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Dans le monde

  • Boko Haram

    L’armée nigériane annonce avoir repris la ville de Gwoza et détruit le quartier général de Boko Haram.

    Gwoza était l’une des trois dernières zones contrôlées par Boko Haram au Nigeria.

    On notera ce curieux commentaire d’un prêtre, le P. Père Tor Alumuku, interrogé par Fides :

    « Selon certaines estimations, 80 à 90% des zones occupées par Boko Haram ont été libérées au cours de ces dernières semaines par l’armée nigériane, avec l’aide de celles du Tchad et du Niger. On a vu comment l’offensive militaire a été préparée au cours de ces derniers mois, grâce aux fournitures d’armes provenant d’Afrique du Sud, après que les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, aient refusé de vendre des armements au Nigeria. »

    D’autre part, si les troupes de Boko Haram ne sont plus ni au Nigeria, ni au Niger, ni au Tchad, où sont-elles ? Et où aura lieu la prochaine attaque ?

  • Boko Haram

    Les troupes du Niger et du Tchad ont repris la ville de Damasak, au Nigeria, qui était occupée par Boko Haram depuis des mois. Selon plusieurs témoins cités par les agences de presse, les jihadistes auraient pris avec eux quelque 500 enfants dans leur fuite.

    La semaine dernière on a trouvé plus de 70 corps en décomposition sous un pont près de cette ville.

  • Au Pakistan

    Nouvelle attaque d’une église catholique à Lahore. Hier à 14 h, deux hommes masqués en moto ont ouvert le feu contre les policiers en faction devant l’église Saint-Pierre.

    Il y a, attenant à cette église, une école. Les élèves ne s’y trouvaient pas. Mais il s’agit à l’évidence de terroriser les chrétiens.

  • Rafle

    Suite au double attentat contre des églises de Lahore, au Pakistan, qui a fait 19 morts et plus de 70 blessés, une manifestation de chrétiens a dégénéré en émeute, au cours de laquelle deux musulmans ont été tués. (Et il s’est avéré ensuite que ces deux musulmans n’avaient rien à voir avec les attentats.)

    Ce matin, la police est entrée dans le quartier chrétien et a arrêté 200 personnes. Un prêtre du diocèse dénonce : « La police a mené un raid dans le quartier et arrêté indistinctement des personnes sans les identifier en fonction de leurs noms dans l’enquête en cours [qui vise nominalement 600 chrétiens…]. Nous ne sommes pas opposés à l’arrestation de ceux qui ont fait quelque chose de mal, mais l’arrestation de personnes innocentes est inacceptable. »

  • Chine : deux prêtres arrêtés

    La police chinoise a arrêté hier deux prêtres catholiques qui venaient de célébrer la messe à Mutanjiang (Heilongjiang, au nord-est, à la frontière russe). Il s’agit du P. Shaoyun Quan, 41 ans, et du P. Jianyou Cao, 43 ans.

    Ce sont deux prêtres de l’Eglise « clandestine », dont le ministère sacerdotal est donc illégal pour l’Etat communiste (ce sont même des "activités criminelles"), mais ils étaient connus de la police et ils étaient tolérés tant qu’ils faisaient profil bas, or il n’y a eu aucun changement ces derniers temps dans leur discrète conduite.

    (Asianews)

  • Le Pérou, c’est le Pérou

    Du moins pour la défense de la vie.

    Il y avait plus de 500.000 personnes samedi à la marche pour la vie de Lima.

    Pour dénoncer quelle atteinte à la vie dans ce pays ? Aucune.

    Pour réclamer quoi ? Rien.

    Juste pour rappeler haut et fort qu’ils défendent la vie, en accord avec la Constitution qui garantit le respect de la vie à partir de la conception…

    Et mercredi, jour de l’Annonciation, ils célébreront la journée de l’enfant à naître, ratifiée par la loi.

    (Via le Salon Beige)

  • Les évêques syriens

    Mardi 17 mars, les évêques catholiques de Syrie ont tenu leur assemblée bisannuelle à Homs. Y participaient également le nonce apostolique et le secrétaire de la congrégation pour les Eglises orientales, en témoignage de soutien de Rome.

