiscale a fortement augmenté pour les particuliers depuis 2007, alors qu’elle a baissé pour les entreprises.

    Plus de précisions dans Les Echos.

  • Le trou de 2.000 milliards, c’est maintenant

    La dette française a officiellement dépassé le seuil des 2.000 milliards d’euros au deuxième trimestre de cette année, selon les chiffres publiés ce matin par l’INSEE.

    La dette représente désormais plus de 95% du PIB (c’était 12% en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, 60% en 2002).

  • Le président islandais à Davos

    Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson, a priori social-démocrate bien propre sur lui et consensuel, réélu l’an dernier à la présidence de son pays pour un 5e mandat consécutif, a fait sensation à Davos par son discours politiquement incorrect. Il a notamment déclaré :

    « Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande profite de progrès et d’une relance très différents des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière. »

    (Novopress)

  • Insolite

    Il veut « retrouver l'ADN historique de ce qu'a été le capitalisme français, c'est-à-dire d'abord un modèle entrepreneurial innovant et d'essence patriotique ».

    Il en appelle à une « entraide patriotique » entre grandes entreprises et PME.

    Il fustige « la compétition déloyale » contre laquelle les Européens doivent « se protéger ».

    C’était le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, hier, au salon Planète PME.

  • La Grèce va nous coûter cher

    "La France est le pays qui a le plus à perdre si la Grèce sortait de la zone euro. Tout d'abord en raison de son exposition à la dette de ce pays. La France détient environ 65 milliards d'euros de la dette souveraine grecque (dont 63,3 milliards en engagements du gouvernement) cependant que les banques hexagonales possèdent 37,6 milliards de la dette des entreprises privées non financières. A cette exposition proche de 100 milliards d'euros il faut ajouter les lourdes pertes que les entreprises françaises endureraient si la Grèce revenait à la drachme."

    (Début d’un article des Echos)

     

  • Bolkestein : l’éclatement de l’euro est inévitable

    L’ancien commissaire européen Frits Bolkestein, auteur du célèbre projet de directive sur l’ouverture du marché des services (le « plombier polonais »), et qui est au conseil d’administration de la Banque des Pays-Bas (et aussi d’Air France-KLM), déclare dans une interview à l'Algemeen Dagblad qu’un éclatement de l'euro est « inévitable ». Il ajoute : « Nous avons construit quelque chose qui ne fonctionne pas dans le long terme. » Il dit aussi que « les euro-obligations sont une idée désastreuse : cela signifie que les Pays-Bas auraient à payer plus d'intérêts, jusqu'à 7 milliards d’euros de plus chaque année, or nous avons déjà assez de problèmes pour économiser 18 milliards en quatre ans ».

  • La France en chute libre

    Voici la traduction du paragraphe concernant la France, dans le baromètre Euro Plus Monitor réalisé par les experts de la banque allemande Berenberg et publié par le groupe d’étude Conseil de Lisbonne.

    Il faudrait tirer la sonnette d'alarme pour la France. Parmi les six pays ayant la note AAA au sein de la zone euro, la France se classe de loin au rang le plus bas dans le bilan de santé général. Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut conserver sa place dans le peloton de tête. En particulier, la France est 13e dans l’indicateur général de santé [économique], juste devant l’Italie (14e) mais légèrement derrière l’Espagne (12e). Pire, nous voyons peu de capacité d’ajustement pour la France, ces deux ou trois dernières années, dans l’indicateur de capacité d’ajustement, où la France arrive en 15e position, derrière la Belgique (14e) et Chypre (13e). Des pays à la santé solide comme l’Allemagne n’ont guère besoin d’ajustement. Mais pour un pays ayant des problèmes de santé significatifs comme la France, le manque de capacité d’ajustement est une source d’inquiétude. Selon la plupart des critères utilisés pour déterminer les progrès dans l’Euro Plus Monitor, la France se retrouve avec des résultats plus proches de l’Espagne et de l’Italie que des autres pays d’Europe ayant le triple A comme l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas. Conserver la position de la France dans le peloton de tête des économies européennes nécessite des réformes significatives, qui dans l’idéal commenceraient avant la prochaine élection présidentielle. Et quiconque remporte cette élection, il y a de grandes chances que son gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’adopter immédiatement des réformes impopulaires, - ou de les adopter peu après un nouveau sérieux décalage entre les performances françaises et celles de l’Allemagne. En particulier, la France doit limiter les dépenses de l’Etat, améliorer les perspectives en matière d'éducation, notamment pour sa population d'origine immigrée, et mieux utiliser sa force de travail très qualifiée. La France doit faciliter l’embauche en réduisant le niveau de protection de l’emploi qui favorise ceux qui sont dans la place par rapport à ceux qui cherchent un emploi.

