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Dans le monde

  • En Chine

    Après avoir fermement rappelé (notamment à la fin de 2014) qu’il était interdit aux membres du parti communiste d’avoir une quelconque activité religieuse, les autorités chinoises soulignent maintenant qu’il en est de même des membres du parti qui ne sont plus en activité.

    L’agence de presse Xinhua rapporte que la circulaire « indique clairement que les cadres et membres retraités du parti ne peuvent pas croire en une religion, ne peuvent pas participer à des activités religieuses, et doivent lutter résolument contre les sectes ».

    C’est une application de la maxime de Mao que le parti prend soin des gens du berceau à la tombe…

    D’autre part, le président de la soi-disant Conférence consultative politique du peuple chinois, Yu Zhengsheng (membre du politburo et chef du parti à Shanghai), a récemment rencontré les dirigeants des diverses religions officiellement présentes dans le pays, et il a « appelé les groupes religieux à continuer d’accroître leurs caractéristiques chinoises, de puiser dans leur religion les éléments positifs et de faire davantage d’efforts pour construire une idéologie religieuse pourvue de caractéristiques chinoises ».

  • Le bonheur et la tolérance

    Le Cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, émir de Dubaï, vice-président, Premier ministre et ministre de la Défense des Emirats arabes unis, avait annoncé lundi la création de deux secrétariats d’Etat dans le nouveau gouvernement en gestation :

    - un secrétariat d’Etat au Bonheur, qui harmonisera la politique gouvernementale pour créer le bien social et la satisfaction du peuple, et promouvra une société vertueuse et fondée sur la famille ;

    - un secrétariat d’Etat à la Tolérance, pour promouvoir la tolérance comme une valeur fondamentale des Emirats arabes unis.

    L’organigramme du nouveau gouvernement vient d’être publié. Le Cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum (appelez-moi Cheikh Mohammed, ou même « Cheikh Mo » - on peut être le 5e souverain le plus riche du monde et rester simple), est toujours Premier ministre et ministre de la Défense, cela va de soi. Le secrétaire d’Etat à la Tolérance, septième nommé sur 29, est une femme : Cheikha Loubna bent Khalid ben Sultan al Qasimi, dûment voilée, et ce qui est curieux est qu’elle était jusqu’ici ministre du Commerce extérieur et qu’elle est la 42e femme la plus puissante du monde selon le classement Forbes. Le secrétaire d’Etat au bonheur, quant à lui, vient en 27e position, après trois secrétaires d’Etat sans affectation. C’est aussi une femme : Ouhoud bent Khalfan al Roumi, donc apparentée à Mariam Mohammed Khalfan al Roumi, qui était ministre des Affaires sociales et ne figure plus dans le gouvernement. Ouhoud bent Khalfan al Roumi est inconnue de Google. (Ce qui est curieux est ce nom al Roumi, qui veut dire littéralement le Romain, à savoir le chrétien…)

    Autre innovation annoncée par Cheikh Mohammed : un Conseil national de la Jeunesse, dirigé par un secrétaire d’Etat, là encore une femme, Chamma bent Souhail Faris al Mazroui, 22 ans, également inconnue de Google, sans doute de la famille du ministre de l’Energie. Et comme le dit Cheikh Mohammed, « l’énergie de la jeunesse va alimenter (en anglais dans le texte : fuel) notre gouvernement à l’avenir ».

    On remarquera le mot de « tolérance ». Il est assurément plus précis que le « bonheur » de l'autre nouveau secrétariat d’Etat. Dans les Emirats en effet on « tolère » les chrétiens. A condition qu’ils soient des travailleurs étrangers, indiens ou philippins. Et même on leur donne des terrains pour construire des églises. Et même de plus en plus grandes. A condition qu’on ne voie pas (au moins de loin) que ce sont des églises. Reste à Cheikh Mohammed à persuader ses voisins saoudiens d'adopter la même tolérance (laquelle ne s’applique évidemment pas au domaine politique, faudrait pas exagérer).

  • Le dhimmi se rebiffe

    Le porteur d’eau d’un lycée de filles de Faisalabad est mort en mai 2015. La directrice a donc demandé à l’« officier d’éducation du district » un nouveau porteur d’eau. C’est Qaisar Jahan qui a été embauché. Il a commencé son travail en novembre. Mais, le mois suivant, la directrice découvre que Qaisar Jahan est chrétien. Alors elle lui demande de changer d’affectation pour devenir agent d’entretien. Refus de l’intéressé. La directrice insiste : « Vous êtes chrétien et personne dans l’école ne veut recevoir un verre d’eau de votre part. » Mais Qaisar Jahan reste ferme. Il a été engagé comme porteur d’eau, il restera porteur d’eau. Le 6 février dernier, la directrice écrit à l’officier d’éducation du district pour dénoncer le comportement de Qaisar Jahan.

