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Dans le monde

  • Chrétiens acquittés

    Au Pakistan, cinq chrétiens accusés de blasphème ont été acquittés. Ce qui est surprenant, et personnellement je ne donnais pas cher de leur peau… Il s’agissait d’un pasteur protestant, Aftab Gill, et de ses amis, qui avaient apposé une affiche qualifiant le fondateur de la communauté, le père d’Aftab, de « rassoul », à savoir d’apôtre. Mais pour l’islam ce titre ne peut être donné qu’aux grands prophètes, et d’abord à Mahomet ainsi qualifié dans la chahada. Difficile de ne pas voir chez le pasteur une once de provocation… ou d’inconscience. (C’est pourquoi j’avais omis d’en parler, jugeant le pasteur indéfendable dans le contexte pakistanais.)

    L’affaire avait éclaté en août 2015. Le mois suivant, le tribunal antiterroriste (sic) de Gujranwala avait refusé la libération sous caution des accusés.

    Les avocats ont fait valoir que le terme de « rassoul » se trouve dans la Bible en ourdou et que donc les chrétiens peuvent l’utiliser. Et le tribunal antiterroriste de Lahore les a acquittés...

  • En Chine

    La Commission centrale pour l’inspection de la discipline du Parti communiste chinois (CCIDP) a pondu un rapport qui critique vertement l’Administration d’Etat pour les Affaires religieuses (AEAR, ex-Bureau des Affaires religieuses).

    Cette commission a été mise en place pour lutter contre la corruption. Elle souligne donc aussi des cas de favoritisme et d’abus de biens sociaux. Mais le rapport a surtout pour but de dénoncer (une fois de plus) le manque d’autorité de l’Administration pour les Affaires religieuses à cause d’une direction « trop faible », ce qui fait que la politique religieuse du Parti n’est pas appliquée correctement et que les groupes religieux ne sont pas assez contrôlés.

    Le directeur des Affaires religieuses Wang Zuoan a indiqué que son administration acceptait sincèrement les remarques formulées par cet « examen politique » et allait mettre en place un bureau chargé spécifiquement de remédier aux problèmes cités. On peut s’attendre à un nouveau tour de vis.

    (Eglises d’Asie)

  • Génocide assyrien

    Trois personnes ont trouvé la mort dans l’attentat suicide perpétré hier au cours d’une assemblée religieuse organisée à Qamishli, dans le nord de la Syrie, pour commémorer le génocide assyrien de 1915. Selon des sources locales de Fides, l’auteur de l’attentat a cherché à entrer dans la salle où les personnes étaient réunies mais a été arrêté par les forces de sécurité locales et s’est fait exploser au moment de son arrestation.

    A la cérémonie était notamment présent le Patriarche de l’Eglise orthodoxe syriaque, Ignace Ephrem II. La sécurité était assurée par les forces de sécurité Sotoro, milices chrétiennes nées dans le nord-est de la Syrie. L’attentat, qui n’est pas le premier dans la ville de Qamishli, n’a pas été revendiqué.

  • En Syrie

    Bachar el-Assad a reçu lundi dernier pendant une heure et demie les six évêques de l’Eglise syro-catholique en Syrie avec leur patriarche S.B. Ignace Youssif III Younan. Il leur a fait part de son projet d’une nouvelle Constitution d’où seront supprimées les références à la charia comme source principale de la législation, afin de garantir l’égalité des droits à tous les citoyens et d’éliminer les discriminations, y compris larvées, à l’encontre des minorités religieuses, et sera retirée la disposition obligeant le chef de l’Etat à professer la religion musulmane.

    Le président syrien n’a fait aucune allusion au pape ou au Saint-Siège, invitant en revanche ses interlocuteurs à intensifier les contacts et à partager jugements et initiatives en ce qui concerne la tragique situation du Proche Orient avec l’Eglise orthodoxe russe…

  • Repentance de Mgr Ma ?

    Le 7 juillet 2012, Mgr Ma Daqin était sacré évêque de Shangaï dans l’Eglise « officielle ». A l’issue de la cérémonie, il déclarait qu’il quittait l’« Union patriotique ». Il fut aussitôt placé en résidence surveillée dans un séminaire, avec interdiction d’accomplir tout acte épiscopal.

    On l’avait laissé libre de publier des billets spirituels sur son compte Weibo (l’équivalent de Twitter) et sur son blog. En mars dernier, son compte Weibo avait été fermé.

