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Dans le monde

  • Brett Kavanaugh

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    Donald Trump a nommé Brett Kavanaugh juge à la Cour suprême, en remplacement d’Anthony Kennedy qui a pris sa retraite.

    Brett Kavanaugh est un catholique pratiquant. Il n’a jamais défrayé la chronique pour des propos non conformes à la culture de mort, mais il est notable qu'en 2003 le Sénat a bloqué pendant trois ans sa nomination par George W. Bush comme juge d’appel à Washington, considérant qu’il était trop conservateur.

    Il s’est toutefois distingué tout récemment dans l’affaire de l’immigrée clandestine mexicaine qui n’était venue aux Etats-Unis que pour se faire avorter. Il est vraisemblable que cela a joué dans sa nomination, car dans cette affaire le gouvernement de Donald Trump a été contré par la justice avant que la Cour suprême finisse par lui donner raison. Or le juge Kavanaugh s’était joint en première instance à l’opinion dissidente en déclarant que la décision (permettant à la jeune fille de quitter le centre de rétention pour se faire avorter) était « fondée en dernier ressort sur un principe constitutionnel aussi novateur que faux : un nouveau droit pour les mineurs immigrants illégaux détenus par le gouvernement américain d'obtenir un avortement immédiat sur demande ».

    Il lui reste aujourd’hui à passer l’épreuve du Sénat…

    N.B. Selon le New York Times, le pivot de la Cour suprême, qui était le juge Kennedy (qui penchait du mauvais côté plus souvent qu'à son tour) sera désormais John Roberts, qui est "beaucoup plus conservateur" (a far more ideological conservative).

  • Crève-cœur

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    Cri d’alarme lancé du Père Rami Asakrieh OFM, de la Custodie de Terre Sainte, curé de la paroisse Sainte Catherine de Bethléem :

    « Le nombre des familles catholiques à Bethléem se réduit. Aujourd’hui, notre paroisse compte seulement 1.479 familles palestiniennes. Les chrétiens constituent 17% de la population de la ville alors que par le passé, ils étaient 90%. »

    La diminution vertigineuse de la présence chrétienne à Bethléem est liée surtout à l’exode des jeunes chrétiens. Nous tentons pour notre part, dit le curé, de freiner l’émigration en cherchant à fournir une aide à de nombreuses situations de besoin. Mais l’actuelle situation politique et économique de la ville, entourée par les colonies israéliennes, voit se multiplier le cas de fidèles au chômage, déprimés et noyés sous les dettes. A cela s’ajoute le fait que « nombreuses sont les organisations qui demandent des ressources financières au nom de Bethléem mais aucun de nos paroissiens ne reçoit un centime provenant de ces organisations ».

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  • En Birmanie

    Le commandant en chef des troupes birmanes dans le nord du pays a ordonné aux autorités religieuses chrétiennes de cesser toute communication avec les rebelles de l’Armée de l’Indépendance Kachin (KIA), sous peine d’encourir les condamnations pénales prévues par la loi.

    Le président du Conseil des Eglises chrétiennes de l’Etat (les Kachins sont à 40% catholiques, 60% baptistes), le P Peter Hka Aung Tu, a répondu :

    « L'engagement des communautés chrétiennes qui entretiennent des relations avec la KIA est uniquement lié aux activités de prière. Nous, les chrétiens, avons le devoir de prier pour eux, nous n'encourageons pas la KIA à tuer des gens, nous prions pour qu'ils s'assoient à des pourparlers de paix. » Les rebelles, ajoute-t-il, « représentent l'identité ethnique des Kachins ». Depuis des décennies ils sont engagés dans une lutte pour la liberté et la justice. « Il y a des Kachins qui ont pris les armes, mais beaucoup d'autres s'abstiennent de la lutte armée. La population est liée par de forts liens tribaux et la loi citée par les chefs militaires n'est pas adéquate. Chaque Kachin a en fait des parents dans les rangs de la KIA. »

  • Ils l’ont fait

    Donald Trump et Kim Jong-un se sont longuement rencontrés à Singapour et ont signé un texte commun, dont on trouvera la traduction ci-dessous.