    Or celui-ci, puisqu’on ne lui permet pas d’accomplir le travail pour lequel il a été engagé, se tourne vers le président de l’Alliance nationale des minorités du Pakistan, le chrétien Lala Robin Daniel, lequel vient de… déposer une plainte pour discrimination : « L’acte de discrimination de la directrice est contraire à l’éthique et viole le code du comportement humain, il viole aussi les articles 11 et 27 de la Constitution du Pakistan et les conventions 105 et 111 de l’OIT. »

    Qaisar Jahan souligne : « Je me battrai pour mes droits, et je ne m’inclinerai pas devant ces gens-là, parce que je crois que mon Sauveur Jésus-Christ m’aidera à obtenir justice. Deux amis à moi ont été embauchés comme porteurs d’eau dans des écoles et ont été obligés de faire du nettoyage. Je ne le ferai pas. »

    Pour prendre la mesure du défi de Qaisar Jahan, il faut bien se représenter dans quel pays cela se passe, un pays où les chrétiens sont, malgré la Constitution, des citoyens de seconde zone, parqués dans des ghettos, voués à des travaux de nettoyage ou, pire, de briqueterie. Et menacés de plaintes pour "blasphème" à tout propos.

    On se souviendra aussi que l’affaire Asia Bibi est née du refus de ses collègues musulmanes de boire l’eau qu’elle leur apportait (alors qu’elles le lui avaient demandé)…

  • Barzani pour un référendum

    Mahmoud Barzani, fils du grand chef de clan et chef de guerre Mustapha Barzani, et « président du gouvernement régional du Kurdistan » irakien, déclare :

    « Le temps est venu et la situation est maintenant favorable pour que le peuple kurde prenne par référendum une décision sur son sort. Ce référendum ne signifie pas proclamer un Etat, mais plutôt permettrait de connaître l'opinion du peuple kurde sur l'indépendance et, pour les dirigeants politiques, cela permettrait d'exécuter la volonté du peuple le moment venu. Si le peuple du Kurdistan attend que quelqu'un d'autre présente le droit d'autodétermination comme un présent, l'indépendance ne sera jamais obtenue. Ce droit existe et le peuple du Kurdistan doit le réclamer et le mettre en œuvre. De la même façon que l'Ecosse, la Catalogne, le Québec et d'autres régions ont le droit d'exprimer leurs aspirations sur leur destinée, le Kurdistan est habilité à se prononcer, et cela n'est pas négociable. »

    Il va de soi que le gouvernement irakien, quoique fantomatique, ne peut être qu’opposé à ce projet (mais il n’aurait pas les moyens de l’empêcher), de même que les gouvernements turc et syrien qui pour une fois seront d’accord…

    L’évêque chaldéen de Amadiya et Zakho (région du Kurdistan irakien à la frontière de la Turquie et de la Syrie…), Mgr Rabban al-Qas, s’est aussitôt déclaré en faveur du projet :

    « Le temps est venu. Le Kurdistan aujourd’hui n’est pas un paradis, mais ici nous vivons mieux que partout ailleurs (dans la région). Ici nous pouvons et nous devons aider ceux qui en ont besoin alors que Bagdad n’a jamais vraiment aidé cette région, bien qu’aujourd’hui la majorité soit arabe, particulièrement à Erbil et Dohuk. Nous avons besoin d’un Etat kurde qui permette à tout le monde de vivre ensemble. Pas un Etat de séparation et confessionnel, mais basé sur la laïcité, une citoyenneté partagée, et une constitution avec des droits et des devoirs égaux pour les musulmans, les chrétiens et les yazidis. »

    L’Eglise chaldéenne a, évidemment, toujours prôné l’unité "nationale" irakienne. Mais Mgr al-Qas souligne que les choses ont changé :

    « Promouvoir ce référendum est ce qu’il faut faire, pour savoir qui nous sommes. Je crois aussi que les grandes puissances comme les Américains poussent dans ce sens. Un Etat kurde qui ne soit pas anti-Bagdad peut être un centre de paix et de coexistence… et en définitive la Turquie devra l’accepter. Barzani ne veut certainement pas faire la guerre aux Turcs. »

    Certes, mais les Turcs font déjà la guerre aux Kurdes de Turquie… jusqu’en Irak.

    Voici une photo officielle de Mahmoud Barzani. Son meilleur ennemi Saddam Hussein n’est plus là, lui est toujours là. La mise en scène n’a pas changé…

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  • En Iran

    Le monastère chaldéen de la Congrégation des Filles de Marie de Téhéran, qui avait été fermé en 2013, vient de rouvrir (juste avant la visite de Hassan Rohani au Vatican).

    Sœur Luigina Sako, supérieure de la maison romaine de cette congrégation, déclare à l’agence Fides :

    « Notre Congrégation est présente à Téhéran depuis 1963. Avant la révolution islamique, nous tenions également une école. Le monastère est annexé à la paroisse de la Vierge Marie. Maintenant, après une suspension de plus de deux ans, les religieuses pourront reprendre leur action pastorale parmi les gens, dans les paroisses. »

    Le monastère accueillera pour l’heure… deux religieuses, qui appartenaient à cette communauté depuis de nombreuses années avant la fermeture.

    L’archiéparchie chaldéenne de Téhéran compte 6 paroisses et 2.500 baptisés.

  • En Egypte

    Le tribunal de Beni Mazar, province de Minya, en Moyenne-Egypte, a condamné un enseignant à trois ans de réclusion pour outrage à l’islam.

    En avril 2015, après l’assassinat filmé de 21 coptes par l’Etat islamique en Libye, ce professeur avait filmé pendant 30 secondes, avec son téléphone portable, quatre élèves dont un mimait un musulman en prière, un rigolait, et un autre faisait le geste d’égorger un quatrième.