    Et voici que sur son blog, le 12 juin, il qualifie de « rétrospectivement très peu avisée » sa démission de l’Association patriotique, et se dit « ébranlé dans [sa] conscience ». Il note que le geste posé lors de son ordination épiscopale « a sapé le développement remarquable de l’Eglise catholique de Shanghai », et il poursuit : « Pendant un certain temps, j’ai été trompé par certains, et j’ai prononcé certaines paroles et posé certains actes vis-à-vis de l’Association patriotique qui ne sont pas corrects. » « J’espère pouvoir agir de telle manière à corriger ces erreurs. »

    On reconnaît le style habituel de la repentance extorquée des dissidents dans les pays communistes. Et c’est en réalité tout ce qu’on peut dire. Rien ne prouve qu’il les ait écrits, et s’il les a écrits on ne peut dire pourquoi, pour le moment. Même si l’on ne peut exclure que Mgr Ma, qui avait fait toute sa carrière dans l’Eglise « officielle », ait fini par craquer.

  • Pas la peine…

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    François Hollande a ratifié aujourd'hui à l'Elysée l'accord sur le « climat » conclu en décembre à Paris à l'issue de la COP21. Et il nous communique la belle image de la très solennelle cérémonie.

    Mais ça ne sert à rien : Donald Trump a dit qu’il ne le signerait pas…

  • Au Vietnam

    Dans l’après-midi du dimanche 12 juin, vers 15 heures, à Muong Khuong, dans la province de Lao Cai (près de la frontière chinoise), une messe célébrée dans une maison particulière a été brutalement interrompue par une trentaine d’agents de la sécurité publique et de la police, accompagnés par des représentants des institutions communistes locales (Front patriotique, Association des femmes, Jeunesses communistes), sous la direction du vice-président du district. Les fidèles ont été chassés et dispersés, certains avec une grande violence, le prêtre a été emmené au district pour interrogatoire.

    Le 28 mai déjà les autorités communistes avaient reproché aux catholiques de Muong Khuong d’avoir organisé une manifestation religieuse non autorisée.

    En fait les communistes reprochent à ces catholiques de se rassembler ailleurs que dans une église, ce qui constitue selon eux un « trouble à l’ordre public ». Or les fidèles ont demandé à maintes reprises un permis de construire une église, qui leur a toujours été refusé…

    (Asianews, Eglises d'Asie)

  • Ça c’est facile

    Je ne voulais pas lire la réaction du Saint-Siège à la tuerie d’Orlando, sachant qu’elle ne pouvait être que du baratin sentimental et politiquement correct – cet alignement de la communication du Saint-Siège sur les autorités mondaines rendant d’ailleurs sa voix inaudible. Pour dire des stupidités, Obama suffit.

    Mais voici que j’ai vu de nouveau le texte passer devant mes yeux, et je m’y suis arrêté. Donc, il y est question d’un « terrible massacre » qui est une « nouvelle manifestation d’une folie meurtrière et d’une haine insensée », bla-bla-bla, qui suscite des sentiments « d’exécration et de condamnation, de douleur, de trouble », bla-bla-bla.

    Mais la suite est plus intéressante :

    Nous souhaitons tous que les causes de cette violence horrible et absurde, qui trouble profondément le désir de paix du peuple américain et de toute l’humanité, puissent être déterminées et combattues efficacement et au plus vite.

    Vraiment ? Alors ça ce n’est pas difficile. Les causes sont dans les livres de l’islam et dans les prêches des imams qui s’inspirent des livres de l’islam.

    Mais pour les combattre, il faudrait d’abord les nommer…

  • A Alep…

    Dimanche a été inauguré en plein centre d’Alep, dans les jardins du couvent des frères Maristes, un parc de jeux pour enfants, avec balançoires et toboggans.

    Alors que les bombes tombaient sur divers quartiers de la ville, un grand nombre de familles a participé à l’inauguration. Une façon aussi de dire oui à l’espoir malgré tout. Et de dire qu’il faut rester.

    (texte, photos)

  • Un catholique à Taiwan

    Elu vice-président de Taiwan lors de l’élection présidentielle de janvier dernier qui a vu la victoire de Tsai Ing-wen, la candidate du Parti démocrate-progressiste (nationaliste), Philip Chen Chien-jen a pris ses fonctions, comme la présidente, le 20 mai. Le 28 mai, il participait au congrès eucharistique national, écho du congrès eucharistique international de Cebu.

    Invité par les évêques à prendre la parole, Chen Chien-jen a commencé par dire qu’il assistait quotidiennement à la messe depuis les années 90, quand il était devenu membre de l’Academica Sinica, le premier institut de recherche de Taïwan (dont il a été vice-président). Il a confié qu’il allait à la messe accompagné de son épouse, catholique elle aussi. « La messe quotidienne me permet de confier mes prières, mon travail, mes joies, mes peines à Dieu. Ecouter la parole de Dieu, ce qu’en disent les prêtres, recevoir le corps du Christ, voilà ce qui est à la source de mon bonheur dans ma vie et mon mariage », a-t-il dit. Sans le Christ, a-t-il poursuivi, « je tomberais bien vite et succomberais aux tentations du diable et du monde ». La messe et l’Eucharistie quotidiennes me permettent de faire l’apprentissage de l’amour du Christ dans ma vie. Communier est une action indispensable, qui m’est nécessaire tout comme chacun a le devoir de se maintenir en forme, de se laver et de se nourrir. Communier au corps du Christ me permet de tenir à distance la jalousie, l’orgueil, la méchanceté, la paresse, et de garder à l’esprit l’importance de la pureté, de la sérénité, de la paix et de la joie, a-t-il encore développé, avant de conclure en déclarant que, pour lui, l’Eucharistie représentait le mystère de la foi, nourrissait l’âme, et procurait la joie et la paix.

