Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Dans le monde

  • La connerie américaine

    Depuis l’attaque de l’église de Charleston par un jeune détraqué qui y a tué 9 noirs, la chasse aux drapeaux sudistes a été lancée aux Etats-Unis. Sous la direction du président en personne, Barack Obama, qui a appelé les Américains à en finir avec « les symboles de l'oppression et du racisme »…

    La chaîne Walmart a aussitôt décidé qu’on ne trouverait plus de drapeaux confédérés dans ses magasins. Elle a ainsi refusé de confectionner un gâteau avec un drapeau sudiste sur lequel était inscrit : « C’est notre héritage, pas de la haine ».

    Mais la même chaîne a confectionné, sans le moindre problème, un gâteau avec le drapeau jihadiste qui est celui d’al-Qaïda et de l’Etat islamique.

    La preuve en vidéo chez Fdesouche.

  • Les avocats pakistanais

    Le chrétien Humayun Faisal, handicapé mental accusé de blasphème à Lahore, restera en prison, parce que ses nouveaux avocats ont retiré la demande de liberté sous caution déposée le 27 juin par ses précédents avocats.

    Selon l’ONG LEAD, il existe des avocats qui « interviennent dans des cas où les chrétiens sont accusés de blasphème ou d’autres crimes et, au lieu d’obtenir justice, n’œuvrent pas dans l’intérêt des inculpés, leurs clients, mais pour d’autres buts, faisant de facto obstacle à la justice ».

    Humayun Faisal avait fait l’objet d’une plainte le 24 mai dernier et, suite à l’accusation, une foule de musulmans, à l’instigation d’un imam, avait tenté de prendre d’assaut le quartier de Sanda, à Lahore, un faubourg entièrement chrétien. Un massacre avait été évité seulement grâce à une intervention rapide de la police.

  • Pakistan : religieuses non gratae

    Trois religieuses missionnaires philippines de la Congrégation des Religieuses de la Vierge Marie vont devoir quitter le Pakistan. La Haute Cour d’Islamabad a en effet confirmé la décision du ministère de l’Intérieur refusant aux religieuses la prorogation de leur visa de séjour dans le pays.

    En juin dernier, le ministère de l’Intérieur avait rejeté leur demande de prorogation de visa. Au motif qu’elles auraient « changé de travail ». Alors qu’elles étaient toujours enseignantes dans le même établissement scolaire d’Islamabad, fondé par leur congrégation.

    L’évêque avait fait appel. Mais la Haute Cour a confirmé le rejet. Au motif, cette fois, qu’il y aurait eu des plaintes de parents d’élèves…

    Cela dit l’établissement (3.300 élèves) continuera de fonctionner, car son corps enseignant est désormais presque entièrement pakistanais.

  • Le tract de Jérusalem

    Pour la deuxième fois en une semaine, un tract signé « Emirat de Jérusalem » a été distribué dans la Ville Sainte. Il réitère les menaces d’expulsion de tous les chrétiens de Jérusalem d’ici la fin du ramadan.

    Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a souligné que les tracts ont été trouvés « dans des zones contrôlées par Israël ». Et il a évoqué l’étrange affaire des jihadistes d’al-Nosra blessés en Syrie et soignés dans des structures sanitaires israéliennes : « Lorsque nous savons que des membres de ce groupe sont soignés en Israël, comment cette situation doit-elle être interprétée ? »

    Le gouvernement palestinien, dans une déclaration officielle, a qualifié de « douteux » le contenu de ce tract « qui tente d’endommager l’unité du peuple et de fomenter le conflit dans la Ville Sainte ».

  • La Cour suprême de la culture de mort

    La Cour suprême des Etats-Unis, par cinq voix contre quatre, a « suspendu » hier la loi du Texas qui restreint fortement les avortements.

    Cette loi avait été évidemment contestée en justice, au cours d’un long périple qui était allé… jusqu’à la Cour suprême. En novembre 2013, le juge Antonin Scalia de la Cour suprême avait rejeté la demande de surseoir à l’application de la loi, suite à l’arrêt de la cour d’appel qui annulait le jugement invalidant une bonne partie de la loi…

    La loi était revenue devant une cour d’appel, qui avait décidé que si l’objectif réel de la loi n’était pas en effet la « sécurité », mais de rendre plus difficile l’accès à l’avortement, cela n’était pas anticonstitutionnel.

