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Dans le monde

  • Chinois

    Le parti communiste chinois a interdit aux agences de voyage de faire visiter le Vatican, ses musées et la basilique Saint-Pierre. Plusieurs agences ont confirmé à Radio Free Asia avoir reçu cette consigne, datée du 16 novembre. Le motif officiel en est que la Chine et le Vatican n’ont pas de relations diplomatiques. Sic.

    Toute agence qui ferait de la publicité pour le Vatican dans ses brochures encourt une amende pouvant aller jusqu’à 300.000 yuans (plus de 39.000 €).

    Publicité ou pas, tous les Chinois allant en Italie visitent Saint-Pierre de Rome et les musées du Vatican, et les agences de voyage ne voient pas comment il pourrait en être autrement.

    On se pose donc la question du motif réel de cette interdiction. D’autant que mardi a été annoncée l’organisation d’une exposition simultanée aux musées du Vatican et au palais impérial de Pékin en mars prochain…

    On suppose que c’est pour le gouvernement chinois une façon de faire pression sur le Vatican pour faire savoir que le Saint-Siège met trop de temps à accepter les conditions chinoises d’un accord.

  • Zimbabwe chinois

    AsiaNews souligne que pendant les deux jours avant le coup d’Etat au Zimbabwe, qui vient de se terminer par la mise à l’écart du dictateur Mugabe sans effusion de sang, le chef d’état major du Zimbabwe était en Chine, où il a rencontré notamment deux officiers de haut rang et le ministre de la Défense.

    Pour certains observateurs, la Chine, qui est le premier partenaire commercial du pays, est clairement derrière la destitution du vieux dictateur responsable d’un marasme économique, et même d’une régression qui a fait chuter son PIB par personne 15% au-dessous de ce qu’il était en 1980.

    Un article publié le 16 novembre dans le Global Times, le journal du parti communiste chinois en langue anglaise, disait que le gouvernement de Mugabe avait fait subir de « lourdes pertes » à la Chine et qu’un changement de régime serait profitable aux deux pays.

    Selon John Everard, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Corée du Nord et spécialiste de la Chine, Pékin a joué le même rôle que jouait la CIA dans les années 70, ce qui est une nouveauté.

  • Zeman et Poutine

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    Le président tchèque Milos Zeman est en visite officielle en Russie. Il a rencontré hier Vladimir Poutine à Sotchi. Il lui a dit notamment :

    Lors d’un vol vers la France, j’étais accompagné par 14 hommes d’affaires, et en route vers la Russie ils étaient 140. On peut donc en tirer la conclusion que, pour nous, la Russie est dix fois plus importante que la France.

    Milos Zeman a réitéré son opposition aux sanctions de l’UE contre la Russie, et les deux hommes ont signé pour 20 milliards de dollars de contrats. Il a souligné que le montant des échanges commerciaux bilatéraux a augmenté depuis le début de 2017 de plus de 40% par rapport à la même période de 2016.

  • En Indonésie

    Buni Yani a été condamné à 18 mois de prison pour ses diffamations envers Ahok, l’ancien gouverneur chrétien de Djakarta.

    Buni Yani est l’homme qui avait falsifié une vidéo d’un discours de Ahok et l’avait abondamment commentée sur internet, enflammant ainsi les musulmans contre le « blasphémateur » chrétien.

    La campagne montée contre Ahok, émaillée de gigantesques manifestations, avait eu pour résultat qu’il fut battu aux élections suivantes alors qu’il était auparavant en tête dans les sondages (et très populaire). Et le mois suivant, à l’issue d’un long procès, il fut condamné à deux ans de prison pour diffamation de l’islam.

    Sur la base de la vidéo de Buni Yani…

  • Le patriarche maronite à Riyad

    Les déclarations publiques, d’un côté comme de l’autre, sont purement diplomatiques et sans intérêt, comme en témoigne le communiqué officiel saoudien sur la rencontre entre le patriarche et le roi qui est, si l’on veut, assez amusant (comme exemple extrême de langue de bois) :

    « Lors de la réception ont été évoquées les relations fraternelles entre le Royaume et le Liban, et soulignée l'importance du rôle des différentes religions et cultures dans la promotion de la tolérance et de la non-violence, contre l'extrémisme et le terrorisme, et pour instaurer la paix et la sécurité pour les peuples de la région et du monde. »

    Le patriarche a rencontré le roi et le prince héritier. Les photos officielles montrent, sans surprise, le patriarche avec la croix pectorale non apparente. Mais il y a d’autres photos où la croix apparaît de façon spectaculaire, et sans aucun doute historique, au centre même de l’islam qui ne permet aucune manifestation religieuse autre que musulmane et a la croix en particulière horreur.

