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Dans le monde

  • Une bonne nouvelle du Pakistan

    Les manuels scolaires du Pakistan reconnaîtront désormais explicitement le rôle positif des minorités dans la fondation et la vie du pays. Des extraits du célèbre premier discours officiel de Muhammad Ali Jinnah comme premier président de l’Assemblée nationale du Pakistan devront également y figurer. (Il s’agit du célèbre discours où Ali Jinnah évoque la création d’un pays régi par l’état de droit où seront garanties l’égalité entre les citoyens et la liberté de religion.)

    Cette avancée a été obtenue par l’Association des enseignants des minorités, dirigée par un chrétien, Anjum James Paul. « Ce nouveau développement sera un atout pour réduire l’intolérance envers les chrétiens, les hindous et les sikhs, persécutés et discriminés de diverses façons à travers le pays », dit-il.

  • La charia à Aceh

    L’application de la charia vient de faire un pas de plus dans la province indonésienne d’Aceh. Désormais les classes mixtes sont interdites à tous les niveaux de l’enseignement (pour l’heure la non-mixité est seulement « fortement recommandée » dans les universités), il est interdit à des personnes de sexe différent d’être en même temps sur un deux roues sauf si elles sont mariées, il est interdit aux commerçant de mettre en vitrine des mannequins ou tout décor qui évoque le monde animal (sic).

    Depuis un an sont interdits l’alcool et les vêtements près du corps, et le voile est obligatoire pour les femmes. La charia est appliquée à tout le monde, y compris les non-musulmans et les touristes.

    D’autres provinces indonésiennes, comme Bekazi et Bogor, commencent à être influencées par cette application progressive de la charia. Laquelle est théoriquement illégale selon la Constitution indonésienne…

  • Népal casher

    Les Israéliens ont, comme tout le monde, dépêché des avions au Népal pour récupérer leurs ressortissants. Mais la particularité des avions israéliens est qu’ils avaient pour mission d’évacuer en priorité… les (au moins) 25 bébés que venaient d’acheter des couples israéliens à des mères porteuses, et un certain nombre de mères porteuses elles-mêmes, qui n’ont pas encore accouché.

    « Avoir accepté de donner naissance à un enfant qui n'est pas le leur s'avère être pour ces Népalaises un billet pour une nouvelle vie », écrit le correspondant de la Stampa à Jérusalem. Alors que, non juives, elles seront évidemment renvoyées au Népal dès la naissance des enfants.

    Dans la Nuova Bussola, Luigi Santambrogio commente opportunément :

    Bienvenue dans «la nouvelle vie»: dans cette petite phrase, rhétorique et stupide, il y a toute l'arrogance et la violence de l'exploitation coloniale. Dites merci, malheureuses femmes du Népal, au tremblement de terre et à la société civilisée du marché des ovules et des ventres, si vous avez vu la chance inespérée de quitter vos huttes de boue malodorante et misérables et vous embarquer vers le futur.

    Les pauvres du Népal ne méritent pas que leur dignité soit ainsi fracassée: derrière le nouveau droit à la fécondation hétérologue, se cache seulement une nouvelle forme d'esclavage. Celles des femmes dans les pays de la faim et de la pauvreté et la transformation définitive de leurs enfants dans la catégorie des marchandises, avec ventres à louer et achat et vente de gamètes. Comment peut-on appeler «nouvelle vie» cette déportation des ventres maternels de femmes devenues précieuses et digne d'être sauvées uniquement parce qu'elles «produiront» sur ordre des enfants pour de riches couples de Tel-Aviv? Elles ressemblent à ces malheureux utilisés par les trafiquants de drogue colombiens pour transporter de la cocaïne dissimulée dans leurs intestins: les mères de Katmandou ont elles aussi obtenu une place sur les Hercules du gouvernement juste parce qu'elles avaient dans le ventre "quelque chose" qui ne lui appartenait plus: une vie acheté à des milliers kilomètres de distance et devenue un passeport pour fuir l'enfer de la poussière et des pierres. Pauvre Népal, et pauvres de nous.