    Mais ce n’était pas fini. Les avortoirs du Texas ont à leur tour saisi la Cour suprême, et celle-ci vient donc de décider de suspendre la loi, permettant ainsi aux avortoirs qui ne respectent pas la loi de continuer à tuer… jusqu’à ce qu’elle prenne la fameuse décision qu’elle doit prendre sur l’avortement en 2016, et qui n’ira certainement pas dans le bon sens…

  • La situation à Hassaké

    Témoignage à l’agence Fides de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi, qui a fui la ville avec ses fidèles et se trouve lui aussi réfugié à Qamishli :

    L’armée gouvernementale regagne momentanément du terrain, avec beaucoup de difficultés, vu que l’on combat en milieu urbain. D’autre part, les milices kurdes présentes sur zone n’ont répondu aux incursions du prétendu Etat islamique que lorsque les jihadistes ont tenté d’attaquer les quartiers kurdes, concentrés dans la partie est de la ville. Jusqu’à ce moment-là, elles n’avaient pas fourni de soutien à l’armée. Il faut également ajouter qu’une partie de la population locale s’est rangée aux côtés des miliciens du prétendu Etat islamique lorsque ceux-ci sont arrivés dans le quartier sud-est d’al-Nachwa. De là, ils ont fait sortir les femmes et les enfants mais les jeunes gens et les adultes sont restés et ont pris fait et cause pour le prétendu Etat islamique. Et maintenant, ce grand quartier est au centre des affrontements les plus violents entre les forces gouvernementales et celles du prétendu Etat islamique.

  • Hassaké

    La ville de Hassaké a été bombardée dans la nuit du 24 au 25 juin par l’Etat islamique. Des centaines de familles ont fui. « Seulement parmi les fidèles chaldéens, au moins 60 familles se sont déplacées à Qamishli avec leur Curé, le Père Nidal, alors que 10 autres familles ont rejoint la Paroisse d’al-Malikiyah et tous attendent maintenant de comprendre comment évolueront les choses sur le terrain », déclare à Fides Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep des Chaldéens et président de Caritas Syrie. La ville est surtout asssyrienne.

    Hassaké avait déjà fait l’objet d’attaques des jihadistes au cours de ces dernières semaines, attaques qui avaient été repoussées par l’armée syrienne et les miliciens kurdes. Maintenant, Mgr Audo lui-même voit dans la dernière offensive une tentative de mettre la pression sur les milices kurdes qui, ces derniers jours, semblaient gagner du terrain dans la province de Raqqa, la place forte de l’Etat islamique en Syrie.

    Si nous avions encore un peu d’honneur, l’armée française serait à Hassaké, une ville qui a été construite… par l’armée française, du temps, pas si lointain, où la France, et même la République française, défendait encore les chrétiens d’Orient.

  • Au Pakistan

    Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Nisar Chaudhry, a demandé aux gouvernements des provinces de mener une enquête sur la sécurité des minorités et de préparer un « plan de sécurité » au profit des communautés non musulmanes, notamment des lieux de culte.

    C’est un progrès, commente une ONG contactée par l’agence Fides, mais « il faut urgemment lutter contre la mentalité extrémiste et contre la haine croissante envers les chrétiens et les autres minorités religieuses qui vivent au Pakistan », et aussi d’intervenir « sur la législation discriminant les minorités », notamment les lois sur le blasphème.

  • Danemark : percée "populiste"

    Le parti social-démocrate au pouvoir est arrivé premier aux législatives avec 26,3% des voix, mais il se retrouve minoritaire face à la coalition de droite. Le parti de droite « traditionnel », Venstre, a lui-même été dépassé par le Parti du Peuple danois, qui grimpe de près de 9 points à 21,1% et obtient 37 sièges, ce qui en fait le deuxième parti représenté au Parlement.

    Ce résultat était plus ou moins attendu depuis que le Parti du Peuple danois était arrivé premier aux européennes.

  • Hindous radicaux

    Le Hindu Janajagruti Samiti (HJS), comité pour la renaissance hindoue, a tenu sa 4e « convention hindoue de toute l’Inde » du 11 au 17 juin.

    Dans une « résolution officielle », la convention demande l’interdiction des écoles chrétiennes dans tout le pays.

    Le HJS est un groupe extrémiste, mais il est lié au RSS (Rashtriya Swayamsevak Sangh) qui est la plus grande ONG du monde (entre 5 et 6 millions de membres), à peine moins fanatique, et qui soutient l’actuel Premier ministre, Narendra Modi, membre du principal parti hindouiste nationaliste.

  • Une église victime d'un incendie en Israël

    Deux pièces des locaux entourant l'église catholique de Tabgha, à 3 km de Capharnaüm, ont été ravagées par un incendie criminel la nuit dernière.

