20 mai 2013

Encore une église attaquée en Egypte

C’était vendredi dernier, à Alexandrie. Un musulman (connu des services de police) dit avoir vu un copte se pencher sur son balcon pour regarder dans l’appartement de sa sœur, qui habite en dessous. Il n’en a pas fallu davantage pour qu’une foule de musulmans (plus de 20.000 selon l’agence Aina) attaque l’église copte la plus proche, avec des tirs de chevrotine et des briques. Un millier de coptes ont accouru pu défendre l’église mais n’ont pu empêcher que la porte soit incendiée et que la plupart des vitraux soient brisés. Au cours de l’assaut un copte est mort. Officiellement de peur. Mais selon des témoins il portait de nombreuses traces de blessures. Parmi les blessés, un copte a dû être opéré de la tête. Ses proches l’ont retrouvé menotté sur son lit alors qu’il est dans le coma… Car, comme d’habitude, la police est intervenue un peu plus tard pour arrêter les coupables…

Tanzanie : les évêques se rebiffent

La conférence épiscopale de Tanzanie a publié un texte qui a été lu hier dans les églises, et avec une particulière émotion en l’église Saint-Joseph d’Arusha, où un attentat a fait trois morts et de nombreux blessés le 5 mai dernier.

Dans ce texte, les évêques dénoncent les manifestations de haine de l’Eglise et des catholiques, assorties de menaces, qui se répandent dans les médias ou par voie de tracts, et qui ont déjà conduit à l’attentat d’Arusha ou au meurtre d’un prêtre devant son église à Noël à Zanzibar.

Ils rappellent que le 15 janvier 2011 un groupe de musulmans, réunis à Dar es Salam, avait dénoncé le fait que la Tanzanie soit selon eux « dirigée de façon chrétienne » et demandé « la fermeture de la représentation du Vatican » : « Ce qui est très pénible pour nous, c'est que notre gouvernement n'a jamais condamné les revendications et les accusations de ces gens-là, pas plus qu'il ne les a arrêtés. » Ainsi les agressions se font « en plein jour, parfois même en présence des forces de sécurité ». Les évêques appellent les forces de l'ordre à « pousser plus loin » pour découvrir « ceux qui financent ce terrorisme et cette cruauté contre l'Eglise dans notre pays ». Non sans préciser qu’ils ne condamnent pas les musulmans mais « ce petit groupe qui abuse de la bannière musulmane pour semer les troubles et ternir l'image de musulmans de bonne volonté ».

En Tanzanie il y a 62% de chrétiens et 35% de musulmans, selon une estimation américaine. Proportion variable selon les régions, et l’île de Zanzibar est presque entièrement musulmane.

18 mai 2013

En Egypte

Mercredi, dans un village du district de Minya, quelque 2.000 musulmans ont attaqué des magasins et des maisons appartenant à des coptes, et ont tenté d’incendier l’église.

Hier soir, « des heurts entre musulmans et chrétiens », comme disent les agences de presse, des heurts… devant une église, ont fait un mort et des dizaines de blessés.

Les attaques contre les coptes sont devenues quotidiennes, fait remarquer Asianews. Depuis l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans, la justice est de plus en plus prise en mains par les Frères, quand ce n’est pas par les salafistes, et les imams radicaux peuvent exprimer sans fard toute la violence de l’idéologie islamiste, excitant notamment dans les campagnes des foules musulmanes largement illettrées contre les chrétiens.

En outre, les juges, qui étaient naguère réticents à accepter les plaintes pour blasphème contre l’islam, de peur d’être accusés à leur tour d’attiser les haines, les traitent aujourd’hui avec faveur, pour se faire bien voir de leurs supérieurs islamistes.

Le cas de l’institutrice copte Demanya Oubeid Abdel al-Nour, que j’évoquais le 13 mai, fait beaucoup de bruit. Le procureur général a demandé 2.900 dollars de caution pour sa libération, ce que sa famille ne peut pas payer.

