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Dans le monde

  • La claque

    Ceux qui voulaient que les familles des victimes des attentats du 11 septembre puissent attaquer en justice l’Arabie saoudite ont gagné. La proposition de loi avait été votée le 9 septembre dernier par les députés et les sénateurs américains, malgré la menace de veto d’Obama. Comme prévu, Obama a donc opposé son veto, en qualifiant cette loi de « faute ».

    Mais les deux chambres se sont rebellées, et ont annulé le veto en revotant massivement, avant-hier, pour le texte : le Sénat par 97 voix contre 1, la chambre des représentants par 348 voix contre 77, soit bien plus des deux tiers.

    La proposition de loi « Justice contre soutiens du terrorisme » ne citait pas l’Arabie saoudite, mais elle vise essentiellement à permettre aux familles des victimes du 11 septembre de pouvoir porter plainte contre cet Etat dont étaient issus la majorité des terroristes.

    Naturellement l’Arabie saoudite accuse le coup et menace les Etats-Unis de rétorsions.

    Affaire à suivre, car elle risque de changer considérablement la donne…

  • Vers la fin du Liban

    Selon l’état civil il y a encore 34% de chrétiens au Liban. Mais si l’on s’intéresse aux moins de 25 ans, les chrétiens ne sont que 25%. C’est ce qu’a souligné le vice-président de la Ligue maronite, Hiam Boustany, à l’occasion du colloque tenu lundi par le Mouvement pour la Terre au Couvent Saint-Jacques de Karm Saddeh.

    Les participants de ce colloque se penchaient sur la question de la vente des terrains appartenant à des propriétaires chrétiens. Depuis des années on constate une augmentation de la vente de terrains par des chrétiens à des musulmans, ce qui est en relation directe, en aval comme en amont, avec l’affaiblissement de la présence chrétienne dans de vastes zones rurales du pays ainsi que dans les zones côtières du nord.

    Le colloque a lancé à nouveau l’alarme concernant la nécessité d’éviter tous abus et opérations immobilières illégitimes qui mettent en danger les équilibres démographiques sur lesquels se base également le système institutionnel libanais…

    Mais on ne voit rien venir. Et ce qui me choque depuis longtemps est de voir que nombre de maronites richissimes (qui vont pieusement à la messe) ont les moyens d’acheter toutes les terres du Liban mais préfèrent continuer de s’enrichir par leurs opérations immobilières dans un pays où bientôt la présence chrétienne institutionnelle ne sera plus qu’un souvenir.

  • En Syrie

    Le Koelner Stadt-Anzeiger a publié une interview de Abou al-Ezz, un commandant du Front Fatah al-Cham (conquête du Levant), ex-al Nosra. Extraits.

    « Oui, les Etats-Unis soutiennent l’opposition, mais pas directement. Ils soutiennent les pays qui nous soutiennent. Mais nous ne sommes pas encore satisfaits de ce soutien. »

    Le Front Al-Nosra a gagné des batailles grâce aux missiles antichars TOW de fabrication américaine qui ont été « donnés directement » à ses troupes. Grâce à ces missiles, « la situation dans plusieurs régions est sous contrôle ».

    « Nos chars et de nombreuses lance-roquettes sont venus de Libye via la Turquie. »

    « Quand le Front Al-Nosra a été assiégé, il y a eu des officiers de Turquie, du Qatar, d’Arabie saoudite, d’Israël et des Etats-Unis ici… Des experts en satellites, missiles, renseignement et caméras thermiques de sécurité. »

    « Nous avons reçu 500 millions de livres syriennes [plus de deux millions d’euros] de l’Arabie saoudite. Pour capturer l’Ecole d’infanterie à Al Muslimiya il y a quelques années nous avons reçu 1,5 millions de dinars koweïtiens [environ 450.000 euros] et cinq millions de dollars de l’Arabie saoudite. »

    « Nous n’acceptons personne du régime d’Assad ou de l’Armée syrienne libre. Nous avons pour but de renverser le régime et établir un Etat islamique, conformément à la charia. »

