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Dans le monde

  • Au Pakistan

    La Commission des droits de l’homme du Sénat du Pakistan s’est réunie mardi dernier pour évoquer les lois anti-blasphème. Même si la question de l’abolition de ces lois demeure taboue, des voix se sont élevées pour souligner qu’elles provoquent de graves injustices et que 80% au moins des procédures judiciaires sont injustifiées. Parmi les propositions qui ont été faites, celles qui ont déjà été avancées depuis longtemps, comme l’exigence d’une enquête impartiale et la nécessité de punir les fausses accusations. Mais aussi de nouvelles propositions, comme celle de confier la première enquête à un gradé de la police (qui ne soit pas soumis aux pressions de l’imam local et des propriétaires terriens) et de retirer les procédures judiciaires, pour les mêmes raisons, aux tribunaux de première instance (qui condamnent systématiquement – et forcément à mort - les personnes accusées de blasphème contre le prophète, lesquelles sont acquittées en appel – sauf dans le cas très particulier d’Asia Bibi). La commission a décidé de mener une série d’auditions pour aller plus loin dans ce sens. Ce qui est en soi une bonne chose. Mais naturellement les islamistes, soulignant qu’il n’y avait rien à changer dans ces lois, ont déclaré que les résultats de ces travaux devraient être transmis au Conseil de l’idéologie islamique… Bref il n’y a sans doute rien à attendre à court terme. Mais le fait est qu’on parle de plus en plus de ces lois, et à un niveau de plus en plus élevé…

  • Mike Pence

    Mike Pence, choisi par Donald Trump comme candidat à la vice-présidence, actuellement gouverneur de l’Indiana, a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial. Interrogé par Fox News sur une loi de l’Indiana qu’il a signée cette année, interdisant l’avortement pour cause d’anomalie génétique, de race ou de sexe, il a déclaré : « Eh bien je suis pro-vie, et je ne vais pas m’en excuser. » Et d’ajouter : « J’aimerais voir l’arrêt Roe contre Wade annulé et jeté à la poubelle de l’histoire, qui est sa place. »

    Tel est son discours habituel, qu’il poursuit invariablement au cours de la campagne : « Je crois au caractère sacré de la vie, et je tiens à ce principe, et je suis honoré de me tenir au côté de Donald Trump dans son fort engagement pour le droit à la vie. »

    Mike Pence est naturellement accusé d’être un dangereux misogyne qui veut « faire retourner le pays à l’âge de pierre »…

  • En Chine

    Les autorités communistes de la province chinoise de Zhejiang, qui s’étaient déjà distinguées dans la campagne de destruction des croix des églises, viennent d’interdire « toute forme d’activité religieuse » dans les hôpitaux. A savoir toute prière vocale et toute visite d’un ministre du culte.

    C’est dans cette province que se trouve Wenzhou, la capitale chrétienne de la Chine (jadis appelée la Jérusalem chinoise).

  • En Malaisie

    Le gouvernement malaisien interdit aux « infidèles » de travailler au domicile des musulmans. Les employés de maison devront désormais être musulmans.

    Le patron d’une agence de placement s’étonne d’une telle décision alors que même au Qatar ou en Arabie saoudite on peut avoir des domestiques chrétiens.

    On constate que la décision émane du ministère de l’Immigration. Il s’agit d’empêcher les femmes des Philippines, qui sont très appréciées car très fiables, de venir travailler en Malaisie.

    Le mufti de l’Etat de Perak souligne que si la charia n’interdit pas d’avoir des domestiques « infidèles », il se trouve qu’on leur fait tellement confiance que les chrétiennes des Philippines peuvent faire adopter des pratiques de leur religion aux enfants dont elles ont la garde…

  • Hillary le fric

    Selon un décompte du New York Times, Hillary Clinton a déjà dépensé 181,6 millions de dollars pour sa campagne, soit plus de trois fois plus que Donald Trump (56,6 millions).

    Fin août elle organise un dîner promotionnel à Hollywood avec quelques stars. Si vous voulez y assister, c’est 100.000 dollars la place.

    Hier 9 août elle avait déjà dépensé plus de 13 millions de dollars de spots publicitaires dans le cadre des Jeux Olympiques (Trump : 0).