    Certes, dans un pays musulman, c’est d’une dangereuse légèreté. Mais raconter l’anecdote permet de souligner que dans l’autre sens – des musulmans tournant des chrétiens en dérision – il ne se passe évidemment jamais rien.

    Tandis qu’ici, l’enseignant et sa famille ont d’abord été expulsés du village, et lui a été condamné à trois ans de prison ferme.

    Quant aux quatre élèves, ils vont comparaître cette semaine.

    Ils avaient d’abord été arrêtés, puis « libérés » sous caution de 10.000 livres chacun (1.170€), mais depuis l’affaire ils n’ont pas pu retourner à l’école, ni même sortir de chez eux, en raison des menaces…

  • Au Pakistan

    L’Eglise catholique au Pakistan s’inquiète de la proposition de révision des lois sur le blasphème émanant du « Conseil de l’idéologie islamique » - puisque tel est en effet le nom officiel (du moins en anglais) de cet organe du gouvernement pakistanais.

    Alors que des voix s’élèvent sans cesse pour demander la suppression des lois sur le blasphème, cette proposition pourrait conduire à les renforcer…

    Le président de cet organisme, Maulana Muhammad Khan Sheerani, a déclaré : « Le gouvernement du Pakistan devrait déférer la loi sur le blasphème devant le Conseil islamique. Sur ce sujet il y a différentes opinions parmi les religieux. C’est pourquoi le Conseil peut s’occuper sérieusement de la question et dire s’il est nécessaire de confirmer la loi, la durcir ou l’assouplir. » Il dit aussi que le Conseil est disposé à « rouvrir des dossiers pour examiner si les jugements ont été rigoureux et la peine de mort correctement infligée ». Sic.

    Il est clair que si le Conseil se saisit des lois sur le blasphème, ce sera pour les durcir et les rendre intouchables.

    Les défenseurs des droits de l’homme rappellent que c’est au Parlement de s’occuper des lois, et que des institutions comme le Conseil de l’idéologie islamique ne devraient pas exister.

    Addendum

    L’archevêque de Lahore, Mgr Sebastian Shaw, se veut rassurant et déclare à l'agence Fides :

    « Nous approuvons la réflexion et les démarches du Conseil pour l’idéologie et nous espérons qu’une modification de la loi sur le blasphème, permettant d’en empêcher l’abus, puisse être imminente. Déjà, le Président du Pakistan, Mamnoon Hussain, en nous rencontrant l’an passé, nous évêques et d’autres responsables religieux, nous avait communiqué qu’il se serait engagé dans ce sens. L’abus de la loi, utilisée à d’autres fins, fait souffrir de nombreux citoyens pakistanais, musulmans, chrétiens et de toutes les religions, détruisant injustement la vie de nombreux innocents. Nous espérons en un changement qui améliore les choses. »

  • Un prêtre attaqué en Inde

    Le Père José Kannumkuzhy, économe du diocèse syro-malabar de Ramanathapuram, dans l’Etat de Tamil Nadu, et trois laïcs membres du conseil pastoral du diocèse, ont été sauvagement agressés le 28 janvier par de jeunes hindous extrémistes. Les trois laïcs ont pu sortir de l’hôpital le 31 janvier, mais le P. Kannumkuzhy, grièvement blessé, est toujours en soins intensifs.

    C’était à Ettimada, où l’Eglise gère (via des franciscains) un centre de soins pour sidaïques. Un enfant est mort du sida, et les hindous ont accusé le centre d’être responsable de sa mort, par manque de soins. Ce qui est une accusation odieuse qui n’avait encore jamais été proférée à l’encontre de gens qui se dévouent auprès des malades par amour de Dieu.

    Le prêtre et les trois laïcs (qui travaillent dans ce centre) sont allés à la police pour expliquer comment l’enfant était mort. Alors qu’ils étaient encore dans la voiture, quelque 35 jeunes hindous sont alors arrivés pour les attaquer. Ils ont pris la fuite, et ont tenté d’alerter des policiers… qui n’ont pas voulu intervenir. Rattrapés, ils ont été sortis de la voiture et sévèrement passés à tabac, surtout le prêtre qui souffre de multiples et graves blessures, notamment à la tête.

    Le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay et président de la conférence des évêques de l’Inde, condamnant l’attaque, a réaffirmé que l’Eglise continuerait de soigner de façon désintéressée tous ceux qui souffrent du sida dans tous les centres qui sont sous sa responsabilité, inspirée par l’amour et la compassion de Jésus. Il a rappelé qu’en Inde l’Eglise catholique (2% de la population) est le second plus grand prestataire de soins après l’Etat et qu’elle est infatigablement au service des gens, par son Apostolat de la Santé, sans aucune discrimination de caste ou de croyance et qu’elle procure des soins accessibles à tous depuis des décennies (3.000 institutions dont 85% en zone rurale, 64 centres spécialisés dans le sida).

  • En Syrie

    Un attentat à la bombe a été perpétré hier soir dans le quartier chrétien de Qamishli, la deuxième ville de la province de Hassaké, en Syrie. Il y a eu trois morts (un chaldéen et deux syriaques orthodoxes) et dix blessés.

    Déjà le 20 décembre dernier, des attentats contre deux restaurants de Qamishli appartenant à des chrétiens avaient provoqué la mort de 13 chrétiens et de 6 musulmans.