    N.B. – « Abou al-Ezz » est évidemment un pseudonyme, comme en ont tous les chefs jihadistes. Il veut dire : père de la gloire, du renom, de la puissance, ou de la… violence. Le Front al-Nosra a changé de nom en juillet dernier, quand il s’est séparé « d’un commun accord » d’al-Qaida afin de pouvoir recevoir l’aide des alliés des Etats-Unis et des Etats-Unis eux-mêmes sans qu’on puisse accuser ceux-ci d’aider al-Qaida…

  • Le Mexique "divisé"

    Nouvelle désinformation à gros bouillons. Résumé par Le Monde : Titre : Le mariage pour tous divise le Mexique. Première phrase : « Manifestations pour et contre le mariage pour tous ont agité Mexico samedi. » D’un côté il y avait « les milieux religieux ultraconservateurs », et de l’autre « les associations de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre ». Bon, si on lit bien on voit que le Mexique n’était pas tout à fait divisé en deux parties égales : les méchants étaient quand même « des milliers », et les bons « quelques centaines ».

    En fait les défenseurs de la famille étaient 400.000 selon les organisateurs et au moins 300.000 selon les observateurs.

    On ne s’étonnera pas, hélas, de voir Radio Vatican reprendre la désinformation de l’AFP sur les défenseurs de la famille qui étaient « des milliers »…

  • Reductio

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    On y est. A la « reductio ad hitlerum », qui est le dernier argument de ceux qui n’en ont pas.

    Newsweek tire à boulets rouges, tous les jours, sur Donald Trump. (Et sur Vladimir Poutine, et sur les deux puisqu’ils sont comme larrons en foire.) Aujourd’hui on atteint le sommet (à tel point qu’on se demande ce qu’ils vont pouvoir dire ensuite) :

    En quoi Donald Trump est-il semblable à Adolf Hitler ?

    Réponse :

    Les deux hommes présentent leurs propres personnalités comme l’antidote à tous les problèmes sociaux et politiques.

    Et c’est ce qui rend la comparaison si « poignante » (sic), dit l’article, d’ailleurs bref et indigent, quoique écrit par un professeur d’université… Ce qui compte est uniquement le titre. Et ce qui est amusant est que l’un des points communs entre Trump et Hitler dénoncés dans l’article est qu’ils ne vont pas plus loin que des slogans. Sic.

  • Les archéo-néo-cons contre Trump

    Tous les républicains responsables de l’invasion américaine de l’Irak et du chaos qui s’en est suivi et qui n’a cessé de s’aggraver, et qui sont toujours aussi fiers de leurs forfaits, font savoir à qui veut l’entendre que Donald Trump est un méchant et qu’il faut voter pour Hillary Clinton.

    A commencer par George Bush père. Et Colin Powell, qui avait avoué avoir menti à l’ONU pour justifier l’invasion de l’Irak, mais qui toute honte bue reprend du service… contre le candidat de son parti… Et il y a aussi Paul Wolfowitz, l’organisateur de l’invasion de l’Irak, et Richard Armitage (secrétaire d’Etat adjoint), et Robert Gates (ministre de la Défense), et 50 anciens hauts responsables de la diplomatie et du renseignement, tous républicains, dont Michael Hayden (directeur de la CIA), James Jeffrey, Meghan O’Sullivan et John Negroponte, ont signé un texte traitant Donald Trump de « dangereux ». Sic.

    On sait que les théoriciens et porte-flambeaux néo-cons venaient du trotskisme. On voit qu’ils retournent à leurs vomissements.

  • En Syrie

    La pression de l’Etat islamique s’étant éloignée de Hassaké, les manœuvres entre milices kurdes et armée syrienne ont repris pour le contrôle de la ville… Comme au début 2015… Mais ce qui est nouveau est que les Kurdes s’en prennent aux chrétiens (pour leur montrer qui est le patron, semble-t-il), alors qu’en 2015 avaient libéré les villages chrétiens du Khabour en compagnie des maigres brigades chrétiennes.

    L’archevêque syro-catholique de Hassaké, Mgr Jacques Behnan Hindo, déclare à Fides :

    « Chaque fois que les miliciens kurdes entrent en action pour réaffirmer leur hégémonie militaire sur la ville, l’épicentre de leurs incursions et de leurs actions de force est toujours le quartier des six églises, où vit la grande majorité des chrétiens. Dans de nombreux cas, ils ont chassé les chrétiens de leurs maisons sous la menace des kalachnikovs et là où ils entrent, ils saccagent tout. ».