    Lors de son discours sur les inégalités, elle portait une veste de 12.500 dollars.

  • Obama vote Trump

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    Obama, Malik Obama, demi-frère de Barack, qui vit au Kenya, déclare :

    « J’aime Donald Trump parce qu’il parle du fond du cœur. "Make America great again" est un formidable slogan. J’aimerais le rencontrer. »

    Et d’annoncer qu’il ira aux Etats-Unis en novembre pour voter Trump. (Il a vécu au Maryland et il est enregistré sur les listes électorales de cet Etat, où il a toujours voté démocrate.)

    Réaction de Donald Trump :

    Waouh ! le frère du président Obama, Malik, vient d’annoncer qu’il allait voter pour moi. Il a probablement été maltraité par le président, comme tout le monde !

  • "Rebelles modérés"™

    Depuis quelques jours circule sur les « réseaux sociaux » une vidéo où l’on verrait des « rebelles » syriens décapiter un enfant de 11 ans coupable de collaboration avec le gouvernement syrien.

    Hélas la vidéo est authentique. Et il faut ajouter que l’enfant a été torturé sur tout le corps avant d’être décapité. Et que ces rebelles sont garantis « modérés ».

    On entend d’abord un officier de l’Armée syrienne libre livrer la sentence de condamnation à mort. Il ajoute : « Ils n’ont plus d’hommes, maintenant ils envoient des enfants. » La sentence est exécutée par les soldats de Nour al-Din al-Zenki (c’est le nom de l’émir d’Alep au temps des croisades), un groupe membre de l’Armée syrienne libre. A la fin le bourreau montre la tête en scandant Allahou Akbar. Le tout se déroule devant des badauds souriants.

    Les dirigeants de Nour al-Din al-Zenki ont authentifié l’horreur en disant que ce n’était pas bien et qu’une « commission d’enquête » allait être créée… (Mais la sentence a été délivrée par leurs patrons de l’ASL…)

    Le groupe Nour al-Din al-Zenki a reçu des aides et des armes de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, et de la CIA (missiles anti-char).

    L’Armée syrienne libre est le chouchou de toutes les démocraties. Elle a reçu des dizaines de millions de dollars des Etats-Unis, et des armes de toute une série de pays dont la France (mitrailleuses, lance-roquettes, moyens de communication).

  • La France en Libye

    A peine le gouvernement français venait-il d’admettre que des soldats français sont engagés en Libye qu’on apprenait la mort de trois d’entre eux. Dans un « accident d’hélicoptère » selon notre gouvernement. Parce que leur hélicoptère a été abattu par les islamistes, selon les observateurs internationaux.

    Cette nouvelle a provoqué des manifestations antifrançaises à Tripoli et à Misrata, organisées par le « gouvernement libyen d’union nationale » qui a dénoncé cette « violation » du territoire libyen par l’armée française.

    Les soldats français prêtent main forte au général Khalifa Haftar contre l’Etat islamique. Le général Khalifa Haftar est le commandant en chef de l’« Armée nationale libyenne », mais cette armée n’est pas celle du « gouvernement libyen d’union nationale » de Tripoli, c’est celle de… Khalifa Haftar, et subsidiairement du « gouvernement libyen » de Tobrouk, et qui est donc un ennemi du gouvernement de Tripoli.

    (Khalifa Haftar était revenu en Libye en 2011, pour participer à l’insurrection contre Kadhafi. Depuis 20 ans il habitait à… Langley : près du siège de la CIA…)

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    On remarque que le T de « intervention » est une croix : c’est une manifestation contre les croisés. Organisée par les musulmans modérés du gouvernement internationalement reconnu, opposés à l’Etat islamique…

  • Le vrai danger

    Titre de EUobserver :

    MEPs fear further 'Putinisation' of Turkey

    Les députés européens craignent que la “poutinisation” de la Turquie s'aggrave.

    Car Poutine c’est aujourd’hui l’étalon du mal…

    On peut se demander dans quel monde vivent ces députés européens. Mais depuis quelque temps je reçois les courriels publicitaires de Newsweek et je constate que le danger Poutine est une véritable obsession. Combien d’attentats leur faudra-il encore ?