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    Le patriarche a également rencontré comme prévu Saad Hariri, qui ne paraît pas affecté d’être « retenu » (?) dans ce pays dont il a la nationalité et où vivent habituellement sa femme et ses enfants…

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  • Le patriarche Raï à Riyad

    Le patriarche maronite S.B. le cardinal Bechara Boutros Raï va aujourd’hui à Riyad, accompagné de deux évêques. Il doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane, puis Saad Hariri à l’ambassade du Liban où il passera la nuit avant de se rendre à Rome.

  • Faire tomber Roy Moore

    A un mois de l’élection sénatoriale de l’Alabama, le Washington Post a publié des témoignages de quatre femmes accusant le candidat républicain Roy Moore d’« agression sexuelle », il y a… quarante ans. Si l’on va voir plus près, on constate que pour trois d’entre elles ce n’est jamais allé plus loin que des « baisers ». La quatrième accuse Roy Moore d’attouchements alors qu’elle n’avait que 14 ans.

    Les Américains ont suivi de près les primaires républicaines de la sénatoriale de l’Alabama, dont la campagne a duré d’avril à septembre. Des millions de dollars furent dépensés pour contrer la candidature du « théocrate » Roy Moore (islamophobe, homophobe, etc.) : « Ma position a toujours été Dieu d'abord, la famille puis le pays. » S’il avait pour lui l’aile la plus à droite des républicains, dont Steve Bannon (et Chuck Norris et Sarah Palin), l’establishment du parti avait pris fait et cause pour Luther Strange, plus politiquement correct, et Donald Trump avait fait campagne personnellement pour celui-ci. Roy Moore remporta la primaire haut la main.

    Il est bien évident que si l’on ne voulait pas que Roy Moore soit le candidat républicain il fallait attaquer entre avril et septembre. Mais ce n’était pas encore la mode du lynchage pour « agression sexuelle ». Alors voici que d’éventuelles vieilles histoires surgissent à un mois de l’élection. Chacun voit qu’il s’agit donc, non pas de respecter le débat démocratique, mais d’empêcher l’élection d’un sénateur républicain. Car si l’adversaire démocrate de Roy Moore est élu, les républicains n’auront plus qu’une voix de majorité au Sénat, et pour tout dire pas vraiment de majorité, puisque plusieurs sénateurs étiquetés républicains ne sont pas de droite. Tandis que si Roy Moore est élu, la majorité républicaine est confortée et mieux orientée.

    Cela dit, Roy Moore tient bon, et même si les dirigeants républicains politiquement corrects le lâchent, il est vraisemblable qu’il sera élu. Ce qui sera une bonne chose pour les Etats-Unis.

  • En Irak

    Différentes personnalités irakiennes protestent contre les amendements au Code du statut personnel adoptés en catimini la semaine dernière par le Parlement et demandent leur retrait. Au moment du vote, une quinzaine de députés étaient sortis du Parlement pour tenter, en vain, que le quorum ne soit pas atteint (mais selon un député chrétien le quorum n’était réellement pas atteint).

    En résumé, ces amendements vont faire ressembler ce Code, qui était lors de sa promulgation en 1959 l’un des plus « progressistes » du monde arabe, à celui de l’Etat islamique. Ils rétablissent par la bande, de façon subreptice, ce que le « Conseil de gouvernement » chiite de 2003 avait tenté d’imposer : un décret qui comportait deux articles : 1. Application de la charia pour toutes les affaires de statut personnel. 2. Abrogation de toute loi non conforme à l’article 1. C’était tellement caricatural que le gauleiter américain qui parrainait le Conseil avait dû s’y opposer.

    Or deux amendements adoptés la semaine dernière aboutissent au même résultat : toute personne peut demander que le tribunal civil juge selon la charia, et aucune autre loi contrevenant celle-ci ne peut être appliquée.

