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Dans le monde

  • L’incessant combat pro-vie

    Dans l’Etat de l’Ohio au Etats-Unis, hier, le Sénat a approuvé par 21 voix contre 10 un projet de loi interdisant l'avortement après la détection d’un battement de cœur du fœtus, qui survient généralement environ six semaines après la conception. Puis les députés ont adopté le texte par 56 voix contre 39, et l’ont envoyé au gouverneur pour signature.

    Ce dernier, John Kasich, est pro-vie, mais avait manifesté son opposition, parce que des lois semblables ont été adoptées dans l’Arkansas et le Dakota du Nord et ont été annulées par des cours fédérales. C’est ainsi que même le président pour l’Ohio de Droit à la Vie est contre le texte, expliquant que c’est gaspiller l’argent des contribuables en procédures, alors que la vraie façon de grignoter le droit absolu à l’avortement est d’interdire l’avortement au-dessus de 20 semaines. Mais le parlement de l’Ohio va aussi voter un tel texte…

    Les partisans de la nouvelle loi fondent leur espoir sur Donald Trump, mais il n’est pas encore à la Maison Blanche et il faudra qu’il nomme deux juges à la Cour suprême pour véritablement renverser la vapeur… Cela dit ils n’ont pas forcément tort, car, le temps que le processus judiciaire arrive à la Cour suprême, il se pourrait bien que ces deux nominations aient été faites.

  • HSBC LGBT

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    Les deux statues de lion en bronze qui trônent devant l’entrée de la banque HSBC de Hong Kong ont été remplacés par deux lions « LGBT » réalisés par un artiste sodomite local. Ils y resteront jusqu’après Noël…

    Ils ont été inaugurés par la présidente du groupe HSBC en personne, Diana Cesar, qui a dit à quel point la banque était fière d’appeler à soutenir la communauté LGBT et de faire campagne pour « l’égalité ».

    Une pétition contre ces statues « dégoûtantes » qui « foulent aux pieds les valeurs de la famille à Hong Kong » a été lancée par Roger Wong, le père de Joshua Wong, le principal artisan du mouvement « Occupy Central » (qui n’est pas du tout d’accord avec son père et le fait savoir…).

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  • Trump

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    Donald Trump a nommé Ben Carson ministre du logement et du développement urbain.

    Ben Carson fut le principal concurrent de Donald Trump dans les sondages fin 2015 début 2016. Il est en quelque sorte l’incarnation du rêve américain : né dans un quartier noir pourri d’une mère analphabète divorcée, il est devenu l’un des neuro-chirurgiens les plus renommés de la planète (il a été le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête).

    Il est contre l’avortement, il compare l’homosexualité à de la bestialité, il ne croit ni au changement climatique anthropique ni en l’évolutionnisme, il a défini l’Obamacare comme le pire fléau depuis l’esclavage, etc. Bref il est une sorte d’icône du politiquement incorrect.

  • L’Avent en Pologne

    Un de mes lecteurs me raconte l’Avent en Pologne. Je vous en fais profiter.

    La messe Rorate

    Tous les jours (sauf le dimanche), dans ma paroisse d’un quartier récent de Varsovie, pendant le temps de l’Avent, nous nous réunissons à l’église à 6h10 pour chanter  « le petit Office de l’Immaculée Conception ». A 6h30, nous assistons à la messe “Rorate". C’est un temps merveilleux de l’année liturgique.

    Chacun (ou presque) se rend à la Messe une lanterne à la main .On voit ainsi dans les rues des ombres éclairées du halo tremblotant d’une bougie converger vers l’église en rappelant aux automobilistes pressés, aux joggers, aux travailleurs matinaux qui attendant leur bus que le Christ va venir et qu’il est temps de se préparer à sa venue. Quand il fait froid et que la ville est recouverte de neige, c’est magique.

    Quand on entre dans l'église, elle est plongée dans le noir. Les fidèles qui n'ont pas apporté de lanterne peuvent emprunter un lampion sur une table au fond de l'église. Après le petit office de l'Immaculée Conception, la messe commence. L'église est toujours plongée dans le noir. Chez nous, il y a environ 200 personnes à la messe de 6h30.

    Au début du Gloria le prêtre et les fidèles lèvent leurs lanternes et les projecteurs de l'église s'allument.