    Cette église, haut lieu de Galilée, est connue comme l’église « du miracle de la multiplication des pains et des poissons », car elle est construite sur le lieu supposé de l’un de ces miracles.

    Un moine bénédictin et un jeune bénévole ont été gravement intoxiqué par la fumée et ont dû être hospitalisés d’urgence.

    Sur les murs ont été retrouvées des inscriptions en hébreu : le passage d’une prière récitée trois fois par jour par les juifs pratiquants, dans laquelle il est demandé à Dieu d’anéantir les idoles et les païens (dixit Fides).

  • Les Kurdes prennent Tal Abyad

    Les bonnes nouvelles étant très rares dans l’actualité des pays sous occupation de l’Etat islamique, on ne boudera pas celle qui nous annonce la prise par les forces kurdes de la ville syrienne de Tal Abyad, Prise hautement stratégique puisque c’est la ville qui reliait Rakka, fief de l’Etat islamique, à la Turquie, pour le trafic d’armes et de pétrole. En revanche, pour les pechmergas, la prise de Tal Abyad assure la liaison entre les secteurs qu’ils contrôlent dans la province de Hassaké et la ville de Kobané.

    Mais cette avancée kurde, près de la frontière, n’est pas du tout du goût du gouvernement turc. Car les pechmergas sont ceux du « parti de l’union démocratique », qui contrôle l’essentiel des territoires kurdes de Syrie avec l’accord tacite de Damas (qui n’a guère le choix). Or ce parti est l’émanation syrienne du PKK. Ainsi dans la ville frontière de Kamechliyé, où cohabitent tant bien que mal les représentants de Bachar al-Assad et les autorités kurdes, on peut voir d’un côté de grandes photos du président syrien, et de l’autre de grandes photos d’Abdullah Öcalan, le chef kurde (de Turquie) emprisonné en Turquie sur l’île d’Imrali.

    D’autre part, comme on l’a encore vu avec l’exode qui a suivi la prise de Tal Abyad, les civils kurdes fuient presque autant la dictature du « parti de l’union démocratique » que l’Etat islamique…

  • Au Pakistan

    On sait que la loi sur le blasphème est souvent utilisée par les musulmans pour mettre la main sur des terres ou des bâtiments appartenant à des chrétiens.

    En général on accuse le propriétaire d’avoir insulté le prophète de l’islam ou d’avoir brûlé des papiers contenant des versets du Coran. Et le propriétaire se retrouve pour longtemps en prison, et n’a d’autre choix que de vendre son bien (à bas prix) puisque même s’il est innocenté il ne peut retourner chez lui : il sera un « blasphémateur » jusqu’à sa mort : jusqu’à ce qu’un musulman vertueux le tue.

    Mais à Karachi il semble qu’on passe à la vitesse supérieure… Des spéculateurs ont jeté leur dévolu sur l’église d’une communauté protestante intitulée « Eglise de Jérusalem ». Et depuis un mois les membres de cette communauté reçoivent des lettres de menace afin qu’ils renoncent à la propriété de l’église, sous peine de fausses accusations de blasphème. Sic.

  • Par tous les moyens

    Le patriarcat latin de Jérusalem dénonce la façon dont un important complexe appartenant à l’Eglise presbytérienne en territoire palestinien (huit édifices sur 4 hectares) est passé sous propriété juive.

    Selon ce qu’indiquait ces jours derniers la presse locale, les travaux de restructuration, qui ont débuté il y a deux mois, permettront bientôt d’installer dans le complexe immobilier les vingt premières familles de colons juifs. La structure comprend huit édifices répartis sur une surface de près de 4 ha et occupe une position stratégique pour les plans d’expansion des colonies juives dans une zone parsemée de villages palestiniens (entre Bethléem et Hébron).

    Les presbytériens ont vendu le domaine en 2007 à une société « suédoise » qui a subitement disparu après l’avoir revendu à l’American Friends of the Everest Foundation, organisme financé par le milliardaire américain Irving Moskowitz, activement engagée dans l’acquisition, à n’importe quel prix, de propriétés immobilières palestiniennes dans la zone est de Jérusalem. Il y a trois ans, le domaine a été « revendu » au militant d’extrême droite Aryeh King, l’« agent immobilier de la colonisation » (Israel Land Fund), qui avait commencé sa carrière comme agent de sécurité de… Irving Moskowitz.