    Mgr Hindo confie avoir été lui-même victime d’un acte d’intimidation lorsque la fenêtre de son habitation a été prise pour cible par des tirs d’arme à feu et qu’une balle a manqué de peu sa tête, à un moment où la zone était contrôlée par des miliciens kurdes.

    Et une expédition humanitaire réalisée par les bénévoles de l’archidiocèse afin de distribuer de la nourriture aux habitants musulmans villages libérés de l’Etat islamique a été prise pour cible par des tirs d’artillerie alors que les jihadistes les plus proches étaient à plus de 20 km.

    Mgr Hindo constate d’autre part que lorsque Shaddadi est devenue une place forte de l’Etat islamique de nombreux habitants étaient devenus jihadistes, et qu’aujourd’hui que la ville est aux mains des Kurdes, les mêmes habitants se sont enrôlés dans les milices kurdes. (Ce qui expliquerait en partie la nouvelle animosité « kurde » envers les chrétiens.)

  • Slovaques

    En marge du sommet de Bratislava, Robert Fico, Premier ministre dont Bratislava est la capitale, mais qui assume aussi la présidence tournante de l’UE ce semestre, et qui est un des quatre partenaires du groupe de Visegrad, a déclaré à l’agence Reuters qui l’interrogeait sur les violations de l’accord de Minsk par la Russie :

    « Quand on parle d'exécution des accords de Minsk, il est évident qu'ils sont violés par les deux parties. Et si on dresse le bilan sur le respect de la part de l'Ukraine, celle-ci s'en rapproche même moins que la Russie. Ce n'est pas vrai que l'Ukraine est le bon et la Russie le méchant. »

    Robert Fico se bat depuis longtemps pour la levée des sanctions contre la Russie, ce dont il faut se souvenir quand on évoque la russophobie des pays de l’Est. Il précise que les sanctions ont été inefficaces et nuisibles aux intérêts économiques de la Slovaquie et de l'Union européenne, qu’elles n'ont pas abouti à changer les prises de position de la Russie et font un seul heureux: les Etats-Unis.

  • Porcs, kouffar…

    Des vidéos montrent que des soldats des forces spéciales américaines qui se rendaient à al-Raï près d’Alep pour coordonner une attaque de l’ASL (les « rebelles modérés ») contre l’Etat islamique ont dû se replier en Turquie, après avoir été accueillis aux cris de « A bas l'Amérique ! Porcs, dégagez ! Ils viennent en Syrie pour l'occuper !» et des appels à les égorger.

    Dans une autre vidéo on voit un combattant de l’ASL lancer à des soldats occidentaux : « Nous n'accepterons aucun Américain combattant à nos côtés, nous sommes des musulmans pas des kouffar !»

    Ils ne veulent pas des kouffar, mais ils n’ont que des armes fournies par les kouffar…

    Des forces spéciales américaines sont en Syrie « à la demande du gouvernement turc », reconnaît le Pentagone…

  • Le jeu d’Israël en Syrie

    Hier matin, des avions israéliens ont bombardé des positions de l’armée syrienne, en réponse à la chute d’un obus syrien dans le territoire du Golan occupé par Israël. Netanyahu a aussitôt rendu l’armée syrienne responsable de cette « agression »… Selon les observateurs il ne s’agit certainement pas d’un tir volontaire de l’armée syrienne, mais peut-être d’une erreur de tir dans les combats entre l’armée syrienne et les jihadistes tout près de la « frontière » israélienne.

    Dimanche soir, des milliers de personnes ont manifesté à Majdal Shams, dans le Golan occupé par Israël, pour protester contre le soutien d’Israël aux jihadistes.

    Il est avéré qu’au moins 283 jihadistes blessés en Syrie ont été soignés en Israël. Selon plusieurs sources les Israéliens ne se contentent pas de soigner les jihadistes (en ouvrant une route dans une frontière théoriquement hermétique), ils leur livrent des armes et des drones. Et ils les appuient par des tirs d’artillerie et des raids aériens.