  • En Indonésie

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    Des islamistes ont attaqué le domicile du catholique Cahyo Binuko, à Gunung Kidul, province de Yogyakarta, au centre de l’île de Java (Indonésie), mercredi de la semaine dernière, pour qu’il arrête la construction d’un sanctuaire à la Sainte Vierge.

    La famille Binuko a entrepris en 2009 de construire ce sanctuaire, sur son terrain, mais ouvert à tous. Le projet a vraiment pris forme en 2012 après la visite de l’archevêque de Semarang. Alors les islamistes ont mis le feu au site.

    Les catholiques continuèrent néanmoins, obtenant même un très officiel permis de construire, ce qui relève de l’exploit dans ce pays (il faut la signature de 60 riverains et du chef local qui est forcément musulman, et souvent les autorités invoquent des « raisons non spécifiées » pour le refuser).

    Les islamistes qui ont attaqué le domicile de Cahyo Binuko l’accusent d’avoir manipulé ses voisins pour obtenir les signatures. Non seulement la police n’a pas arrêté les fauteurs de trouble, mais elle a exigé que Cahyo Binuko signe une déclaration par laquelle il s’engage à suspendre les travaux tant qu’il n’a pas été statué sur la légitimité de son permis de construire…

  • Une première au Pakistan

    Pour la première fois dans l’histoire du Pakistan, les autorités reconnaissent officiellement deux membres des « minorités », un chrétien, Wilson Wazir Masih, et un sikh, Gormeet Singh, comme « anciens » du système tribal (et fonctionnaires rétribués), dans la province aujourd’hui appelée « Zones tribales administrées par l’Etat fédéral », faisant partie de ce qu’on appelait avant 2010 « province de la frontière du Nord-Ouest » et qui est aujourd’hui le Khyber Pakhtunkhwa, en bref le pays des talibans, les « zones fédéralement administrées » étant celles de la frontière afghane où le pouvoir central tente de s’imposer…

    Autrement dit on souhaite bon courage au chrétien et au sikh, qui représentent à eux deux 30.000 personnes sur 10 millions de Pachtounes inféodés aux talibans...

    En théorie leur titre leur donne le droit de participer à la jirga (l’assemblée tribale) et d’être entendus par les autorités locales et nationales…

    En fait, ce titre donne une existence légale aux minorités chrétienne et sikh et rend donc illégales les discriminations (c’est-à-dire la négation de leur existence). Le problème est que les mots légal et illégal ne veulent rien dire en pays pachtoune…

  • Mike Pence

    Donald Trump a choisi Mike Pence, gouverneur de l’Indiana, comme co-listier.

    Mike Pence, chrétien évangélique, membre du Tea Party, est pro-vie et anti-« droits » LGBT.

    Il est contre l’immigration et contre la répartition de « réfugiés syriens ».

    A la différence de Trump il a été un fervent partisan de la guerre en Irak. (Et il est naturellement très sioniste.)

    *

    L’affaire de la loi « de restauration de la liberté religieuse » en Indiana a été une illustration de la puissance de la dictature homosexualiste aux Etats-Unis. Cette loi, adoptée à une très large majorité (40 voix contre 10), signée par Mike Pence le 26 mars 2015, garantissait l’objection de conscience pour motif religieux pour toute personne, tout organisme, toute société, toute entité quelle qu’elle soit. (Elle faisait suite, sans le dire, mais de façon évidente, au jugement de la Cour suprême d’octobre 2014 qui avait imposé le « mariage » des paires dans l’Indiana en condamnant Mike Pence.)

    Ce fut un énorme tollé, dans tous les Etats-Unis, déclenché par le lobby homosexuel et les médias « libéraux ». Car la loi impliquait par exemple qu’un pâtissier, un traiteur, un fleuriste, un photographe, pouvait refuser ses services pour un soi-disant « mariage » homosexuel. Tollé qui monta encore d’un cran quand un restaurateur fit savoir qu’il refusait désormais la clientèle homosexuelle, car il croyait en Adam et Eve, pas Adam et Steve. Le patron d’Apple cria au scandale. Plusieurs grandes entreprises décidèrent de boycotter l’Indiana, ainsi que de célèbres groupes de rock, les gouverneurs de quatre Etats interdirent tout voyage dans l’Indiana financé par leur Etat, et cinq maires de très grandes villes prirent la même décision au niveau municipal. Même le maire républicain d’Indianapolis participait, avec virulence, à la campagne contre la loi.

