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Dans le monde

  • En Chine

    La campagne de destruction des croix sur les églises dans la province du Zhejiang se poursuit, mais la résistance s’organise. Dernier exemple connu, à Lingnei, le 30 juillet. La croix de l’église a été enlevée. Les chrétiens ont fait appel à un juriste de Pékin. Celui-ci a constaté qu’aucun organisme officiel n’avait pris la responsabilité de la destruction, et que sans justification légale l’enlèvement de la croix était un vol, et que par conséquent remettre une croix ne pouvait violer aucune loi.

    Ni une ni deux, les chrétiens ont remplacé la croix le soir même.

    Eglises d’Asie fait un point complet sur ces destructions et la résistance, qui s’étend même à l’Eglise officielle. Selon Bob Fu, président de China Aid, « c’est la première fois dans l’histoire contemporaine de l’Eglise en Chine que l’on voit une coalition de catholiques et de protestants, issus des Eglises officiellement enregistrées et des Eglises “domestiques” ou “clandestines”, être ainsi unis pour dénoncer des atteintes aux droits de l’homme et à la liberté religieuse. »

     

    Addendum

    Le juriste de Pékin, Zhang Kai, et son assistant Liu Peng ont été arrêtés le 25 août.

  • Avancée kurde

    Les milices kurdes, appuyées par les avions de la coalition, ont chassé aujourd’hui les jihadistes de l’Etat islamique de dix villages sunnites de la province de Kirkouk. Ils auraient ainsi conquis, ou libéré, 250 km2 dans la journée.

    C’est la première fois depuis des mois que les combattants kurdes font une sortie hors des territoires spécifiquement kurdes d'Irak.

  • Une mesure pour les chrétiens en Irak

    Un comité ad hoc des forces de sécurité a été institué dans le but de recueillir des informations et de prendre des mesures concrètes à propos des violences et abus ciblés subis par les chrétiens en Irak, du moins dans les zones contrôlées par le gouvernement, en fait essentiellement à Bagdad.

    Le comité a été institué à l’initiative du Premier ministre, Haydar al-Abadi, et vise à lutter en particulier contre l’augmentation du nombre des enlèvements de personnes et des expropriations abusives de maisons et de terrains qui, au cours de ces derniers mois, ont eu pour cibles les chrétiens irakiens, dans le cadre d’un acharnement ciblé.

    Les responsables du comité ont déjà rendu visite au patriarcat chaldéen à Bagdad pour rencontrer S.B. Louis Raphaël I Sako et commencer à recueillir des données et informations utiles à propos des abus subis par les chrétiens. En particulier, la première étape consiste à recenser les biens immobiliers soustraits abusivement aux familles chrétiennes, recueillant les titres de propriété et indiquant les personnes, les groupes et les organismes collectifs qui bénéficient actuellement des immeubles expropriés illégalement. Les paroisses et les communautés chrétiennes pourront également fournir au comité de sécurité des informations concernant des cas de chrétiens enlevés, y compris les indices utiles pour identifier les auteurs de ces enlèvements.

  • Démocrates de Suède

    Selon un sondage YouGov, les Démocrates de Suède (populistes, anti-immigration, eurosceptiques, etc.) sont désormais le premier parti, avec 25,2% d’intentions de vote, soit presque le double de leur score aux dernières élections, devant les sociaux-démocrates (22,4%) et les Modérés au pouvoir (21%).

    Rappel : leur campagne de publicité dans le métro.

  • Le crime de Crémisan

    Les bulldozers, accompagnés d’une soixantaine de soldats, sont arrivés dans la vallée de Crémisan, et ont commencé à arracher les oliviers millénaires (quel symbole) pour construire le mur de séparation qui coupera en deux le « poumon vert » de la région de Bethléem, et 58 familles de leurs terres. Des terres qui, volées aux Palestiniens, vont permettre de faire la jonction entre deux colonies israéliennes tentaculaires.

    Et l'on s'étonne qu'il n'y ait pas la paix...

    Hier, des prières avaient été organisées sur le site. Voir notamment ici. Aujourd’hui, des dizaines de chrétiens palestiniens, dont des prêtres, ont tenté d’empêcher l’avancée des bulldozers et se sont brièvement affrontés avec les soldats.

    Dans la vidéo ci-dessous, on voit Mgr William Shomali, vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem, qui dit : « Nous sommes très déçus par la reprise des travaux de construction du mur dans la vallée de Crémisan, car, ayant eu recours à la justice israélienne pour sauver la terre des familles pauvres de cet endroit, on ne nous a pas rendu justice. Cela nous attriste. »

    Un peu plus loin Mgr Shomali évoque un autre problème, celui des écoles, mais qui est lié au premier puisque l’Eglise a des écoles dans la vallée de Crémisan (dont celle dont on voit les images). « Les restrictions budgétaires imposées par l’Etat d’Israël peuvent entraver le bon fonctionnement de ces écoles, et avoir un impact sur l’enseignement de plus de 30.000 enfants. Nous demandons seulement que les écoles chrétiennes soient traitées comme sont traitées les écoles (juives) orthodoxes, qui sont privées comme les nôtres. Nous demandons seulement l’égalité, pas des privilèges. »

  • Des assyriens relâchés

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    L’Etat islamique a relâché hier 22 Assyriens qui avaient été capturés lors de l’attaque des villages de la vallée du Khabour en février dernier. Les Assyriens libérés, dont 14 femmes, sont originaires de deux de ces villages, Tal Shamiram et Tal Jazira.