  • Pakistan : un catholique pendu

    aftab-1.jpgAftab Bahadur Masih, un catholique de 36 ans, a été pendu hier matin, en application d’un jugement de 1992, malgré les appels des autorités catholiques et des organismes de défense des droits de l’homme.

    En 1992, alors qu’il avait 15 ans, Aftab Bahadur Masih avait été arrêté, soupçonné d’un triple homicide, sur un homme et ses deux fils. Il était apprenti d’un plombier, Ghulam Mustafa, qui fut arrêté le lendemain. Le plombier était impliqué dans le triple meurtre, et il fut torturé pour y impliquer le chrétien comme principal coupable.

    L’année dernière, le gouvernement pakistanais a suspendu son moratoire sur la peine de mort, afin de pouvoir condamner à mort les terroristes.

    Ghulam Mustafa a alors consenti à témoigner sous serment qu’il avait menti et que Aftab Bahadur Masih n’était en rien coupable du triple meurtre.

    Mgr Joseph Coutts, évêque de Karachi et président de la conférence épiscopale, a écrit au président du Pakistan pour que soit suspendue l’exécution le temps d’une nouvelle enquête. En vain.

    Ghulam Mustafa devait être lui aussi pendu hier. Mais il ne l’a pas été. Parce que, au dernier moment, la famille des victimes lui a « pardonné ». Et que le pardon islamique prime le droit pénal.

    Les anglophones pourront lire sur Asianews l’émouvante lettre que Aftab Bahadur Masih a écrite après avoir reçu l’avis de son exécution.

    Au Pakistan, ce n’est qu’une exécution parmi beaucoup d’autres, et celle d’un chrétien innocent n’émeut personne. Il y a eu 147 exécutions capitales depuis le début de l’année au Pakistan, ce qui est un record mondial haut la main, l’Arabie saoudite n’en étant encore qu’à 90.

    Ci-dessous une des nombreuses peintures réalisées par Aftab Bahadur Masih pendant sa longue incarcération.

    BN-IV247_iaftab_G_20150609110539-1.jpg

  • Etranges menaces contre un cardinal

    Le cardinal Telesphore Toppo, archevêque de Ranchi, dans le centre de l’Inde, a reçu une lettre lui donnant 15 jours pour verser 50 millions de roupies (700.000 €), sous menace de mort.

    « Vous vous êtes fait de l’argent à répandre la religion, c’est pourquoi vous devez en donner une part à l’organisation. » L’organisation est le Front de libération du peuple de l’Inde, scission du parti communiste de l’Inde (maoïste). Et la lettre est nommément signée par Raj Kujur, « commandant de la région Bengali de Jharkhand ».

    Le cardinal fait remarquer que la demande est quelque peu paradoxale, puisqu’on accuse aussi faussement qu’habituellement les chrétiens de donner de l’argent aux hindous pour les convertir « de force ».

    « la police s’occupe de la situation, nous continuons notre apostolat de manière désintéressée, en particulier auprès des pauvres et des marginalisés, nos populations tribales et Dalits », dit le cardinal qui est lui-même d’origine tribale et qui ne se montre pas inquiet. Mais la police a décidé de lui fournir une protection rapprochée.

  • Pakistan : encore un chrétien accusé de “blasphème”

    Yaqoob Bashir, chrétien pakistanais, a été inculpé de blasphème pour avoir brûlé les pages d’un livret comprenant des versets du coran dans la zone de Mirpur Khas, province du Sindh (sud du Pakistan). L’accusation vient d’un chef musulman local, Talib Hussain, qui affirme avoir récupéré le livret brûlé dans les ordures. Yaqoob Bashir, inculpé sur la base de l’article 295b du Code pénal (outrage au coran) a été emmené dans une localité inconnue par crainte de rétorsions ou d’une exécution sommaire.

    Ainsi que cela a été indiqué à Fides par des avocats locaux, la mère de Yaqoob Bashir, Kausar Bibi, a déclaré que son fils était innocent et que, même si les faits étaient vérifiés, il s’agirait d’un accident ou d’un acte commis sans aucun caractère volontaire. Les familles chrétiennes du district ont désormais peur et craignent une violence de masse. Récemment, un autre cas de blasphème avait concerné Humayun Masih. Après qu’il ait été accusé, une foule de musulmans avait attaqué le quartier chrétien de Sanda à Lahore, où seule l’intervention rapide de la police a évité un massacre.