    Il y a longtemps, en fait, qu’on entend parler de raids israéliens en appui aux jihadistes. Il est pour le moins curieux de voir Israël réitérer avec la Syrie son énorme erreur qui fut de favoriser l’émergence du Hamas pour torpiller l’OLP…

    On apprend que les Etats-Unis et Israël viennent de conclure un accord d'aide militaire, dont le montant est un record absolu: les Etats-Unis vont donner 38 milliards de dollars à Israël sur dix ans (à la seule condition que toutes les armes soient achetées aux Etats-Unis).

  • Délires turcs

    La presse gouvernementale turque avait déjà accusé le patriarcat œcuménique de Constantinople d’avoir fait partie d’une alliance avec la CIA et Fethullah Gülen pour monter le coup d’Etat manqué contre Erdogan le 15 juillet dernier. Il n’y a pas de raison de s’arrêter dans le délire. Le Saint-Siège aussi est en cause : Fethullah Gülen et son mouvement Hizmet sont définis comme des « chevaux de Troie du Vatican »…

    Refait ainsi surface, dans la presse, le fantasme complotique du journaliste azéri Agil Alesenger énoncé dans son pamphlet L’Invasion silencieuse, selon lequel le mouvement (islamiste) Hizmet fait partie d’un dessein d’infiltration du monde musulman mené par le Vatican au travers du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux… (Si seulement c’était vrai…). Preuve en est que Gülen a dit du bien de François, et que Jean-Paul II avait dit que le troisième millénaire serait celui de la diffusion de l’Evangile en Asie…

    Un autre journaliste écrit que Fethullah Gülen, qui n’est rien d’autre qu’un « imam fidèle à l’Eglise », pourrait être le cardinal créé in pectore le 2 avril 2005 par Jean Paul II qui n’en a jamais révélé l’identité…

    Cela n’empêche pas de continuer à s’en prendre au patriarcat : un journal rappelle avec quelle attention, voire sympathie, l’agence Cihan, proche du mouvement de Gülen, avait suivi les vicissitudes du séminaire orthodoxe d’Halki, où toute activité est interdite par les autorités turques depuis 45 ans…

    Bref, les Ottomans sont toujours ottomans.

  • Journal de référence…

    Pour beaucoup, surtout à gauche, le New York Times est un journal de référence. Et ses journalistes en sont bien conscients. Ils peuvent donc se permettre de faire la leçon et se payer la tête des nuls. Ainsi dans le New York Times Alan Rappeport a-t-il méchamment brocardé Gary Johnson, le troisième candidat à la présidentielle américaine, qui à la question « Si vous étiez élu président, que feriez-vous pour Alep ? » a répondu : « Qu’est-ce que c’est, Alep ? »

    Or, pour souligner à quel point Gary Johnson est ignare, Alan Rappeport du New York Times rappelle que Alep est « de facto la capitale de l’Etat islamique ».

    Le Rappeport qui sait tout ne sait donc pas que la capitale de l’Etat islamique est Raqqa.

    Quelqu’un le lui ayant fait remarquer, il a corrigé : « un bastion de l’Etat islamique ».

    Encore raté.

    Nouvelle correction : « une ville de Syrie déchirée par la guerre ».

    Oui. Mais dans une note après l’article pour reconnaître son erreur, Rappeport avait qualifié Alep de « capitale de la Syrie ». Nouveau rectificatif : « C’est Damas. »

    On se demande lequel est le plus ridicule, de Gary Johnson qui n’avait pas compris qu’on lui parlait de la Syrie et croyait qu’on lui parlait d’un mystérieux acronyme, ou du journaliste Je-sais-tout qui s’emmêle les pinceaux en étalant son inculture…

  • En Chine

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    L’évêque coadjuteur de Wenzhou, Mgr Peter Shao Zhumin, a été arrêté par la police ce matin et emmené en dehors du diocèse, « en voyage » dans le nord-est du pays, alors qu’il s’occupait des préparatifs des funérailles de l’évêque, Mgr Vincent Zhu Weifang, mort hier. Les autorités communistes montrent ainsi clairement qu’elles refusent que Mgr Shao Zhumin, qui ne fait pas partie de l’Eglise officielle, soit le prochain évêque de Wenzhou. Son secrétaire, également prêtre de l’Eglise clandestine et chancelier du diocèse (à gauche sur la photo), a été envoyé dans le Yunnan. Un autre prêtre a été placé en résidence surveillée dans un hôtel de la capitale de la province.