    Les interventions prononcées par les Evêques présents ont fait émerger les souffrances et les blessures qui marquent la vie quotidienne de toutes les communautés catholiques syriennes mais ont également rendu témoignage du miracle de la charité qui fleurit dans le réseau des diocèses et des paroisses, au profit de tout le peuple syrien, nous dit l’agence Fides, qui cite ces propos de S.B. Grégoire III, patriarche des grecs-melkites :

    « L’Eglise en Syrie est véritablement glorieuse. Malgré tant de douleur et de souffrance, grâce au soutien de nos frères du monde entier, nous sommes parvenus à secourir directement plus de 300.000 Syriens, surtout au travers de la Caritas, en soutenant des projets d’urgence pour un montant d’au moins 5 millions de dollars ».

    « Alep est depuis des années assiégée, mais Homs est peut-être la ville qui a été le plus martyrisée. C’est pourquoi, depuis que le conflit y a cessé, les chefs des Eglises chrétiennes en Syrie l’ont visitée à de nombreuses reprises. Nous voulons manifester un soin particulier à cette population blessée et accompagner son désir de recommencer. J’ai su que les nouvelles cloches arriveront peut-être bientôt, après que celles qui existaient avant le conflit aient été volées. Nous éprouvons de la peine en voyant la douleur du peuple et nous voyons que nombreux sont ceux qui s’en vont parce qu’ils n’en peuvent plus de la peur et des souffrances. Mais nous sommes également fiers de nos prêtres, de nos religieux et religieuses, qui sont tous restés avec leur peuple, pour cheminer ensemble, dans la foi en Jésus, y compris en ce moment si difficile. »

  • Boko Haram

    Le chef d'état-major des forces armées du Nigeria annonce que les forces de Boko Haram ont été repoussées de la quasi-totalité du nord-est du pays.

    Les islamistes contrôlaient une vingtaine de districts, ils n’en contrôleraient plus que trois.

    En espérant que ce soit vrai…

    Mais… ils ont été repoussés où ?

  • La réaction de l’archevêque de Hassaké au propos de John Kerry

    De façon assez surprenante, il faut bien le dire, John Kerry a très clairement déclaré sur CBS que « bien sûr » il est disposé à négocier avec Bachar el-Assad « s'il est prêt à engager des négociations sérieuses sur la façon d'appliquer Genève I », et parce que « au final il faudra négocier ».

    Le propos a été rapidement démenti par le propre ministère de John Kerry… Ce n’est pas ce qu’il voulait dire…

    Il avait provoqué des remous un peu partout, notamment en France où les sinistres malfaisants qui nous gouvernent ont éructé quelques grossièretés et stupidités sur le sujet, que je ne reprends pas car c’est une honte pour la France.

    En revanche il est intéressant de connaître la réaction qui fut celle de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassaké (un évêque qui sait, lui, de quoi il parle) transmise par l’agence Fides :

    « C’est une option qui aurait dû être prise depuis déjà longtemps, un choix obligé si l’on veut réellement chercher une issue à cette tragédie qui a commencé voici quatre ans. Une proposition concrète de négociation doit être faite rapidement. Dans le cas contraire, cela équivaudrait seulement à gagner du temps, croyant ainsi favoriser un affaiblissement ultérieur de l’armée syrienne qui, en réalité, gagne actuellement du terrain sur tous les fronts. Mais elles ne pourront débuter que si l’on évite de poser à l’interlocuteur des conditions préalables stupides et provocatrices. Dans ce sens, les rumeurs qui préfigurent des offensives militaires dans les zones de conflit autorisées à ne tenir aucun compte des frontières entre Etats souverains ne me tranquillisent pas du tout. Cela ne me semble pas une manière correcte de commencer. Ceux qui veulent le bien du peuple syrien et du peuple irakien ne peuvent continuer à profiter des crises pour poursuivre leurs propres intérêts géopolitiques. Il faut également en finir avec la pantomime visant à accréditer l’existence de fantomatiques “rebelles modérés”, parce qu’avec le temps qui passe, toutes les factions armées opposées à Assad se sont agrégées à l’idéologie jihadiste. ».

  • Au Nigeria

    Quand ce n’est pas Boko Haram ce sont les Peuls… Au moins 90 villageois d’ethnie Egba ont été tués hier matin par des centaines d’assaillants fulani (peuls), dans l’Etat de Bénoué, au centre du Nigeria.

