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Dans le monde

  • Obamacare

    Le vote des députés américains sur l’Obamacare a d’abord été reporté, puis finalement abandonné, hier, faute de majorité. Il va de soi que tous les anti-Trump de la terre soulignent triomphalement cette « lourde défaite » du président américain.

    Pourtant tous les députés républicains sont contre l’Obamacare, et ils sont majoritaires… Mais le projet de réforme est rejeté tant par ceux qui trouvent qu’il va trop loin que par ceux qui trouvent qu’il ne va pas assez loin…

    Il est difficile d’imaginer qu’on puisse en rester là… D’autant que cette sécurité sociale imposée par Obama est contraire aux traditions américaines de liberté, y compris de la liberté religieuse.

  • Au Pakistan

    Un tribunal de Lahore a jugé coupables de « terrorisme » 42 chrétiens, lundi, et a refusé leur libération sous caution.

    Ces chrétiens font partie du groupe qui avait été arrêté après l’attentat contre une église catholique et une église protestante le 15 mars 2015. Après le double attentat, des chrétiens avaient poursuivi et tué deux musulmans qui auraient pu être coupables mais ne l’étaient pas…

    84 chrétiens avaient été arrêtés. 42 relâchés. 42 inculpés…

    La Commission Justice et Paix des évêques catholiques (qui avait évidemment condamné le lynchage) souligne que « les auteurs de l’attentat criminel contre les églises et les fidèles en prière sont encore impunis ». Et Selon l’ONG CLAAS au moins 32 inculpés « ont été accusés injustement ».

  • A la Fed

    Daniel Tarullo, l’un des sept membres du conseil des gouverneurs de la Fed, la Banque centrale américaine, a annoncé hier sa démission, sans donner de motif, et sans que les journalistes en trouvent dans l’immédiat.

    On constate seulement que Daniel Tarullo, nommé par Obama, était en charge de la régulation financière, et que le 5 février dernier Donald Trump a signé un décret amorçant une révision de la loi Dodd-Franck de régulation financière.

    Tarullo était en théorie l’un des sept gouverneurs, car en réalité ils ne sont plus que cinq actuellement. Autrement dit Donald Trump va pouvoir nommer trois gouverneurs de la Fed…

  • A Narva…

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    Dans le cadre du déploiement de détachements de l’armée américaine dans les pays Baltes, quelque 200 soldats estoniens et américains ont effectué une marche de 53 km dans l’hiver estonien. L’ambassade des Etats-Unis à Tallin a largement fait la publicité de cette opération, mais elle n’a pas diffusé cette photo. On y voit une partie des soldats en question, déployant un drapeau américain… à la frontière russe. Car ils sont à Narva, sur les bords du fleuve Narva, puisqu’on ne voit rien de la ville, donc à la frontière russe : le bâtiment que l’on voit est le fort d’Ivangorod, en Russie.

    Nul ne sait pour le moment qui a eu l’idée de cette provocation.

  • Au Pakistan

    L’Assemblée nationale du Pakistan a adopté lundi une série d’amendements à sa législation pénale. Dans laquelle on trouve quelques petites choses en faveur des minorités, donc des chrétiens.

    Mentionnant explicitement les les minorités, la sanction pour celui qui « emploie délibérément des mots qui heurtent les sentiments religieux » est portée à trois ans de prison (contre un actuellement) et une amende de 500.000 roupies (elle n’était pas précisée jusqu’ici).

    Le mariage avec une fille qui n’a pas l’âge de se marier est puni d’une peine de prison qui ne peut être inférieure à cinq ans et une amende pouvant aller jusqu’à de un million de roupies. Ceci concerne d’abord les enlèvements de jeunes filles chrétiennes (ou hindoues) par des musulmans riches et influents bénis par les imams (puisque la jeune fille se « convertit » avant de se « marier »).

    Il est spécifié (c’est une première) que le lynchage par un groupe organisé ou une foule qui se fait justice elle-même est illégal. (Les victimes sont toujours des chrétiens, en général pour une rumeur de « blasphème ».)

    La sanction à l'encontre de quiconque donne de fausses informations à la police est portée de six mois maximum à sept ans au cas où l'infraction sur laquelle des renseignements ont été donnés est passible de la peine de mort et cinq ans si elle est punie d'emprisonnement à perpétuité. Ceci fait à l’évidence allusion aux accusations de blasphème portées contre les chrétiens (passibles de la peine de mort s’il s’agit de Mahomet ou de la perpétuité s’il s’agit du Coran). Ce serait donc une façon d’amender un peu les lois sur le blasphème sans le dire.

    Mais la loi doit encore être signée par le président…

  • Liberté d’expression

    Au cours d’un discours, hier, Donald Trump a déclaré :

    Je vais me débarrasser de l'amendement Johnson, le détruire totalement et permettre à nos représentants de culte de parler librement et sans crainte des représailles. Je vais le faire, retenez bien ça.

    L’amendement Johnson interdit aux organisations exonérées d’impôts, dont les organismes religieux, de prendre position dans les campagnes électorales pour ou contre un candidat, sous peine de se voir retirer cette exonération.

    La suppression de l’amendement Johnson était une promesse de campagne de Trump.

    En fait, dès avant-hier, deux députés, Jody Hice et Steve Scalise (adjoint du chef de la majorité) ont déposé à la Commission des finances de l’Assemblée une proposition de loi supprimant cet amendement. Et peu après le discours de Trump un sénateur a fait de même à la chambre haute.