  • Hassaké assiégée

    Témoignage de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassaké (de l’agence Fides, aujourd’hui) :

    Nous vivons actuellement un moment terrible. Pendant deux jours, les miliciens du Daesh ont attaqué Hassaké à partir de trois directions. Ils ont été repoussés par l’armée et les milices kurdes. Mais nous demeurons isolés, comme une île entourée par les djihadistes de toutes parts.

    Cette nuit nous avons appris que l’armée a bombardé la ville d’al-Shaddadi, place forte du Daesh sise à 60 km de Hassaké. On nous dit que les muezzin des mosquées demandaient aux gens d’aller donner leur sang pour sauver les nombreux blessés et, selon les informations en notre possession, il est presque certain que les 232 chrétiens assyriens que les jihadistes ont pris en otage lorsqu’ils ont attaqué les villages de la vallée du Khabour se trouvent retenus à al-Shaddadi.

  • Au Bangladesh

    Le lundi de Pâques, le  prêtre qui célébrait la messe dans un village catholique de l’ethnie khasia au Bangladesh a entendu des grands cris. Les villageois étaient attaqués par une bande d’au moins 35 musulmans. Le prêtre a reçu de graves coups de couteau, et des menaces de mort. Les musulmans ont volé de l’argent, détruit des Bibles, des croix, des images pieuses, des instruments de musique, et aussi des habitations, et ils ont tué des oies et des poulets.

    Les assaillants agissaient sur ordre de Syed Ara Begum, un riche musulman, propriétaire d’une plantation de thé, qui veut faire partir les chrétiens pour agrandir son territoire (d’autant que les chrétiens produisent aussi du thé).

    L’affaire a été connue par Asianews grâce à l’appel lancé par Mgr Bejoy N. D'Cruze, l’évêque de Syleht : « C’est une communauté très pacifique, mais qui est souvent victime de la majorité Bengali. Nous voulons la justice et la sécurité pour nos prêtres et nos fidèles. Nous espérons que le gouvernement trouvera une solution pacifique et que notre peuple pourra vivre sans tensions. »

    Ces Khasia, originaires de l’Inde, se sont installés dans la région de Syleht il y a longtemps. Ils vivent et travaillent en toute légalité dans 108 villages répartis sur quatre paroisses catholiques.

  • La charia en Indonésie

    L’Indonésie, qui est le plus grand pays musulman du monde, et dont l’islam était qualifié de modéré jusqu’à ces dernières années, est en théorie un Etat laïque. Mais la charia ne cesse de progresser (elle est même officiellement appliquée dans l’Etat d’Aceh).

    Un nouvel indice de la progression de l’islamisme sur tout le territoire : à partir de demain 16 avril toute vente de boisson alcoolisée sera interdite dans les boutiques, les échoppes et les centres commerciaux, en application d’une loi votée le 16 janvier dernier (et qui n’a donc pas été mise au placard…).

    Comme les boissons alcoolisées traditionnelles et occidentales sont répandues, y compris chez les musulmans, on considère que le gouvernement va se priver de l’équivalent de 460 millions de dollars de rentrées. Ce qui devrait être compensé, selon les autorités, par une hausse de la taxe sur les boissons alcoolisées dans les bars, les restaurants et les hôtels, où leur consommation reste permise.

  • Une idée hindoue

    « La population de musulmans et de chrétiens s’accroît de jour en jour. Pour limiter cela, le gouvernement central doit prendre une mesure d’urgence : imposer la stérilisation aux musulmans et aux chrétiens, de manière à ce que leur nombre ne puisse augmenter. »

    C’est ce qu’a déclaré Deva Sadhvi Thakur, vice-présidente de l’Akhil Bharatiya Hindu Mahasabha (assemblée hindoue de toute l’Inde).

    Elle dit aussi que « dans les églises et les mosquées devraient être installées des statues des divinités hindoues ».

    Le parti de Deva Sadhvi Thakur est marginal, mais de tels propos n’auraient pas été publiquement prononcés avant la venue au pouvoir des nationalistes hindous.