    A Taiwan il y a 300.000 catholiques sur 23,5 millions d’habitants.

  • En Chine

    La police a encerclé le village de Di Xiao Di Ba, près de Handan dans le Hebei, pour empêcher les catholiques de participer à… une cérémonie de réparation après un sacrilège.

    Le 27 mai, les paroissiens découvraient que le tabernacle de l’église avait été fracturé et que les hosties avaient été jetées à terre hors de l’église. Deux autres tabernacles ont subi le même sort les 26 et 27 mai.

    Le 3 juin, le diocèse a lancé une neuvaine de prière et de pénitence, et d’adoration eucharistique. Le 6 juin devait avoir lieu une cérémonie de réparation en l’église de Di Xiao Di Ba. Mais le bureau des Affaires religieuses de Handan a interdit le rassemblement et décrété que le diocèse n’avait pas la permission de demander aux fidèles des districts avoisinants de venir. Plusieurs prêtres ont été placés en résidence surveillée. Et la police a été postée à tous les accès. L’évêque, Mgr Stephen Yang Xiangtai, a été contraint d’annuler la cérémonie et de demander aux fidèles de prier et faire pénitence chez eux.

    « Que la police et la sécurité publique aient peur d’un rassemblement de prière et de pénitence est vraiment risible, a déclaré un catholique local à Asianews. Il est vrai que nous sommes autour du 4 juin [anniversaire du massacre de Tienanmen], mais les névroses de la police aboutissent toujours à une attaque contre la liberté religieuse. »

  • Au Bangladesh

    Sunil Gomes, 71 ans, marchand de fruits et légumes, a été assassiné hier dans son échoppe par des inconnus alors qu’il revenait de la messe. Cela s’est passé à Bompara, dans le district de Natore, « division » et diocèse de Rajshahi.

    Son frère Proshanto Gomes est prêtre dans le diocèse de Dinajpur. Il souligne que Sunil était respecté dans le village et qu’il n’avait pas d’ennemis.

    Le meurtre a été revendiqué par l'Etat islamique.

  • Provoc ukrainienne

    Le président ukrainien Petro Porochenko a nommé le 27 mai Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN de 2009 à 2014, et depuis lors employé de Goldman Sachs, son conseiller personnel.

    En 2014 Porochenko était déjà allé chercher une Américaine du Département d’Etat comme ministre des Finances, un Lituanien (dirigeant pour l’Ukraine du fonds d’investissement international East Capital) comme ministre de l’Economie, un Géorgien (ancien ministre de la Santé de Géorgie) comme ministre de la Santé. Ils ne sont plus dans le nouveau gouvernement, mais plus récemment il a nommé carrément l’ancien Premier ministre de Géorgie Mikheil Saakachvili comme gouverneur de la région d’Odessa… Il prend désormais comme conseiller particulier un ancien Premier ministre danois et secrétaire général de l’OTAN, celui qui a condamné avec la plus grande vigueur l’annexion de la Crimée par la Russie, menaçant de façon un peu inconsidérée qu’il n’excluait pas le « recours à la force » pour arracher la Crimée au « tyran » russe…

    A Moscou, on se marre… « C’est une bouffonnerie, destinée à garder l’Ukraine au centre de l’attention de ses partenaires occidentaux », dit le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma ; et le vice-président de la commission de la Défense remarque que Porochenko ne fait donc vraiment pas confiance à ses compatriotes…

    Il est vrai que Porochenko a bien besoin d’un conseiller. Mais peut-être plutôt d’une armée d’avocats. Président d’un des pays les plus corrompus de la planète, il est mouillé jusqu’au cou dans l’affaire des Panama Papers, il est l’objet d’une commission d’enquête parlementaire et a perdu le soutien de ses deux alliés. L’Ukraine est une fois de plus en plein chaos politique, comme on le voit régulièrement par les empoignades au Parlement.

    En dehors de la minable provocation antirusse, que va faire Rasmussen dans cette galère ? Ramasser du fric tant qu’il est encore temps, au risque de perdre ce qui lui reste d’honneur ? Ou est-il tout simplement le nouvel agent américain au sommet de l’Etat ukrainien ? Mais à quoi bon ?