    A la fin du Gloria, tout le monde éteint sa bougie. On la rallumera a la fin de la Messe pour rapporter la « lumière du Christ » à la maison. Chez nous on allume les bougies de la couronne de l'Avent avec cette lumière rapportée de l'église. Je dis « lumière du Christ » et tout le monde répond « Nous rendons grâce à Dieu ».

    Quand on sort de l'église, on voit le jour poindre. On rentre à la maison avec la lanterne allumée...

    La retraite spirituelle

    Dans chaque paroisse, il est de coutume pendant l'Avent comme pendant le carême de participer à une « retraite paroissiale ». Cette année ce sera du dimanche 18 décembre au mercredi 21 décembre inclus. Soit 4 messes pendant lesquelles un « prêtre recollectioniste » comme on dit en polonais, est invité par la paroisse à prêcher. En général, le prêtre qui prêche la retraite développe un thème en 4 parties... Il faut venir vraiment très à l'avance si vous ne voulez pas rester debout. Les retraites ça peut faire mal aux jambes et au dos.

    La visite pastorale

    Chaque année les prêtres de la paroisse rendent visite aux fidèles à leur domicile. On appelle couramment cette visite « koleda » (d'après la tradition de chanter de maison en maison des chants de Noël et de jouer des saynètes religieuses). Le nom officiel c'est « wizyta duszpasterska ».

    C'est l'occasion de discuter. De prier ensemble. De bénir la maison. C'est l'occasion de faire un grand ménage. Il faut mettre sur la table ; une bible, une bouteille d'eau bénite, un crucifix et un goupillon (on peut acheter un « service spécial koleda » dans les magasins d'article religieux). Il est bien vu de donner une enveloppe au prêtre pour les besoins de la paroisse.

  • Trump international

    Dans le cadre de ses entretiens téléphoniques avec les dirigeants du monde entier, Donald Trump, a communiqué son équipe, s’est entretenu hier avec le président afghan Ashraf Ghani, le président des Philippines Rodrigo Duterte, le Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong, la présidente de Taïwan Tsai Ing-wen.

    La mention de Duterte n’est pas passée inaperçue, d’autant que l’intéressé a immédiatement déclaré que Trump l’avait invité et l’avait félicité pour sa politique disons quelque peu musclée contre la drogue.

    Mais c’est la mention de la présidente de Taïwan qui a fait scandale, et la précision : « Lors de leur conversation, ils ont pris note des liens étroits en matière économique, politique et de sécurité entre Taïwan et les Etats-Unis. » Car depuis la rencontre entre Nixon et Mao, la position officielle des Etats-Unis est qu’il n’y a qu’« une seule Chine », et il n’y a plus d’ambassade des Etats-Unis à Taïwan. En outre les relations internationales du président élu doivent normalement passer par le Département d’Etat, surtout s’il s’agit de sujets sensibles.

    La Maison Blanche a fait savoir aussitôt qu’il n’y avait aucun changement dans la politique des Etats-Unis sur le fait qu’il y a « une seule Chine ».

    Donald Trump quant à lui a souligné que c’était Tsai Ing-wen qui l’avait appelé, et non le contraire, et que c’est « intéressant » que les Etats-Unis vendent pour des milliards de dollars d’armes à Taïwan mais que le président élu ne pourrait pas accepter un appel téléphonique de félicitations…

    La peur panique de l’establishment américain était que ce coup de fil donne lieu à un incident diplomatique majeur avec la Chine. Mais le ministère chinois des Affaires étrangères s’est contenté de communiquer qu’une « protestation solennelle » avait déjà été adressée « à la partie américaine concernée », tandis que la télévision de Hong Kong citait le ministre disant que cela n’était qu’« une basse manœuvre manigancée par Taïwan ».

    D’autre part, Donald Trump était hier à Cincinnati, dans le cadre de sa tournée « Thank you », et devant une énorme foule en liesse il a déclaré :

    Nous sommes prêts à collaborer avec tout Etat qui souhaitera se joindre à nos opérations militaires pour détruire l'Etat islamique et tous les groupes terroristes islamistes radicaux. Oui, nous allons détruire Daesh. Mais dans le même temps, nous allons poursuivre une nouvelle politique étrangère en prenant en compte nos erreurs commises dans le passé. Nous allons cesser de renverser les gouvernements d'Etats étrangers… Notre objectif est la stabilité, non le chaos.

  • Acharnement

    Plus de 500 musulmans ont de nouveau manifesté, mardi dernier, à Bekasi (Java occidental, Indonésie) contre la construction de l’église Sainte-Claire.