    Le 1er mars, 19 habitants d’un même village avaient été relâchés. Le 3 mars un couple, et un homme et sa fille. Le 26 mai deux femmes. Le 16 juin un homme seul.

    Les négociations se font entre l’Eglise assyrienne et l’Etat islamique, qui demandait au départ 100.000 $ par otage.

    Il reste encore 205 Assyriens de la vallée du Khabour aux mains de l’Etat islamique. Les négociations se poursuivent.

    Tous les villages de la vallée ont été libérés par les forces kurdes et les milices assyriennes, avec l’appui aérien américain, mais la plus grande partie des habitants (3.000 avaient fui) n’est pas revenue.

  • La Turquie au secours de l’Etat islamique

    Le 24 juillet, la Turquie annonçait une curieuse « guerre contre le terrorisme » visant conjointement l’Etat islamique et le PKK.

    L’agence gouvernementale Anatolie dresse le bilan des deux semaines de raids sur des bases du nord de l’Irak : environ 390 combattants du PKK ont été tués, dont au moins quatre dirigeants, et 400 autres blessés.

    Et contre l’Etat islamique ? Il y a eu officiellement… trois raids. Et Anatolie n’en fait même pas état…

    C’est donc la preuve, si besoin était, que la Turquie continue de soutenir l’Etat islamique, et activement, en combattant les Kurdes en Irak. Là où sont réfugiés les chrétiens…

    Le 5 août, l’évêque chaldéen d’Amadiyah et Zakho, Mgr Rabban al Qas, se plaignait que les raids aériens turcs semaient la panique chez les réfugiés chrétiens.

    Double jeu et schizophrénie : hier on a appris que, suite à un accord avec le gouvernement turc, les Américains déployaient six F16 sur la base turque d’Incirlik pour combattre l’Etat islamique…

  • Israël : les évêques se rebiffent

    Communiqué de l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte :

    L’AOCTS porte plainte contre le rabbin Gopstein

    Ce vendredi 7 août, à 10h, l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a déposé plainte contre le rabbin israélien Bentzi Gopstein et son mouvement Lehava, suite à des propos du rabbin soutenant et incitant les incendies d’églises en Israël.

    Il y a quelques jours, lors d’un débat public, le rabbin Gopstein, leader d’un mouvement extrémiste juif anti-assimilation, Lehava, n’avait pas hésité à affirmer que la loi juive préconisait de détruire l’idolâtrie en terre d’Israël, et qu’en conséquence, les églises et les mosquées pouvaient être incendiées.

    Ces propos, qui interviennent après une suite préoccupante d’actes de vandalisme contre des Lieux Saints en Israël, sont inacceptables pour l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte. Ils incitent à la haine et font peser une réelle menace sur les édifices religieux chrétiens de ce pays.

    La communauté catholique de Terre Sainte a peur et se sent en danger. Une plainte a donc été déposée ce vendredi matin auprès de la police israélienne.

    L’AOCTS en appelle aux autorités israéliennes afin qu’elles garantissent une vraie protection aux citoyens chrétiens de ce pays, ainsi qu’à leurs lieux de culte.

    *

    Au cours du débat, le 4 août, le chroniqueur « ultra-orthodoxe » Benny Rabinovitch a demandé à Benzi Gopstein s’il plaidait pour l’incendie des églises. Il a répondu :

    « Selon Maïmonide, vous devez les brûler : êtes-vous contre Maïmonide ou en faveur de Maïmonide ? »

    « Ne me parlez pas de Maïmonide, je vous ai demandé ce que vous en pensez », lui a répondu Rabinovitch.

    « Bien sûr que je suis pour », a alors déclaré Gopstein.

    Un rabbin lui a alors dit : « Bentzi, juste là, maintenant, vous avez été filmé et enregistré, et si cela parvient à la police vous serez arrêté ».

    « C’est la dernière chose qui me dérange », a rétorqué Gopstein. « Si c’est la vérité alors je suis prêt à rester 50 ans en prison pour cela. »

    Suite à l’émotion médiatique suscitée par ses propos, Benzi Gopstein, qui n’a pas été arrêté, a répondu : « La Loi est simple, l’interprétation de Maïmonide est que l’on doit brûler l’idolâtrie. Il n’y a pas un seul rabbin qui peut contester ce fait. Je pense que le gouvernement d’Israël doit l’appliquer. »

    Mais il a aussi déclaré au site « ultra-orthodoxe » Kikar Hashabat : « J’ai dit que pour dire la vérité, je suis prêt à aller en prison. Et j’ai souligné que je ne brûlais pas et ne vais pas aller brûler les églises. »

    Moi je ne les brûle pas, mais il faut les brûler…

    En février, un incendie avait visé un bâtiment de l’Eglise grecque-orthodoxe de Jérusalem. En juin, l’église de la Multiplication des pains, en Galilée, a été incendiée. Les coupables courent toujours, puisque l'incendie d'une église n'est pas un attentat. Jurisprudence Maïmonide... Le mois dernier, des membres du mouvement Lehava ont été condamnés pour l’incendie d’une école judéo-arabe, mais un rapport interne des services de sécurité israéliens vient de conclure qu’il n’existait pas de preuves suffisantes pour déclarer cette organisation illégale...