  • Les martyrs du Jeudi Saint

    Hier matin, les témoignages sur le massacre de Garissa au Kenya (au moins 148 morts et 80 blessés) étaient aussi abondants que disparates et contradictoires. Impossible de savoir quelle était la proportion des chrétiens tués. D’autant que les chababs ne font pas toujours la distinction (Allah reconnaîtra les siens…), et en outre les étudiants des universités « à l’occidentale » commettent de toute façon un grave péché. Selon certains témoins, d’ailleurs, les (quatre, ou cinq) chababs, entrés sur le campus vers 5h30 après avoir tué deux gardiens, avaient commencé par semer la terreur à la mosquée. Selon d’autres, ils avaient commencé à tirer sur les étudiants qui allaient à la chapelle… Ensuite ils auraient tiré sur tout ce qui bouge, puis auraient pris le contrôle des dortoirs et alors auraient fait le tri, parmi les étudiants qui n’avaient pas réussi à fuir, entre musulmans et chrétiens, laissant partir les premiers et tuant ou gardant les autres en otages. Il a fallu toute la journée et une partie de la soirée aux soldats kényans pour mettre un terme à l’horreur, les chababs se faisant alors exploser.

    Il apparaît finalement que la quasi totalité des morts, en dehors des deux gardiens, d’un policier et d’un soldat (dont on ne connaît pas la confession) étaient des chrétiens. Non pas fauchés par d’aveugles rafales de kalachnikov, mais froidement exécutés un par un. Un employé des ambulances Saint-Jean disait : « Ils ont tous la face contre terre, et ils ont été abattus d’une balle dans la nuque. »

    Une rescapée parlant de ses trois camarades tuées dit : « L’erreur qu’elles ont faite, c’est d’avoir dit : Jésus, sauve-nous, parce que c’est à cet instant qu’ils les ont abattues. »

    L’erreur ? Mais les chababs triaient d’abord en fonction des vêtements – et les chrétiennes n’étaient pas voilées. La terrible erreur aurait été de renier le Christ. En mourant dans la prière, comme les 21 coptes en Libye, elles ont été d’authentiques martyres. Les chababs ricanaient, en parlant de leur mort inéluctable : « Ça nous fera de belles vacances de Pâques. » Mais ce sont les chrétiens qu’ils ont massacrés qui sont allés participer directement au triomphe pascal.

  • Crémisan a gagné !

    La Cour suprême d’Israël a tranché, après une procédure qui aura duré plus de neuf ans, en faveur des chrétiens de la vallée de Crémisan, près de Bethléem. Elle a donné raison aux habitants de Beit Jala qui avaient fait appel contre le tracé du mur, et aux salésiens qui les avaient rejoints. Pour construire le fameux mur de séparation, et la route qui lui est adjointe, de nombreuses parcelles allaient être confisquées, et en outre le mur allait empêcher les habitants de Beit Jala d’aller sur leurs terres restantes, et allait séparer les deux couvents (salésiens et salésiennes). En bref c’était la mort de la vallée de Crémisan, le poumon vert de Bethléem.

    La commission de la Cour suprême, présidée par l’ancien président de la Haute Cour, établit que le tracé prévu n’est pas le seul possible, contrairement à ce que prétendait le ministère de la Défense, et elle enjoint au gouvernement de faire un autre tracé qui soit moins dommageable pour les populations et les couvents… par exemple celui qui est proposé par les plaignants…

    (La photo ci-dessus, celle d’une procession sur le site menacé, est l’illustration de l’article de Palestine News Network. Le curé de Beit Jala célébrait une messe dans la vallée tous les dimanches, et les salésiennes disaient le chapelet tous les vendredis à l’endroit où le mur devait être construit. La photo ci-dessous montre une partie de la vallée menacée, avec l’un des couvents. J’ai déjà évoqué cette affaire : 1, 2, 3.)

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  • Un certain président Muhammadu Buhari…

    Goodluck Jonathan n’a pas eu de chance cette fois-ci malgré son prénom : l’élection présidentielle du Nigeria a été remportée par son rival Muhammadu Buhari.