    Il s’agit d’un épisode de ce que l’on appelle habituellement des « violences communautaires » entre les bergers nomades et les paysans sédentaires.

    Or les bergers sont musulmans et  les paysans sont chrétiens, et les attaques sont toujours dans le même sens.

  • En Haïti

    Pour la Conférence haïtienne des Religieux, il s’agit d’un phénomène habilement orchestré : une trentaine de vols et d’agressions violentes ont visé plusieurs institutions religieuses depuis octobre 2014. Des maisons de religieux ont été cambriolées, les religieux humiliés et frappés par des individus armés ; 25 résidences de Sœurs ont été attaquées, certaines plusieurs fois, de même que le centre du Renouveau charismatique de Tabarre.

    Le scénario est pratiquement toujours le même : des hommes armés de pistolets, piques et bâtons, intimident, insultent, brutalisent, de nuit ou à l'aube, des religieux et des religieuses, y compris les plus âgées, qui se sont dépensées toute leur vie pour aider la population. Ils emportent ensuite tout ce qu'ils trouvent, y compris l’argent destiné à des œuvres caritatives. Certaines victimes ont dû être hospitalisées. Une religieuse montfortaine est dans le coma. Les congrégations étrangères n’ont pas été épargnées. L’inquiétude est vive au sein de la communauté catholique.

    La Conférence des évêques a organisé 24 heures de prière continue vendredi et samedi derniers. « Il s’agit d’un geste de compassion, de communion profonde et de solidarité active avec les religieux et les autres victimes d’agressions et de violence » a déclaré à cet égard le Cardinal Chibly Langlois, évêque de Les Cayes.

  • Inde : attaque d’un couvent

    Un groupe d’environ huit personnes est entré dans un couvent de Ranagath, au Bengale-Occidental (Inde). Ils ont violé la supérieure qui tentait de les empêcher de voler une boîte contenant de l’argent, et ils ont violemment battu les autres religieuses (elles sont toutes à l’hôpital).

    Les autorités ont condamné un « crime de haine » inspiré par le « désir de déstabiliser l’Etat ».

    C’est la première fois qu’une telle chose arrive dans cet Etat, a dit l’archevêque de Kolkata, Mgr D’Souza.

    Les religieuses s’occupent d’une école réputée. Des parents d’élèves et d’autres personnes ont manifesté dans les rues pour demander que justice soit faite.

  • 14 chrétiens tués à Lahore

    Les militants de Jamaat-ul-Ahrar ont attaqué deux églises de Lahore, une catholique et une protestante, hier matin au moment de la messe. Il y avait 800 personnes dans l’une, 1.100 dans l’autre. Les fidèles qui montaient la garde ont empêché les talibans d’entrer : les terroristes se sont fait exploser à l’entrée. Il y a eu 14 morts et 80 blessés.

    Il s’en est suivi une émeute de chrétiens, dans ce quartier où ils sont plus de 100.000. Selon des témoins, des femmes ont repéré deux assaillants et les ont lynchés.

    Les évêques, dénonçant ces atrocités, ont lancé un appel au calme, salué les martyrs, et critiqué les autorités trop défaillantes dans la protection des églises, surtout au moment du culte.

    (Le groupe taliban Jamaat-ul-Ahrar a revendiqué le double attentat. Ce groupe, qui avait quitté l’an dernier l’organisation des talibans pakistanais - Tehrik-i-Taliban Pakistan, TTP, affiliée à al-Qaïda -, avait fait allégeance à l’Etat islamique et avait mené plusieurs attaques suicides. Jeudi dernier il a annoncé son retour au TTP…)

    Addendum

    Le bilan est finalement de 17 morts, dont 13 chrétiens. Les quatre musulmans sont un officier de police, le propriétaire de la boutique en face de l’église protestante (qui a empêché le terroriste d’y entrer) et son fils, et un passant en voiture.