  • La FNSEA : ce ne sont plus des paysans, c’est officiel

    La longue dérive de la FNSEA est arrivée à son terme : ce n’était plus, depuis très longtemps, un syndicat de paysans, maintenant c’est officiel avec l’élection de son nouveau président.

    Xavier Beulin (qui était vice-président) a été élu avec 36 voix, contre 31 à Dominique Barrault (le secrétaire général).

    Dominique Barrault est un éleveur de l’Aveyron. Il avait organisé samedi une conférence de presse au milieu de ses vaches. Il plaidait pour un syndicalisme agricole qui "permette à l'agriculteur de garder sa liberté d'action" entre l'industrie agroalimentaire et la distribution.

    Xavier Beulin est présenté comme « céréalier », c’est-à-dire un industriel des céréales. Mais il cumule une douzaine de présidences et de vice-présidences dans le secteur « agricole ». Il est surtout le patron du groupe Sofiprotéol, qui est « l'acteur financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales » (dont Lesieur est une des nombreuses filiales…).

  • Politique fiscale…

    Neuf associations* dénoncent des mesures du projet de loi de finances (dans le cadre de la chasse aux « niches fiscales ») qui vont augmenter de 30 à 40% le coût de la masse salariale des 2.200 PME ayant le statut de « jeune entreprise innovante ».

    Le Figaro a contacté trois de ces entreprises. La première dit qu’elle pourrait aller s'installer à Londres : « L'Ambassade de Grande-Bretagne à Paris nous a contactés. Les Anglais souhaitent attirer de petites entreprises innovantes comme la nôtre. »

    La deuxième, qui est la première au monde dans son secteur, remarque que si ces dispositions sont adoptées ce sera une incitation à aller s’installer ailleurs.

    La troisième constate que les mesures annoncées lui coûteront 500.000 euros : « Nous devrons soit baisser nos efforts de recherche soit délocaliser notre recherche à Taiwan où elle coûte moins cher. »

    * France Biotech, CroissancePlus, le comité Richelieu, Esprits d'Entreprises, le Medef, le syndicat national du jeu vidéo, l'association française des éditeurs de logiciels, le Leem, l'association des entreprises du médicament, et le pôle de compétitivité Cap Digital.

  • La Poste : la concurrence s’organise

    Une dizaine d'opérateurs postaux concurrents de La Poste ont créé mercredi la Fédération des acteurs postaux alternatifs (Fapa) pour défendre leurs intérêts alors que le secteur doit être totalement libéralisé début 2011

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  • La crise du lait

    La «grève du lait», qui a débuté en France la semaine dernière (sans le soutien de la FNSEA...), a rassemblé hier à Bruxelles quelque 40.000 producteurs laitiers de huit pays européens. Ils demandent à la Commission européenne de prendre des mesures pour endiguer la chute des prix du lait.

    Les producteurs belges ont déversé trois millions de litres de lait (l'équivalent d'une journée de production en Wallonie) dans un champ pour protester contre des prix de vente trop bas, qui ne leur permettent plus de couvrir les prix de revient. "Nous souffrons beaucoup depuis plus d'un an maintenant, mais au cours des derniers mois, c'est devenu vraiment impossible", a commenté Xavier Delwarte, président de la Fédération belge de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs. "Notre situation financière est désespérée".

    Des actions ont également eu lieu en Allemagne, où des éleveurs ont déversé 7.000 litres de lait devant les locaux du ministère de l'Agriculture, et aux Pays-Bas.

    "Encore trois ans comme ça, et 40% des producteurs français de lait seront condamnés à la faillite", a expliqué Pascal Massol de l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI).