  • En Chine

    Le 24 mai était la journée de prière pour l’Eglise en Chine. C’est le jour qui a été choisi par l’Eglise officielle pour ordonner 9 prêtres…

    C’est Mgr Mgr Joseph Ma Yinglin, évêque officiel sacré en 2006 contre l’avis de Rome, du diocèse de Kunming (Yunnan) et surtout président de la Conférence officielle des évêques de Chine (donc agent du pouvoir communiste) qui a procédé aux ordinations au cours d’une imposante cérémonie. Plusieurs des nouveaux prêtres avaient émis le souhait d’être ordonnés par un évêque en communion avec Rome, mais ils n’ont pas été entendus. Alors même que la grande majorité des évêques « officiels » sont reconnus par Rome. Du reste, le même jour, dans deux autres diocèses, deux autres séminaristes ont été ordonnés, par les évêques de ces diocèses, de l’Eglise officielle mais en communion avec Rome.

  • En Egypte

    Sept maisons de chrétiens ont été incendiées le 20 mai dans un village de la province de Minya, par des musulmans qui soupçonnaient un chrétien d’avoir une liaison avec une musulmane.

    En raison des menaces de violences, l’homme en question a fui le village le 19 avec sa femme et ses enfants. Mais le lendemain, les musulmans s’en sont pris à sa mère de 70 ans. Ils lui ont arraché ses vêtements et l’ont promenée nue dans la rue en scandant Allahou Akbar. Puis ils ont mis le feu à sa maison et à d’autres maisons de chrétiens.

    La police avertie la veille n’avait pris aucune disposition. Et elle n’est arrivée que deux heures après le début de l’émeute.

    Le 25, la femme a fini par porter plainte, ne pouvant plus « avaler l’humiliation » qu’elle a subie.

    L’affaire se terminera comme d’habitude par une réunion de musulmans et de chrétiens, convoquée par les autorités, où les chrétiens acceptent d’avoir tort et les musulmans promettent qu’ils ne recommenceront pas avant la prochaine fois.

    D’autre part, le 12 mai, un bâtiment servant provisoirement d’église a été incendié par des « extrémistes », dans la même province (où il y a au moins 35% de chrétiens).

  • Des élections en Inde

    Il y a eu des élections ces dernières semaines dans cinq Etats de l’Inde, deux dans le nord-est (Bengale occidental et Assam), et trois dans le sud : Kerala, Tamil Nadu et Pondichéry.

    En Assam, l’Etat central de cette partie de l’Inde qui se trouve de l’autre côté du Bengladesh, à la frontière de la Chine et de la Birmanie, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi a remporté une « victoire historique », avec 60 des 126 sièges de l’assemblée. Ce qui est aussi une défaite historique (comme un peu partout) pour le parti du Congrès, déconsidéré par la corruption qui est devenue sa principale caractéristique... La victoire du parti de Modi était surtout inattendue, dans un Etat essentiellement composé de populations indigènes non hindoues et connues jusqu’ici pour leur indépendantisme… Selon Mgr Thomas Menamparampil, l’administrateur apostolique, qui souligne que le nouveau gouverneur est un ancien élève d’une école catholique, cela s’explique d’une part par l’argent qui a coulé à flot pendant la campagne, d’autre part parce que les jeunes voient dans le parti au pouvoir un espoir pour leur avenir.

    Au Bengale occidental, le parti du gouverneur, la très populaire Mamata Banerjee, a sans surprise remporté une large majorité de 211 sièges sur 294. Le P. Jothi, directeur d’un centre social, ne tarit pas d’éloges sur « Mamata », qui outre le fait qu’elle agit efficacement en faveur des pauvres et améliore la vie de la population en général, est une « amie et protectrice des chrétiens ». Lorsque le couvent de Ranaghat fut attaqué et sa supérieure de 72 ans sauvagement violée, elle vint aussitôt au couvent pour prendre les mesures adéquates, et décida que désormais un garde armé serait posté devant toutes les institutions catholiques. Lorsque sœur Nirmala (la supérieure des sœurs de Mère Teresa) est morte, elle a passé trois heures aux funérailles, quasi incognito, vêtue du sari des religieuses. Elle est « simple, honnête, avec un style de vie frugal », et elle ne rate jamais la… messe de minuit, parrainée par le gouvernement de l’Etat et célébrée dans Park Street, la plus grande avenue de Calcutta.

    Au Kerala, l’Etat qui compte 25% de chrétiens, le parti communiste renvient en force avec 58 élus (sur 140) et fait perdre la majorité à la coalition dirigée par le parti du Congrès. Ce résultat, selon le P. Paul Thelakat, ancien porte-parole du synode syro-malabar, montre que les habitants du Kerala ne veulent ni de la corruption ni de l’idéologie hindouiste, mais aussi que l’anticommunisme traditionnel des chrétiens s’effrite.