    Une semaine plus tard, Mike Pence faisait voter un amendement indiquant que la loi ne s’appliquait pas pour des motifs d’orientation sexuelle ou de genre. Et il avait déclaré lui-même que bien entendu si un patron de restaurant refusait des homosexuels il n’y mettrait plus jamais les pieds…

  • L’ignoble

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    Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, et donc soumise au devoir de réserve sur le plan politique, s'est livrée à une tirade contre Donald Trump sur CNN en le traitant d’« imposteur ».

    Le prochain président des Etats-Unis devra nommer un juge à la Cour suprême pour remplacer l’excellent juge catholique pro-vie Antonin Scalia récemment décédé. Et Donald Trump a dit qu’il fallait quelqu’un comme Scalia. Ruth Bader Ginsburg déclare au New York Times :

    Je me refuse à imaginer ce que l'on deviendrait - ce que ce pays deviendrait - si Donald Trump était président. Pour le pays, cela pourrait être l'affaire de quatre ans. Pour la Cour, cela pourrait... je ne veux même pas l'envisager.

    « Le juge Ginsburg de la Cour suprême nous a plongés dans l'embarras avec ses déclarations stupides à mon sujet. Elle a perdu la tête. Qu'elle démissionne ! », a réagi Donald Trump.

    Même chez les adversaires de Trump, la sortie de Ruth Bader Ginsburg ne passe pas. Car ce n’est pas ce qu’on attend d’un juge à la Cour suprême.

    Mais Ruth Bader Ginsburg n’est pas un juge. C’est une militante acharnée de l’avortement et des "droits" LGBT. Et à 83 ans elle continue son travail infernal au service de la culture de mort et de la subversion. Au point d’interférer dans la campagne électorale en violant la déontologie de l’institution suprême des Etats-Unis.

    Addendum

    Désavouée même par la gauche, Ruth Bader Ginsburg a publié cet après-midi un communiqué où elle déclare :

    A la réflexion, mes récentes remarques en réponse à des questions de la presse étaient malavisées, et je regrette de les avoir faites. Les juges doivent éviter de faire des commentaires sur les candidats aux postes de la fonction publique. A l’avenir je serai plus circonspecte.

    On remarque qu’elle ne regrette pas ce qu’elle a dit, mais de l’avoir dit. Malavisé, c’est « mal à propos et sans y prendre garde ». Elle ne retire donc rien de ses insultes, elle avoue seulement, face au tollé, que ce n’était pas son rôle de les dire. Quant à l’avenir, on n’espère pas franchement qu’elle en ait un, circonspect ou non, mais que Donald Trump soit élu et ait d’emblée deux juges à nommer à la Cour suprême.

  • Au Pakistan

    Le 10 juillet, des musulmans ont déposé une plainte auprès de la police de Sraey Alamgir, district de Gujrat, dans le Pendjab, à l’encontre d’un chrétien nommé James Nadeem, l’accusant de blasphème contre le Prophète via une messagerie sur iPhone.

    L’accusé s’est enfui par peur d’être lynché par les musulmans. La police a arrêté ses deux sœurs, Najma et Samreen, et les a torturées pour qu’elles disent où se cache James.

    Les imams ont annoncé par les haut-parleurs des mosquées que les musulmans incendieraient le quartier chrétien si le « coupable » ne se rend pas…

  • Au Bangladesh

    Maya Karmokar, une catholique de 45 ans, à Kajura, dans le sud-ouest du Bangladesh, près de la frontière indienne, dormait le 9 juillet dans son lit quand elle a été agressée par des hommes qui l’ont aspergée d’essence et y ont mis le feu. Ses cris ont attiré l’attention de ses proches qui lui ont sauvé la vie et l’ont emmenée à l’hôpital.

    Maya Karmokar ne se connaît aucun ennemi.

    La paroisse (Shimulia) est composée de 4.000 fidèles très pauvres d’une minorité ethnique.