    On ne peut pas dire que ce soit une bonne nouvelle, même si l’homme assure avoir changé…

    Muhammadu Buhari est un homme du nord islamiste, né à Daura, à la frontière du Niger. Il est de l’ethnie Fulani, celle de ces « bergers » musulmans qui massacrent régulièrement les paysans chrétiens. En 2001 il avait souligné son « engagement total à la charia qui déferle sur tout le Nigeria ». En 2013 il demande au gouvernement d’arrêter de massacrer les gens de Boko Haram et déclare que ce qui est responsable des problèmes de sécurité du pays, c’est… « l’activité militante du Delta du Niger », autrement dit des ethnies chrétiennes du sud. Faut oser… Toutefois il avait plus récemment élevé la voix contre Boko Haram et avait même échappé à un attentat jihadiste.

    Le général Muhammadu Buhari a 72 ans. Dès 1966 il avait participé à un coup d’Etat militaire qui s’était notamment soldé par l’assassinat de la plupart des officiers Ibo (ethnie chrétienne du Delta). En 1976 il est ministre du Pétrole et, en même temps, directeur de la Nigerian National Petroleum Corporation. C’est alors que 2,8 millions de dollars ont disparu des comptes de la dite NNPC.

    En 1983 il est le commandant de la division blindée de Jos. Il fomente un coup d’Etat, prend le pouvoir et instaure une dictature.

    Mais en 1985 il est renversé par un autre coup d’Etat mené par un autre général.

    Il s’était présenté aux présidentielles de 2003, 2007 et 2011. Les trois fois il avait violemment contesté le résultat, alors qu’en 2003 il avait eu 32% des voix, et en 2007 moins de 19%. En 2011 il avait de nouveau frôlé les 32%, et il dira: « Si ce qui est arrivé en 2011 se produit à nouveau en 2015, par la grâce de Dieu, le chien et le babouin seront tous trempés de sang. »

    Ouf… (pour le moment).

  • En Tanzanie

    Un référendum sur la nouvelle Constitution devait être organisé le 30 avril prochain. Il pourrait être repoussé, d’une part pour des raisons d’organisation, d’autre part en raison de l’opposition de l’Eglise catholique.

    Le projet de Constitution étend en effet à tout le pays les tribunaux de la charia qui fonctionnent jusqu’ici dans le seul archipel de Zanzibar à large majorité musulmane.

    La conférence épiscopale dit seulement que certains articles peuvent porter la société dans la mauvaise direction. Certains ecclésiastiques sont plus explicites et rappellent que la Tanzanie est un Etat laïque. Et il y a eu un appel à boycotter le référendum.

  • Au Vietnam

    Les autorités communistes du district de Dak To, province de Kon Tum, menacent de détruire 22 chapelles catholiques, sous le prétexte habituel qu’elles n’ont pas de permis de construire, ou pas de permis pour servir au culte.

    Le décret signé du président du district est du 30 janvier. Le 4 février, le vice-président a donné l’ordre de procéder aux démolitions, et a en même temps interdit aux catholiques d’utiliser leurs maisons comme lieux de culte.

    Les autorités n’ont accepté que deux églises officielles pour le district de Dak To et deux autres districts, ce qui est très insuffisant pour les 51.000 catholiques dispersés sur ces territoires. Et encore ce n’est que récemment que les autorités ont accepté que des prêtres se rendent dans cette région des hauts-plateaux habitée par des minorités ethniques toujours suspectes de rébellion.

    Les fidèles ont écrit à l’évêque de Kon Tum, Mgr Michael Hoang Duc Oanh. Celui-ci leur a répondu en leur demandant de rester calmes et fermes dans la foi, et de rechercher le dialogue avec les autorités, tout en leur rappelant que la liberté de religion est garantie dans la Constitution, et en leur promettant d’intervenir.

    C’est peut-être pourquoi les chapelles n’ont pas encore été démolies. Mais une rumeur circule sur une prochaine mise en application de la décision des autorités.

  • Boko Haram

    L’armée nigériane annonce avoir repris la ville de Gwoza et détruit le quartier général de Boko Haram.

    Gwoza était l’une des trois dernières zones contrôlées par Boko Haram au Nigeria.