    Pour Mgr Jacques Behnan Hindo, l’archevêque syro-catholique d’Hassaké, il faut être prudent sur les rumeurs de revendication de l’Etat islamique : « L’attentat pourrait aussi être lié aux récents affrontements entre des milices kurdes désirant contrôler ce quartier, et les groupes d’autodéfense Sotoro, qui sont déjà actifs sur place et sont formés de jeunes chrétiens syriens et assyriens. Par suite, nombreux sont ceux qui pensent que, derrière l’attentat, pourraient se cacher également des mandants et des exécuteurs kurdes. Il s’agit d’un autre des facteurs inquiétants de cette guerre. Le terrorisme existe mais parfois nous ne savons pas vraiment qui terrorise. »

    Il y a quelques jours, le Patriarche syro orthodoxe, S.B. Ignace Ephrem II, s’est rendu à Qamishli pour jouer un rôle de médiateur entre les milices kurdes et les groupes d’autodéfense Sotoro…

  • Une milice chrétienne à Mindanao

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    Quelque 300 membres d’un groupe chrétien appelé « Soldats rouges de Dieu » se sont réunis dans l’île de Mindanao (Philippines) et au cours d’une parade militaire ont brûlé un drapeau de l’Etat islamique.

    Ils s’engagent à éradiquer les terroristes musulmans de l’île, notamment les Combattants Bangsamoro de la liberté islamique, scission du Front Moro de libération islamique, qui ont attaqué un village dans la nuit de Noël et ont tué 9 paysans chrétiens.

    Périodiquement, des chrétiens prennent les armes contre la terreur musulmane à Mindanao. Ils sont chaque fois désavoués par la hiérarchie catholique, et bien évidemment par le gouvernement, pourtant incapable de faire respecter un semblant de paix malgré les « accords » avec les terroristes (ou plutôt à cause de ces accords).

  • Priorités…

    Le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, a décalré mardi :

    Il vaut mieux pour Israël que la Syrie tombe aux mains de Daech plutôt que de l’Iran.

  • La destruction du monastère Saint-Elie

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    L’Associated Press a publié des photos par satellite montrant que le monastère chaldéen Saint-Elie, au nord de Mossoul, a été entièrement rasé par l’Etat islamique.

    La première photo date de mars 2011. La deuxième de septembre 2014. Le monastère a donc été rasé peu après la prise de contrôle de la région de Mossoul par l’Etat islamique (été 2014).

    Le monastère s’appelait Saint-Elie, du nom de son fondateur, un moine syriaque du VIe siècle. Ses bâtiments dataient du XIe siècle, et avaient été rénovés au XVIIe. Il était inoccupé depuis 1743, quand ses 150 moines avaient été massacrés par les Perses. Depuis il était peu à peu tombé en ruines, lesquelles avaient été endommagées en 2003 par l’invasion américaine : un mur avait été démoli par la fausse manœuvre d’un char, et les peintures murales de la chapelle (XVe siècle) détruites par les soldats…

    Nombreuses photos du monastère (et autres précisions) sur Ankawa.com.

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  • Surprise au Liban

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    Les chefs chrétiens les plus opposés du Liban, Samir Geagea et Michel Aoun, se sont mis d’accord sur la candidature du général à la présidence de la République.

    Samir Geagea est le chef de la composante chrétienne de la Coalition du 14 mars (avec notamment les sunnites de Hariri), alors que Michel Aoun est le chef de la composante chrétienne de la Coalition du 8 mars (avec notamment les chiites du Hezbollah).

    En décembre, la réception ostentatoire de Solimane Frangié par le patriarche maronite laissait entendre que le chef du clan chrétien pro-Assad allait être président, d’autant qu’il avait semble-t-il (de façon étonnante pour un ami d’Assad) l’appui de l’Arabie saoudite, donc des sunnites d’Hariri. Mais Aoun, 82 ans, qui veut être président depuis des décennies, n’allait pas le laisser faire.

    Lundi c’est Geagea et Aoun qui ont été reçus par le patriarche…

    Mais Frangié a fait savoir qu’il ne retirait pas sa candidature.

    L’annonce du tandem Geagea-Aoun a tellement surpris (même si au Liban on voyait cet accord se profiler) que dans l’immédiat il n’y a eu aucune réaction des autres forces en présence, les druzes de Joumblatt ou Hariri (donc l’Arabie saoudite).

  • Une preuve du délire hindouiste

    Les hindouistes extrémistes sont tellement acharnés à poursuivre les chrétiens coupables de « conversions forcées » qu’ils en arrivent à faire vraiment n’importe quoi.

    Le 14 janvier, dans le village de Dahar au Madhya Pradesh, ils ont dénoncé à la police 12 chrétiens coupables de se livrer à des conversions forcées, qui venaient de se réunir dans la maison de l’un d’eux, Shankar Singh. La police est arrivée, a arrêté les 12 personnes et les a mises en prison. Puis les a relâchées le lendemain parce que… aucune d’elle n’est chrétienne. Il s’agissait d’hindous qui s’étaient réunis pour la célébration de la fête de Makar Sankranti (qui veut dire littéralement et célèbre le passage du soleil dans la maison du capricorne), qui a lieu le 15 janvier, comme le savent tous les hindous…

  • Crime turc

    Dans la nuit du 16 au 17 janvier, les Turcs ont bombardé pendant quatre heures le village irakien de Sharanish, à l’extrême nord de l’Irak, à la frontière turque, dans le cadre de leurs opérations contre le PKK.