    Le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré que « l'accord de Santosa du 12 juin restera dans l'Histoire mondiale comme un événement ayant mis fin à la Guerre froide ».

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  • Où est passé MBS ?

    Mohammad ben Salmane (MBS), depuis sa nomination surprise de Le prince héritier d’Arabie saoudite par le roi Salmane, était partout et faisait parler de lui en permanence, se montrant comme le véritable dirigeant du pays en accord avec son père, avec une volonté de changer certaines choses. (C’est lui aussi qui a acheté le Salvator Mundi de Léonard de Vinci, en en faisant le tableau le plus cher du monde.) Or cela fait un mois et demi qu’on n’a pas entendu parler de lui et que personne ne l’a vu. La dernière fois, c’était le 12 avril avec la famille royale d’Espagne.

    La question est vraiment posée depuis le 28 avril, quand le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’est rendu en visite officielle dans le pays et que MBS n’était pas là, ce qui était invraisemblable compte tenu de l’importance prise par le prince.

    Les spéculations vont bon train et les rumeurs ne cessent de prendre de l’ampleur. On dit qu’il y a eu des coups de feu au palais royal et que MBS a été grièvement blessé, peut-être tué. Ainsi que le roi, qui a été transporté dans un bunker sous contrôle américain… La version officielle est que les coups de feu visaient un drone qui s’était approché du palais.

    Lequel palais a publié une photo du prince présidant une réunion, mais elle n’est pas datée. Maintenant on annonce une prochaine apparition publique…

  • Historique

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    Kim Jong-un est le premier dirigeant de Corée du Nord à franchir la frontière entre les deux Corée, pour une réunion dans le sud du « village de la trêve ».

    Réaction de Mgr Lazare You Heung-sik, évêque de Daejeon, à l’agence Fides :

    J’ai été ému en regardant à la télévision les deux responsables qui se rencontraient. Puis, j’ai récité une prière, j’ai rendu grâce à Dieu et j’ai donné la bénédiction. Je suis vraiment heureux parce que s’ouvre une ère nouvelle. Nous pouvons dire que dieu accomplit des œuvres merveilleuses et surprenantes. J’ai invoqué également la protection de Notre Dame et des martyrs coréens. C’est à eux que nous confions l’avenir de ce chemin vers la paix et la réconciliation pour le bien du peuple coréen et de toute l’humanité. Cela a été émouvant. Aujourd’hui, en Corée, se respire un air de grand optimisme et d’espérance. Cela semblait impossible voici seulement quelques mois, lorsque l’on parlait de guerre. Aujourd’hui, cela est réalisé. Aujourd’hui, nous disons au Seigneur : Complète Ton œuvre. Nous sommes frères. En tant que coréens, nous sommes un seul peuple. Un grand mérite doit être reconnu au Président Moon, catholique, qui y a beaucoup cru et a travaillé avec ardeur pour ce résultat. Maintenant, espérons d’avoir l’opportunité d’aider le peuple nord-coréen qui souffre la pauvreté et la faim. Les deux objectifs du désarmement nucléaire et de la signature d’un véritable traité de paix sont à portée de main. Ils ne sont pas seulement possibles mais véritablement nécessaires. Ils constituent la voie et le juste fruit concret après ce sommet. La paix dans la région requiert également la volonté politique d’acteurs tels que la Chine et les Etats-Unis. Les catholiques en Corée ont vécu cette événement dans la prière et continueront à accompagner par la prière le chemin du dialogue et de la paix, en promouvant des initiatives d’échange et de coopération avec le nord, afin de contribuer à la création d’une authentique réconciliation et d’une vraie fraternité.

  • Corée du Nord

    Le Parti des travailleurs était réuni en séance plénière hier afin de parler d'une « nouvelle étape » dans une « période historique importante de la révolution coréenne en développement ».

    L’agence de presse officielle a rapporté les propos de Kim Jong-un : « A partir du 21 avril, la Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux », et va fermer son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, qui a « rempli sa mission », et aussi « afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires ».