    Mardi, quelque 500 paysans en colère avaient déjà manifesté en bloquant le bon déroulement de l'inauguration du Space (salon des productions animales) à Rennes. Ils ont empêché la visite officielle des stands par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire. Suite à ces événements, les visites de Michel Mercier, le ministre de l'Aménagement du territoire, et des secrétaires d'Etat Chantal Jouannot, pour l'Ecologie, et Hervé Novelli, en charge de la consommation, ont également été annulés.

  • Salauds de riches…

    Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'en est la saison, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

    Imaginons que, tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros.Normalement, cela ferait 10 euros par personne. Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci :

    Les quatre premiers ne paient rien.

    Le cinquième paye 1 euro.

    Le sixième paye 3 euros.

    Le septième paye 7 euros.

    Le huitième paye 12 euros.

    Le neuvième paye 18 euros.

    Le dernier paye 59 euros.

    Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.

    Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de  fidélité : « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

    Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs impôts. Les quatre premiers continuèrent de boire gratuitement. Mais comment les six autres allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?

    Ils calculèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3,33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors les 5e et 6e hommes devraient être payés pour boire leur bière.

    Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs. Ce qui donna ceci :

    Le 5e homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien.

    Le 6e paya 2 euros au lieu de 3 (33 % de réduction).

    Le 7e paya 5 euros au lieu de 7 (28 % de réduction).

    Le 8e paya 9 euros au lieu de 12 (25 % de réduction).

    Le 9e paya 14 euros au lieu de 18 (22 %de réduction).

    Le 10e paya 50 euros au lieu de 59 euros (16 % de réduction).

    Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent de boire gratuitement.

    Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

    « J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise », dit le 6e, qui désigna le 10e : « Lui, il a eu 9 euros. »

    « Ouais ! dit le 5e, j'ai seulement eu 1 euro d'économie. »

    « C'est vrai ! s'exclama le 7e, pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction ! »

    « Attendez une minute, cria le premier homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout ! Le système exploite les pauvres ! »

    Les 9 hommes encerclèrent le 10e en l'insultant.

    La nuit suivante le 10e homme ne vint pas.

    Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

    Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

    Taxez les plus forts, accusez-les d'être riches, et ils risquent de ne plus se montrer. En fait ils vont boire à l'étranger...

    Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.

    Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

    David R. Kamerschen, Ph. D.
    Professeur d'économie

  • La CCI de l’Essonne et l’ouverture des supermarchés le dimanche

    La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de l'Essonne se prononce contre la généralisation et l'obligation de l'ouverture des commerces le dimanche, soulignant que même un simple assouplissement de la loi actuelle serait "désastreux pour le petit commerce".

    "Toutes les études montrent qu'un emploi créé dans la grande distribution en détruit trois dans le commerce de détail", écrit la CCI dans un communiqué.

    "Les petites enseignes n'ont pas les ressources financières et humaines nécessaires à la mise en place du travail le dimanche."

    En outre, "ouvrir le dimanche ne ferait que modifier la répartition des achats dans la semaine, sans engendrer de chiffre d'affaires supplémentaire, le pouvoir d'achat n'étant pas extensible."

    La CCI rappelle que le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) a récemment estimé dans un rapport que 6.800 emplois disparaîtraient si 40% des hypermarchés ouvraient le dimanche, et 16.200 s'ils ouvraient tous.

    Dans l'Essonne, l'ouverture dominicale des grandes surfaces aurait un impact encore plus important, car on y trouve la plus forte densité commerciale en hypermarchés en Ile-de-France (160m2 pour 1.000 habitants, contre 144 au niveau national), précise la Chambre de commerce et d'industrie.

  • Ouvrir le dimanche, ce n’est pas rentable

    Confirmation par Michel-Edouard Leclerc en personne :

    - « Pas rentable », dites-vous ? C’est pourtant le principal argument du gouvernement ?