  • Le patriarche et le rapport Chilcot

    L’agence Fides donne la réaction de S.B. Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, au rapport Chilcot concluant enfin au caractère illégitime de l’invasion de l’Irak.

    L'intervention occidentale contre Saddam Hussein de 2003, dit-il, « a déchaîné la spirale infernale dans laquelle nous sommes plongés aujourd’hui ». C’est pourquoi le rapport Chilcot « représente un pas positif dans la mesure où il est important de reconnaître les erreurs du passé pour ne pas les commettre à nouveau ».

    En ce qui concerne Tony Blair selon qui « nous nous trouverions dans une position pire encore si nous n’étions pas intervenus », le patriarche déclare : « Nous avons un pays détruit, quatre millions de réfugiés du seul Irak, des conflits qui bouleversent la Syrie et le Yémen. Les chrétiens en Irak avant cette guerre étaient 1,5 million. Maintenant, ils sont moins d’un demi million et nombre d’entre eux vivent en réfugiés loin de leurs maisons. Il n’y a pas de travail. Les économies de pays entiers sont en miettes, les institutions paralysées, des patrimoines culturels millénaires détruits. Je me demande comment il est possible de dire que cette guerre a représenté un bien pour le Proche-Orient. »

    Il ajoute : « Dans le vide qui s’est créé, les jihadistes ont trouvé un espace pour faire prendre pied à leur proposition idéologique la plus aberrante, celle de l’Etat islamique. Provient de là également la dérive sectaire qui envenime toute la coexistence. Il suffit de penser que maintenant, les prétendues solutions aux conflits en cours visent à parcelliser l’Irak et d’autres zones du Proche-Orient sur une base sectaire. »

    Selon S.B. Louis Raphaël Ier Sako, l’un des facteurs qui a alimenté le conflit de 2003 et la gestion inconsidérée de l’après-guerre a été l’abstraction idéologique selon laquelle la guerre devait faire naître la démocratie : « Le chemin en direction de la démocratie, des droits et des libertés est long et difficile, ainsi que le montre l’histoire même de l’Europe et de l’Occident. La prétention d’importer de telles valeurs de manière mécanique, sans respecter le timing et les caractéristiques culturelles de nos peuples, a contribué à alimenter la catastrophes dans laquelle nous nous trouvons immergés. »

    Le patriarche rappelle que Jean-Paul II n’avait pas été écouté : « Les cercles occidentaux avaient exalté le Pape comme leur allié contre le communisme mais, lorsqu’il a déclaré que la guerre du Golfe aurait porté seulement des malheurs, ils ne l’ont pas écouté. Tel est le destin des voix prophétiques, que le pouvoir cherche à occulter lorsqu’il ne peut les utiliser. C’est en quelque sorte ce qui s’est passé avec Jésus et pourtant c’est justement en écoutant ces voix que nous pouvons retrouver, aujourd’hui encore, la route perdue d’une coexistence pacifique, qui aide à protéger le bien de tous. »

  • Me Gill jette l’éponge

    Indice que la situation ne cesse de s’aggraver au Pakistan, Me Sardar Mushtaq Gill, le plus célèbre avocat chrétien du pays, militant des droits des minorités et défenseur de chrétiens jugés pour « blasphème », président de l’ONG Legal Evangelical Association Development (LEAD), a décidé d’abandonner ses activités, ou plutôt est contraint de le faire, et de se retirer dans un lieu secret.

    Me Sardar Mushtaq Gill était l’objet de menaces permanentes. Mais, en outre, le 22 mai dernier, son père, sa mère et une de ses sœurs avaient été enlevés. Profitant d’un embouteillage, les deux femmes avaient pu s’enfuir et prévenir la police, qui a pu délivrer le père qui était sous la menace d’une arme de poing.

    Bref, comme tant d’autres qui défendent les chrétiens, Me Gill savait qu’il risquait sa vie. Mais il ne veut pas risquer celle des membres de sa famille.

    « Malgré sa plainte et le besoin urgent de protection, sa demande de mesures de sécurité a été ignorée par les autorités », fait savoir LEAD.