  • Boomerang

    Le 1er septembre dernier, le Département d’Etat américain a offert une récompense de 3 millions de dollars à quiconque localiserait Gulmurod Khalimov. Il semble donc se confirmer la rumeur selon laquelle Gulmurod Khalimov serait devenu le commandant en chef de l’Etat islamique en Irak. Ce qui n’a rien de surprenant, puisqu’il était devenu l’adjoint d’Abou Omar al-Chichani (Omar le Tchétchène, en fait géorgien), le commandant en chef qui a été tué le 13 juillet dernier.

    Gulmurod Khalimov, colonel de l’armée tadjike, est l’ancien chef des forces spéciales tadjikes. Il est de formation… américaine. Et ce n’est pas une vieille histoire ou un fait ponctuel. Il a été entraîné par les Américains entre 2003 et… 2014, années au cours desquelles il a participé à cinq cours d’entraînement dans le cadre d’un programme d’aide américain au Tadjikistan, et il s’est rendu deux fois, en 2003 et en 2008 aux Etats-Unis pour suivre un cours d’entraînement des forces spéciales dans une base privée de Blackwater.

  • Des données sur la Palestine

    L'économie du territoire palestinien pourrait produire deux fois le PIB actuel, s’il n’était pas sous le joug israélien, selon le rapport annuel de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) qui détaille les dégâts : désindustrialisation, confiscation des terres, de l'eau et d'autres ressources naturelles, perte d'espace politique, restrictions à la circulation des personnes et des biens, destruction des actifs et des bases de production, expansion des colonies israéliennes, fragmentation des marchés intérieurs, séparation des marchés internationaux et dépendance forcée sur l'économie israélienne.

    Le rapport indique par exemple que, de 1975 à 2014, la part du secteur des biens échangeables (agriculture et industrie) dans le PIB de la Palestine a diminué de moitié, passant de 37% à 18%, tandis que sa contribution à l'emploi est passée de 47% à 23%.

    En outre, la «Zone C», qui représente plus de 60% des terres de Cisjordanie et plus de 66% de ses terres de pâturage, est inaccessible aux producteurs palestiniens. L'occupation de cette Zone C a coûté à l'économie palestinienne l'équivalent de 35% du PIB, soit 4,4 milliards dollars (3,9 milliards d'euros).

    A Gaza, les producteurs se voient refuser l'accès à la moitié de la superficie cultivable et à 85% des ressources de pêche.

    En janvier 2015, 5 600 arbres productifs ont été déracinés, faisant passer ce nombre à 2,5 millions depuis 1967. En outre, les Palestiniens se voient interdire de creuser des puits d'eau potable, tandis qu'Israël extrait beaucoup plus d'eau que le niveau prévu par les Accords d'Oslo de 1993, tout en confisquant 82% des eaux souterraines palestiniennes. Les Palestiniens sont laissés sans autre choix que d'importer leur propre eau d'Israël pour couvrir 50% de leur consommation.

  • L’AfD en pointe

    Evénement en Allemagne : pour la première fois, le parti « populiste » AfD arrive devant la CDU. Sur le plan arithmétique, c’est presque négligeable : il s’agit du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, petit Land de l’est coincé entre la Baltique et la frontière polonaise, dont les électeurs représentent 2% des citoyens allemands. Mais politiquement c’est un séisme. Car c’est le Land natal d’Angela Merkel, et elle y était allée faire campagne personnellement. Et c’est un terrible coin dans le bipartisme allemand que vient d’enfoncer l’AfD, parti créé il y a seulement trois ans, au départ seulement anti-euro, aujourd’hui anti-immigration et anti-islam.

    L’AfD a donc récolté près de 21% des voix, derrière le SPD (30%), tandis que la CDU n’en obtient que 19%.

    Ce qui inquiète encore davantage en Allemagne est que l’AfD, qu’on aimerait qualifier d’extrême droite, prend des voix partout (le SPD a perdu 5 points).