    Mais Sharanish est un village chrétien, assyro-chaldéen. Et qui a accueilli des dizaines de familles qui ont fui la plaine de Ninive au moment de sa conquête par l’Etat islamique.

    Ces familles, et les autres, ont dû fuir en pleine nuit, sous la neige, vers la ville de Zakho.

    Le patriarcat chaldéen condamne fermement l’action militaire turque, la qualifiant de « totalement injustifiée », et fait appel au gouvernement autonome du Kurdistan irakien afin qu’il adopte « les mesures nécessaires pour défendre ses ressortissants ». Une note de protestation a été envoyée par le patriarcat à l’Ambassade de Turquie à Bagdad.

    De nombreuses maisons et des cultures ont été détruites, et surtout le réservoir d’eau qui est vital. Le patriarcat chaldéen a aussitôt envoyé 10.000$.

    Pour Mgr Rabban al-Qas, évêque chaldéen d’Amadiyah-Zakho : « Il est plus que temps de dénoncer ces actes turcs de terrorisme. il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom : un réel terrorisme. Ces pauvres gens sont terrifiés et terrorisés. Comme si les menaces de Daech n’étaient pas assez violentes… »

    Déjà en août dernier, Sharanish et d’autres villages chrétiens avaient été victimes de raids aériens menés soi-disant contre le PKK.

  • Nouveaux graffiti

    De nouveaux graffiti antichrétiens en hébreu ont été découverts hier sur le mur extérieur de l’abbaye de la Dormition, à Jérusalem. Mais cette fois avec de claires menaces de mort.

    On pouvait lire : « Les idoles seront extirpées », « Tuez les païens », « Les chrétiens en enfer », « Mort aux mécréants chrétiens, ennemis d’Israël », « Que le nom de Jésus et sa mémoire soit effacés »…

    Pour l’heure ce sont les graffiti qui ont été effacés.

    Ils sont l’œuvre des militants qui signent « Le prix à payer », et qui ne sont quasiment jamais arrêtés alors qu'on sait très bien où les chercher. En septembre 2013 toutefois, quatre d’entre eux avaient été arrêtés. Il est vrai qu’ils avaient été pris alors qu’ils venaient de profaner une quinzaine de tombes chrétiennes. Il s’agissait de quatre étudiants d’une yechiva de Jérusalem.

    Il y a quelques jours, des dizaines de tombes du cimetière d'un monastère chrétien, toujours à Jérusalem, ont été vandalisées.

  • Un catholique à Taïwan

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    L’élection présidentielle qui a eu lieu à Taïwan samedi dernier a été remportée par Tsai Ing-wen, candidate du parti « démocrate progressiste », par 56% des voix, face au candidat du Kuomintang, le parti « nationaliste » historique qui est beaucoup moins nationaliste que Tsai Ing-wen…

    Les médias qui daignent s’intéresser à la belle île (Formosa, comme l’avaient appelée les Portugais) remarquent seulement que c’est la première femme présidente de Taïwan, et que son indépendantisme ne plaît pas du tout à Pékin.

    L’intérêt de cette élection est ailleurs : c’est qu’avec Tsai Ing-wen est élu vice-président un catholique : Chen Chien-jen, de son nom complet Philippe Chen Chien-jen.

    Or moins de 1,3% des Taïwanais sont catholiques.

    Certes, le président sortant était lui aussi catholique. Mais il ne tenait aucun compte de son baptême et il le disait ouvertement. Tandis que Philippe Chen Chien-jen est un catholique pratiquant, et il est intéressant de voir que la candidate le soulignait elle-même : « C’est un catholique fervent, une personne à qui vous pouvez faire entièrement confiance. » Ce qui fait penser à ce qui se passe en Corée du Sud, où les sondages disent régulièrement que c’est aux catholiques (minoritaires aussi) qu’on peut faire le plus confiance.

    Philippe Chen Chien-jen, épidémiologiste, ancien vice-président de l’Academia Sinica (équivalent du CNRS – il est d’ailleurs officier des palmes académiques en France), assiste à la messe tous les jours à l’église de la Sainte-Famille de Taipei. Il est chevalier de l’Ordre du Saint Sépulcre et chevalier de l’Ordre de saint Grégoire le Grand.

    « Avant d’accepter d’être candidat j’ai prié et j’y ai pensé longtemps, dit-il. J’en ai parlé à ma femme et à l’évêque. Mais maintenant je pense que je peux être une poignée de sel dans les mains de Dieu. Je peux donner plus de saveur et contribuer au bien être de mon pays. »

    Mgr John Hung Shan-chuan, archevêque de Taipei, confirme : « Je lui ai rappelé que le concile Vatican II avait encouragé l’engagement des fidèles en politique afin de servir la société et d’y instiller les valeurs chrétiennes. Je lui ai aussi dit que sa candidature serait un modèle pour les 270 000 catholiques de Taiwan et encouragerait de plus nombreux fidèles à entrer en politique. »

    Cela dit il ne paraît pas très clair sur la question du mariage, au moment où se profile là-bas aussi la perspective d’une reconnaissance des unions homosexuelles (à laquelle la présidente est favorable).