    Quant aux trois agents de sécurité qui devaient garder l’église catholique, ils regardaient un match de cricket dans un hôtel voisin…

  • Le courage de la famille Taseer

    Lundi dernier 9 mars, la Haute Cour d’Islamabad, à la surprise de beaucoup, a confirmé la peine de mort prononcée en première instance à l’encontre de Mumtaz Qadri, le garde du corps de Salman Taseer, qui l’avait assassiné le 4 janvier 2011 parce que le gouverneur du Pendjab critiquait les lois anti-blasphème et soutenait Asia Bibi qu’il avait visitée en prison. Or Mumtaz Qadri est un héros de l’islam pour de très nombreux islamistes pakistanais, et l’on pensait que les magistrats n’oseraient pas confirmer la condamnation à mort du héros.

    Du coup, les avocats de Mumtaz Qadri, après avoir annoncé qu’ils portaient l’affaire devant la Cour suprême, ont convoqué une conférence de presse où trois partis islamistes ont  proposé à la famille de Salman Taseer le « prix du sang » : une somme d’argent contre l’abandon des poursuites.

    Le fils aîné de Salman Taseer, Shaan, a aussitôt répondu publiquement, au nom de sa famille, qu’une telle offre ne peut être perçue que comme un affront à la mémoire de son père, et que si ces partis se disent prêts à un dialogue, ils doivent d’abord condamner la violence et les menaces, et le débat portera non sur le « prix du sang » mais sur les lois anti-blasphème…

    (Eglises d'Asie)

  • En Inde

    Un groupe d’hindous extrémistes du Vishva Hindu Parishad a fait intrusion hier dans la maison d’un pentecôtiste pendant une séance de prière, accusant les personnes présentes de pratiquer des conversions forcées. Et ils ont pris les Bibles.

    Les militants hindouistes étaient escortés par des policiers… Lesquels ont arrêté le pasteur et le propriétaire de la maison, qui ont été interrogés pendant des heures, puis relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.

  • Les filles enlevées au Pakistan

    Au moins 500 cas de jeunes filles appartenant aux minorités religieuses, chrétiennes et hindoues, enlevées par des musulmans et contraintes à un mariage islamique après une conversion forcée ont été enregistrés en un an et demi, selon un forum d’ONG pakistanaises des droits de l’homme et des minorités. Tout en ajoutant qu’il s’agit seulement de cas ayant fait l’objet de plaintes, mais que de nombreux cas ne font pas l’objet d’une plainte, par crainte de vengeance et de rétorsions.

    Les ONG demandent aux autorités d’entreprendre des actions concrètes, notamment de créer une une équipe spéciale de magistrats, d’agents de police et de fonctionnaires chargée de surveiller, de signaler et d’intervenir à temps.

    (Fides)

  • En Syrie

    Hier, le nonce apostolique à Damas annonçait que « les 52 familles » assyriennes enlevées par l’Etat islamique dans les villages de la vallée du Khabour avaient été libérées le 5 et le 6 mars, sans rançon, sauf 16 personnes, 8 chrétiens et 8 Kurdes.

    Plus tard dans la journée, le nonce faisait état de nouvelles informations selon lesquelles toutes les familles n’avaient pas été libérées, l’opération ayant été interrompue à cause d’une attaque, sans doute kurde, contre les jihadistes. « L’Etat islamique détient toujours de nombreuses familles, et en fait ils en ont pris encore d’autres dans trois villages. »

    La situation est confuse, et l’agence AINA fait état de combats importants dans le nord de la vallée du Khabour (impliquant toutes les parties, y compris l’aviation syrienne), qui pourraient être le prélude d’une offensive majeure de l’Etat islamique sur toute la région.

    Le nonce dit que les jihadistes se servent des chrétiens comme boucliers humains pour protéger leur retraite quand ils sont attaqués, mais que leur situation n’est pas comparable à celle des coptes en Libye, parce que les jihadistes, du moins les Syriens, les respectent, en raison de l’engagement des Eglises pour les pauvres et les jeunes. Mais ce n’est pas vrai des jihadistes tchétchènes, saoudiens ou qataris.

  • En Egypte

    Vers 3 heures du matin, hier, des hommes à bord d’une jeep ont attaqué l’église copte catholique Notre-Dame de Kafr el-Dawar, lançant un engin explosif et blessant par balles les deux policiers en faction.