  • A al-Qaryatayn, Syrie

    Plutôt que de répercuter à mon tour les « informations » que l’on trouve partout, du Syrien de Londres qui se fait appeler « Observatoire syrien des droits de l’homme » (même s’il a souvent de véritables informations), voici une traduction de la lettre envoyée hier par l’évêque syriaque orthodoxe de Homs et Hama sur la situation à al-Qaryatayn et dans la région (qui est un désert avec des oasis) :

     

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    photo.jpgChers sœurs et frères de l’Eglise et des organisations humanitaires,

    Salut et paix au nom de Jésus-Christ.

    Le 22 mai 2015 le père Jacques Mourad, le prêtre de l’église Saint-Elie d’al-Qaryatayn, était kidnappé, et après cet incident des familles chrétiennes vivant là ont pris peur et ont commencé à partir pour aller vivre dans des secteurs plus sûrs comme Fairouzah, Zaidal, Saddad, et Homs.

    Le 4 août 2015 l’Etat islamique a attaqué le village d’al-Qaryatayn et en a pris le contrôle après avoir tué des membres de l’Armée arabe syrienne. L’Etat islamique a également tenu captives toutes les familles et a commencé des négociations pour en libérer certaines. Quelque 200 familles ont été relâchées, et 100 autres sont toujours détenues dans les maisons des groupes terroristes. Nous avons reçu ces familles déplacées au siège de notre archidiocèse et leur avons fourni les biens de première nécessité parce qu’elles étaient parties de chez elles sans rien prendre avec elles, ni vêtements ni biens personnels. Ainsi nous nous occupons de leur fournir des vêtements, un logement, et des médicaments.

    Au même moment une attaque a été lancée sur le village de Hawarin qui se trouve à peu près à 10 km de la ville de Saddad, ce qui a conduit de nombreuses familles à s’enfuir devant le danger, et environ 2.000 personnes sont allées à Saddad, et les prêtres les ont reçues et les conseils ont commencé à leur ouvrir des églises et des salles pour qu’elles y dorment, afin de leur fournir de la nourriture et des soins médicaux et d’hygiène. Beaucoup de familles de Saddad ont pris peur et ont décidé de partir, surtout les femmes et les enfants, mais les hommes sont restés pour protéger les maisons. Tous ces événements sont un lourd fardeau financier pour nous car nous avons fourni le transport des familles, l’eau et la nourriture pour un grand nombre de familles d’al-Qaryatayn, et d’Harawin à Saddad, et d’al-Qaratayn et Saddad vers d’autres villages plus sûrs.

    Nous vous écrivons cette lettre pour vous informer à propos du besoin que nous avons de votre soutien à ces familles afin de leur fournir ce dont elles ont besoin, nous espérons que vous pourrez contacter des donateurs pour une aide financière ou matérielle afin que nous puissions :

    - Evacuer les gens de Saddad et al-Qaryatayn vers des zones sûres.

    - Payer les loyers d’environ 100 familles.

    - Fournir des médicaments.

    - Fournir de la nourriture et des paniers de produits d’hygiène.

    - Fournir du lait et des couches pour les bébés.

    - Fournir des traitements aux blessés.

    - Fournir une aide financière aux familles qui n’ont aucune ressource.

    Prenant en considération que le nombre estimé de gens déplacés de Saddad et al-Qaryatayn et d’environ 1500 familles.

    Merci beaucoup d’avance, et s’il vous plaît priez pour nous ici en Syrie.

    Homs, le 6 août 2015.

    Selwanos Boutros Alnemeh

    Métropolite de Homs et Hama pour l’Eglise syriaque orthodoxe

    *

    Voici une carte de la région de l’ouest de Homs, censée représenter la situation au 5 août, mais elle est malheureusement périmée car la veille l’Etat islamique avait pris al-Qaryatayn (en bas à gauche, avec la flèche qui montre l’offensive) et Hawarin (écrit Hawarini, non loin de là au nord-ouest, et un peu plus loin Saddad écrit Sadad).

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  • Publicité suédoise

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    Une campagne de publicité dans le métro de Stockholm ne passe pas inaperçue, et suscite la colère de toute la classe politico-médiatique “antiraciste” du pays.