    La présence d’un catholique lié au Saint-Siège est d’autre part importante vis-à-vis de la Chine communiste : le Saint-Siège est l’un des rares Etats à reconnaître Taïwan…

    Ci-dessous, mettant sa toque de chevalier du Saint Sépulcre lors d'une interview, et à la messe:

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  • Khabour : 16…

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    L’Etat islamique a libéré 16 autres otages assyriens de la vallée du Khabour, dont 8 enfants.

    Ces libérations au compte-gouttes montre qu’elles sont faites au fur et à mesure du paiement des rançons. (On sait qu’au départ l’Etat islamique demandait 100.000 dollars pour chaque otage, et qu’il a dû diminuer ses prétentions. On ne sait pas de combien. Et on ne sait pas qui paie pour ces pauvres gens, tous pauvres. Il est étrange, d’autre part, que l’Etat islamique se livre à ce petit commerce alors qu’il croule sous le fric depuis qu’il a pris Mossoul et les champs pétrolifères irakiens.)

    Selon Mgr Hindo, l’archevêque syriaque catholique d’Hassaké, il resterait moins de 70 otages du Khabour - 89 selon l'agence de presse assyrienne.

  • Dans l’Egypte de Sissi

    A Damiette, un imam avait émis une fatwa interdisant de souhaiter des vœux aux chrétiens à l’occasion de Noël.

    Le ministère des Biens religieux (waqf) a ouvert une enquête…

    La doctrine officielle avait été édictée à Pâques par divers prédicateurs… salafistes (du côté du manche) : rien dans l’islam n’interdit de congratuler les chrétiens, et donc toute fatwa en sens inverse est nulle et non avenue.

    Au cours de l’année écoulée, le ministère des waqf a intensifié ses visites dans les librairies et les bibliothèques pour retirer de la circulation les livres « extrémistes ».

  • Blasphème à sens unique

    Les Pakistanais viennent de vérifier que les lois anti-blasphème ne protègent que l’islam.

    Mercredi dernier, jour de la fête de l’Epiphanie, des chrétiens de Kasur s’étaient rendus à l’église. (Kasur est la ville où un jeune couple de chrétiens avait été jeté dans les flammes d’un four à briques après avoir été torturé.) Et là ils voient un jeune homme brûler des Bibles et des livres de cantiques. Ils appellent la police, qui arrête le jeune homme. C’est un musulman, Akba Azhar. La police fait son enquête, qui sera brève : le dossier est aussitôt classé, au motif que Akba Azhar souffre de « problèmes mentaux » (selon la police) et ne peut donc pas être poursuivi.

    Alors qu’un chrétien réellement déficient mental est en prison pour avoir brûlé de vieux papiers sur lesquels, selon l’accusation, figuraient des versets du Coran…

  • 570.000 !

    J’apprends qu’une pétition contre Donald Trump a recueilli plus de 570.000 signatures dans le Royaume Uni ! Cette pétition demande que le gouvernement britannique interdise l’entrée du territoire à Donald Trump à cause de sa proposition d’empêcher les musulmans d’entrer aux Etats-Unis. Sic.

    Or, lorsqu’une telle pétition dépasse les 100.000 signatures, le Parlement doit en discuter. Donc le Parlement va débattre pour savoir si oui ou non on doit frapper d’un interdit de séjour le principal candidat républicain aux élections américaines…

    Réaction laconique du porte-parole de l’empire Trump : il est évident que si Donald Trump ne peut pas mettre les pieds en Grande-Bretagne il devra abandonner ses projets d’investissements immédiats d'un milliard de dollars et tout investissement futur en Grande-Bretagne…

    Question : est-ce que l’idéologie de la dhimmitude peut tenir le choc face à des milliards de dollars ?

  • Chez les Akhas de Thaïlande

    Asianews publie une lettre du P. Gianni Zimbaldi, missionnaire dans le nord de la Thaïlande, dans le pays des Akhas, depuis 1972. Il raconte les progrès du christianisme au sein de cette population animiste (italien, anglais).

    Quand il est arrivé, dit-il, il y avait tout au plus 20.000 chrétiens. Maintenant ils sont plus de 60.000, et il y a 20.000 catéchumènes.

    Les gens cotisent pour payer la construction de chapelles en bois ou en briques. Le P. Zimbaldi a ainsi pu construire 32 chapelles.

    Le 9 décembre a été célébrée la profession solennelle de la première religieuse d’ethnie Akha en Thaïlande.

    En juin dernier, l’évêque de Chiang Mei avait ordonné le premier prêtre Akha.

    Les convertis font à leur tour des convertis, parce qu’ils parlent de leur foi et qu’ils la mettent en pratique :

    « Il y a deux mois, un chef de village est venu me rendre visite. Il m’a dit : Mon Père, trois familles chrétiennes birmanes sont venues vivre dans notre village. Ils ne partagent pas nos pratiques païennes, mais le dimanche ils se réunissent dans une maison pour prier. Leur vie au village est un exemple pour nous. Nous avons nous aussi décidé de devenir chrétiens. C’est pourquoi je suis venu vous demander un catéchiste, afin que nous puissions apprendre les enseignements de Jésus.