    On notera ce curieux commentaire d’un prêtre, le P. Père Tor Alumuku, interrogé par Fides :

    « Selon certaines estimations, 80 à 90% des zones occupées par Boko Haram ont été libérées au cours de ces dernières semaines par l’armée nigériane, avec l’aide de celles du Tchad et du Niger. On a vu comment l’offensive militaire a été préparée au cours de ces derniers mois, grâce aux fournitures d’armes provenant d’Afrique du Sud, après que les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, aient refusé de vendre des armements au Nigeria. »

    D’autre part, si les troupes de Boko Haram ne sont plus ni au Nigeria, ni au Niger, ni au Tchad, où sont-elles ? Et où aura lieu la prochaine attaque ?

  • Boko Haram

    Les troupes du Niger et du Tchad ont repris la ville de Damasak, au Nigeria, qui était occupée par Boko Haram depuis des mois. Selon plusieurs témoins cités par les agences de presse, les jihadistes auraient pris avec eux quelque 500 enfants dans leur fuite.

    La semaine dernière on a trouvé plus de 70 corps en décomposition sous un pont près de cette ville.

  • Au Pakistan

    Nouvelle attaque d’une église catholique à Lahore. Hier à 14 h, deux hommes masqués en moto ont ouvert le feu contre les policiers en faction devant l’église Saint-Pierre.

    Il y a, attenant à cette église, une école. Les élèves ne s’y trouvaient pas. Mais il s’agit à l’évidence de terroriser les chrétiens.

  • Rafle

    Suite au double attentat contre des églises de Lahore, au Pakistan, qui a fait 19 morts et plus de 70 blessés, une manifestation de chrétiens a dégénéré en émeute, au cours de laquelle deux musulmans ont été tués. (Et il s’est avéré ensuite que ces deux musulmans n’avaient rien à voir avec les attentats.)

    Ce matin, la police est entrée dans le quartier chrétien et a arrêté 200 personnes. Un prêtre du diocèse dénonce : « La police a mené un raid dans le quartier et arrêté indistinctement des personnes sans les identifier en fonction de leurs noms dans l’enquête en cours [qui vise nominalement 600 chrétiens…]. Nous ne sommes pas opposés à l’arrestation de ceux qui ont fait quelque chose de mal, mais l’arrestation de personnes innocentes est inacceptable. »

  • Chine : deux prêtres arrêtés

    La police chinoise a arrêté hier deux prêtres catholiques qui venaient de célébrer la messe à Mutanjiang (Heilongjiang, au nord-est, à la frontière russe). Il s’agit du P. Shaoyun Quan, 41 ans, et du P. Jianyou Cao, 43 ans.

    Ce sont deux prêtres de l’Eglise « clandestine », dont le ministère sacerdotal est donc illégal pour l’Etat communiste (ce sont même des "activités criminelles"), mais ils étaient connus de la police et ils étaient tolérés tant qu’ils faisaient profil bas, or il n’y a eu aucun changement ces derniers temps dans leur discrète conduite.

    (Asianews)

  • Le Pérou, c’est le Pérou

    Du moins pour la défense de la vie.

    Il y avait plus de 500.000 personnes samedi à la marche pour la vie de Lima.

    Pour dénoncer quelle atteinte à la vie dans ce pays ? Aucune.

    Pour réclamer quoi ? Rien.

    Juste pour rappeler haut et fort qu’ils défendent la vie, en accord avec la Constitution qui garantit le respect de la vie à partir de la conception…

    Et mercredi, jour de l’Annonciation, ils célébreront la journée de l’enfant à naître, ratifiée par la loi.

    (Via le Salon Beige)

  • Les évêques syriens

    Mardi 17 mars, les évêques catholiques de Syrie ont tenu leur assemblée bisannuelle à Homs. Y participaient également le nonce apostolique et le secrétaire de la congrégation pour les Eglises orientales, en témoignage de soutien de Rome.

    Les interventions prononcées par les Evêques présents ont fait émerger les souffrances et les blessures qui marquent la vie quotidienne de toutes les communautés catholiques syriennes mais ont également rendu témoignage du miracle de la charité qui fleurit dans le réseau des diocèses et des paroisses, au profit de tout le peuple syrien, nous dit l’agence Fides, qui cite ces propos de S.B. Grégoire III, patriarche des grecs-melkites :

    « L’Eglise en Syrie est véritablement glorieuse. Malgré tant de douleur et de souffrance, grâce au soutien de nos frères du monde entier, nous sommes parvenus à secourir directement plus de 300.000 Syriens, surtout au travers de la Caritas, en soutenant des projets d’urgence pour un montant d’au moins 5 millions de dollars ».