    Au Tamil Nadu (tamoul), le parti de J. Jayalalithaa a reconduit sa majorité, et l’ancienne actrice entame un 5e mandat de gouverneur.

    Le Territoire de Pondichéry (qui englobe les quatre anciens Etablissements français) a pour originalité d’être le seul à donner la majorité au parti du Congrès.

  • Au Pakistan

    Etonnant. Qaisar Jahan a gagné. La directrice d’une école de filles de Faisalabad avait signifié à ce pauvre porteur d’eau qu’il ne pouvait plus remplir son office parce qu’il était chrétien et qu’un musulman ne peut pas boire de l’eau donnée par un chrétien, et elle avait décidé qu’il devait devenir agent d’entretien. Qaisar Jahan n’avait pas accepté et s’était tourné vers Lala Robin Daniel, un militant chrétien de l’Alliance nationale des minorités du Pakistan, lequel avait déposé plainte pour discrimination religieuse devant le bureau de l’enseignement du district.

    Or, ces derniers jours, les autorités de l’enseignement ont convoqué la directrice, Najma Naheed, et Qaisar Jahan. Il a été demandé à la directrice de présenter publiquement ses excuses pour son comportement partial et de promettre qu’elle ne critiquera plus la foi d’un collègue. Ce qu’elle a fait, précisant qu’elle n’obligera aucun employé à effectuer des tâches qui ne correspondent pas à son affectation.

    Du coup, deux amis de Qaisar, qui ont subi la même relégation, ont décidé de porter plainte eux aussi…

    Comme quoi il peut arriver (même si c’est dans d’étroites limites) que la dhimmitude ne soit une fatalité que si on l’accepte qu’elle le soit.

  • Mettre fin aux sanctions contre la Syrie

    Des évêques, des religieux et religieuses de Syrie ont lancé une pétition sur change.org Basta sanzioni alla Siria (les sanctions contre la Syrie, ça suffit), adressée « aux parlementaires et aux maires de tous les pays » afin qu’ils fassent connaître « l’iniquité des sanctions contre la Syrie aux citoyens de l’Union européenne ».

    Les premiers signataires de la pétition sont Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d’Alep, le Père Pierbattista Pizzaballa, Custode de Terre Sainte, Mgr Boutros Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep, les moniales trappistines de Syrie, les religieuses de la Congrégation du Perpétuel Secours, celles de la congrégation de Saint Joseph de l’Apparition – présentes à l’hôpital Saint Louis d’Alep – et Mgr Jean Clément Jeanbart, archevêque grec-catholique d’Alep.

    Extraits :

    En 2011, l’Union européenne a pris des sanctions contre la Syrie, les présentant comme des sanctions contre des personnages du régime, qui imposaient au pays un embargo pétrolier, le blocage de toute transaction financière et l’interdiction de commercer de très nombreux biens et produits. Cette mesure dure encore aujourd’hui même si, par une décision tout aussi inexplicable, en 2012, l’embargo sur le pétrole a été levé dans les zones contrôlées par l’opposition armée et jihadiste, dans le but de fournir des ressources économiques à celles qui ont été dénommées « forces révolutionnaires de l’opposition.

    Au cours de ces cinq années les sanctions contre la Syrie ont contribué à détruire la société syrienne, la condamnant à la faim, aux épidémies, à la misère, en favorisant l’activisme des milices combattantes intégristes qui frappent aujourd’hui également en Europe.

    Aujourd’hui, les Syriens voient la possibilité d’un avenir vivable pour leurs familles seulement en fuyant de leur terre mais la fuite ne peut être la seule solution que la communauté internationale sache proposer à ces pauvres gens.

    Nous soutenons toutes les initiatives humanitaires et de paix que la communauté internationale met actuellement en œuvre, en particulier au travers des difficiles négociations de Genève, mais dans l’attente et dans l’espoir que les attentes trouvent une réponse concrète, après tant de déceptions amères, nous demandons que les sanctions qui touchent la vie quotidienne de chaque Syrien soient immédiatement levées. L’attente de la paix tant attendue ne peut être dissociée de la préoccupation concrète pour ceux qui aujourd’hui souffrent à cause d’un embargo dont le poids tombe sur un peuple tout entier.

    En outre, la rhétorique sur les réfugiés fuyant la guerre semble hypocrite si, en même temps, on continue d’affamer, d’empêcher de soigner, de refuser l’eau potable, le travail, la sécurité, la dignité à ceux qui restent en Syrie.

    Donc, nous nous tournons vers les parlementaires et les maires de tous les pays afin qu’ils fassent connaître l'iniquité des sanctions contre la Syrie aux citoyens de l'Union européenne (qui en sont aujourd’hui totalement inconscients) et qu’elles deviennent, enfin, l'objet d'un débat sérieux, avec les conséquences qui en découlent.