On en sait un peu plus sur le « crime » de Demanya. Le 8 avril, elle parlait à ses élèves de la vie religieuse sous les pharaons. Elle parlait du polythéisme, puis du monothéisme d’Akhenaton, pour en arriver aux trois monothéismes : le judaïsme, le christianisme, l’islam. L’inspecteur de cette matière était présent, mais il quitta la salle de classe dix minutes avant la fin. Deux jours plus tard, l’institutrice était suspendue, suite à l’accusation de trois enfants selon lesquels elle avait blasphémé l’islam et loué le christianisme. Puis elle fut interrogée par trois commissions, qui toutes trois l’innocentèrent. Mais, sous la pression de certains parents et d’autres professeurs, la direction de l’école porta l’affaire au ministère de l’Education, qui a ouvert une enquête conduisant à l’arrestation de l’enseignante, le 8 mai. Son procès devrait s’ouvrir le 21 mai.

17 mai 2013

Indonésie : le prix qui fait polémique

De nombreuses personnalités indonésiennes protestent contre le prix de la liberté religieuse, le « Prix de l’homme d’Etat du monde » (World statesman award) qui va être remis au président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono par une ONG américaine, la Fondation de l’Appel de la Conscience (Appeal of conscience Foundation). Il y a même eu une manifestation chiite à Jakarta contre cette décision de la fondation créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier.

Le père jésuite Franz Magnis Suseno a écrit à la fondation, pour souligner que « pendant les huit ans et demi de sa présidence, Yudhoyono n’a jamais dit aux Indonésiens de respecter les droits des minorités. Il n’a à l’évidence rien fait pour protéger les minorités ». Avec comme résultat que « personne n’a fait quoi que ce soit, concrètement », pour les protéger.

Le jésuite rappelle d’abord les persécutions dont sont victimes les chiites et les ahmadis, considérés comme hérétiques par les sunnites (immense majorité des Indonésiens, musulmans modérés, comme chacun sait), mais n’oublie pas de rappeler aussi les graves problèmes auxquels les chrétiens sont confrontés. Et il exprime son inquiétude que l’Indonésie devienne comme le Pakistan ou l’Irak.

Le Chili donne l’exemple

Le Parlement chilien a adopté par 54 voix contre 35, mardi dernier 14 mai, une proposition de loi qui fait officiellement du 25 mars une « journée de l’enfant à naître et de l’adoption ».

La proposition émanait notamment du sénateur James Orpis. Il soulignait dans son exposé des motifs que « notre législation protège la vie depuis son début, et parce qu’il n’a approuvé aucun type d’avortement, notre pays possède l’une des législations les plus protectrices de la vie ».

La loi institue donc que chaque 25 mars, jour de l’Annonciation (de la conception du Christ), sera officiellement au Chili une « journée de l’enfant à naître et de l’adoption », laquelle est célébrée, dit le sénateur Orpis, « pratiquement dans le monde entier » pour souligner « la valeur de la vie, condamner le génocide d’êtres sans défense et essayer de renverser les lois qui consacrent l’avortement ».

Le projet avait été adopté par le Sénat, le 30 janvier, à l’unanimité.

A la chambre des députés, la commission des droits de l’homme avait demandé de voter contre…

14 mai 2013

Au Pakistan

Comme on pouvait le prévoir, le PPP (parti du peuple pakistanais) a perdu les élections, n’arrivant qu’en troisième position derrière la Ligue musulmane du Pakistan (N), qui aura la majorité absolue au Parlement avec l’aide de quelques alliés, et le parti de l’ancien champion de cricket Imran Khan.

Le (N) qui suit Ligue musulmane du Pakistan est plus important que le mot “musulmane”. Il signifie qu’il s’agit du parti de Nawaz (Sharif), pour le distinguer de l’autre Ligue musulmane du Pakistan, dotée d’un (Q), comme Quaid-e-Azzam, le « grand chef », autrement dit Ali Jinnah, fondateur du Pakistan et du parti.