    « Nous incendierons l'église si le chantier devait continuer », affirment-ils, continuant de prétendre que l'Eglise a violé la loi en manipulant et en falsifiant la signature de citoyens qui se sont prononcés pour la construction, alors même que les autorités (musulmanes) et le « Forum de l’harmonie interreligieuse » ont souligné à plusieurs reprises que le permis de construire (obtenu au bout de 17 ans…) était parfaitement en règle.

  • En Indonésie

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    Quelque 150.000 à 200.000 musulmans se sont rassemblés aujourd’hui à Djakarta, pour une nouvelle manifestation (pardon, « prière de masse ») contre le gouverneur de la capitale, le chrétien Ahok, réclamant son arrestation et sa prompte condamnation pour « blasphème ».

    En attendant, c’est l’instigateur de la pétition contre Ahok qui a été arrêté, il y a quelques jours, et qui a reconnu avoir manipulé les propos du gouverneur.

    Néanmoins, le président de la République, qui la dernière fois était allé ostensiblement inaugurer une usine en province au moment de la manifestation, s’y est rendu cette fois-ci (3). Et en compagnie du vice-président (2), du ministre de la Sécurité (4), et du ministre des Affaires religieuses (1)… (Les numéros renvoient à l’ordre des personnages en chemise blanche sur la photo, de gauche à droite.)

    Mercredi, des milliers d’Indonésiens avaient manifesté dans 33 des 34 provinces, avec des rubans aux couleurs du drapeau national (blanc et rouge) pour demander le respect de Bhinneka Tunggal Ika, « l’unité dans la diversité », l’un des principes constitutionnels de l’Indonésie, contre l’islamisme.

  • Au moins c’est clair

    On savait que l’armée turque n’allait pas en Syrie faire la guerre à l’Etat islamique, ni à plus forte raison aux autres « rebelles ». On se doutait que ce n’était pas pour prêter main forte à l’armée syrienne. Maintenant c’est officiel :

    Nous sommes entrés [en Syrie] pour mettre fin au règne du tyran Assad.

    Déclaration du sultan Erdogan lors du Symposium de la Plateforme interparlementaire de Jérusalem, tenu hier à Istanbul.

  • Trump

    Donald Trump a nommé ministre de la Santé le député, président de la commission du budget (et chirurgien) Tom Price, opposant connu et résolu à l’Obamacare, et à la tête des deux programmes publics de sécurité sociale destinés aux plus pauvres et aux plus âgés une consultante de la santé, Seema Verma, qui a déjà travaillé avec Mike Pence. Ces deux personnes forment « l’équipe de rêve qui va transformer notre système de santé pour le bénéfice de tous les Américains », assure le président élu. Tom Price est « exceptionnellement qualifié pour mettre en œuvre notre engagement de supprimer et remplacer l'Obamacare et d'offrir des soins abordables et accessibles à tous les Américains ».

    Premier commentaire sur Breitbar.com : « Excellents choix. Adieu à la médecine socialisée. »

    Dernier commentaire au moment où j’écris : « Rappelez-vous seulement… Nous devons éviscérer l’Obamacare, pas le transplanter en Obamacare-light. Rappelez-vous cela et tout ira bien. »

    Addendum

    Comme le remarque un commentaire, Tom Price a un score de 100% dans le classement de National Right to Life, et de 0% dans celui du Planning familial. Comme le vice-président Mike Pence.

  • Trump sur Castro

    Donald Trump :

    Aujourd'hui, le monde note la disparition d'un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies. L'héritage de Fidel Castro est celui de pelotons d’exécution, de vols, de souffrances inimaginables, de pauvreté et de déni des droits humains fondamentaux.

    Alors que Cuba reste une île totalitaire, mon espoir est que ce jour marque un mouvement vers la fin des horreurs subies trop longtemps et vers un avenir où le merveilleux peuple cubain vivra finalement dans la liberté qu'il mérite si amplement.

    Bien que les tragédies, les morts et les souffrances causées par Fidel Castro ne puissent être effacées, notre administration fera tout son possible pour que le peuple cubain puisse enfin commencer son chemin vers la prospérité et la liberté. Je me joins aux nombreux Cubano-Américains qui m'ont tant soutenu dans la campagne présidentielle, y compris l'Association des Vétérans de la Brigade 2506 qui m'a appuyé, dans l'espoir de voir un jour Cuba libre.