    Le texte, qui s’adresse aux étrangers arrivant dans le pays, dit ceci :

    « Nous sommes désolés pour le bordel qu’il y a ici en Suède. Nous avons un sérieux problème de mendicité forcée. Des gangs internationaux profitent du désespoir des gens. Notre gouvernement ne fait pas ce qu’il faudrait. Mais nous le ferons ! Et nous grandissons à une vitesse record. Nous sommes l’opposition et nous promettons un vrai changement. Nous sommes les Démocrates de Suède ! Revenez dans une meilleure Suède en 2016 ! »

    Il y a eu une manifestation antiraciste, au cours de laquelle les banderoles ont été déchirées. Mais elles ont été immédiatement remises en place, car les Démocrates de Suède (qui sont aujourd’hui le troisième parti politique du pays) ont payé l’emplacement pour un temps déterminé et entendent en profiter…

  • Sondage autrichien

    Selon le dernier sondage Gallup réalisé en Autriche, le premier parti est le FPÖ (xénophobe, populiste, etc.), avec 28% d’intentions de vote, suivi des deux partis institutionnels l’ÖVP (24%) et le SPÖ (23%), et des Verts (15%).

  • L’évêque du service propreté urbaine

    Comme on l’a dit hier, Mgr Jacques Behnan Hindo, l’archevêque syro-catholique d’Hassaké, a pu revenir chez lui. Il a découvert une ville à l’abandon, et il a donc décidé de s’occuper lui-même des services défaillants, comme il le raconte à l’agence Fides :

    « Je suis devenu responsable du nettoyage, de l’urgence représentée par les ordures, des désinfections et de tous les services qui sont en relation avec la santé publique. Le conflit expose davantage la population également au risque d’épidémies. Tout devient encore plus compliqué avec la chaleur de l’été. J’ai pris en charge ces besoins parce que je voyais que personne ne le faisait et je coordonne actuellement une équipe de 130 opérateurs – dont près de 100 sont musulmans – qui travaillent dans des quartiers où habitent 400.000 personnes sans demander pour moi aucune récompense. Les gens disent : “L’évêque est presque devenu maire de la ville.” Nous aurions besoin de camions pour la collecte des ordures, mais maintenant nous ne saurions vraiment pas où les trouver ».

    Mgr Hindo explique d’autre part :

    « L’Etat islamique est fils de l’idéologie wahhabite et des ressources financières de l’Arabie saoudite qui veut mettre la main sur tout. La grande partie des sunnites n’a rien à voir avec les hommes du Daesh. Leur masse de manœuvre, par chez nous, est constituée par des tribus qui, jusqu’à une date récente, ne connaissaient pas une seule sourate du coran, des familles avec de nombreux enfants qui maintenant s’enrôlent dans les rangs du Daesh et gagnent de la sorte en quelques semaines seulement des sommes qu’elles n’ont jamais vu au cours de toute leur vie. Il s’agit de gens habitués à s’allier avec ceux qui les paient et les commandent. Si en fin de compte devait prévaloir l’armée d’Assad, ils seront prêts à crier à nouveau Vive Bashar ! »

    La mention de l’argent saoudien qui se déverse est fort intéressante. Il s’agit néanmoins de tribus sunnites, même si elles sont incultes en matière religieuse (d’ailleurs je ne vois pas comment on peut honnêtement être musulman quand on connaît un tant soit peu l’islam), et c’est le même Mgr Hindo qui avait noté que les jihadistes de l’Etat islamique avaient pu conquérir Hassaké grâce au soutien des quartiers sunnites.

  • En Corée du Nord

    J’ai l’impression que personne ne s’intéresse vraiment à la vie démocratique en Corée du Nord. Pourtant il vient d’y avoir dans ce pays d’importantes élections, celles des députés des parlements locaux.

    Or la presse nord-coréenne est unanime : « Tous les participants ont pris part aux élections avec un extraordinaire enthousiasme pour cimenter le pouvoir révolutionnaire à travers l’élection des députés des assemblées locales. »

    Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, on nous informe aussi que tous les députés ont été élus avec 100% des voix, et que la participation aussi enthousiaste que révolutionnaire a été de 99,97%. Car même les vieux et les malades peuvent voter, grâce à des « urnes mobiles ». On ne lésine pas sur les droits des citoyens en Corée du Nord.

    Ce sont exactement les mêmes chiffres que pour l’élection des députés nationaux l’an dernier.

    On peut se demander pourquoi la participation n’est pas de 100%. La réponse est simple : si 100% des Nord-Coréens étaient d’enthousiastes partisans du parti unique, comment ferait-on pour trouver et condamner à mort les méchants déviationnistes corrompus dont il faut sans cesse purger le pays ? Ce sont eux, les 0,03%...

    Vous vous demandez peut-être aussi à quoi servent les assemblées locales. Eh bien elles se réunissent une fois par an pour voter dans l’enthousiasme révolutionnaire le budget local qui a été déterminé par le pouvoir central, et pour élire avec un extraordinaire enthousiasme les chefs locaux qui ont été désignés par le pouvoir central.