    « Un orphelin que j’avais accueilli à la mission quand il était petit vint un jour me dire qu’il voulait retourner dans son pays païen d’origine avec la famille qu’il avait constituée. J’ai essayé de l’en dissuader, disant que son village était très loin, que les gens y étaient païens et ne connaissaient rien de Jésus : Si tu va vivre parmi les païens, toi et les tiens allez devenir païens. Pourtant il a voulu retourner. Un an après, trois hommes sont arrivés à la mission et m’ont dit : Le jeune homme que vous avez éduqué à la mission est revenu avec sa famille. Ce jeune homme est un exemple pour nous tous. Il est l’ami de tout le monde. Il sait pardonner les offenses et quand les gens sont malades ou malheureux il les aide toujours. Dans sa maison il a mis une image pieuse et il prie avec sa famille devant elle. Quand nous parlons, il nous parle de Jésus et des chrétiens. Nous avons réalisé que les enseignements de Jésus pouvaient nous aider à être bons, alors nous voulons devenir chrétiens comme lui, et nous vous demandons de nous envoyer un catéchiste. »

  • L’observatoire d’al-Azhar

    En 2014, l’université islamique d’al-Azhar, pour montrer qu’elle était parfaitement en phase avec le nouveau pouvoir égyptien et avec le padamalgam mondial, a créé un « observatoire », instrument de surveillance et de dénonciation de la diffusion de « doctrines extrémistes et radicales » dans les médias. On devait comprendre qu’il s’agissait de la contribution de la lutte d’al-Azhar contre l’islamisme, conformément aux déclarations de son grand imam. Comme par Azhar, on n’a jamais rien vu venir... Or, voici que l’observatoire d’al-Azhar se réveille tout à coup. Pour dénoncer… des émission télévisées chrétiennes.

    L’observatoire accuse l’Eglise copte de diffuser, via sa chaîne satellitaire al-Hayat, des programmes violemment anti-musulmans qui « font croître la haine et le ressentiment et menacent la sécurité de la société et diffusent des idées extrémistes ».

    Un porte-parole de l’Eglise copte a pu faire savoir dans une émission de télévision que les coptes n’avaient rien à voir avec cette chaîne de télévision et donc qu’ils n’y étaient pour rien. Un commentateur copte, Isaac Ibrahim a quant à lui dénoncé le fait que la déclaration provocatrice de l’observatoire d’al-Azhar contre l’Eglise copte ait lieu au moment des fêtes de Noël (le Noël copte et le 7 janvier).

    En effet, al-Hayat est une chaîne évangélique, appartenant à « Joyce Meyer ministries », une grosse entreprise d’« évangélisation » basée dans le Missouri (773 employés). Joyce Meyer étant une femme qui, répondant à l'appel de Dieu, a écrit « plus de 100 livres » et dont al-Hayat diffuse chaque jour une nouvelle vidéo…

  • Un franciscain a disparu

    La Custodie de Terre Sainte a fait savoir hier qu’elle était sans nouvelles du P. Dhiya Azziz, le desservant de Yacoubieh, dans le nord de la Syrie.

    Le P. Azziz, qui est originaire de Qaraqosh en Irak (ville chrétienne dont tous les habitants ont fui lors de l’arrivée de l’Etat islamique) était allé voir ses parents réfugiés en Turquie, et, revenu en Syrie à Lattaquié, il avait pris le 23 décembre un taxi collectif pour rejoindre Yacoubieh et y célébrer la Nativité. Mais il n’est jamais arrivé. Et l’on n’a pas de nouvelles non plus des autres voyageurs, ni du taxi.

    Le P. Azziz avait déjà été kidnappé en juillet, puis relâché (sans doute contre rançon, sans qu’on sache par quel groupe – le Front al-Nosra avait démenti être impliqué).

  • Aux Philippines

    Neuf paysans catholiques ont été enlevés dans la nuit de Noël sur l’île de Mindanao par des combattants du Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff) et ont été assassinés.

    Les « Combattants de la liberté islamique de la patrie des Moros » sont une scission du Front Moro de libération islamique. Leur drapeau est celui d’al-Qaïda et de l’Etat islamique.

  • Brunei sans Noël

    Exemple clair de la montée en puissance de l’islam pur et dur, le sultanat de Brunei a décidé au printemps 2014 d’appliquer la charia à la lettre (décapitation des apostats, lapidation des femmes adultères, amputation des voleurs, coups de fouet pour consommation d’alcool, etc.). Et de l’appliquer à toute la population, alors que 70% seulement des habitants (les Malais de souche) sont musulmans.

    Dès lors il devenait interdit de fêter Noël « ouvertement et de façon excessive », avait dit le sultan. Cette année, le ministère des Affaires religieuses a précisé ce que le sultan entend par là : interdiction de porter des symboles chrétiens, d’allumer des cierges, d’installer des sapins décorés, d’installer toute autre sorte de décoration de Noël, de porter un bonnet de père noël, de chanter des chants religieux, d’envoyer des cartes de vœux de Noël. Le contrevenant s’expose à une peine de cinq ans de prison ou (et) 20.000 $ d’amende. Ces mesures visent à « limiter la célébration “ouvertement et de façon excessive” de Noël parce qu’elle pourrait nuire à l’aqida – fondements de la foi - de la communauté musulmane ».