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    Me Sardar Mushtaq Gill (à droite) avec un chrétien à qui des musulmans voulaient interdire de vendre du riz cuit dans son échoppe…

  • En Egypte

    Quatre maisons appartenant à des familles coptes ont été attaquées par quelques 300 fanatiques islamistes dans le village de Kom el Loofy, non loin de la ville de Samalut, en Haute Egypte. L’assaut a eu lieu après que s'est propagée la rumeur d’un projet de construction d’une nouvelle église dans la zone et ce malgré les démentis du propriétaire des terrains sur lesquels aurait dû être construit le lieu de culte, démentis qui avaient également été communiqués à la police.

    Comme d’habitude les autorités ont organisé une « rencontre de réconciliation », où les musulmans magnanimes pardonnent aux chrétiens...

    Mais le diocèse de Samalut a ouvertement contesté la tenue de cette réunion, soulignant qu’il fallait poursuivre les auteurs des attaques en application de la loi.

  • Sept ans après…

    La commission Chilcot sur l’engagement du Royaume-Uni en Irak a rendu ses conclusions. Au bout de sept ans d’enquête, elle conclut ce que tout le monde savait depuis le début : les Anglais ont décidé de participer à l’invasion de l’Irak sur la base de renseignements qu’ils savaient faux, Tony Blair avait pris la décision un an avant les négociations avec Saddam Hussein, les conséquences de l’invasion furent sous-estimées, le plan pour l’après Saddam Hussein était totalement inadéquat, et le Royaume-Uni a donc participé à la déstabilisation du Proche Orient, c’est-à-dire au chaos actuel et au déchaînement du terrorisme islamique.

    Tony Blair a tranquillement répondu qu’il avait agi « de bonne foi »… Et même que depuis l'invasion de l'Irak « le monde est meilleur »...

  • En Libye

    En Libye il y a deux parlements et deux gouvernements, qui n’ont ni l’un ni l’autre la moindre prise sur le chaos. L’un des gouvernements est soutenu par la communauté internationale. Il est installé à Tripoli depuis trois mois.

    Or voici qu’un communiqué de ce gouvernement nous apprend que quatre ministres sont désormais considérés « comme démissionnaires pour s'être absentés pour une période excédant trente jours, après avoir refusé de prendre leurs fonctions ». Sic.

    Bref ils n’ont jamais été ministres que sur le papier et dans l’idée des diplomates occidentaux. Et il s’agit des ministres de la Justice, de l’Economie et de l’Industrie, des Finances, et de la Réconciliation nationale…

  • Pakistan : condamnés à mort pour “blasphème”

    Un chrétien et un musulman faisaient chanter le directeur catholique d’un complexe d’établissements scolaires (2.000 élèves) à Gujranwala, dans le nord du Pendjab. Ils lui réclamaient toujours plus d’argent pour ne pas divulguer un enregistrement audio où selon eux il tenait des propos « blasphématoires ». Le directeur a fini par porter plainte. Résultat : la police a arrêté les maîtres chanteurs, a mis la main sur l’argent extorqué et sur le fichier audio, et tous les trois se sont retrouvés devant le tribunal militaire antiterroriste (sic) qui vient de les condamner à mort : le directeur d’écoles pour blasphème, les deux autres pour détention de blasphème (ceux-ci sont aussi condamnés à 35 ans de prison et une forte amende pour extorsion de fonds).

    Alors que les propos supposés « blasphématoires » avaient été tenus en public, le tribunal a refusé d’entendre les témoins pour corroborer l’accusation. L’avocat du directeur d’écoles a souligné en vain les failles de l’enquête, et il ajoute que personne n’a écouté l’enregistrement audio pour vérifier qu’il s’agissait bien d’une affaire de blasphème, puisque l’Islam interdit l’écoute de propos blasphématoires…

  • A Qaa

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    Quatre terroristes ont attaqué avant l’aube le village libanais de Qaa, tout près de la frontière syrienne, sur la route reliant la Bekaa à la ville syrienne de Qousseir.

    "Le premier assaillant a frappé à la porte de l'une des maisons, mais face à la méfiance des habitants, il a déclenché sa ceinture explosive. Alertés, les habitants se sont rassemblés sur les lieux, à une centaine de mètres de l'église Saint-Elie, et alors qu’ils commençaient à soigner les blessés deux autres kamikazes se sont fait exploser. Le quatrième a été poursuivi et tué avant de pouvoir se faire sauter.