    Paul Ryan, président de la Chambre :

    Maintenant que Fidel Castro est mort, la cruauté et l’oppression de son régime doivent mourir avec lui. Aujourd’hui, pensons au souvenir et aux sacrifices de tous ceux qui ont souffert sous Castro.

    Ted Cruz, sénateur du Texas :

    La mort de Fidel Castro ne ramènera pas ses milliers de victimes, ni ne pourra apporter de réconfort à leurs familles. Aujourd’hui nous nous souvenons d’elles et nous honorons les âmes braves qui ont combattu un combat héroïque contre la brutale dictature communiste qu’il avait imposée à Cuba.

    Marco Rubio, sénateur de Floride, de parents cubains :

    Fidel Castro a pris le pouvoir en promettant d'apporter la liberté et la prospérité à Cuba, mais son régime communiste l'a transformé en une prison insulaire appauvrie. Pendant plus de six décennies, des millions de Cubains ont été forcés de fuir leur propre pays, et ceux qui étaient accusés d'opposition au régime étaient régulièrement emprisonnés et même tués.

    Malheureusement, la mort de Fidel Castro ne signifie pas la liberté pour le peuple cubain ou la justice pour les militants démocrates, les chefs religieux et les opposants politiques, que lui et son frère ont emprisonné et persécuté. Le dictateur est mort, mais pas la dictature. Et une chose est claire, l'histoire n’absoudra pas Fidel Castro, elle se souviendra de lui comme d'un dictateur mauvais et meurtrier qui infligeait la misère et la souffrance à son propre peuple.

    L'avenir de Cuba reste en fin de compte entre les mains du peuple cubain, et maintenant plus que jamais le Congrès et la nouvelle administration doivent être à ses côtés contre ses dirigeants brutaux et soutenir sa lutte pour la liberté et les droits humains fondamentaux.

  • Au Pakistan

    L’assemblée provinciale du Sind (sud du pays, capitale Karachi) a voté à l’unanimité une proposition de loi interdisant les « conversions forcées », avec des sanctions allant jusqu’à la prison à vie.

    Rana Mohammad Kashif, coordonateur de l’ONG Partenariat de l’Asie du Sud (Pakistan) explique à Asianews : « C’est un acte très positif des législateurs provinciaux, car il vise à protéger et à promouvoir les droits des minorités religieuses au Pakistan. Nous savons que les conversions forcées sont un problème dans tout le pays, et très répandues dans le Sind. Cette loi va améliorer l’image de la province dans la communauté internationale et contribuer à freiner l’exode des minorités fuyant à l’étranger en quête de protection. »

    La proposition de loi émanait d’un député de la « Ligue musulmane du Pakistan – Fonctionnelle » (LMP-F).

    940795.jpgCe parti, qui n’existe que dans le Sind, est une des scissions de la Ligue musulmane du Pakistan. En fait, il s’agit de la représentation politique des soufis Hurs. Le président du parti est le Pir Syed Sibghatullah Shah Rashdi III (ou Raja Saein Pir Pagara VIII, c’est-à-dire le 8e chef religieux dynastique de la communauté), qui a succédé à son père Syed Shah Mardan Shah-II. C’est comme le « parti socialiste progressiste » du Liban, qui n’est rien d’autre que la représentation politique des druzes. C’est ça la démocratie en Orient (et c’est logique).

    Les Hurs, à l’islam spiritualisé, sont de fait une minorité, comme les chrétiens, et la nouvelle loi est explicitement une loi de protection des minorités. Elle a donc reçu le plein soutien des chrétiens.

    Reste à espérer qu’elle ne se retourne pas contre les chrétiens. Car en Inde, juste à côté, ce sont les lois contre les conversions forcées qui permettent de persécuter les chrétiens…

    Pour l’heure, si cette loi peut diminuer les ignobles rapts de jeunes filles chrétiennes (et hindoues) obligées de se marier avec leurs ravisseurs musulmans, on ne peut que s’en féliciter. Mais alors il est urgent qu’une loi similaire soit votée au niveau fédéral, ou au moins dans le Pendjab où le problème est le plus crucial.

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  • God bless you

    Donald Trump a terminé son allocution de Thanksgiving comme président élu (vue 1,4 million de fois sur Youtube), par « God Bless You and God Bless America ».

    Dieu vous bénisse, et Dieu bénisse l’Amérique. Une formule traditionnelle. Mais Obama l’avait omise dès son premier Thanksgiving, et a continué depuis.