    « Comme le caractère opérationnel des armes nucléaires a été vérifié, il n'est plus nécessaire pour nous de mener des essais nucléaires ou de lancer de missiles à moyenne et longue portée ou ICBM », a expliqué Kim Jong-un, le pays doit « maintenant se concentrer sur le développement de l'économie socialiste »…

    Le revirement est spectaculaire, quoique pas vraiment inattendu compte tenu de ce qui s’est passé ces derniers mois. Il est opéré quelques jours avant la rencontre prévue entre Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in, destinée à préparer la rencontre avec Donald Trump. Lequel a salué « une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde ».

  • En Syrie

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    Quoi qu’il en soit de la propagande des uns et des autres, il est indubitable que l’enfant retrouvé par un journaliste russe est celui qu’on voyait en gros plan « soigné » en urgence après l’« attaque chimique » de Douma.

    Et il est indubitable que cet enfant va très bien, comme avant et comme pendant l’« attaque chimique »…

  • La révolution selon l’OEA

    Miguel Diaz-Canel, seul candidat, a été élu à l’unanimité de l’Assemblée nationale nouveau président de Cuba. Dans l'indifférence générale, soulignent les observateurs. Il a déclaré qu’il continuerait la révolution…

    L’information ne mérite pas qu’on s’y arrête, sauf sur le plan anecdotique qui est que le président n’est plus un Castro (encore que Raul demeure secrétaire général du Parti…).

    Mais le secrétaire général de l'Organisation des États américains, Luis Almagro, a cru nécessaire de condamner ce qu’il appelle à juste titre la poursuite de la dictature par un communiqué pour le moins curieux.

    D’abord son titre : « Cuba, une transition illégitime ». Transition de quoi, vers quoi ? Il n’y a pas de transition, mais la poursuite du même pouvoir. Elle n’est donc ni légitime ni illégitime. Et à supposer qu’il y ait une transition on ne voit pas comment elle pourrait être « légitime » dans un pays où il n’y a aucune représentation légitime depuis près de 60 ans.

    Mais il y a surtout cette phrase :

    « La victoire de la dictature sur la liberté ne s'appelle pas révolution. »

    Tiens donc. Pourtant, quand on regarde l’histoire, on constate que la révolution, la vraie révolution, c’est toujours la victoire de la dictature sur la liberté.

  • Trump

    A ceux qui pensent – et il y en a même parmi mes lecteurs – que Donald Trump est un fou imprévisible et donc extrêmement dangereux au poste où il se trouve, je dédie ces deux informations :

    1. Donald Trump a envoyé Mike Pompeo, directeur de la CIA et prochain secrétaire d’Etat, en Corée du Nord, la semaine dernière, et il y a rencontré Kim Jong-un. Le président américain a  confirmé l’information ce matin. Hier, il avait dit que cinq lieux étaient possibles pour sa rencontre avec le dictateur nord-coréen, « si tout se passe bien », début juin. « Ils nous respectent. Nous les respectons. L'heure est venue de parler, de résoudre les problèmes. Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n'est pas un problème pour les Etats-Unis, le Japon ou un autre pays, c'est un problème pour le monde. » Concernant les contacts entre les deux Corée, il a dit : « Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n'est pas terminée. »

    2. L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, avait annoncé dimanche que le gouvernement américain préparait une nouvelle série de mesures contre la Russie afin de sanctionner son soutien au régime de Bachar el-Assad, et que ces sanctions pourraient être annoncées dès lundi par le secrétaire au Trésor. Mais, lundi, un haut responsable de la Maison Blanche a formellement démenti. Il a précisé que Donald Trump craignait que de nouvelles sanctions, immédiatement après les frappes en Syrie, ne compliquent ses initiatives pour négocier avec Vladimir Poutine sur divers dossiers dont l'extrémisme islamiste. Le président américain, a-t-il ajouté, reste convaincu qu'il peut négocier avec son homologue russe mais qu'en multipliant les déclarations ou les gestes négatifs, il aura du mal à en obtenir quoi que ce soit.