Or Ali Jinnah voulait un Pakistan « laïque ». Son parti est donc un parti musulman favorable à la laïcité, et il en est de même de la Ligue de Nawaz Sharif, dont le (N) indique surtout qu’il s’agit du parti personnel de Nawaz Sharif, l’un des plus riches entrepreneurs du Pakistan, qui a été déjà deux fois Premier ministre.

Le Pakistan est en effet un de ces curieux pays officiellement « laïques » où la Constitution stipule tout aussi officiellement que l’islam est religion d’Etat…

On sait que Nawaz Sharif, qui va donc être Premier ministre pour la troisième fois, n’est guère différent des autres politiciens pakistanais. Ce qui, dans un sens, est rassurant pour les chrétiens. Toutefois, on peut être inquiet du fait que son parti, contrairement au PPP, n’est pas imperméable à l’islamisme.

D’autre part, les chrétiens avaient fini par obtenir des postes au gouvernement fédéral, qui, même s’ils n’étaient que symboliques, étaient, précisément, des symboles. La défaite du triste et inefficace gouvernement PPP (qui n’était plus que l’ombre de la famille Bhutto) est aussi la défaite de Paul Bhatti, qui était héroïquement revenu au Pakistan continuer la mission de son frère le martyr Shahbaz.

Y aura-t-il encore un ministre de l’Harmonie, et un conseiller spécial pour les minorités ? Affaire à suivre…

13 mai 2013

En Egypte

Demyana Emad, 23 ans, institutrice à Louqsor, en Egypte, a été arrêtée, et emprisonnée sur ordre du procureur, sous l’accusation d’avoir insulté l’islam devant ses élèves.

Le président de l’association des parents d’élèves avait porté plainte contre elle dès le mois d’avril auprès de la direction régionale de l’enseignement, mais l’institutrice avait fait valoir qu’il n’y avait aucune preuve.

Des musulmans « extrémistes » sont allés dans son école et ont fait pression sur les élèves pour qu’ils témoignent contre elle. En fait elle est coupable d’être copte…

Justice saoudienne

Un Libanais a été condamné à 300 coups de fouet et six ans de prison par un tribunal de Khobar pour avoir converti une Saoudienne au christianisme. Un de ses collègues de la même compagnie d’assurances (ou travaillait également la jeune femme), un Saoudien, a été condamné à 200 coups de fouet et deux ans de prison pour complicité.

La Saoudienne vit aujourd’hui en Suède et elle affirme dans une vidéo qu’elle s’est convertie de son plein gré et qu’elle n’a pas l’intention de revenir à l’islam.

Les deux hommes n’ont pas encore été jugés pour corruption et falsification de documents (qui ont permis à la Saoudienne de s’enfuir).

10 mai 2013

Egypte : le printemps de la barbarie

En Egypte, le lynchage, la pendaison, ou le tribunal de la charia, remplacent de plus en plus les tribunaux officiels. Il est devenu courant de voir, dans les villages, les milices faire « justice ». Tel qui est accusé de vol, de viol ou de meurtre se voit battu à mort, et son cadavre est éventuellement exposé au milieu du village.

La police affirme qu’elle n’y peut rien : il y a trop peu de policiers et trop de crimes…

Asianews a recueilli le témoignage du major Mohamed Dabbous :

« Que pouvons-nous faire quand on nous relate de tels incidents ? Absolument rien ! Cela arrive en un instant ; en aucune façon nous ne pourrions arriver à temps sur la scène de crime, particulièrement si la route est bloquée, ce qui arrive fréquemment » à cause des manifestations, émeutes et autres désordres…

« Et quand tout un village tue un homme, vous croyez qu’on peut arrêter les 10 ou 15.000 habitants ? Bien sûr que non », ajoute le capitaine Farag. Ce qui renforce la fierté des dits habitants d’avoir fait justice eux-mêmes…

08 mai 2013

La démographie japonaise en baisse constante

Le 5 mai au Japon c’est la Fête des Enfants, un jour férié pour honorer les enfants, mais aussi les mères, et les familles. Les vraies familles, dans ce pays où aucune forme d’union homosexuelle n’est légale.