    En ce 24 novembre 2016, chacun a pu constater que Dieu était de retour…

  • Trump et Orban

    Donald Trump a téléphoné à Viktor Orban pour l’inviter à Washington.

    Orban a dit à Trump que cela faisait longtemps qu’il n’était pas allé aux Etats-Unis, parce qu’on l’y considérait comme un « mouton noir ». Trump « a ri et a dit que c’était la même chose pour lui »…

  • En Indonésie

    La police indonésienne a arrêté l’ancien journaliste et professeur de communication Buni Yani, identifié comme étant l’homme qui avait lancé la pétition contre Ahok, le gouverneur chrétien de Djakarta. Pétition qui avait recueilli plus de 100.000 signatures et qui avait été à l’origine de poursuites judiciaires et de la grande manifestation du 4 novembre contre le gouverneur qui avait « blasphémé ».

    Buni Yani a reconnu avoir manipulé les propos de Ahok. Il est inculpé pour diffamation et « manipulation d’affaires religieuses ».

    Sur sa page Facebook il a écrit : « Maintenant j’ai besoin de mes amis et du soutien de tous les musulmans. Je suis aux arrêts et je ne peux pas rentrer chez moi. »

  • Au Pakistan

    Un tribunal antiterroriste de Lahore a condamné à mort cinq des auteurs de l’atroce lynchage des époux chrétiens Shahzad Masih, 26 ans, et Shama Bibi, 24 ans, tués à Kot Radha Kishan, dans le district de Kasur, au Pendjab, le 4 novembre 2014 suite à une fausse accusation de blasphème. Parmi les cinq condamnés à mort se trouve un imam. Le juge a également condamné à de deux ans de réclusion huit autres inculpés.

    C'est sans nul doute un jugement historique.

  • Liberté scolaire

    Donald Trump a nommé Betsy DeVos comme ministre de l’Education :

    « Sous sa direction nous allons réformer le système scolaire américain et supprimer la bureaucratie qui handicape nos enfants, afin que nous puissions offrir une éducation et un choix d'écoles de niveau mondial à toutes les familles. »

    Betsy DeVos est connue comme une militante acharnée de la liberté scolaire (y compris l’école à la maison). Elle est présidente de l'Alliance pour le choix de l'école, qui fait notamment campagne pour le coupon scolaire. Elle et son milliardaire de mari (mais elle-même est milliardaire) ont créé le comité d'action politique "Tous les enfants comptent" (All children matter) spécifiquement dédié au coupon scolaire.

  • Deux titres

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    Deux titres, côte à côte, sur Asianews, informant sur deux événements du même jour :

    Le pape reçoit le président vietnamien, soulignant les bonnes relations et un « esprit partagé de dialogue ».

    Le Parlement vietnamien approuve une loi sur les religions limitant la liberté de culte.

  • Inquiétant

    Le rappeur Kanye West a été conduit de force dans un hôpital psychiatrique de Los Angeles.

    Selon NBC, « son hospitalisation fait suite à une semaine d'incidents bizarres au cours desquels le rappeur provocateur a publiquement harcelé d'autres stars, comme Beyoncé et Jay Z, et annoncé son soutien à Donald Trump ».

    Le Figaro souligne que « Kanye West avait choqué le public à San José jeudi 17 novembre, en annonçant que s'il avait voté à l'élection présidentielle le 8 novembre dernier, il aurait choisi Donald Trump ».

    Est-ce que se prononcer pour Donald Trump est la preuve que vous êtes bon pour l’asile ?

  • On va s’amuser

    Je crois qu’on n’a pas fini de s’amuser avec Donald Trump, qui va être un président véritablement hors normes.

    Il a twitté ceci :

    « Beaucoup de gens aimeraient voir Nigel Farage représenter la Grande-Bretagne en tant qu’ambassadeur aux Etats-Unis. Il ferait du bon boulot ! »

    Il se trouve que le fondateur du parti de l’indépendance britannique et chef de file de la campagne du Brexit a été la première personnalité politique à avoir été reçue par Donald Trump après son élection.

    Il y a une semaine, Nigel Farage avait lui-même évoqué la question : « Je ne pense pas que je serais un ambassadeur modèle, quels que soient mes talents ou mes défauts. »

    Mais ce matin il a réagi au tweet de Donald Trump en twittant à son tour : « Je connais plusieurs personnes de l’équipe Trump depuis des années, et je suis en bonne position pour aider, avec le soutien du président élu. »

    Alors que personne ne lui demandait quoi que ce soit (du moins pour le moment), le gouvernement britannique a cru nécessaire de répondre : « Il n’y a pas de poste vacant, nous avons déjà un excellent ambassadeur. » Mesquin, non ?