    Cela aboutit à rétablir la dhimmitude, et à légaliser tout ce que contient la charia, dont le mariage des petites filles, l’interdiction pour des non-musulmans d’hériter de musulmans (mais l’inverse est permis), l’interdiction pour un non-musulman d’avoir la garde d’un enfant mâle musulman, lequel est forcément musulman s’il a un parent musulman (et la femme musulmane divorcée ne peut garder son enfant mâle que jusqu’à deux ans), l’invalidité des témoignages des non-musulmans s’il y a des témoins musulmans, les femmes musulmanes étant interdites de témoignage sauf cas particuliers, etc.

    Les défenseurs des droits des minorités, des femmes et des enfants appellent à ce que soit saisie la Cour suprême, qui pourrait juger la loi anticonstitutionnelle… ou pas, vu que la Constitution dispose que « l’islam est la religion officielle de l’Etat et une source fondamentale de la législation »…

  • Liban et Saoudie

    Le patriarche maronite Bechara Boutros Raï a rencontré hier le président libanais Michel Aoun au palais présidentiel de Baabda. Il n’y a eu aucune déclaration officielle, mais de source anonyme on a appris que le patriarche ne reportait pas son voyage à Riyad, et qu’il en profiterait pour rencontrer Hariri pour « l’interroger sur la situation ». Et il dira aux responsables saoudiens que le Liban « ne peut pas accepter les guerres des autres sur son sol, ni le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite ».

    Mais l’Arabie saoudite a demandé hier à tous ses ressortissants de quitter le Liban « au plus vite »… Et le fait est que le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite traverse le Liban comme on le voit avec le Président chrétien allié du Hezbollah et le Premier ministre de nationalité saoudienne…

    Le voyage du patriarche est prévu pour le 13 novembre. Il aurait reçu « l’autorisation de principe » de rencontrer Hariri (le chef de l’Eglise du Liban aurait l’autorisation de rencontrer le Premier ministre du Liban…), lequel avait dit qu’il rentrerait au Liban cette semaine…

  • Le Liban dans l’œil du cyclone

    Thamer al Sabhan, le ministre saoudien des Affaires du Golfe, a déclaré que les actes d’agression (non définis et non identifiés) commis par le Hezbollah libanais soutenu par l’Iran feront que le gouvernement libanais sera « traité comme un gouvernement qui a déclaré la guerre à l'Arabie saoudite ». Le ministre a ajouté que le message avait été transmis à Saad Hariri. Lequel, en annonçant sa démission du poste de Premier ministre du Liban, évoquait des un complot du Hezbollah et de l’Iran pour l’éliminer.

    Saad Hariri (qui a aussi la nationalité saoudienne) a été reçu hier par le roi Salmane pour évoquer la situation libanaise, et il est allé ce midi évoquer la même situation libanaise à Dubaï avec le prince héritier d’Abou Dhabi. Sans doute pour démentir son assignation à résidence, puis il est retourné à Riyad.

    Le président libanais Michel Aoun attend que Saad Hariri revienne à Beyrouth pour accepter éventuellement sa démission. Jusque-là il reste Premier ministre en titre.

    Dimanche, dans son homélie, le cardinal Bechara Boutros Raï n’a pas caché son inquiétude. Il a appelé à « soutenir l’appel lancé par le Président libanais, Michel Aoun, afin que soit protégée et renforcée l’unité nationale, en faisant preuve de patience et de discernement dans les choix à prendre pour empêcher que le pays ne soit englouti dans la spirale des conflits qui continuent à tourmenter le Proche-Orient », selon le résumé de l’agence Fides. Le Liban, a ajouté le patriarche maronite, ne doit pas être poussé à s’aligner de manière coercitive sur « des axes régionaux ou internationaux qui ne correspondent pas à sa nature, à ses valeurs et au rôle qu’il joue en tant qu’élément de coopération, de stabilité et de coexistence dans la région ».

    Il est clair que l’Arabie saoudite s’irrite de voir l’importance qu’a prise le Hezbollah depuis la guerre en Syrie, et le renforcement du pôle iranien tant en Irak qu’en Syrie et au Liban. Mais on ne voit pas à quoi la déstabilisation du Liban (ou une guerre contre le Liban ?!) pourrait lui servir, et l’on ne voit pas non plus à quoi peut lui servir une humiliation de la minorité sunnite du Liban en la personne de son chef de file Hariri.