Mais les enfants, il y en a de moins en moins. Comme chaque année le 5 mai, le gouvernement a publié les statistiques arrêtées au 1er avril précédent. Elles indiquent une diminution de 150.000 enfants de moins de 15 ans en un an. Et c’est la 32e baisse consécutive.

Il est manifeste que cela va finir par affecter gravement la troisième économie du monde, d’abord en ce qui concerne les retraites. Mais pour l’heure aucun gouvernement n’a envisagé une quelconque mesure d’incitation à la natalité.

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La carpe noire, c’est le papa ; la carpe rouge, c’est la maman. Viennent ensuite les enfants… s’il y en a plusieurs. Au Japon il n’y a pas de politique obligatoire de l’enfant unique, mais on y arrive aussi par les « valeurs » de la société de consommation…

Bon, soyons un peu plus optimiste, on peut voir cela aussi :

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Les nationalistes hindous perdent le Karnataka

Après neuf ans d’un règne sans partage, les nationalistes hindous du Bharatiya Janata (BJP) ont perdu les élections au Karnataka. Le parti du Congrès a obtenu la majorité absolue, et il semble que le deuxième parti soit le Janata Dal, un parti laïque de gauche.

C’est une bonne nouvelle pour les minorités religieuses, et spécialement pour les chrétiens. En 2012 avaient été recensées au Karnataka 41 attaques de chrétiens par des extrémistes ouvertement soutenus par le BJP : au moins les persécuteurs de chrétiens n’auront-ils plus le soutien des autorités.

(Asianews)

 

06 mai 2013

La phrase que vous n’entendrez plus

On l’entendait en boucle, de Paris à Washington : « L’utilisation d’armes chimiques est la ligne rouge. »

C’est-à-dire : si Assad utilise des armes chimiques, la communauté internationale interviendra militairement en Syrie.

Il est prouvé aujourd’hui que des armes chimiques ont été utilisées : par les rebelles.

30 avril 2013

Dieu bénisse les avorteurs…

Barack Obama a participé au gala du Planning familial américain. Dans son allocution, il a fait l’éloge de cette organisation qui pratique 300.000 avortements par an, et il a conclu : « Dieu vous bénisse ! »

26 avril 2013

Bravo Poutine, une fois encore

Faisant valoir les « traditions culturelles et les normes éthiques » de la Russie, Vladimir Poutine vient de déclarer à la Douma qu’il faut prendre des mesures pour préserver les enfants russes de l’adoption par des homosexuels. « J'estime que nous sommes en droit d'introduire des changements (dans la législation russe actuelle). Nous devons réagir à ce qui se passe autour de nous », a-t-il dit, sans citer la France. Mais c’est évidemment au vote de la loi Taubira qu’il réagit.

Fin février, le délégué du ministère russe des Affaires étrangères pour les droits de l'enfant, Konstantin Dolgov, dénonçait la situation du petit Egor Chatabalov, adopté par une Américaine qui avait caché qu’elle vivait avec une autre femme : une situation « inacceptable et nuisible à sa santé psychologique ». Dès le mois de décembre 2012, la Douma avait adopté une loi interdisant toute adoption d’enfants russes par des Américains, après plusieurs drames mortels, dont celui d’un de ces enfants mort après avoir été abandonné dans une voiture au soleil.