  • Miséricorde insolite

    Au dernier jour du « jubilé de la miséricorde », quelque 69 détenus de la prison de Faisalabad, au Pakistan, ont été libérés, et de nombreux autres seront libérés, dans les jours qui viennent, d’autres prisons du Pakistan.

    Ce geste fait suite à la visite faite à la prison par le ministre fédéral chargé des droits fondamentaux, le chrétien Kamran Michael, accompagné de l’évêque de Faisalabad, Mgr Joseph Arshad, d’autres représentants chrétiens et des représentants du gouvernement du Pendjab et de la magistrature.

    Les détenus remis en liberté étaient condamnés pour des délits mineurs et avaient purgé leur peine mais restaient en prison parce qu’ils n’avaient pas pu s’acquitter de l’amende à laquelle ils étaient également condamnés. Les amendes seront payées par un fonds créé par le gouvernement.

    Naturellement, c’est aussi une façon élégante de désengorger un peu des prisons surpeuplées. Mais une élégance ouvertement fondée sur le christianisme, ce qui ne doit pas vraiment plaire aux islamistes.

  • Trump !

    Donald Trump a nommé Michel (Mike) Flynn conseiller à la sécurité nationale. Ancien général, connu depuis toujours comme démocrate, Mike Flynn avait été limogé de son poste de directeur de l’Agence de renseignement de la Défense par Obama, en 2014, parce qu’il demandait de travailler en collaboration étroite avec la Russie contre l’Etat islamique. Il avait fait scandale en 2015 parce qu’il avait participé au gala d’anniversaire de RT (Russia Today), à la table de Vladimir Poutine.

    Il a nommé Jefferson Beauregard Sessions III, dit Jeff Sessions, ministre de la Justice. Jeff Sessions avait été le premier sénateur à soutenir la candidature de Trump. Membre de l’aile « radicale » du Tea Party, c’est un sénateur « ultra-conservateur », vigoureusement opposé à l’immigration, à l’avortement et aux « droits » LGBT.

    Il a nommé à la tête de la CIA Mike Pompeo, élu député du Kansas lors de la vague du Tea Party, proche du vice-président Mike Pence, hostile à l’avortement et à la limitation des ventes d’armes, opposant résolu à Obama (et particulièrement à Hillary Clinton), et peu dévot du gouvernement fédéral…

    Et comme je viens de l’indiquer par ailleurs, Donald Trump a nommé secrétaire général de la Maison Blanche Reince Priebus, un fidèle orthodoxe (grec).

  • L’imam de Sainte-Sophie

    Grâce au commentaire d’Hector je découvre qu’il y a désormais un imam à Sainte-Sophie de Constantinople. Le poste avait été institué en 1936, mais il était resté vacant. Il est désormais pourvu, dans le cadre de la politique ottomane islamiste d’Erdogan. « Maintenant, depuis les quatre minarets de Sainte-Sophie, nous entendrons la voix des imams cinq fois par jour, alors que jusqu’à présent, ce n’était que deux fois » déclarent les médias turcs.

    Il y avait longtemps que je n’avais pas consulté le site orthodoxie.com qui relate cette nouvelle. Du coup j’en ai trouvé quelques autres :

    - Suite au voyage de François en Suède, le métropolite Hilarion, président du Département des Affaires extérieures du Patriarcat de Moscou, déclare que l’Eglise orthodoxe russe a arrêté le dialogue avec l’Eglise de Suède, comme avec les autres dénominations protestantes occidentales, où l’on se heurte à des problèmes ecclésiologiques et moraux « qui font que ce dialogue devienne non pas simplement épineux, mais même impossible ».

    - Le lobby LGBT de Chypre attaque en justice l’archevêque Chrysostome parce que celui-ci a déclaré que l’Eglise orthodoxe envisageait de créer ses propres écoles afin de protéger les enfants de la propagande homosexualiste. Il a présenté l’homosexualité comme « une aberration et un péché », déclarant que « ce n’est pas quelque chose de normal, ce n’est pas naturel ». Le lobby va porter plainte également contre la chaîne de télévision qui a donné la parole à l’archevêque, pour « promotion de messages racistes et de discours haineux ».