    Au moins cinq habitants ont été tués, et 15 blessés.

    Qaa est un village majoritairement grec-catholique, avec un quartier sunnite.

    Ci-dessous le monument à Notre Dame :

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    Addendum. Dans la soirée, trois autres terroristes se sont fait exploser, un devant l'église, les deux autres devant la mairie. Tous trois sont morts, et parmi les habitants il n'y a eu que quelques blessés légers...

  • Chrétiens acquittés

    Au Pakistan, cinq chrétiens accusés de blasphème ont été acquittés. Ce qui est surprenant, et personnellement je ne donnais pas cher de leur peau… Il s’agissait d’un pasteur protestant, Aftab Gill, et de ses amis, qui avaient apposé une affiche qualifiant le fondateur de la communauté, le père d’Aftab, de « rassoul », à savoir d’apôtre. Mais pour l’islam ce titre ne peut être donné qu’aux grands prophètes, et d’abord à Mahomet ainsi qualifié dans la chahada. Difficile de ne pas voir chez le pasteur une once de provocation… ou d’inconscience. (C’est pourquoi j’avais omis d’en parler, jugeant le pasteur indéfendable dans le contexte pakistanais.)

    L’affaire avait éclaté en août 2015. Le mois suivant, le tribunal antiterroriste (sic) de Gujranwala avait refusé la libération sous caution des accusés.

    Les avocats ont fait valoir que le terme de « rassoul » se trouve dans la Bible en ourdou et que donc les chrétiens peuvent l’utiliser. Et le tribunal antiterroriste de Lahore les a acquittés...

  • En Chine

    La Commission centrale pour l’inspection de la discipline du Parti communiste chinois (CCIDP) a pondu un rapport qui critique vertement l’Administration d’Etat pour les Affaires religieuses (AEAR, ex-Bureau des Affaires religieuses).

    Cette commission a été mise en place pour lutter contre la corruption. Elle souligne donc aussi des cas de favoritisme et d’abus de biens sociaux. Mais le rapport a surtout pour but de dénoncer (une fois de plus) le manque d’autorité de l’Administration pour les Affaires religieuses à cause d’une direction « trop faible », ce qui fait que la politique religieuse du Parti n’est pas appliquée correctement et que les groupes religieux ne sont pas assez contrôlés.

    Le directeur des Affaires religieuses Wang Zuoan a indiqué que son administration acceptait sincèrement les remarques formulées par cet « examen politique » et allait mettre en place un bureau chargé spécifiquement de remédier aux problèmes cités. On peut s’attendre à un nouveau tour de vis.

    (Eglises d’Asie)

  • Génocide assyrien

    Trois personnes ont trouvé la mort dans l’attentat suicide perpétré hier au cours d’une assemblée religieuse organisée à Qamishli, dans le nord de la Syrie, pour commémorer le génocide assyrien de 1915. Selon des sources locales de Fides, l’auteur de l’attentat a cherché à entrer dans la salle où les personnes étaient réunies mais a été arrêté par les forces de sécurité locales et s’est fait exploser au moment de son arrestation.

    A la cérémonie était notamment présent le Patriarche de l’Eglise orthodoxe syriaque, Ignace Ephrem II. La sécurité était assurée par les forces de sécurité Sotoro, milices chrétiennes nées dans le nord-est de la Syrie. L’attentat, qui n’est pas le premier dans la ville de Qamishli, n’a pas été revendiqué.

  • En Syrie

    Bachar el-Assad a reçu lundi dernier pendant une heure et demie les six évêques de l’Eglise syro-catholique en Syrie avec leur patriarche S.B. Ignace Youssif III Younan. Il leur a fait part de son projet d’une nouvelle Constitution d’où seront supprimées les références à la charia comme source principale de la législation, afin de garantir l’égalité des droits à tous les citoyens et d’éliminer les discriminations, y compris larvées, à l’encontre des minorités religieuses, et sera retirée la disposition obligeant le chef de l’Etat à professer la religion musulmane.

    Le président syrien n’a fait aucune allusion au pape ou au Saint-Siège, invitant en revanche ses interlocuteurs à intensifier les contacts et à partager jugements et initiatives en ce qui concerne la tragique situation du Proche Orient avec l’Eglise orthodoxe russe…

  • Repentance de Mgr Ma ?