Le 2 avril, les Izvestia faisaient savoir que Vladimir Poutine avait demandé au gouvernement et à la Cour suprême de préparer des changements sur la législation de l’adoption : le chargé aux droits des enfants, Pavel Astakhov, avait fait part de son inquiétude quant au sort des enfants russes adoptés par des homosexuel(le)s, et promis de faire tout son possible pour que les orphelins russes ne se retrouvent que dans des familles traditionnelles. Ekaterina Lakhova, auteur de la loi de décembre 2012, proposait de revoir l’accord d’adoption entre la Russie et la France, et soulignait que le président russe fait tout pour que les orphelins russes soient confiés à des familles dans lesquelles ils recevront les valeurs d’éducation traditionnelles ; elle commentait : « Le président a raison de porter son attention sur cet aspect de l’adoption. L’enfant doit avoir une mère et un père, et non pas deux mamans et deux papas. Mais on ne peut considérer que l’interdiction de l’adoption d’enfants dans des familles monoparentales entrera en vigueur rapidement, c’est un long processus. »

La Colombie garde le mariage

La proposition de loi sur le « mariage » homosexuel en Colombie a été rejetée au Sénat par 51 voix contre 17. Elle ne sera pas transmise à l’Assemblée.

20 avril 2013

Suisse : des tests ADN pour les demandeurs d’asile…

La proposition avait suscité un tollé… Mais le Conseil national, le Parlement suisse, a adopté mercredi, par 92 voix contre 85 —  contre l’avis du Conseil fédéral (le gouvernement) — la motion demandant que des tests ADN soient réalisés sur certains demandeurs d’asile.

L’auteur de la motion, Christophe Darbellay, qui n’est pas de l’UDC mais du très centriste parti démocrate chrétien, a fait valoir que la criminalité étrangère a doublé depuis le printemps arabe et que les prélèvements permettraient de lutter efficacement contre le phénomène.

« Sont notamment visés les jeunes requérants en provenance du Maroc, de Tunisie ou d'Algérie surreprésentés dans la statistique criminelle. », expliquent les médias. Et le chef de la police commente : « Ça va nous permettre de gagner du temps dès le premier délit. »

Eglises de Syrie : le coup double des islamistes

L’église et le couvent des capucins de Deir Ezzor, en Mésopotamie syrienne, ont été entièrement détruits le 15 avril par une explosion. L’origine n’en est pas formellement établie, mais il est vraisemblable que les bâtiments désertés par les religieux aient été squattés par les rebelles puis bombardés par l’armée régulière. C’est déjà ce qui s’était passé les jours précédents pour les deux églises syriaques orthodoxes.

Ainsi les rebelles, après avoir fait fuir les chrétiens (il n’y a plus un seul chrétien à Deir Ezzor depuis des semaines) se servent des églises comme postes d’observation et entrepôts d’armes. Et lorsque l’armée régulière le découvre, elle bombarde les églises. Ainsi est totalement éradiquée la présence chrétienne…

19 avril 2013

Un mauvais signe en Corée du Nord…

corée du nord

C’est une première, et donc elle inquiète, surtout dans ce pays où d’invraisemblables superstitions officielles ont remplacé la religion : la mosaïque gigantesque (forcément) de Musan, représentant Kim Il-sung, le fondateur du régime, et son fils Kim Jong-il, s’est effondrée juste avant le début des grandioses célébrations du « Jour du soleil », 101e anniversaire de celui qui est toujours le président en titre de la Corée du Nord alors qu’il est mort depuis près de vingt ans.

C’est la première fois qu’un symbole du régime s’écroule. Aussitôt ont circulé des rumeurs d’attentat. Mais selon les spécialistes de la Corée du Nord, c’est plutôt la corruption galopante qui est en cause : l’argent débloqué pour la construction a été détourné et le monument a été construit avec de mauvais matériaux. Il a suffi d’un coup de vent un peu fort pour le renverser… Mais ce n’est pas encore le vent de la liberté.

Au Pakistan

C’était le 4 avril dernier, dans un village à 30 km de Lahore, la capitale du Pendjab, au Pakistan. Un groupe de jeunes musulmans pénètre dans le quartier chrétien pour embêter les jeunes filles. Ils insultent au passage une jeune handicapée. Son frère qui est là, Allah Ditta, les écarte. « Un chrétien ne doit pas se permettre cela, parce que les musulmans sont supérieurs et que les chrétiens sont nos esclaves », dit un musulman, et s’ensuit une bagarre. Au cours de laquelle l’un des musulmans tire un pistolet de sa poche et tire sur Ditta, qu’il tue d’une balle dans la tête.