    - Donald Trump a nommé secrétaire général de la Maison Blanche Reince Priebus, orthodoxe pratiquant, fidèle de la cathédrale orthodoxe Sainte-Sophie de Washington. On peut donc espérer que ce soit la fin des facéties LGBT (etc.) au palais présidentiel.

  • En Turquie

    L’épuration se poursuit à grande échelle en Turquie, suite au coup d’Etat manqué. Il y a belle lurette qu’elle n’a en plus rien à voir avec le coup d’Etat, mais vise simplement à imposer la dictature ottomane islamiste sur tout le territoire.

    Ainsi hier a été destituée Februniye Akyol Benno, toute jeune co-maire de Mardin, la seule chrétienne, assyrienne, syro-orthodoxe, à la tête d’une des 30 municipalités métropolitaines de Turquie. Elle avait été élue en 2014, à l’âge de 25 ans, en tandem avec le chef kurde Ahmet Turk, 71 ans (lui aussi destitué, évidemment). Ils étaient présentés par le parti kurde Paix et Démocratie (BDP) qui avait décidé de présenter partout un homme et une femme.

    Februniye Akyol Benno (son prénom est la forme turquifiée de sainte Fébronie, martyre de Nisibe au IVe siècle, Akyol est son nom turc, Benno son nom assyrien – non officiel) était encore étudiante en langue et culture syriaques à l’université de Mardin quand elle a été élue. En 1915, 8.000 arméniens et 12.000 assyro-chaldéens furent massacrés à Mardin. L’élection de Februniye était comme un symbole de la reconnaissance de l’héritage chrétien, et une promesse pour un meilleur avenir…

    Aujourd’hui, Februniye Akyol Benno devait participer à une réunion en Italie et intervenir sur la condition des communautés assyriennes, des femmes et des chrétiens en général au Proche-Orient.

  • En Australie

    La 15e proposition de loi sur l’euthanasie déposée au Parlement d’Australie-Méridionale (Adélaïde) a été rejeté mercredi.

    Le premier ministre de l’Etat, Jay Weatherill, en faveur de cette loi, a déclaré respecter la décision des députés mais se dit « incroyablement déçu ».

    Le chef de l’opposition, Steven Marshall, qui a également voté pour ce projet de loi, a affirmé qu’il n’y aurait pas de nouveau vote sur l’euthanasie active avant que le Parlement ne change.

    On fait une pause…

    Mais on remarquera que la 15e proposition de loi a été rejetée avant même que la 14e devienne caduque (sa discussion avait été reportée au 1er décembre, dernier jour de la session parlementaire).

  • A Taiwan

    Près de 10.000 personnes ont manifesté hier devant le Parlement de Taiwan pour protester contre la légalisation du « mariage » entre personnes de même sexe, au moment où les députés commençaient l’examen des deux amendements au Code civil.

    Le projet de loi devrait être examiné le mois prochain, et voté en février. Ce qui ferait de Taiwan le premier pays asiatique à légaliser le mariage contre-nature.

    Les manifestants demandent un référendum. « Nous ne voulons pas que l’institution du mariage soit détruite par une minorité de gens qui décident de faire ce qu’ils veulent, qui n’est pas légal et n’est pas ce sur quoi notre société est fondée », dit l’un d’eux à Asianews.

  • Réaction ukrainienne

    Le parlement ukrainien a rejeté un projet de loi de ratification d’une convention du Conseil de l’Europe (de 2011) sur la protection des femmes, parce dans l’énumération devenue systématique des discriminations interdites figure « l’orientation sexuelle ». Et que cette reconnaissance de droits LGBT est « inacceptable pour la société ukrainienne et pour l’Eglise ukrainienne ».

    Le projet de loi est renvoyé en commission pour être retravaillé et soumis de nouveau au vote. Mais « l’orientation sexuelle » ne peut être effacée de la convention…

  • Dans le pays de l’islam modéré

    Le gouverneur chrétien de Djakarta a été inculpé pour « blasphème de l’islam ». Un moins après sa citation controversée du Coran, et moins de deux semaines après une manifestation monstre dans la capitale indonésienne, le chef commissaire de Djakarta, le général Ari Dono Sukmanto, a déclaré que les 40 témoins qui avaient été entendus ont fourni assez de preuves pour poursuivre le gouverneur, qui a désormais interdiction de quitter le territoire.

    Le général Tito Karnavian, chef de la police nationale, a souligné que les audiences du procès seraient télévisées, afin que les citoyens voient ce qui arrive quand on diffame la religion.