    Le 7 juillet 2012, Mgr Ma Daqin était sacré évêque de Shangaï dans l’Eglise « officielle ». A l’issue de la cérémonie, il déclarait qu’il quittait l’« Union patriotique ». Il fut aussitôt placé en résidence surveillée dans un séminaire, avec interdiction d’accomplir tout acte épiscopal.

    On l’avait laissé libre de publier des billets spirituels sur son compte Weibo (l’équivalent de Twitter) et sur son blog. En mars dernier, son compte Weibo avait été fermé.

    Et voici que sur son blog, le 12 juin, il qualifie de « rétrospectivement très peu avisée » sa démission de l’Association patriotique, et se dit « ébranlé dans [sa] conscience ». Il note que le geste posé lors de son ordination épiscopale « a sapé le développement remarquable de l’Eglise catholique de Shanghai », et il poursuit : « Pendant un certain temps, j’ai été trompé par certains, et j’ai prononcé certaines paroles et posé certains actes vis-à-vis de l’Association patriotique qui ne sont pas corrects. » « J’espère pouvoir agir de telle manière à corriger ces erreurs. »

    On reconnaît le style habituel de la repentance extorquée des dissidents dans les pays communistes. Et c’est en réalité tout ce qu’on peut dire. Rien ne prouve qu’il les ait écrits, et s’il les a écrits on ne peut dire pourquoi, pour le moment. Même si l’on ne peut exclure que Mgr Ma, qui avait fait toute sa carrière dans l’Eglise « officielle », ait fini par craquer.

  • Pas la peine…

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    François Hollande a ratifié aujourd'hui à l'Elysée l'accord sur le « climat » conclu en décembre à Paris à l'issue de la COP21. Et il nous communique la belle image de la très solennelle cérémonie.

    Mais ça ne sert à rien : Donald Trump a dit qu’il ne le signerait pas…

  • Au Vietnam

    Dans l’après-midi du dimanche 12 juin, vers 15 heures, à Muong Khuong, dans la province de Lao Cai (près de la frontière chinoise), une messe célébrée dans une maison particulière a été brutalement interrompue par une trentaine d’agents de la sécurité publique et de la police, accompagnés par des représentants des institutions communistes locales (Front patriotique, Association des femmes, Jeunesses communistes), sous la direction du vice-président du district. Les fidèles ont été chassés et dispersés, certains avec une grande violence, le prêtre a été emmené au district pour interrogatoire.

    Le 28 mai déjà les autorités communistes avaient reproché aux catholiques de Muong Khuong d’avoir organisé une manifestation religieuse non autorisée.

    En fait les communistes reprochent à ces catholiques de se rassembler ailleurs que dans une église, ce qui constitue selon eux un « trouble à l’ordre public ». Or les fidèles ont demandé à maintes reprises un permis de construire une église, qui leur a toujours été refusé…

    (Asianews, Eglises d'Asie)

  • Ça c’est facile

    Je ne voulais pas lire la réaction du Saint-Siège à la tuerie d’Orlando, sachant qu’elle ne pouvait être que du baratin sentimental et politiquement correct – cet alignement de la communication du Saint-Siège sur les autorités mondaines rendant d’ailleurs sa voix inaudible. Pour dire des stupidités, Obama suffit.

    Mais voici que j’ai vu de nouveau le texte passer devant mes yeux, et je m’y suis arrêté. Donc, il y est question d’un « terrible massacre » qui est une « nouvelle manifestation d’une folie meurtrière et d’une haine insensée », bla-bla-bla, qui suscite des sentiments « d’exécration et de condamnation, de douleur, de trouble », bla-bla-bla.

    Mais la suite est plus intéressante :

    Nous souhaitons tous que les causes de cette violence horrible et absurde, qui trouble profondément le désir de paix du peuple américain et de toute l’humanité, puissent être déterminées et combattues efficacement et au plus vite.

    Vraiment ? Alors ça ce n’est pas difficile. Les causes sont dans les livres de l’islam et dans les prêches des imams qui s’inspirent des livres de l’islam.

    Mais pour les combattre, il faudrait d’abord les nommer…