  • Un projet de loi copte

    Cela a quelque chose d’historique. Ce 16 mai les bureaux du Parlement égyptien ont été officiellement saisis d’un projet de loi sur la construction des lieux de culte. A savoir des églises (dont le texte donne une définition), puisque la construction de mosquées est totalement libre et qu’aucune loi ne saurait la régir.

    C’est le premier aboutissement de l’initiative des diverses communautés chrétiennes d’Egypte (essentiellement l'Eglise copte, mais avec l'appui de toutes les autres), qui en octobre 2014 avaient envoyé au gouvernement une ébauche de projet de loi qui mettrait fin à la législation… ottomane en la matière.

    La loi sur la construction des églises est en effet le « décret Hamayoni », de 1856, qui pose 10 conditions, c’est-à-dire rend cette construction quasi impossible : l’autorisation ne peut être donnée pour la construction d’une église à proximité d’une école, d’un bâtiment de l’Etat, d’une zone résidentielle, d’une ligne de chemin de fer, d’un canal… et bien sûr d’une mosquée (d’où l’édification immédiate d’une mosquée près du terrain où des coptes envisagent de construire une église). En outre la décision revient au président de la République. Du moins jusqu’en 2005, année où le président Moubarak délégua cette prérogative aux gouverneurs des provinces, avec obligation d’étudier toutes les demandes et de justifier les refus. Mesure qui se voulait favorable aux chrétiens, mais qui ne changea rien, les autorités locales étant bien plus que le président sous la pression des islamistes (on vit ainsi, pour un permis de simple restauration d’une église, un gouverneur demander le décret présidentiel autorisant la construction de l’église… édifiée du temps du royaume d’Egypte…).

    Le projet de loi, qui comprend 13 articles, redéfinit les conditions d’obtention d’un permis de construire des autorités locales de façon favorable aux chrétiens, tente de prévenir certains des problèmes rencontrés, et donne le droit aux évêques de saisir le Conseil d’Etat en cas de retards dus à des prétextes.

  • Au Pakistan

    Imran Masih, un jeune chrétien du district de Mandi Bahauddinin, au Pendjab, avait sur son téléphone portable des vidéos d’un pasteur critiquant l’islam. Des camarades du jeune homme, voyant cela, l’ont dénoncé aux responsables islamiques locaux, qui ont émis une fatwa contre le jeune chrétien et ont déposé une plainte pour blasphème. Les musulmans exigent que le jeune homme leur soit remis pour pouvoir le brûler vif devant l’église. En cas contraire, ils menacent de se venger sur tous les habitants chrétiens de la zone, en incendiant et en rasant les maisons de tous les chrétiens (il y a environ 4.000 familles musulmanes et 45 familles chrétiennes). Le gouvernement a déployé un contingent de la police.

    « Il s’agit d’un cas d’abus de la loi sur le blasphème dans le cadre duquel la communauté chrétienne risque une punition collective. Nous sommes préoccupés et demandons aux autorités de garantir la paix, en espérant qu’il n’y ait pas d’actes violents ou de conséquences négatives pour les chrétiens », a déclaré à Fides Mgr Shaw, l’archevêque de Lahore.

  • Ils ont tué Khurram Zaki

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    Khurram Zaki, animateur du site internet « Construisons le Pakistan », a été tué par balles samedi dernier dans un restaurant de Karachi. Les talibans du groupe Hakeemullah ont revendiqué le meurtre : Khurram Zaki a été abattu parce qu’il avait organisé des manifestations contre Maulana Abdul Aziz, un prédicateur de la Mosquée Rouge d’Islamabad, qui avait refusé de condamner l’attentat contre une école de Peshawar qui en décembre 2014 avait coûté la vie à 134 enfants (et 9 adultes).

    Khurram Zaki était connu pour son action résolue en faveur des minorités. Lui-même membre de la communauté chiite régulièrement persécutée, il défendait tout autant les chrétiens. « Nous perdons une grande voix qui se battait pour les droits de ceux qui sont marginalisés », dit Cecil Chaudry, directeur de la commission épiscopale Justice et Paix.

    En fait, Khurram Zaki était aussi chiite que moi je suis yazidi. On le voyait régulièrement aux manifestations avec un grand crucifix. (C’est lui à droite sur la première photo, et sur la seconde il confie son crucifix, pendant qu’il prend la parole, à… Mgr Coutts, l’archevêque de Karachi.)

  • En Chine

    201605021717_71110010582867_1.jpgLe révérend Han Chung-ryeol a été retrouvé assassiné, à coups de hache sur la tête et de couteau au ventre, le 30 avril dernier. Ce pasteur protestant s’était installé à Changbai près de la frontière nord-coréenne en 1993. Il aidait les Nord-Coréens qui fuyaient la famine dans leur pays, et le gouvernement nord-coréen avait ouvertement demandé qu’il soit éliminé.