    - Si les magasins Leclerc ouvraient le dimanche, nous ferions globalement le même chiffre d’affaires mais sur sept jours au lieu de six… Soit un chiffre d’affaires inférieur si on le rapporte aux nombres de jours travaillés. Et ce d’autant plus qu’il faudrait ajouter : l’augmentation des charges - les salaires du dimanche payés double plus une journée de récupération - et la diminution de la productivité de nos magasins au mètre carré - le rapport entre le chiffre d’affaires et le nombre de mètres carrés du magasin étant à diviser par sept et non plus par six. Or, qui dit des charges plus élevées pour l’entreprise dit évidemment des répercussions sur les prix. Ainsi, s’ils l’ouvraient nos magasins le dimanche, c’est les consommateurs qui seraient au final pénalisés !

  • La fin d’Amora Maille à Dijon

    Amora Maille annonce la fermeture de son site historique de Dijon, fondé en 1900, et de deux autres usines en Bourgogne, d'ici le 31 décembre 2009. Il ne restera que l’usine de Chevigny. Au moins 265 emplois seront supprimés.

    Les syndicats craignent l'externalisation de toute la production, "en Pologne, en Turquie et en République tchèque, comme c'est déjà le cas pour les épices, le ketchup et les vinaigrettes".

    Les difficultés du moutardier viennent notamment de l'envolée du prix de la graine de moutarde, principalement importée du Canada, qui a augmenté de 144% en un an. Comme si on ne pouvait pas en produire en France…

    Amora Maille est passé sous la coupe du groupe néerlando-britannique Unilever en 2000.

  • Le Pen et la crise financière

    Dans une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, Jean-Marie Le Pen a rappelé qu’il avait prévu, lors de sa conférence de presse du 24 juin, ce qui est en train de se passer. Il donne la position du Front national et en appelle à une « nouvelle gouvernance Economique et Sociale » au service de la France française et de l’Europe des nations. C’est à lire sur le site du Front national.

    Voici quelques extraits du constat :

    L’incapacité des Etats et des institutions internationales - Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banques centrales, etc - à juguler cette crise économique, bancaire et financière, d’ailleurs sans précédent, démontre que le modèle ultralibéral de l’euro- mondialisme ne fonctionnera jamais.

    D’ailleurs à Strasbourg, la Tour de Babel a commencé de se désagréger.

    En effet, l’opportunisme des dirigeants politiques et économiques face au naufrage du système financier et monétaire les conduit maintenant à préparer un retour à l’Etat-Nation tel que le FMI l’annonce aux pays membres de l’OCDE.

    C’est là un véritable paradoxe lorsque l’on sait que son patron Monsieur Strauss-Kahn s’est toujours déclaré libéral-socialiste et européiste.

    Mais, il fallait s’y attendre !

    Au fur et à mesure que les interventions sur le « marché international» s’avèrent inopérantes, de plus en plus de voix interpellent les pouvoirs publics nationaux pour exiger qu’ils refinancent purement et simplement les faillites afin d’enrayer cet effondrement progressif.

    Le Front National, attaché à la liberté économique ainsi qu’à la défense des intérêts des Français, s’y oppose catégoriquement et demande aux institutions Européennes ainsi qu’aux politiques Français de ne pas se porter au secours des spéculateurs de la haute finance internationale pour combler les pertes et dépréciations d’actifs.
    Les responsables et coupables de ce chaos financier doivent l’assumer. Ce n’est pas aux Etats-Nations de supporter la dérive d’un système bancaire et monétaire devenu fou. Ce serait mettre en place, à terme, un nouvel asservissement des peuples.

    (…)

    Cette crise financière, résultat de tous ces errements, de l’asservissement insupportable des élites politiques aux puissances économiques, entraîne maintenant le paiement de ces erreurs dramatiques par tous les citoyens du monde et en particulier par les classes moyennes et les plus pauvres.

    C’est l’appel au secours des apprentis sorciers de la finance et de leurs complices politiques à la Nation, à l’Etat et aux citoyens dont pourtant on refuse de reconnaître la volonté, comme le montrent les referendums sur l’Europe.

    Il est piquant de voir les Etats-Unis, pays le plus « libéral » du monde, nationaliser à tour de bras au nom de l’intérêt national et de voir, de Sarkozy à Royal, tous les bradeurs de la souveraineté nationale dans l’Europe de l’ultra-libéralisme qu’ils ont voulu, chanter maintenant les mérites de la Nation et de l’Etat régulateur.