La police arrivée une heure plus tard a conclu à un « incident » : « le coup est parti accidentellement ».

Les avocats chrétiens qui suivent l’affaire ont déposé plainte. L’un d’eux déclare à Fides : "Les chrétiens vivent dans la peur et sous une constante menace de mort. Ils peuvent être assassinés à tout moment. La police, au lieu de faire respecter la loi, accepte des pots-de-vin de la part des auteurs des crimes : c’est épouvantable."

18 avril 2013

Musharraf non grata…

L’ancien président pakistanais Pervez Musharraf était parti en exil en 2008, alors qu’une procédure de destitution allait être engagée contre lui par le Parlement. En 2010, il a créé un nouveau parti, la Ligue musulmane de tout le Pakistan, comme machine électorale destinée à lui faire reprendre le pouvoir. En janvier dernier, il annonçait son retour au Pakistan. Face aux menaces de se faire arrêter dès son arrivée, en raison de ses divers démêlés avec la justice (dont une plainte pour trahison devant la Haute Cour et un mandat d’arrêt dans l’affaire de l’assassinat de Benazir Bhutto), il a reporté son retour. Finalement il est rentré le 24 mars (malgré les menaces de mort des talibans), assurant qu’il venait pour sauver le Pakistan. Mais, mardi dernier, les autorités électorales ont rejeté sa candidature pour les législatives du 11 mai.

Hier, il était convoqué par la justice dans une vieille affaire de limogeage de magistrats. Ce devait être une formalité : une nouvelle prolongation de sa liberté conditionnelle. Mais le tribunal a annulé sa liberté conditionnelle et ordonné son arrestation. Musharraf est sorti précipitamment du tribunal et s’est enfui dans son 4x4 noir avec ses gardes du corps…

Le favori des prochaines élections est l’ancien Premier ministre Nawas Sharif. C’est l’homme qui en 1998 avait nommé le général Musharraf chef de l’armée pakistanaise avant que celui-ci le renverse, juste un an après, par un coup d’Etat…

Addendum 19 avril

Musharraf s'est présenté vendredi matin au tribunal, où il s'est vu notifier sa mise en détention préventive, mais il est retourné dans son ranch où il est de facto en résidence surveillée...

17 avril 2013

Le mariage détruit en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est devenue aujourd’hui le 13e pays au monde, le premier du Pacifique, à légaliser le « mariage » homosexuel. Le projet de loi du gouvernement de droite, défendu au Parlement par une élue homosexuelle de gauche, a été adopté en troisième lecture à l’Assemblée nationale par 77 voix contre 44.

(Qu'on ne dise pas qu'il s'agit d'un mouvement mondial inéluctable. L'Australie voisine, tout aussi moralement pourrie, a dit non en septembre dernier.)

15 avril 2013

Un jihadiste français tué en Syrie

Raphaël Gendron, un Français de 38 ans proche des milieux islamistes belges, a été tué dimanche alors qu'il combattait dans les rangs d'une brigade islamiste en Syrie.

Avant de se rendre en Syrie il dirigeait le site internet du Centre islamique belge Assabyle (CIB), et il avait été condamné en 2009 à une amende pour incitation à la haine raciale pour une vidéo diffusée sur ce site.

Pakistan : condamner les accusateurs comme des blasphémateurs

La commission permanente du Sénat du Pakistan sur l’Harmonie nationale s’est réunie et s’est penchée sur les récentes attaques de quartiers chrétiens suite à des accusations de blasphème. Ces attaques, souligne la commission, portent atteinte à l’image du Pakistan, et il est donc urgent d’adopter des mesures pour éviter de tels incidents.