    Ahok risque théoriquement cinq ans de prison. Mais il est évident que le seul but du procès est d’empêcher qu’il soit réélu gouverneur de Djakarta en février prochain. Conformément à la sourate qu'il citait...

  • Steve Bannon

    Donald Trump a nommé le richissime (lui aussi) Steve Bannon comme son directeur de la stratégie et conseiller principal. Le « sulfureux » (comme dit la presse de gauche) Steve Bannon a été le directeur de campagne de Trump dans la dernière ligne droite de la campagne. Il est le cofondateur et président exécutif de Breitbart News, un site d’information « d’ultra-droite » comme dit la presse de gauche.

    En juin dernier, il annonçait qu’il avait l’intention d’ouvrir une antenne de Breitbart en France. Il disait au site Radio Londres :

    « Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante. Nous cherchons à ouvrir un Breitbart Paris, voire un Breitbart France. »

  • En Indonésie

    Un homme a jeté un cocktail Molotov hier matin devant une église protestante de l’ethnie Batak à Samarinda (Bornéo). Quatre enfants qui jouaient en attendant la fin du culte ont été blessés, l’un d’eux, une fillette de deux ans, a succombé à ses brûlures.

    L’agresseur a été arrêté par la foule. Il avait été condamné en 2011 à quatre ans et demi de prison pour tentatives d’attentats contre un centre de recherche scientifique et une église. Il est membre de la Jamaah Anshorut Tauhid (JAT), liée à l’Etat islamique.

  • Merveilleux sommet

    Le quatrième sommet islamo-chrétien du Centre international pour le dialogue interreligieux s’est tenu du 6 au 9 novembre à Téhéran, sur le thème : « Respecter et préserver la dignité humaine, préparer la voie à la paix et à la sécurité mondiales ».

    Il y avait là le cardinal John Onaiyekan, archevêque d’Abuja, au Nigeria. Il a souligné l’harmonie entre chrétiens et musulmans dans son pays, même s’il y a parfois des heurts. Les gens veulent la paix, a-t-il dit, et beaucoup travaillent dur pour arriver à cet objectif, comme « ceux qui sont présents à cette réunion, et certainement ce sommet est une de ces étapes qui conduisent l’humanité à la paix ».

    Le Sheikh Mahdi Sumaidaie, grand mufti d’Irak, a souligné le problème de l’extrémisme qui ensanglante notamment son pays. Il a appelé les chrétiens, les musulmans et les juifs à travailler ensemble pour rétablir la coexistence pacifique, qui a existé et existe toujours non seulement en Irak mais dans d’autres pays du monde arabe et en Occident. « Certains critiquent les chefs sunnites qui restent silencieux face à la violence extrémiste, mais ce n’est pas vrai, car nous faisons entendre notre voix, et nous invitons tout le monde à travailler pour la paix. »

    L’ayatollah Taskhiri, l’un des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique, a exhorté les religions à s’engager sur la voie du dialogue sur un pied d’égalité. « Nous ne devons pas oublier la valeur du dialogue interreligieux pour les intérêts de la paix et de la sécurité, comme c’est écrit dans le saint Coran. »

    L’ayatollah Mohaghegh Damad, président du département des études islamiques à l’Acédémie des sciences d’Iran, a rappelé que le pays avait toujours été une terre de dialogue et que cela avait favorisé le travail de révision des préceptes de la foi dans le contexte du sommet. Une tâche entreprise sans préjugés et fondée sur la valeur de la dignité humaine contenue dans les Ecritures. Il a appelé les médias à répandre le message de paix du sommet fondé sur les « valeurs d’amitié, de réconciliation et d’amour qui lient le christianisme et l’islam depuis des siècles et pour les années à venir ».

    Abouzar Ebrahimi Torkaman, président de l’Organisation de la culture et des relations islamiques, a souligné que la violence dans les religions n’a pas de racines religieuses, mais qu’elle est générée par l’ignorance des préceptes de la foi, et par l’irrationalité. Le combat contre l’extrémisme doit être mené dans et par l’éducation dans les écoles.

    *

    Non, ce n’est pas une blague. Mais il convient seulement de savoir que le Centre international pour le dialogue interreligieux, qui organisait le sommet, est une émanation de l’Organisation de la culture et des relations islamiques qui dépend de la Direction du ministère iranien de la Culture, autrement dit de la censure islamique…

    La présence d’un cardinal était-elle bien nécessaire ?