  • En Libye

    Trois chrétiens – un Ghanéen, un Nigérian et un Egyptien copte – ont été enlevés en Libye par un groupe jihadiste lié à l’Etat islamique. L’enlèvement remonte au 11 juillet mais la confirmation en a été fournie seulement le 19 par un porte-parole militaire du gouvernement de Tobrouk.

    Le groupe djihadiste a revendiqué l’enlèvement sur les réseaux sociaux, publiant les photographies des documents d’identité des trois personnes, sans fournir d’autres détails.

    Le 19 juillet, quatre Italiens ont été enlevés à Mellitah. Il s’agit de quatre techniciens d’une entreprise italienne travaillant sur les installations pétrolières.

  • Asia Bibi, demain

    Demain 22 juillet, à 9h, trois magistrats de la Cour suprême du Pakistan, à Lahore, commenceront l’examen de la procédure de dernier appel d’Asia Bibi.

    « Sa famille et son avocat ont de grands espoirs qu’elle sera acquittée », annonce l’Express Tribune, le premier quotidien du Pakistan. Un optimisme qui fait peur, car on a déjà entendu les mêmes propos à chaque étape du procès.

    Son avocat Saiful Mulook explique : « Premièrement, la plainte contre Asia a été enregistrée cinq jours après l’incident supposé. Cela jette un doute sérieux sur le récit de la poursuite. Ce retard montre que le plaignant a fabriqué l’histoire avec le soutien d’autres personnes et a impliqué Asia dans une fausse affaire. Deuxièmement, les témoins à charge ne remplissent pas les critères de Tazkiatul Shuhood. Je contesterai leur crédibilité. Troisièmement, le plaignant, Qari Muhammad Salam, a admis lui-même devant le tribunal de première instance qu’il avait consulté d’autres personnes pendant cinq jours pour déterminer si Asia avait commis un blasphème ou non, avant d’aller finalement à la police pour déposer plainte contre elle. » Et il ajoute que chacun de ces points suffit pour acquitter Asia Bibi.

    Hélas, ce que je vois, moi, c’est que l’avocat ne donne aucun argument pour démontrer, à partir des accusations des témoins à charge, qu’il n’y a pas eu de blasphème. Or c’est précisément ce que la « haute cour » de Lahore avait reproché aux avocats précédents. Lesquels s’étaient excusés en disant qu’ils ne pouvaient pas contester directement l’accusation de blasphème sans être eux-mêmes accusés de blasphème…

    En revanche, l’avocat saisit la perche que lui a tendue la « haute cour » de Lahore. En effet, ce sont ces magistrats qui avaient souligné, dans leur jugement, que les tribunaux de la charia doivent suivre la procédure dite Tazkiatul Shuhood : les juges doivent enquêter sur les témoins pour s’assurer de leur crédibilité, en examinant de façon précise leur piété, leur droiture et leur intégrité…

    On n’oubliera pas que l’affaire Asia Bibi a déjà fait deux morts, le ministre catholique Shahbaz Bhatti, et le gouverneur du Pendjab Salman Taseer.

    Les trois magistrats de la Cour suprême qui examineront le cas d'Asia Bibi sont Mian Saqib Nisar, Ijaz Ahmed Chaudhry, et Umar Ata Bandial. Mettez-les dans nos prières pour qu’ils soient inspirés par le vrai Dieu.

  • A Mossoul

     

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    L’église chaldéenne Saint-Joseph de Mossoul a été à son tout transformée en mosquée par l’Etat islamique. Elle a été dépouillée de tous les symboles chrétiens et la coupole a été peinte en noir. Elle serait en service depuis le deuxième vendredi du ramadan. On lui a donné le nom d’Abou Abdoulrahman al-Bidaoui, le chef du conseil militaire de l’Etat islamique tué par les forces irakiennes en juin 2014, la veille de la prise de Mossoul.

  • Jihad au Kivu

    Le 26 juin, les jihadistes de la MDI ont attaqué une position de l’armée congolaise à May-Mohya, village du Nord-Kivu (province chrétienne du Congo chrétien). Il y a eu 16 morts : 5 militaires, 3 civils, et 8 assaillants. Une vingtaine de maisons ont été incendiées, les commerces ont été saccagés.

    Le 9 juillet, les jihadistes de la MDI ont attaqué une position de l’armée congolaise sur la route Mbau-Kamango : 9 militaires et 2 civils ont été tués.

    MDI, c’est « Muslim Defense International ». Sic. C’est le nouveau nom de l’ADF-NALU (« Forces démocratiques alliées – Armée nationale de libération de l’Ouganda »), qui a été fondé en 1995 dans l’est du Congo. Il n’a jamais pu prendre pied en Ouganda mais a commis de multiples crimes au Congo. Il a subi plusieurs défaites militaires, son chef Jamili Mukulu, un chrétien converti à l’islam, a été arrêté en avril en Tanzanie et a été extradé vendredi dernier en Ouganda, mais il veut montrer qu’il existe toujours.

    En mai dernier, l’Assemblée épiscopale provinciale de Bukavu avait dénoncé la menace jihadiste pesant sur la région.