    Prochaine étape : Berlin, le 18 septembre. Il serait curieux que l’AfD puisse faire un score particulièrement important dans la grande ville cosmopolite et décadente. Certains l’annoncent pourtant déjà.

    En un an, sur le plan national, l'AfD est passé de 4 à 14% des intentions de vote. Et dans un an ce sont les législatives fédérales…

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    Les deux principaux dirigeants de l’AfD, Alexander Gauland and Beatrix von Storch (à gauche), avec la tête de liste AfD de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Leif-Erik Holm.

  • Une première

    Une première aux Etats-Unis: un candidat à la présidentielle faisant un clip de campagne sur une canonisation.

  • Au Mali…

    L’armée française est-elle toujours au Mali ? En tout cas elle n’y pas éradiqué les jihadistes, qui ont pris, hier, la ville de Boni, en plein centre du pays.

  • Aux Philippines

    Un attentat à la bombe a fait 14 morts et une soixantaine de blessés hier sur un marché de Davao, la plus grande ville (1,5 million d’habitants) – essentiellement catholique - de l’île de Mindanao. L’attentat est certainement l’œuvre des jihadistes d’Abou Sayyaf. Il a été perpétré tout près du lieu où revient chaque semaine le nouveau président des Philippines, Rodrigo Duterte, qui est né à Davao et en a été le maire pendant 20 ans (c’est sa fille qui est maire aujourd’hui).

  • Au Pakistan

    Des islamistes ont attaqué très tôt ce matin un ghetto chrétien au nord de Peshawar, dans l’Etat appelé aujourd’hui Khyber-Pakhtunkhwa, naguère « Province de la Frontière-du-Nord-Ouest », territoire pachtoune le long de la frontière afghane. Ils ont été arrêtés par les gardiens, dont un a été tué. L’armée est intervenue immédiatement et au cours d’une fusillade a tué les quatre terroristes qui portaient des gilets explosifs.

    Dans la matinée, deux islamistes se sont fait sauter devant le palais de justice de Mardan, dans le même Etat, faisant au moins 12 morts et 50 blessés.

    Les deux attaques ont été revendiquées par le même groupe taliban qui avait perpétré le massacre du jour de Pâques à Lahore. Il affirme avoir tué « de nombreux infidèles » et ajoute qu'il continuera jusqu'à ce que soit instauré un véritable régime islamique dans le pays.

  • L’assassin du P. Santoro est libre

    Oguzhan Akdin, condamné en 2006 en Turquie à 18 ans et 10 mois de réclusion pour l’assassinat du Père Andrea Santoro, a été libéré.

    Il fait partie des milliers de prisonniers libérés pour laisser la place aux complices du coup d’Etat raté du 15 juillet.

    Il avait tiré deux coups de feu sur le prêtre, à Trabzon, en hurlant le fameux cri des déséquilibrés : « Allahou Akbar ».

    Après tout, ça ne fait qu’un déséquilibré de plus, quoique solitaire, dans la nature.

  • Egypte : la loi sur les églises

    Le Parlement égyptien a approuvé hier, par « plus des deux tiers » des députés, « au bout de quatre heures de débats houleux » selon al-Ahram, la nouvelle loi sur la construction d’églises dans le pays.

    La nouvelle loi est un compromis finalement accepté par l’Eglise copte ainsi que par l’Eglise catholique et les anglicans, au terme d’une négociation serrée, in fine, avec le gouvernement, pour retirer ou atténuer des amendements antichrétiens qui avaient été ajoutés au texte initial.

    La loi stipule dans son article 5 que les gouverneurs des provinces ont l’obligation de répondre dans les quatre mois aux demandes de construction de nouvelles églises, et qu’en cas de rejet ils devront motiver leur décision, et les chrétiens pourront faire appel devant les tribunaux administratifs. (Le texte initial disait seulement que les gouverneurs doivent répondre. Un amendement de la commission des lois a changé le verbe pour souligner que c’est une obligation.)

    L’article 2 continue de soulever des critiques. Il stipule que « la superficie de l’église doit être adaptée au nombre des citoyens appartenant à la communauté chrétienne et prendre en considération la croissance de la population », ce qui est vu comme une restriction. Ce à quoi le ministre des relations avec le Parlement a répondu que c’est simplement pour éviter qu’on veuille « construire une cathédrale dans un petit village ». Mais, justement, cela empêche de construire un grand sanctuaire dans un lieu de pèlerinage, par exemple.