    « Alep est depuis des années assiégée, mais Homs est peut-être la ville qui a été le plus martyrisée. C’est pourquoi, depuis que le conflit y a cessé, les chefs des Eglises chrétiennes en Syrie l’ont visitée à de nombreuses reprises. Nous voulons manifester un soin particulier à cette population blessée et accompagner son désir de recommencer. J’ai su que les nouvelles cloches arriveront peut-être bientôt, après que celles qui existaient avant le conflit aient été volées. Nous éprouvons de la peine en voyant la douleur du peuple et nous voyons que nombreux sont ceux qui s’en vont parce qu’ils n’en peuvent plus de la peur et des souffrances. Mais nous sommes également fiers de nos prêtres, de nos religieux et religieuses, qui sont tous restés avec leur peuple, pour cheminer ensemble, dans la foi en Jésus, y compris en ce moment si difficile. »

  • Boko Haram

    Le chef d'état-major des forces armées du Nigeria annonce que les forces de Boko Haram ont été repoussées de la quasi-totalité du nord-est du pays.

    Les islamistes contrôlaient une vingtaine de districts, ils n’en contrôleraient plus que trois.

    En espérant que ce soit vrai…

    Mais… ils ont été repoussés où ?

  • La réaction de l’archevêque de Hassaké au propos de John Kerry

    De façon assez surprenante, il faut bien le dire, John Kerry a très clairement déclaré sur CBS que « bien sûr » il est disposé à négocier avec Bachar el-Assad « s'il est prêt à engager des négociations sérieuses sur la façon d'appliquer Genève I », et parce que « au final il faudra négocier ».

    Le propos a été rapidement démenti par le propre ministère de John Kerry… Ce n’est pas ce qu’il voulait dire…

    Il avait provoqué des remous un peu partout, notamment en France où les sinistres malfaisants qui nous gouvernent ont éructé quelques grossièretés et stupidités sur le sujet, que je ne reprends pas car c’est une honte pour la France.

    En revanche il est intéressant de connaître la réaction qui fut celle de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassaké (un évêque qui sait, lui, de quoi il parle) transmise par l’agence Fides :

    « C’est une option qui aurait dû être prise depuis déjà longtemps, un choix obligé si l’on veut réellement chercher une issue à cette tragédie qui a commencé voici quatre ans. Une proposition concrète de négociation doit être faite rapidement. Dans le cas contraire, cela équivaudrait seulement à gagner du temps, croyant ainsi favoriser un affaiblissement ultérieur de l’armée syrienne qui, en réalité, gagne actuellement du terrain sur tous les fronts. Mais elles ne pourront débuter que si l’on évite de poser à l’interlocuteur des conditions préalables stupides et provocatrices. Dans ce sens, les rumeurs qui préfigurent des offensives militaires dans les zones de conflit autorisées à ne tenir aucun compte des frontières entre Etats souverains ne me tranquillisent pas du tout. Cela ne me semble pas une manière correcte de commencer. Ceux qui veulent le bien du peuple syrien et du peuple irakien ne peuvent continuer à profiter des crises pour poursuivre leurs propres intérêts géopolitiques. Il faut également en finir avec la pantomime visant à accréditer l’existence de fantomatiques “rebelles modérés”, parce qu’avec le temps qui passe, toutes les factions armées opposées à Assad se sont agrégées à l’idéologie jihadiste. ».

  • Au Nigeria

    Quand ce n’est pas Boko Haram ce sont les Peuls… Au moins 90 villageois d’ethnie Egba ont été tués hier matin par des centaines d’assaillants fulani (peuls), dans l’Etat de Bénoué, au centre du Nigeria.

    Il s’agit d’un épisode de ce que l’on appelle habituellement des « violences communautaires » entre les bergers nomades et les paysans sédentaires.

    Or les bergers sont musulmans et  les paysans sont chrétiens, et les attaques sont toujours dans le même sens.