  • L’accord entre un partenaire

    Un « accord inter-libyen » qui doit aboutir à la formation d'un gouvernement d'union nationale et à la tenue d'élections, et qui prévoit les mécanismes de prise de décision pour la transition jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution, a été paraphé samedi sous l’égide de l’ONU.

    Magnifique. « Historique ». Sauf que…

    Sauf que l’ « accord inter-libyen » a été paraphé par… le seul Parlement de Tobrouk, qui est reconnu par la communauté internationale, mais dont l’autorité s’arrête… à Tobrouk.

    Le Parlement de Tripoli (la capitale de la Libye) a refusé de signer. D’ailleurs il n’était même pas présent.

    Les négociations ont eu lieu entre le Parlement de Tobrouk et le Parlement de Tobrouk, sous l’égide de l’ONU…

    Il y a eu quelques autres signataires, dont celui qui est encore à l’heure où j’écris le maire de Tripoli.

    Mais les milices islamistes qui contrôlent l’essentiel du territoire n’ont rien signé.

    « La France se réjouit du paraphe de l’accord inter-libyen », écrit Laurent Fabius dans un communiqué qui, quand même, évite toute emphase.

    C’est « un pas important vers la restauration de la paix et de la stabilité en Libye », écrit Federica Mogherini, la « haute représentante » de l’UE, appelant ceux qui n’ont pas encore signé à le faire…

    Quelle est la différence entre un pigeon, demandait Coluche.

  • En Irak aussi, on enlève les chrétiens

    En l’espace de deux semaines, à Bagdad, quatre chrétiens irakiens ont été enlevés. Deux d’entre eux ont été tués après paiement de la rançon.

    Le corps de Quais Abdul Shaya a été remis à sa famille bien que cette dernière ait payé aux ravisseurs une rançon équivalent à 22.500€. Le même sort a été réservé à Saher Hanna, qui travaillait au ministère de l’Intérieur.

    Un autre chrétien a été libéré par ses ravisseurs après que les membres de sa famille leur ont versé l’équivalent de 45.000€.

    Le Dr. Bashar al-Ghanem Akrawi a retrouvé la liberté grâce à une opération de police effectuée dans son lieu de détention.

    L’escalade du crime visant les chrétiens de la capitale irakienne (qui est courant depuis longtemps en Egypte) est l’un des facteurs contribuant à rendre leur condition très difficile. Le parlementaire chrétien Imad Youkhana Yako a publié le 9 juillet un communiqué de presse – parvenu à l’Agence Fides – pour demander à ses collègues et aux forces de sécurité de prendre leurs responsabilités en ce qui concerne un phénomène qui « fait partie des intimidations subies par la composante chrétienne de la population et contribue à miner l’unité de la société irakienne ».

  • Syrie : le franciscain a été libéré

    Le P. Dhiya Aziz, franciscain et curé de Yacoubieh, en Syrie, qui avait été enlevé le 4 juillet, a été libéré.

    Le Front al-Nosrah a démenti toute implication dans l’enlèvement.

    « Il aurait été enlevé par un autre groupe jihadiste, dit la Custodie de Terre Sainte. Dans cette région il y a pléthore de groupes opérant selon des intérêts variés. »

  • Au Pakistan

    Le gouvernement pakistanais a décidé qu’il était désormais interdit de traduire les « termes sacrés » de l’islam.

    Ainsi est-il interdit de traduire Allah, masjid (mosquée), salat (prière), rassoul (prophète).

    Il en résulte que quiconque utilisera les mots "mosquée" ou "prophète" (en parlant de Mahomet) pourra être accusé de blasphème…

  • Les salauds !

    La Cour Suprême d’Israël a donné son feu vert hier à la construction du mur de séparation avec la Palestine dans la vallée de Cremisan.

    Cette décision est radicalement contraire à la décision prise par la même Cour suprême en avril dernier, quand elle intimait l’ordre aux autorités militaires israéliennes de modifier le tracé du mur dans la vallée.

    Certes, le tracé a été modifié : désormais, les bâtiments des couvents se trouvent du côté palestinien. Mais toutes les terres de la vallée de Cremisan, appartenant à 58 familles palestiniennes, seront du côté… israélien, sans compter que l’horrible mur défigurera complètement ce qui est à la fois le poumon vert de la région de Bethléem et l’un des plus beaux sites de la Terre Sainte.

    « Il est évident – avait déclaré par le passé le maire de Bethléem, Vera Baboun, - que le tracé ne répond à aucun besoin de sécurité et vise seulement à séparer les personnes de leurs terres pour pouvoir les leur confisquer et élargir la zone des colonies israéliennes qui ont déjà occupé dans cette zone la majeure partie des territoires palestiniens ». L’effet de la politique des expropriations israéliennes sera que, « en l’espace de quelques années, toute la zone sera suffoquée par la tenaille du mur et les premiers à s’en aller seront les chrétiens ».