    Une source d’AsiaNews explique : « 

    « C’était un homme bon qui, chaque fois que c’était possible, encourageait les Nord-Coréens à retourner chez eux. Il leur disait que le sort du pays était entre leurs mains, que le régime ne subsisterait pas toujours, et que Dieu ne les abandonnerait pas. Il n’incitait pas les gens à renverser le gouvernement. Il n’a jamais cherché à faire du prosélytisme parmi les Nord-Coréens. Il est compréhensible que le régime de Kim ait voulu sa mort parce qu’il donnait aux Nord-Coréens quelque chose de plus important que la nourriture : l’espérance d’un monde meilleur. »

  • Civilisation

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    A Palmyre, l’Etat islamique avait utilisé le grand théâtre romain pour célébrer des dizaines de décapitations de soldats syriens. Hier, dans le même lieu, a été donné un concert par le très prestigieux orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg (le Kirov de l’ère soviétique), sous la direction de son chef Valeri Guerguiev. Un concert intitulé « Prier pour Palmyre – la musique revit dans les ruines antiques ».

    Après une allocution vidéo de Vladimir Poutine, le concert a commencé, de façon impressionnante dans ce cadre grandiose, par la chaconne pour violon seul de Bach. Par Pavel Milyoukov, un jeune bardé de prix internationaux, soliste du Philharmonique de Moscou et de la Maison de la musique de Saint-Pétersbourg. Il s’est poursuivi par le quadrille du premier opéra de Rodion Chtchedrine, Pas seulement l’amour, avec en soliste le violoncelliste Serguei Roldouguine, violoncelle solo du Mariinsky pendant 20 ans et fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg, et s’est terminé par l’optimiste (comme l’a souligné Guerguiev) Symphonie classique de Prokofiev.

    Au lieu de célébrer cette initiative, les médias occidentaux bavent et éructent. Parce que Guerguiev n’est pas pour eux l’un des plus grands chefs d’orchestre du monde, mais un soutien indéfectible de Poutine, et doit donc être mis au ban de la vie musicale. Et surtout parce que Serguei Roldouguine, ami de toujours de Poutine, figure sur les fameux Panama Papers, et qu'au lieu de se terrer dans un trou, l'infâme parade à Palmyre ! Soutenu par Poutine qui a fait savoir, non sans vraisemblance, que le fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg dépensait son argent en achetant des instruments de grand prix pour les institutions musicales russes.

    La palme est sans doute remportée par Philip Hammond, le ministre britannique des Affaires étrangères, pour qui ce concert était « une tentative de mauvais goût de détourner l’attention de la souffrance persistante des Syriens, et montre qu’il n’y a pas d’abîmes où le régime ne descendra pas ». Comme il visait semble-t-il le régime de Poutine et non celui d’Assad, c’est donc aussi un reproche fait aux Russes d’avoir chassé l’Etat islamique de Palmyre et de sa région…

  • En Irak

    L’Etat islamique a repris hier le contrôle d’une petite ville chrétienne de la plaine de Ninive, Teleskouf, près d’Alqosh… et l’a reperdu.

    Le village, qui comptait 12.000 habitants chrétiens, avait été investi par l’Etat islamique lors de la prise de la plaine de Ninive à l’été 2014, et la population avait fui vers Erbil. Fin 2014, les Kurdes avaient repris la ville fantôme, qui était gardée ces derniers temps par des miliciens chrétiens. Lesquels ont été balayés hier matin par les soldats du califat.

    Mais, le même jour, les Peshmergas sont intervenus, appuyés par les raids aériens de la coalition internationale, et ont repris le village. C’est dans le cadre de ces affrontements qu’un soldat américain a été tué.

    L’attaque de l’Etat islamique entre dans le cadre de tentatives de percées sur le territoire contrôlé par les Peshmergas, notamment après la reprise par ceux-ci de plusieurs villages dans la région de Kirkouk.

    Teleskouf est vidé de ses habitants depuis le 7 août 2014, mais, comme c’est le cas dans les autres villages de la région, ils y reviennent, quand ils le peuvent, pour enterrer leurs morts…

  • Au Pakistan

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    Le 29 avril dernier a été présenté par le président du Pakistan en personne, en son palais, le nouveau timbre-poste de 10 roupies, qui représente un personnage chrétien historique du pays, « Dewan Bahadur S P Singha ».

    L’homme s’appelait Seeta Parkash Singha. En 1947 il était président de l’assemblée du Pendjab, et il prit position pour l’indépendance du Pakistan (alors que les islamistes s’y opposaient).

    Il est significatif que le président du Pakistan lui donne son titre de « Dewan Bahadur », titre honorifique de l’empire britannique des Indes qui veut dire à peu près « courageux Premier ministre », et qui n’existe plus depuis 1947.