  • En Haïti

    Pour la Conférence haïtienne des Religieux, il s’agit d’un phénomène habilement orchestré : une trentaine de vols et d’agressions violentes ont visé plusieurs institutions religieuses depuis octobre 2014. Des maisons de religieux ont été cambriolées, les religieux humiliés et frappés par des individus armés ; 25 résidences de Sœurs ont été attaquées, certaines plusieurs fois, de même que le centre du Renouveau charismatique de Tabarre.

    Le scénario est pratiquement toujours le même : des hommes armés de pistolets, piques et bâtons, intimident, insultent, brutalisent, de nuit ou à l'aube, des religieux et des religieuses, y compris les plus âgées, qui se sont dépensées toute leur vie pour aider la population. Ils emportent ensuite tout ce qu'ils trouvent, y compris l’argent destiné à des œuvres caritatives. Certaines victimes ont dû être hospitalisées. Une religieuse montfortaine est dans le coma. Les congrégations étrangères n’ont pas été épargnées. L’inquiétude est vive au sein de la communauté catholique.

    La Conférence des évêques a organisé 24 heures de prière continue vendredi et samedi derniers. « Il s’agit d’un geste de compassion, de communion profonde et de solidarité active avec les religieux et les autres victimes d’agressions et de violence » a déclaré à cet égard le Cardinal Chibly Langlois, évêque de Les Cayes.

  • Inde : attaque d’un couvent

    Un groupe d’environ huit personnes est entré dans un couvent de Ranagath, au Bengale-Occidental (Inde). Ils ont violé la supérieure qui tentait de les empêcher de voler une boîte contenant de l’argent, et ils ont violemment battu les autres religieuses (elles sont toutes à l’hôpital).

    Les autorités ont condamné un « crime de haine » inspiré par le « désir de déstabiliser l’Etat ».

    C’est la première fois qu’une telle chose arrive dans cet Etat, a dit l’archevêque de Kolkata, Mgr D’Souza.

    Les religieuses s’occupent d’une école réputée. Des parents d’élèves et d’autres personnes ont manifesté dans les rues pour demander que justice soit faite.

  • 14 chrétiens tués à Lahore

    Les militants de Jamaat-ul-Ahrar ont attaqué deux églises de Lahore, une catholique et une protestante, hier matin au moment de la messe. Il y avait 800 personnes dans l’une, 1.100 dans l’autre. Les fidèles qui montaient la garde ont empêché les talibans d’entrer : les terroristes se sont fait exploser à l’entrée. Il y a eu 14 morts et 80 blessés.

    Il s’en est suivi une émeute de chrétiens, dans ce quartier où ils sont plus de 100.000. Selon des témoins, des femmes ont repéré deux assaillants et les ont lynchés.

    Les évêques, dénonçant ces atrocités, ont lancé un appel au calme, salué les martyrs, et critiqué les autorités trop défaillantes dans la protection des églises, surtout au moment du culte.

    (Le groupe taliban Jamaat-ul-Ahrar a revendiqué le double attentat. Ce groupe, qui avait quitté l’an dernier l’organisation des talibans pakistanais - Tehrik-i-Taliban Pakistan, TTP, affiliée à al-Qaïda -, avait fait allégeance à l’Etat islamique et avait mené plusieurs attaques suicides. Jeudi dernier il a annoncé son retour au TTP…)

    Addendum

    Le bilan est finalement de 17 morts, dont 13 chrétiens. Les quatre musulmans sont un officier de police, le propriétaire de la boutique en face de l’église protestante (qui a empêché le terroriste d’y entrer) et son fils, et un passant en voiture.

    Quant aux trois agents de sécurité qui devaient garder l’église catholique, ils regardaient un match de cricket dans un hôtel voisin…

  • Le courage de la famille Taseer

    Lundi dernier 9 mars, la Haute Cour d’Islamabad, à la surprise de beaucoup, a confirmé la peine de mort prononcée en première instance à l’encontre de Mumtaz Qadri, le garde du corps de Salman Taseer, qui l’avait assassiné le 4 janvier 2011 parce que le gouverneur du Pendjab critiquait les lois anti-blasphème et soutenait Asia Bibi qu’il avait visitée en prison. Or Mumtaz Qadri est un héros de l’islam pour de très nombreux islamistes pakistanais, et l’on pensait que les magistrats n’oseraient pas confirmer la condamnation à mort du héros.