    Le vicaire patriarcal du Patriarcat latin de Jérusalem, Mgr William Shomali, dit lui aussi que les Israéliens n’ont « jamais renoncé à s’approprier de ces terrains de Cremisan pour disposer d’une zone sur laquelle agrandir les colonies israéliennes de Gilo et Har Gilo, construites elles aussi sur des terres soustraites à la ville palestinienne de Beit Jela. Telle était l’intention depuis le début, l’objectif visé et c’est à cela que l’on veut arriver à tout prix ».

    Il pense également que « le changement drastique par rapport à la décision précédente peut constituer une réaction face à la récente reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine de la part du Saint-Siège ».

  • Hongrie

    Le Parlement hongrois a adopté par 151 voix contre 41 une série de lois qui permettent notamment la construction d’une clôture de 4 mètres sur les 175 km de la frontière avec la Serbie, de raccourcir l’examen des demandes d’asile et de limiter les recours.

    (Réflexion subsidiaire: ce vote montre que Viktor Orban a toujours une majorité au Parlement...)

  • « Bâtir pour rester »

    Tel est le nom d’une initiative héroïque (vu les circonstances) lancée par Mgr Jean-Clément Jeanbart, l’archevêque grec melkite catholique d’Alep, en Syrie.

    Extrait de sa lettre du 2 juillet :

    Pour nous Évêques, successeurs des Apôtres et Pasteurs des croyants en Syrie, agir pour la continuation de la présence chrétienne dans le pays est une grande responsabilité et un devoir sacré que nous impose notre appartenance à la lignée des Apôtres, fondateurs de cette Église chérie par le Seigneur. Elle a été bénie par la Grâce de Son Esprit Miséricordieux, dès sa naissance à Jérusalem le jour même de la Pentecôte, où des  milliers de juifs syriens, venus en pèlerinage pour la fête, furent baptisés par Pierre et les Apôtres en personnes. (Actes 2, 41).

    Nous faisons tout ce que nous pouvons pour leur permettre de vivre en ces temps de grande épreuve où l'aide humanitaire est devenue une priorité. Nous nous tenons auprès d'eux pour leur donner courage. Nous essayons de leur donner des raisons de croire en un avenir prometteur dans ce pays, riche dans sa culture, son histoire, son patrimoine et son sol rempli de biens. Pour rendre plus audible notre discours et plus significatif notre soutien matériel, nous avons lancé "Bâtir pour Rester" un mouvement qui a pour but de rassembler un grand nombre de fidèles convaincus  de l'importance de notre présence dans le pays, pour agir avec nous. Ensemble nous voulons communiquer un message positif d'optimisme, qui encourage à la persévérance et ensemble nous voulons projeter un programme d'aide au développement et une action concrète de soutien, à la restructuration des petits commerces et ateliers détériorés, autant qu'à la restauration des maisons endommagées et rendues inhabitables à cause de la guerre.

    Les objectifs du mouvement sont le rassemblement « d'un nombre significatif d'adhérents motivés et disposés à agir » ; l'organisation « d'une campagne d'information et de sensibilisation » ; le lancement de groupes de réflexion pour établir un plan de travail.

    Mais aussi de gérer une caisse d'urgence et un Fond de Solidarité et de « planifier pour le moyen terme des projets significatifs de développement : habitat, institutions éducatives, coopératives et centres socioculturels, cliniques médicales et dispensaires ».

    Mgr Jeanbart précise que deux projets sont déjà en voie de réalisation : d'une part, un centre de formation professionnelle aux métiers du bâtiment car « le domaine de la reconstruction est presque le seul à donner des postes de travail, le temps que l'industrie et les autres commerces soient remis sur pied ». Grâce à la solidarité de donateurs Suisses, ce centre est opérationnel pour cinq formations: menuisier, ferronnier, électricien, plombier et travaux de l'aluminium

    Le second projet est un soutien financier aux artisans et petits négociants, leur allouant « des petits prêts sans intérêts pour les aider à reprendre leur travaux et ne plus dépendre des aumônes et de l'aide sociale ».

    Un troisième projet destiné aux jeunes est en attente de financement. Parmi les autres projets en vue : créer une caisse de secours pour la restauration des maisons endommagées ; s'occuper de la santé des gens nécessiteux grâce à un centre de soins médicaux de première urgence ; créer un centre d'information et de sensibilisation sur l'appartenance chrétienne et patriotique.

    Ce centre, qui se servira des mass media et des moyens de communications, aura pour but « d'informer les fidèles en Syrie de la vie et de l'action missionnaire extraordinaire menée par l’Église de Jésus Christ, hier et aujourd'hui dans le monde » et de « mettre en évidence les possibilités innombrables dont disposent nos communautés chrétiennes locales et qui sont autant de raisons d'espérer et de croire à un avenir meilleur ».

  • Syrie : un franciscain enlevé

    Samedi, des hommes armés ont emmené le P. Dhiya Aziz, franciscain, curé de Yacoubieh, en Syrie, « pour un bref entretien avec l’émir du lieu », selon la Custodie de Terre Sainte. Mais depuis lors on n’a plus aucune nouvelle de lui.

    Yacoubieh se trouve dans une région contrôlée par le Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda.