    N.B. Le gouvernement somalien (?) a également interdit toute activité liée à la fête de la Nativité : « Tous les évènements liés aux célébrations des fêtes de Noël et du Nouvel An sont contraires à la culture islamique et pourraient nuire à la foi de la communauté musulmane. » La différence est que la Somalie n'est pas un pays mais un chaos et que les très rares chrétiens qui y restent se cachent toute l'année, donc ça ne change rien, tandis qu'il y a environ 10% de chrétiens à Brunei.

    (Bien entendu l'Arabie saoudite n'a pas besoin de rappeler que toute manifestation chrétienne est interdite en permanence sur les "terres du Prophète".)

  • Le jeu d’Israël

    L’armée israélienne, qui a déjà bombardé une dizaine de fois des cibles liées au Hezbollah en Syrie depuis le début de la guerre, a mené un raid sur la banlieue de Damas, tuant plusieurs personnes dont un chef du Hezbollah. Ensuite, deux roquettes ont été tirées depuis le sud du Liban sur Israël. Les Israéliens ont alors bombardé neuf fois des cibles du Hezbollah au Sud-Liban.

    Les Israéliens ne se cachent pas pour dire cyniquement qu’ils profitent de la guerre des autres contre l’Etat islamique pour s’en prendre aux forces qui le combattent, sachant qu’elles ne peuvent pas ouvrir un autre front contre Israël.

    Et pendant ce temps-là les Turcs massacrent les Kurdes du PKK, autres combattants engagés contre l’Etat islamique.

    Je n’ai aucune sympathie pour le Hezbollah ou le PKK, mais je constate que la Turquie et Israël (dont on dit comme par hasard qu’ils se rapprochent) font clairement le jeu de l’Etat islamique. Par haine du régime syrien...

  • En Chine

    Cinq étudiants ont été expulsés de l’université Yingcai de Shandong pour « activité religieuse ». Ces étudiants chrétiens avaient prié dans une pièce privée. Ils étaient six, mais le sixième était un membre des Jeunesses communistes, qui prit les autres en photo et les dénonça à la police.

    Le département de l’Education de la province a rappelé que tout « rassemblement religieux impliquant trois personnes ou davantage » était « illégal ».

  • A Damas

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    Hier soir, Bachar al-Assad et madame se sont rendus à l’église Notre-Dame de Damas, dans le quartier Koussour de la capitale, à deux kilomètres d’un endroit tenu par les rebelles.

    C’est une des six églises grecques melkites catholiques de Damas. Impressionnante par sa grandeur, son iconostase, et sa galerie d’icônes (une de chaque côté ?).

    Le président syrien a assisté à une répétition (pour Noël) de l’ensemble « Chœur-Joie », fondé en 1977 par le P. Elias Zahlaoui, et qui compte aujourd’hui plus de 400 membres. Le P. Zahlaoui, parfaitement francophone, est connu pour ses lettres incendiaires à Hollande ou à Juppé, et aussi aux Français après l’attentat contre Charlie Hebdo (pour nous prévenir gentiment que ce n'était que le début). Il est connu d’autre part comme le grand spécialiste et propagandiste des apparitions de Soufranieh.

    On verra d’autres photos de cette visite sur ce site, ainsi que deux brèves vidéos qui me paraissent, disons, instructives.

    Détail amusant : au moment où la vidéo montre la chorale, elle chante la Marche des Rois de Bizet…

  • En Libye

    Des membres des deux parlements libyens rivaux, celui de Tobrouk « reconnu par la communauté internationale », et celui de Tripoli, ont signé un accord, hier, au Maroc.

    C’est « un jour historique » pour la Libye, a déclaré l’émissaire de l’ONU. L’accord prévoit la création d’un conseil présidentiel autour d’une personnalité indépendante des deux parlements, flanqué de neuf députés des deux assemblées, et, sous quarante jours, la fusion des deux parlements en une Chambre des représentants et en un Conseil d’Etat.

    Le seul petit problème est que les signataires… ne sont pas des représentants des deux parlements. Les présidents des deux parlements avaient clairement fait savoir que ces gens-là n’avaient aucun mandat pour négocier quoi que ce soit.

    Bref, on devrait avoir désormais trois parlements (fantoches) en Libye. Tandis que sur le terrain ce sont toujours les diverses milices islamiques qui font la loi, que celles de l’Etat islamique ne cessent d’agrandir leur territoire, et que les "migrants" traversent le pays pour aller s'entasser à Lampedusa.

    Une page Facebook au nom de l’« armée nationale libyenne » (oui il y a un truc fantomatique qui s’appelle comme ça, et c’est éventuellement sa page Facebook) a publié une photo montrant des « militaires américains » (en civil) obligés, lundi, de repartir de la base de Watiyah où ils venaient d’atterrir…

    Le Pentagone reconnaît qu’il s’agit de militaires américains qui s’étaient rendus en Libye « avec l'accord de responsables libyens » (sic) pour « développer les relations et améliorer les communications avec leurs homologues de l'armée nationale libyenne » (sic). Mais quand ils sont arrivés, une « milice locale » leur a « demandé » de repartir illico. « Pour éviter un conflit », les militaires américains « sont repartis sans incidents »…

    (Et comme toujours : merci Sarkozy…)