    Kafr el-Dawar est une ville de plus de 250.000 habitants près d’Alexandrie. L’église est celle des franciscains, vraisemblablement celle des photos ci-dessous, contiguë à une grande école franciscaine. L’attentat vise donc aussi à terroriser les parents d’élèves.

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  • A Tobrouk…

    Le « Parlement libyen » reconnu par la communauté internationale, qui siège à Tobrouk, dans l’extrême est du pays, et qui ne peut légiférer que pour Tobrouk (et encore), avait nommé, la semaine dernière, le général Khalifa Belgacem Haftar commandant général de l'« armée libyenne ». Le général a « prêté serment » ce matin devant le « Parlement ».

    En fait, le général Haftar était déjà à la tête d’une milice nommée « Armée nationale libyenne », laquelle contrôle Tobrouk…

    Si la situation n’était pas si dramatique, on pourrait croire à une opérette.

    Pendant ce temps-là, le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, avertit qu’entre 500.000 et un million de migrants sont prêts à quitter les côtes libyennes pour l’Europe. « En 2015 nous devons nous préparer à faire face à une situation beaucoup plus difficile qu’en 2014 », dit-il.

    Kadhafi avait prévenu…

  • La dictature hindouiste en marche

    Le parti hindouiste du président Narendra Modi poursuit sa transformation du pays en « Terre hindoue ». Le Maharashtra, l’un des plus importants Etats de l’Inde, ayant pour capitale Bombay, vient de faire interdire la viande bovine sur son territoire, une grande première dans le pays.

    Désormais, toute personne « trouvée en possession de viande de boeuf ou essayant de la vendre » encourt une peine de cinq ans de prison ainsi qu’une amende de 10.000 roupies (environ 145 euros).

    La mesure a été qualifiée de « rêve devenu réalité » par le ministre-président du Maharashtra, membre du BJP, Devendra Fadnavis.

    Un rêve qui va être un cauchemar pour de très nombreux habitants de l’Etat, non seulement dans la filière de la boucherie (l’Inde est le premier exportateur de viande de bœuf au monde), mais aussi pour les pauvres, car la viande de bœuf en Inde est trois fois moins chère que le mouton.

    Voir l’article d’Eglises d’Asie.

  • Les entreprises de Sodome et Gomorrhe

    Pas moins de 379 grosses entreprises américaines ont soumis un mémoire (« brief ») très officiel à la Cour suprême des Etats-Unis, que celle-ci a dûment enregistré, afin de faire pression pour qu’elle impose le soi-disant « mariage homosexuel » aux Etats qui ont l’outrecuidance de préciser que le mariage est le mariage, à savoir l’union d’un homme et d’une femme. (La décision devrait être prise fin juin.)

    Cela montre l’incroyable puissance du lobby LGBT aux Etats-Unis. Je pensais que les grandes entreprises n’avaient comme objectif que le profit. On voit qu’elles ont aussi des valeurs… Celles de la subversion morale et sociale.

    Parmi elles il y a… Walt Disney…

    Le mémoire fait pas moins de 30 pages (sans compter la liste des signataires). Voici le sommaire :

    A - Nos entreprises profitent de la diversité et de l’inclusion.

    B - Pour récolter les fruits de la diversité, les employeurs doivent être en mesure de recruter et de garder les meilleurs, en partie grâce à des avantages sociaux équitables et compétitifs.

    1 – Les employés qui ont des relations de même sexe ont accès, le cas échéant, aux divers droits, avantages et privilèges dont bénéficient les couples de sexes différents.

    2 – La discrimination dans le mariage conduit des individus talentueux hors des juridictions dans lesquelles nous faisons de affaires.

    C – La discrimination dans le mariage fait du tort à nos entreprises.

    1 – L’interdiction des Etats font peser des contraintes significatives sur nos employés et nos entrerprises.

    2 – L’interdiction des Etats sape la culture de nos entreprises.

    Il fallait en effet finir par la culture… pour qu’on entende bien le ricanement du prince de ce monde.

  • Petit mensonge

    Un petit mensonge, mais qui n’est pas sans portée, et qui est révélateur de la passion partisane du site EUobserver, censé informer de façon factuelle sur l’actualité de l’Union européenne, mais qui est de plus en plus agressivement européiste et anti-russe.