    Cet article dit aussi que la construction des nouvelles églises est autorisée par les gouverneurs « avec la coordination des autorités intéressées ». Cette expression vague pourrait permettre aux forces de sécurité locales de bloquer la construction en invoquant des raisons de sécurité. Le Patriarcat copte orthodoxe a reçu des assurances… verbales qu’une telle disposition ne sera pas appliquée de manière rigide.

    Le parti an-Nour, seul parti salafiste présent au Parlement, a tenté de faire valoir que cette loi était contraire à la Constitution, qui stipule que l’islam est la religion de l’Egypte et que les principes de la charia sont la source principale de la législation. Le ministre a répondu que l’article 235 de la Constitution (révisée) stipule qu’une nouvelle loi sur la construction des églises devra être votée par le Parlement et que cette loi devra garantir aux chrétiens le droit d’exercer librement leurs devoirs religieux…

    En dehors de quelques coptes qui crient à la « farce » et contestent une loi « imposée par le gouvernement », la plupart des chrétiens voient bien que si elle n’est pas parfaite (et comment le serait-elle dans un pays musulman), cette loi est un important pas en avant, qu’ils doivent au président-maréchal Sissi qui a sauvé l’Egypte de la mainmise des Frères musulmans suite au « printemps arabe »…

  • En Indonésie

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    Un jeune homme de 18 ans a voulu se faire exploser dans l’église Saint-Joseph de Medan, Sumatra, Indonésie, hier pendant la messe. Mais son dispositif n’a pas fonctionné, la mini-explosion de son sac à dos ne provoquant qu’un peu de fumée. Il s’est alors rué sur le prêtre avec un couteau, mais il a été maîtrisé par les fidèles. Le prêtre n’est que légèrement blessé à une main. Dans la poche du jeune homme on a trouvé un dessin du drapeau de l’Etat islamique et la mention « J’aime al-Bagdadi ».

  • Chez l’ami Morales

    En Bolivie, le ministre adjoint de l’Intérieur, Rodolfo Illanes, a été battu à mort par des mineurs en grève alors qu’il venait négocier avec eux.

    Il est rarissime qu’un ministre se fasse assassiner, même dans les pays en guerre civile ou tribale. Il faut que ce soit dans le pays d’Evo Morales, l’homme qui veut remplacer la religion catholique par celle de Mère Terre, champion de l’indigénisme marxiste et grand ami de François qui lui plusieurs fois manifesté son soutien, à Rome comme à La Paz, pour la mise en œuvre de son idéologie pagano-socialo-écolo…

  • La loi copte avance

    En mai dernier on apprenait que le texte élaboré par les chrétiens d’Egypte sur la construction des lieux de culte et envoyé au gouvernement en octobre 2014 était devenu un projet de loi soumis aux commissions du Parlement.

    Il y a quelques jours, l’Eglise copte dénonçait des « amendements inacceptables » et des « additions irréalisables ». Par exemple qu’il serait permis de construire librement des églises à condition qu’elles n’aient ni croix ni dôme…

    Mais après des discussions avec le président Sissi et le Premier ministre Sherif Ismael, la situation s’est éclaircie. Mercredi, 105 évêques coptes se sont réunis, et il en est résulté un communiqué indiquant que l’Eglise et le gouvernement étaient arrivés à un compromis.

    Lequel compromis doit désormais être avalisé par le gouvernement puis voté par le Parlement.

    Le même jour, un homme a attaqué à coups de couteau le vigile en poste devant une église de la banlieue du Caire. Il a été abattu.