    Né à Mossoul, ayant fait son noviciat au couvent Saint-Jean du Désert de Aïn Karem, il a passé sept ans en Egypte avant d’aller à Amman en 2010 puis en Syrie à Lattaquié. Et il s’était porté volontaire pour aller à Yacoubieh dans la  province d’Idlib, l’une des zones les plus dangereuses.

    On n’a toujours aucune nouvelle du P. Jacques Mourad, enlevé dans des circonstances similaires fin mai.

  • Gaza et l’Etat islamique

    Dans une vidéo de 16 minutes, l’Etat islamique dénonce les « tyrans du Hamas » à Gaza et annonce que ses soldats vont arriver pour instaurer un véritable ordre islamique :

    Huit ans qu’ils contrôlent le territoire et ils n’ont pas encore mis en application un seul enseignement islamique… Nous déracinerons l’Etat des juifs, et vous, et le Fatah, et tous les laïques ne sont rien, et vous serez submergés par nos montantes multitudes. La règle de la charia sera appliquée à Gaza, malgré vous. Nous jurons que ce qui arrive au Levant aujourd’hui, et en particulier au camp de Yarmouk [camp palestinien pris par l’Etat islamique près de Damas] arrivera à Gaza… Le but du jihad n’est pas de libérer des terres… mais le jihad, tel qu’il est défini par Dieu, c’est se battre pour la loi de Dieu, et l’appliquer… La voie de la libération de la Palestine passe par l’Irak et nous nous rapprochons, jour après jour… tandis que le Hamas s’éloigne de ce but.

  • La connerie américaine

    Depuis l’attaque de l’église de Charleston par un jeune détraqué qui y a tué 9 noirs, la chasse aux drapeaux sudistes a été lancée aux Etats-Unis. Sous la direction du président en personne, Barack Obama, qui a appelé les Américains à en finir avec « les symboles de l'oppression et du racisme »…

    La chaîne Walmart a aussitôt décidé qu’on ne trouverait plus de drapeaux confédérés dans ses magasins. Elle a ainsi refusé de confectionner un gâteau avec un drapeau sudiste sur lequel était inscrit : « C’est notre héritage, pas de la haine ».

    Mais la même chaîne a confectionné, sans le moindre problème, un gâteau avec le drapeau jihadiste qui est celui d’al-Qaïda et de l’Etat islamique.

    La preuve en vidéo chez Fdesouche.

  • Les avocats pakistanais

    Le chrétien Humayun Faisal, handicapé mental accusé de blasphème à Lahore, restera en prison, parce que ses nouveaux avocats ont retiré la demande de liberté sous caution déposée le 27 juin par ses précédents avocats.

    Selon l’ONG LEAD, il existe des avocats qui « interviennent dans des cas où les chrétiens sont accusés de blasphème ou d’autres crimes et, au lieu d’obtenir justice, n’œuvrent pas dans l’intérêt des inculpés, leurs clients, mais pour d’autres buts, faisant de facto obstacle à la justice ».

    Humayun Faisal avait fait l’objet d’une plainte le 24 mai dernier et, suite à l’accusation, une foule de musulmans, à l’instigation d’un imam, avait tenté de prendre d’assaut le quartier de Sanda, à Lahore, un faubourg entièrement chrétien. Un massacre avait été évité seulement grâce à une intervention rapide de la police.

  • Pakistan : religieuses non gratae

    Trois religieuses missionnaires philippines de la Congrégation des Religieuses de la Vierge Marie vont devoir quitter le Pakistan. La Haute Cour d’Islamabad a en effet confirmé la décision du ministère de l’Intérieur refusant aux religieuses la prorogation de leur visa de séjour dans le pays.

    En juin dernier, le ministère de l’Intérieur avait rejeté leur demande de prorogation de visa. Au motif qu’elles auraient « changé de travail ». Alors qu’elles étaient toujours enseignantes dans le même établissement scolaire d’Islamabad, fondé par leur congrégation.

    L’évêque avait fait appel. Mais la Haute Cour a confirmé le rejet. Au motif, cette fois, qu’il y aurait eu des plaintes de parents d’élèves…

    Cela dit l’établissement (3.300 élèves) continuera de fonctionner, car son corps enseignant est désormais presque entièrement pakistanais.

  • Le tract de Jérusalem

    Pour la deuxième fois en une semaine, un tract signé « Emirat de Jérusalem » a été distribué dans la Ville Sainte. Il réitère les menaces d’expulsion de tous les chrétiens de Jérusalem d’ici la fin du ramadan.

    Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a souligné que les tracts ont été trouvés « dans des zones contrôlées par Israël ». Et il a évoqué l’étrange affaire des jihadistes d’al-Nosra blessés en Syrie et soignés dans des structures sanitaires israéliennes : « Lorsque nous savons que des membres de ce groupe sont soignés en Israël, comment cette situation doit-elle être interprétée ? »

    Le gouvernement palestinien, dans une déclaration officielle, a qualifié de « douteux » le contenu de ce tract « qui tente d’endommager l’unité du peuple et de fomenter le conflit dans la Ville Sainte ».