    Du coup, les avocats de Mumtaz Qadri, après avoir annoncé qu’ils portaient l’affaire devant la Cour suprême, ont convoqué une conférence de presse où trois partis islamistes ont  proposé à la famille de Salman Taseer le « prix du sang » : une somme d’argent contre l’abandon des poursuites.

    Le fils aîné de Salman Taseer, Shaan, a aussitôt répondu publiquement, au nom de sa famille, qu’une telle offre ne peut être perçue que comme un affront à la mémoire de son père, et que si ces partis se disent prêts à un dialogue, ils doivent d’abord condamner la violence et les menaces, et le débat portera non sur le « prix du sang » mais sur les lois anti-blasphème…

    (Eglises d'Asie)

  • En Inde

    Un groupe d’hindous extrémistes du Vishva Hindu Parishad a fait intrusion hier dans la maison d’un pentecôtiste pendant une séance de prière, accusant les personnes présentes de pratiquer des conversions forcées. Et ils ont pris les Bibles.

    Les militants hindouistes étaient escortés par des policiers… Lesquels ont arrêté le pasteur et le propriétaire de la maison, qui ont été interrogés pendant des heures, puis relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.

  • Les filles enlevées au Pakistan

    Au moins 500 cas de jeunes filles appartenant aux minorités religieuses, chrétiennes et hindoues, enlevées par des musulmans et contraintes à un mariage islamique après une conversion forcée ont été enregistrés en un an et demi, selon un forum d’ONG pakistanaises des droits de l’homme et des minorités. Tout en ajoutant qu’il s’agit seulement de cas ayant fait l’objet de plaintes, mais que de nombreux cas ne font pas l’objet d’une plainte, par crainte de vengeance et de rétorsions.

    Les ONG demandent aux autorités d’entreprendre des actions concrètes, notamment de créer une une équipe spéciale de magistrats, d’agents de police et de fonctionnaires chargée de surveiller, de signaler et d’intervenir à temps.

    (Fides)

  • En Syrie

    Hier, le nonce apostolique à Damas annonçait que « les 52 familles » assyriennes enlevées par l’Etat islamique dans les villages de la vallée du Khabour avaient été libérées le 5 et le 6 mars, sans rançon, sauf 16 personnes, 8 chrétiens et 8 Kurdes.

    Plus tard dans la journée, le nonce faisait état de nouvelles informations selon lesquelles toutes les familles n’avaient pas été libérées, l’opération ayant été interrompue à cause d’une attaque, sans doute kurde, contre les jihadistes. « L’Etat islamique détient toujours de nombreuses familles, et en fait ils en ont pris encore d’autres dans trois villages. »

    La situation est confuse, et l’agence AINA fait état de combats importants dans le nord de la vallée du Khabour (impliquant toutes les parties, y compris l’aviation syrienne), qui pourraient être le prélude d’une offensive majeure de l’Etat islamique sur toute la région.

    Le nonce dit que les jihadistes se servent des chrétiens comme boucliers humains pour protéger leur retraite quand ils sont attaqués, mais que leur situation n’est pas comparable à celle des coptes en Libye, parce que les jihadistes, du moins les Syriens, les respectent, en raison de l’engagement des Eglises pour les pauvres et les jeunes. Mais ce n’est pas vrai des jihadistes tchétchènes, saoudiens ou qataris.

  • En Egypte

    Vers 3 heures du matin, hier, des hommes à bord d’une jeep ont attaqué l’église copte catholique Notre-Dame de Kafr el-Dawar, lançant un engin explosif et blessant par balles les deux policiers en faction.

    Kafr el-Dawar est une ville de plus de 250.000 habitants près d’Alexandrie. L’église est celle des franciscains, vraisemblablement celle des photos ci-dessous, contiguë à une grande école franciscaine. L’attentat vise donc aussi à terroriser les parents d’élèves.

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