Le sénateur chrétien Kamran Michael a ajouté que les accusations de blasphème conduisent des gens en prison et qu’il se passe des années avant que l’accusé soit blanchi par la justice, ce qui ne l’empêche pas de courir le risque d’être abattu par un fanatique : « Actuellement, environ une centaine de chrétiens et quelques centaines de musulmans sont en prison parce qu’impliqués dans des cas de blasphème mais pas un n’a été condamné [définitivement]. Il devrait exister une parité de sanction pour la personne qui formule de fausses accusations de blasphème. »

Prévoir la réclusion à perpétuité ou la peine capitale comme sanction à l’encontre des faux accusateurs, a conclu la Commission, constituerait un moyen de dissuasion en ce qui concerne l’abus et l’instrumentalisation de la loi sur le blasphème.

(Fides)

13 avril 2013

De moins en moins de chrétiens en Palestine

Le pourcentage de chrétiens au sein de la population des Territoires palestiniens a été divisé par deux entre 2000 et 2013, passant de 2 à 1% en treize ans. Par ailleurs, Jérusalem, qui, en 1948, comptait 27.000 chrétiens, a vu leur nombre se réduire à quelques 5.000. Tels sont quelques-unes des données recueillies par le Pr. Hanna Issa, chrétien palestinien, Enseignant de Droit international et Secrétaire général du Comité islamo-chrétien pour la sauvegarde de Jérusalem et des Lieux Saints qui, sur la base de ses études, a souvent qualifié la diminution du nombre des chrétiens au Moyen-Orient de « catastrophe sociale ». Une synthèse réalisée par le Pr. Issa et parvenue à l’Agence Fides indique qu’actuellement les chrétiens présents dans les territoires palestiniens occupés par Israël en 1967 sont au nombre de 47.000 alors que 110.000 vivent dans les régions constituant depuis 1948 l’Etat d’Israël.

La diminution du taux des chrétiens est due à l’émigration, mais aussi au différentiel de fécondité avec les musulmans.

(Fides)

12 avril 2013

Ils osent…

Hoang Van Ngai, responsable de l’Eglise évangélique du Vietnam du Sud (reconnue par l’Etat), est mort en détention le 17 mars dernier. Il se serait suicidé en « mettant volontairement ses doigts dans une prise de courant ». Sa famille conteste ouvertement la version officielle et réclame une enquête.

Hoang Van Ngai et plusieurs membres de sa famille (des Hmongs honnis du régime) avaient été arrêtés le 14 mars. Son frère était dans la cellule voisine. Le 17 à trois heures du matin, il a entendu les bruits d’un passage à tabac dans la cellule de son frère, puis il l’a vu tiré de sa cellule : « Il était complètement inerte, comme mort, et portait des marques violettes sur le cou. »

Sa famille souligne que plus de 300 témoins ont vu le corps de Ngai « portant différentes ecchymoses et contusions, des coupures profondes et dont le crâne avait été fracassé ». C’est pourquoi elle a présenté une lettre au chef de la police locale, demandant une enquête approfondie. Avec l’appui de l’ONG Christian Silidarity Worldwide : « La victime peut être morte suite aux tortures subies alors qu’elle se trouvait en garde-à-vue. Nous demandons une enquête sérieuse et des mesures permettant de garantir le droit à la liberté religieuse, afin de prévenir de nouvelles violations à l’encontre des croyants. »

(Fides)

11 avril 2013

Le “mariage” homosexuel en Uruguay

Les députés uruguayens ont adopté hier en seconde lecture, à une très large majorité, le projet de loi sur le « mariage » homosexuel. Il ne manque plus que la signature du président, qui est acquise.

10 avril 2013

L’industrie des enlèvements de coptes

Dans la seule province de Minya en Egypte, il y a eu plus de 150 enlèvements ces deux dernières années. Toutes les victimes sont coptes. L’Associated Press a consacré une longue dépêche (un reportage) à ce sujet. Il semble que ces informations n’intéressent pas la presse française. L’Observatoire de l’islamisation publie la traduction.