    Le mois dernier, après de nouvelles attaques contre les chrétiens à Minya, le président Sissi avait demandé une enquête approfondie, et il avait limogé le chef local de la sécurité. Il avait répété que l’Etat ferait tout pour protéger les chrétiens et assurer l’égalité de traitement des citoyens, même si « ce sont des choses qui requièrent des changements dans la culture dominante et que cela demande du temps »…

  • Au Pakistan

    La Commission des droits de l’homme du Sénat du Pakistan s’est réunie mardi dernier pour évoquer les lois anti-blasphème. Même si la question de l’abolition de ces lois demeure taboue, des voix se sont élevées pour souligner qu’elles provoquent de graves injustices et que 80% au moins des procédures judiciaires sont injustifiées. Parmi les propositions qui ont été faites, celles qui ont déjà été avancées depuis longtemps, comme l’exigence d’une enquête impartiale et la nécessité de punir les fausses accusations. Mais aussi de nouvelles propositions, comme celle de confier la première enquête à un gradé de la police (qui ne soit pas soumis aux pressions de l’imam local et des propriétaires terriens) et de retirer les procédures judiciaires, pour les mêmes raisons, aux tribunaux de première instance (qui condamnent systématiquement – et forcément à mort - les personnes accusées de blasphème contre le prophète, lesquelles sont acquittées en appel – sauf dans le cas très particulier d’Asia Bibi). La commission a décidé de mener une série d’auditions pour aller plus loin dans ce sens. Ce qui est en soi une bonne chose. Mais naturellement les islamistes, soulignant qu’il n’y avait rien à changer dans ces lois, ont déclaré que les résultats de ces travaux devraient être transmis au Conseil de l’idéologie islamique… Bref il n’y a sans doute rien à attendre à court terme. Mais le fait est qu’on parle de plus en plus de ces lois, et à un niveau de plus en plus élevé…

  • Mike Pence

    Mike Pence, choisi par Donald Trump comme candidat à la vice-présidence, actuellement gouverneur de l’Indiana, a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial. Interrogé par Fox News sur une loi de l’Indiana qu’il a signée cette année, interdisant l’avortement pour cause d’anomalie génétique, de race ou de sexe, il a déclaré : « Eh bien je suis pro-vie, et je ne vais pas m’en excuser. » Et d’ajouter : « J’aimerais voir l’arrêt Roe contre Wade annulé et jeté à la poubelle de l’histoire, qui est sa place. »

    Tel est son discours habituel, qu’il poursuit invariablement au cours de la campagne : « Je crois au caractère sacré de la vie, et je tiens à ce principe, et je suis honoré de me tenir au côté de Donald Trump dans son fort engagement pour le droit à la vie. »

    Mike Pence est naturellement accusé d’être un dangereux misogyne qui veut « faire retourner le pays à l’âge de pierre »…

  • En Chine

    Les autorités communistes de la province chinoise de Zhejiang, qui s’étaient déjà distinguées dans la campagne de destruction des croix des églises, viennent d’interdire « toute forme d’activité religieuse » dans les hôpitaux. A savoir toute prière vocale et toute visite d’un ministre du culte.

    C’est dans cette province que se trouve Wenzhou, la capitale chrétienne de la Chine (jadis appelée la Jérusalem chinoise).

  • En Malaisie

    Le gouvernement malaisien interdit aux « infidèles » de travailler au domicile des musulmans. Les employés de maison devront désormais être musulmans.

    Le patron d’une agence de placement s’étonne d’une telle décision alors que même au Qatar ou en Arabie saoudite on peut avoir des domestiques chrétiens.

    On constate que la décision émane du ministère de l’Immigration. Il s’agit d’empêcher les femmes des Philippines, qui sont très appréciées car très fiables, de venir travailler en Malaisie.

    Le mufti de l’Etat de Perak souligne que si la charia n’interdit pas d’avoir des domestiques « infidèles », il se trouve qu’on leur fait tellement confiance que les chrétiennes des Philippines peuvent faire adopter des pratiques de leur religion aux enfants dont elles ont la garde…

  • Hillary le fric

    Selon un décompte du New York Times, Hillary Clinton a déjà dépensé 181,6 millions de dollars pour sa campagne, soit plus de trois fois plus que Donald Trump (56,6 millions).

    Fin août elle organise un dîner promotionnel à Hollywood avec quelques stars. Si vous voulez y assister, c’est 100.000 dollars la place.

    Hier 9 août elle avait déjà dépensé plus de 13 millions de dollars de spots publicitaires dans le cadre des Jeux Olympiques (Trump : 0).

    Lors de son discours sur les inégalités, elle portait une veste de 12.500 dollars.