    EUobserver (dont les articles sont payants depuis peu) fait savoir aujourd’hui (12h28) que « Des allégations de ventes d’armes à la Russie sont accueillies par le silence à Prague » : le journal polonais Rzeczpospolita affirme que deux fabricants tchèques ont exporté des armes en Russie tout au long de l’année dernière malgré l’embargo européen mis en place le 1er août, et ces allégations sont accueillies « par un étrange silence à Prague ».

    Or c’est faux.

    Le ministre tchèque des Affaires étrangères a aussitôt réagi à l’article, lundi 3 mars, par l’intermédiaire d’un porte-parole qui a publié un ferme démenti, amplement répercuté par la presse tchèque : en résumé, la République tchèque n’a délivré aucune licence d’exportation d’armes depuis l’embargo, qu’elle respecte.

    Ce n’est pas tout.

    Car de quelles armes parle-t-on ?

    De fusils de chasse.

    Mais, dit, le journal polonais, rien ne prouve que ces fusils de chasse ne puissent pas être livrés aux Ukrainiens pro-russes et servir contre l'armée ukrainienne…

    Pierre-Arnaud Lotton, le président du groupe du Conseil de l’UE pour les exportations d’armes conventionnelles, dit quant à lui – et le journal polonais a l’honnêteté de le citer – que ces fusils de chasse, si armes il y a, ont pu tout bonnement être commandés avant l’entrée en vigueur de l’embargo.

    EUobserver devrait écouter davantage ses maîtres bruxellois…

  • En Syrie

    Toutes les organisations de rebelles d’Alep ont rejeté la trêve humanitaire proposée par un envoyé de l’ONU avec l’accord du gouvernement syrien. Aucun chef rebelle ("modéré" ou non) n’a même accepté de recevoir l’envoyé.

    Réaction de Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin :

    « La netteté du refus confirme à sa manière le fait que nous tous avons sous les yeux depuis longtemps : la guerre se poursuivra tant que les puissances étrangères voudront l’alimenter. Américains et Turcs viennent de déclarer avoir un plan de soutien et d’entraînement des groupes rebelles pour les trois prochaines années. Ils ont donc déjà prévu que la guerre durera encore trois ans et la population, ici, continuera à souffrir et à mourir pendant encore trois ans… Avant les révoltes, les 900 Km de frontière de frontière avec la Turquie étaient gardés et si par hasard un berger passait la frontière pour récupérer une brebis lui ayant échappé, ils tiraient et le tuaient. Maintenant, des milliers de miliciens entre par là en Syrie avec des armes lourdes alors que les réfugiés qui, de Syrie, tentent d’aller de l’autre côté pour fuir les violences des jihadistes, sont refoulés. »

    Il ajoute :

    « Comme saint Paul, nous espérons contre toute espérance parce que nous savons par expérience que Notre Seigneur est grand et bon. Notre destin est entre Ses mains et non pas dans les manœuvres intéressées de l’un ou l’autre des puissances du monde, aussi grande qu’elle soit ».

  • Encore un copte décapité en Libye

    Le corps sans tête de Mansour Saad Awad, copte égyptien qui travaillait en Libye dans un élevage de volailles, a été retrouvé près de Mechili en Cyrénaïque.

  • Quelques assyriens libérés

    L’Etat islamique a libéré 19 assyriens, 17 hommes et deux femmes, tous du village de Tel Goran.

    Selon certaines sources ces libérations auraient été décidées par un tribunal islamique en échange du paiement de la jizya.

    Selon l’agence AINA, entre 262 et 373 assyriens ont été enlevés.

    Les négociations se poursuivent, par l'intermédiaire de chefs tribaux sunnites…

    Revoilà le temps du rachat des captifs.

  • Chypre et les Russes

    Le président chypriote Nicos Anastasiades était mercredi à Moscou, pour rencontrer Vladimir Poutine. Les deux dirigeants ont signé des accords de coopération militaire, notamment sur l’entrée des navires russes dans les ports de Chypre.