09 avril 2013

Menaces islamistes sur le Bangladesh

Les islamistes ont montré leur puissance au Bangladesh en organisant une gigantesque manifestation contre les « blogueurs athées », réclamant une loi antiblasphème et la peine de mort pour les « blasphémateurs ». Le Premier ministre continue d’affirmer que le Bangladesh est un pays laïque et qu’il n’y aura pas de loi antiblasphème, mais les islamistes paraissent bien partis pour poursuivre et augmenter la pression.

Tous les détails dans l’article remarquablement documenté d’Eglises d’Asie.

Au Sri Lanka

L’un des très rares pays au monde où les musulmans subissent des avanies est le Sri Lanka, où les bouddhistes extrémistes d’ethnie cingalaise n’aiment pas les minorités religieuses. Quelles qu’elles soient. De ce fait, ils attaquent aussi les chrétiens. La Fondation Barnabé, organisation protestante qui aide les chrétiens persécutés, signale dix incidents pour le seul mois de mars, dont la destruction de la maison d’un pasteur qui y organisait des prières. « Il est très rare d’entendre parler d’autant d’incidents en un seul mois, souligne un membre de la fondation. C’est un signe clair d’un plan concerté de la part de groupes bouddhistes radicaux. »

(Asianews)

08 avril 2013

Une nouvelle grave attaque contre les coptes

Vendredi soir à Khossous, au nord du Caire, des musulmans ont attaqué l’église copte. Les affrontements ont fait quatre morts chez les coptes et un musulman, et de nombreux blessés.

Au départ, des enfants faisant des graffiti (une croix gammée) sur le mur d’une mosquée. Selon les musulmans, un homme réprimande les enfants, des coptes, puis insulte le christianisme. Il s’ensuit une dispute, puis l’attaque de l’église. Selon le chef local de la sécurité, les enfants en question étaient des musulmans. Selon les coptes, ce n’est qu’un prétexte, le véritable déclencheur étant la riposte d’une famille chrétienne au harcèlement dont les jeunes femmes de la famille étaient victimes de la part des hommes d’une famille musulmane.

Lors des funérailles des quatre coptes, hier, en la cathédrale du Caire, les musulmans attendaient la sortie du convoi funéraire pour l’attaquer. Les coptes se sont défendus ; la police a tiré des grenades lacrymogènes dans l’enceinte de la cathédrale, tandis que les musulmans tiraient : un copte est mort.

Le P. Raphaël, secrétaire général du Saint Synode copte, a délivré un triple message :

Nous destinons trois messages :

Le 1er message s’adresse au Ciel, nous croyons en la justice du Ciel, le Christ nous a appris à ne pas oublier le sang des martyrs, bien plus l’enseignement du Christ nous révèle que Dieu n’oublie pas le sang de ses martyrs, si bien qu’Il ait dit qu’Il se venge de cette génération pour le sang des justes qui a été versé sur terre, du sang d’Abel le juste. Même le sang d’Abel le juste ne sera pas oublié devant Dieu.

Le 2ème message s’adresse à notre pays l’Egypte que nous ne quitterons jamais, c’est notre pays. Le message que nous transmettons à notre pays l’Egypte c’est que le pays ne se développe pas par le sang, ce n’est pas par l’insécurité que les pays sont gouvernés.

Le 3ème message s’adresse à nous, coptes d’Egypte. Nous ne délaisserons jamais notre foi. Le sang versé nous raffermit d’avantage dans notre foi. Nous gardons préservons aussi nos valeurs et notre amour ; nous ne renoncerons pas aux valeurs de la Bible qui nous apprend à aimer toute la création, quelle que soit le mal qu’elle nous fait subir nous les chrétiens. Ceux qui ont été tués ont reçu la couronne du martyre, quant à nous notre foi s’est intensifiée.

Que le Seigneur soit avec vous et vous garde,
Gloire soit à notre Dieu éternellement, Amen.