    « Il y a trop longtemps que le fisc utilise l’amendement Johnson pour faire taire et menacer les institutions religieuses et caritatives, a déclaré Jody Hice. Comme pasteur qui a fait l’expérience d’une intimidation personnelle par le fisc, je sais à quel point c’est important d’assurer que les Eglises et les organisations à but non lucratif puissent avoir les mêmes droits fondamentaux que tous les citoyens de cette grande nation. »

    *

    On pensait que le gouvernement Trump serait hypersioniste. Un bémol toutefois : ce communiqué du porte-parole de la Maison Blanche :

    Si nous ne pensons pas que l'existence de colonies est un obstacle à la paix, la construction de nouvelles colonies ou l'expansion de celles existantes au-delà de leurs frontières actuelles pourrait ne pas aider à atteindre cet objectif.

    *

    Mais pour le grand amour avec la Russie il va falloir attendre. L’ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a condamné l’annexion de la Crimée par la Russie et a déclaré devant le Conseil de sécurité que les sanctions contre la Russie resteront en place « jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule à l'Ukraine ». Ce qui n’est pas près d’arriver… Et elle a même demandé une nouvelle condamnation de la Russie, qu’elle rend responsable du regain de tension dans le Donbass : « Nous voulons améliorer nos relations avec la Russie. Toutefois, la situation terrible dans l'est de l'Ukraine demande une claire et ferme condamnation des actions de la Russie. »

    C’est pourtant le ministre ukrainien de la Défense en personne qui a dit que l’armée ukrainienne avance « mètre par mètre, pas à pas », donc a pris l’offensive.

  • L’astuce australienne

    Dans sa série d’entretiens téléphoniques avec les dirigeants des différents pays du monde, Donald Trump s’est entretenu samedi avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull. Mais l’entretien a tourné court, a révélé le Washington Post, et Donald Trump aurait dit, après avoir raccroché au nez de l’Australien, que des quatre conversations téléphoniques du jour « ça a été de loin la pire ».

    Ce qui était en cause est un accord dont je n’avais pas entendu parler, et qui a semble-t-il été conclu de façon très discrète, sinon secrète, entre Obama et l’Australie.

    On félicitait l’Australie de n’accepter aucun migrant et de renvoyer tous ceux qui tentaient d’accoster. Mais on ne savait pas (je ne savais pas, et semble-t-il même Trump ne le savait pas non plus), que selon un accord conclu en novembre dernier le gouvernement d’Obama avait accepté d’accueillir aux Etats-Unis les migrants que l’Australie renvoyait et qui sont parqués dans des camps sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Nauru.

    Après la parution de l’article du Washington Post, hier soir, Donald Trump a tweeté :

    « Vous n’allez pas le croire ! Le gouvernement Obama a été d’accord pour accueillir des milliers d’immigrants illégaux d’Australie. Pourquoi ? Je vais analyser cet accord stupide. »

  • Trump

    Alors que son précédent décret sur la « protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis » (qui aurait pu être un peu mieux pensé…) continue de faire des vagues dans le monde entier, Donald Trump a signé aujourd’hui, entouré de patrons de petites entreprises, un décret par lequel il tient une autre de ses promesses : la réduction de la réglementation fédérale.

    Le décret exige des agences gouvernementales qu'elles suppriment deux normes existantes chaque fois qu'elles en créeront une.

  • Au Pakistan

    Les sénateurs pakistanais ont entamé un débat sur une éventuelle modification des lois sur le blasphème. On donnera le nom de l’héroïque sénateur (musulman) à l’origine de ce débat : Farhatullah Baber. Car il risque sa vie.

    C’est la quatrième tentative de débattre de cette législation introduite sous la dictature du général Zia en 1982 et 1986.

    La première avait été celle de Benazir Bhutto, arrivée au pouvoir en 1988. Mais une fatwa la condamnant à mort avait eu raison de ses velléités…

    La deuxième avait été celle d’un parlementaire zoroastrien, en 2007. Sa proposition de loi avait été immédiatement rejetée par le ministre des Affaires parlementaires au motif constitutionnel qu’aucune loi ne peut contredire la charia.

    La troisième avait été celle de Sherry Rehman, en 2010. Elle fut menacée de mort et retira sa proposition de loi. L’année suivante, deux militants du changement de la loi, le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, et le ministre catholique des minorités, Shahbaz Bhatti, étaient assassinés.

    On ne sait jusqu’où ira l’examen cette fois-ci. Un recours a été déposé devant la Haute Cour de Lahore, pour lui demander d’interrompre le débat, parce que « le Parlement ne peut faire une loi contraire aux principes islamiques ».

  • En Birmanie

    Deux pasteurs baptistes Kachin ont été arrêtés par l’armée en Birmanie la veille de Noël. Mardi, ils ont été remis à la police et ils ont été inculpés pour avoir donné des informations aux médias sur la destruction par l’armée de l’air d’une église catholique en décembre, et pour liens avec une « association illégale », à savoir l’Armée de l’indépendance Kachin. Ils risquent cinq ans de prison pour chaque motif.

    Depuis la venue au pouvoir de la mondialement célébrée Aung San Suu Kyi, icône planétaire de la démocratie, l’armée birmane a intensifié les combats contre les peuples périphériques de Birmanie dont plusieurs sont majoritairement chrétiens.