    En fait cela ne fait qu’officialiser ce qui se passe déjà. Mais c’est une pierre de plus dans le jardin anti-russe de l’UE. Et cela rappellera peut-être à quelques europhiles et eurocrates que les navires chypriotes, simplement de commerce, n’ont pas le droit d’entrer dans les ports turcs…

  • Plus de 350 assyriens enlevés et menacés de mort

    Selon les informations transmises à l’AED par l’archimandrite Emmanuel Youkhana, ce sont quelque 350 assyriens de la vallée du Khoubar qui ont été enlevés par l’Etat islamique. 373 selon un décompte de responsables assyriens, dit l’agence de presse AINA.

    Il pourrait y avoir 1.200 familles déplacées.

    Au moins 15 assyriens ont été tués, mais on ignore le sort d’un certain nombre de personnes. A Tel Hormizd, trois combattants assyriens ont été tués, dont une femme qui a été décapitée. AINA donne les noms de 9 combattants assyriens tués et donne des photos de leurs funérailles.

    L’agence cite des sources assyriennes selon lesquelles l’Etat islamique a envoyé des photos des assyriens capturés au gouvernement américain en lui faisant savoir que les otages seraient tués s’ils n’arrêtent pas les frappes aériennes.

    Ce qui pourrait être une réponse à l’interrogation de l’archevêque syro-catholique de Hassaké, Mgr Jacques Behnan Hindo : « Avant, nous entendions toutes les nuits les avions passer au-dessus de nos têtes vers 3 heures. Au cours de ces quatre derniers jours, les opérations aériennes ont été suspendues. Je m’en demande la raison. »

  • L’université catholique d’Erbil !

    Mgr Bashar Matti Warda, archevêque chaldéen d’Erbil (capitale du Kurdistan irakien), annonce le début imminent des activités de quatre facultés de l’université catholique de la ville, dont la première pierre a été posée en 2012, et lance un appel aux dons et aux compétences.

    Telle est l’étonnante vitalité de l’Eglise chaldéenne. C’est la guerre, l’Etat islamique est à quelques kilomètres,  Ankawa, la banlieue chrétienne d’Erbil où se trouve l’université, est submergée par les réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive, mais l’université ouvre coûte que coûte, parce que c’est un symbole de la permanence chrétienne, de l’excellence intellectuelle chrétienne, un signe que les jeunes ne doivent pas partir…

  • Le cœur de la démocratie

    Au début du mois, le département d’Etat américain avait annoncé la nomination d’un « envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT » dont le champ d’action serait toute la planète. Précisant que ce serait un fonctionnaire ouvertement homosexuel.

    Hier, John Kerry a annoncé que le titulaire du poste sera Randy Berry, qui a été consul des Etats-Unis dans divers pays.

    Le communiqué de John Kerry commence ainsi : « Je ne pourrais pas être plus fier que d’annoncer que Randy Berry sera le premier Envoyé Spécial jamais nommé pour les Droits Humains des Personnes LGBT » (on notera les capitales…).

    Le troisième paragraphe commence ainsi : « Défendre et promouvoir les droits humains des personnes LGBT est au centre de notre engagement pour faire avancer les droits de l’homme globalement – c’est le cœur et la conscience de notre diplomatie. »

    Sic.

  • L’Etat islamique enlève des dizaines d’assyriens

    Les combattants de l’Etat islamique ont de nouveau attaqué, hier, les villages assyriens de la vallée du Khabour, en Syrie. Ils ont enlevé des dizaines de personnes, hommes, femmes, enfants, les habitants de Tel Shamiran (une cinquantaine) et de Tel Jazira (une quarantaine) sont séquestrés dans leur village.

    Plusieurs églises ont été détruites, dont celle de Tel Shamiran et celle de Tel Hormuz dont j’avais publié la photo le 7 février, quand les combattants assyriens y avaient replacé la croix...

    Lors des affrontements, qui se poursuivent dans un village, les assyriens auraient perdu quatre hommes et l’Etat islamique des dizaines (selon les miliciens assyriens).

    Les habitants des villages qui ont pu fuir se sont réfugiés à l’église Notre-Dame d’Hassaké et l’église Saint-Ephrem de Qamishli.

    Les proches des personnes enlevées qui ont tenté de les joindre sur leurs téléphones portables sont tombés sur des combattants de l’Etat islamique leur répondant qu’il n’y avait rien à faire pour les otages.

    Selon Newsweek, l’Etat islamique chercherait à les échanger contre leurs combattants prisonniers des Kurdes.