    On lira ci-après une traduction du compte rendu du discours du président Mamnoun Hussein tel qu’il a été publié sur le site internet de la présidence pakistanaise. Il me paraît intéressant, montrant comment les dirigeants pakistanais, qui sont depuis l’indépendance du pays des musulmans « laïques », c’est-à-dire sociologiques, sans convictions religieuses, tentent de prendre la défense des chrétiens, en paroles, mais avec des paroles néanmoins officielles, mais sans trop en faire pour ne pas encourir les foudres des talibans… On se garde bien d’agir, par exemple en programmant l’abolition des lois anti-blasphème, ou en libérant Asia Bibi, ou en nommant un nouveau ministre chrétien candidat au martyre… Mais ces paroles ont, néanmoins, le mérite d’exister…

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  • Notre Dame ne donne plus l’heure

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    L’Etat islamique a fait exploser, dimanche 24 avril, l’église de Mossoul dite Notre-Dame de l’Heure, église latine connue pour son horloge offerte par l’impératrice Eugénie, la première installée en Irak.

    Le fait de détruire cette église est clairement un message à la France.

  • Islam, sanglant islam…

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    « Islam, sanglant islam, condamné par sa propre doctrine. »

    Cette affiche trône le long de l’autoroute A14 près de Saint-Augustin en Floride, et elle fait polémique. Des habitants veulent qu’elles soient enlevée, et, clamant leur dhimmitude, ils ont lancé une pétition qui a recueilli quelque 32.000 signatures dans le monde (dont seulement 4.480 en Floride) au moment où j’écris.

    Une chaîne locale a contacté la firme propriétaire du panneau. Réponse : le panneau a été loué par un particulier et il s’agit de liberté d’expression.

    Les autorités du comté, contactées à leur tour, ont répondu par cette déclaration :

    En réponse à des préoccupations dans la population, le Comté de Saint-Jean a enquêté sur le panneau d'affichage situé sur l’A1A et Seashore Avenue et a conclu qu’il est en conformité avec toutes les réglementations nationales et locales concernant la signalisation. Bien que son message puisse être offensant pour certains membres de la population, il est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis, ce qui exclut que le Comté prenne des mesures.

    Quand même il y a des jours où on aime les Américains…

  • Israël et les chrétiens

    Propos de S.B. Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins, dans son intervention prononcée le 14 avril à Rome à l’Université pontificale de la Sainte Croix, sur la condition actuelle des chrétiens en Terre Sainte :

    C’est la première fois qu’une minorité chrétienne se trouve à vivre au sein d’un Etat juif avec toutes les conséquences liées au fait d’être une minorité. Et il s’agit du premier cas dans l’histoire où une majorité juive dispose d’un Etat. Mais cette majorité continue à se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en réalité une minorité, avec la tentation de vivre comme un Etat théocratique, inspiré par la Bible et non pas comme un Etat laïque.

    Même s’il se proclame Etat laïque et démocratique, il se comporte actuellement en réalité toujours davantage comme un régime militaire confessionnel juif.

    En Israël, l’Eglise se meut sur un terrain en majorité arabo-palestinien, se trouvant confrontée aux musulmans et aux défis du monde juif qui, s’il représente pour partie le monde de nos racines de foi, de l’autre représente politiquement l’occupant, celui qui détient le pouvoir.

  • Sinistre première à Aceh

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    Dans la province indonésienne d’Aceh, une chrétienne de 60 ans a été fouettée en public (de 30 coups de fouet) pour avoir « vendu de l’alcool ».

    C’est la première fois qu’une telle peine est prononcée et appliquée depuis que la charia (qui a force de loi à Aceh depuis 2005) a été étendue aux non-musulmans l’an dernier pour certaines infractions au Coran.

    On remarque la gourmandise avec laquelle les musulmans filment la scène.

  • Au Pakistan

    Agent immobilier près de Sheikhupura dans le Pendjab, le chrétien Nazir Masih, père de famille handicapé d’un bras, recevait le 5 avril dernier trois acheteurs musulmans d’une parcelle de terre. Les parties s’étaient mises d’accord et il ne restait qu’à verser le solde de 250.000 roupies (2.100 €). Mais les musulmans refusèrent, voulant la propriété du terrain sans avoir à débourser davantage. Le ton monta. Les musulmans partirent furieux. Quelques heures plus tard, ils retrouvèrent Nazir Masih dans un champ et le battirent, puis ils l’égorgèrent et lui lacèrent tout le corps et le visage. Comme ils scandaient Allahou Akbar des gens vinrent voir ce qui se passait. Ils dirent qu’ils avaient « achevé l’infidèle », en lançant leurs couteaux en l’air.

    Un fils de Nazir Masih a porté plainte. On connaît les noms des trois meurtriers. Ils n’ont toujours pas été arrêtés.