    (Fides)

  • Au Luxembourg

    Le Luxembourg se vautre dans toutes les dérives de la culture de mort, mais semble garder un réflexe national. Son nouveau Premier ministre libéral Xavier Bettel (homosexuel « marié », évidemment) voulait donner le droit de vote aux étrangers aux législatives. Il y a eu 78% de non. Le référendum portait aussi sur l’abaissement à 16 ans de l’âge du droit de vote, et sur la limitation des mandats de ministres à 10 ans consécutifs. Les Luxembourgeois ont dit également non à ces deux propositions (respectivement près de 81% et 70%).

    C’est une triple claque pour le dirigeant de la « grande coalition » qui à la surprise générale a dégommé Jean-Claude Juncker dont le parti soi-disant chrétien avait à nouveau gagné les élections.

  • A Mossoul

    index.jpg

    L’Etat islamique a annoncé à Mossoul l’imminente ouverture de la « mosquée des moudjahiddine ». Il s’agit de l’église syro-orthodoxe Saint-Ephrem, qui est l’une des plus grandes de la ville, et dont la croix sur le dôme a été enlevée il y a près d’un an.

    20140714201550.jpg

  • Chrétiens enlevés en Libye

    La Commission internationale de Stockholm pour les réfugiés érythréens fait état de l’enlèvement de 86 Erythréens chrétiens par les jihadistes de l’Etat islamique en fin de semaine dernière. Ces chrétiens étaient dans un convoi qui a été arrêté sur la route de Tripoli. Les jihadistes ont laissé partir les musulmans et ont emmené les chrétiens.

    Selon un rapport de l’ONU publié ce jour, 5.000 Erythréens fuient leur pays chaque mois et sont aujourd’hui la deuxième population, après les Syriens, à tenter de traverser la Méditerranée.

  • L’Etat islamique d’Afrique de l’Ouest

    Boko Haram a voulu montrer qu’il pouvait encore frapper au Nigeria : mardi, un commando a tenté une incursion à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno. Le commando a été arrêté à la suite d’une fusillade avec l’armée, mais ensuite un kamikaze s’est fait exploser au marché à bestiaux. Il y a eu au moins 13 morts.

    Le même jour, Boko Haram a diffusé une vidéo minimisant ses pertes et annonçant que le groupe s’appelait désormais « Etat islamique d’Afrique de l’Ouest ».

  • Non grata

    Le gouvernement russe a publié une liste de 89 ressortissants européens désormais interdits d’entrée sur le territoire russe. Dont quatre Français : Bernard-Henri Levy, Daniel Cohn-Bendit (qui vient tout juste d’obtenir la nationalité française…), Bruno Le Roux (président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale), et l’inconnu Henri Malosse, président du Comité économique et social européen.

    Ne boudons pas notre plaisir. Encore accru par le fait que BHL a été de nouveau entarté samedi (même si c’est pour une mauvaise raison).

    La réaction de l’Union européenne est pathétique : c’est une mesure « totalement arbitraire et injustifiée ». Parce que la liste noire des 150 noms dressés par l’UE serait raisonnée et justifiée ? Ou bien parce que les Russes n’ont pas le doit de faire la même chose que nous ?

  • « Ukraine »

    Déjà, en constituant son gouvernement, en décembre dernier, Petro Porochenko avait nommé un ministre américain (aux Finances, et venant directement du Département d’Etat), un ministre lituanien (de l’Economie) et un ministre géorgien (de la Santé, comme il l’avait été en Géorgie), tous trois munis de la nationalité ukrainienne juste avant leur nomination.

    Samedi, c’est carrément l’ancien président géorgien Mikheil Saakachvili qui a été nommé… gouverneur de la région d’Odessa. En fait, en décembre, Saakachvili avait été pressenti pour devenir vice-Premier ministre, mais il avait décliné l’offre, dit-on, pour ne pas perdre la nationalité géorgienne…

    C’est quand même inquiétant, un pays où il faut aller chercher à l’étranger des ministres, et même des gouverneurs de provinces… Et ce n’est pas sympa pour les Ukrainiens, jugés inaptes à remplir ces fonctions…

  • Le droit de tuer avant la viabilité

    Aux Etats-Unis, une Cour d’appel fédérale a invalidé hier la loi qui interdit, dans l’Etat de l’Arkansas, l’avortement après 12 semaines de grossesse, confirmant la décision d’un tribunal qui l’avait déjà bloquée l’année dernière avant son application. Pour la Cour d’appel, « en interdisant les avortements après la 12e semaine de grossesse, la loi interdit aux femmes de prendre l’ultime décision, mettre fin à une grossesse avant la viabilité du fœtus ».

    Parce que tuer son enfant quand le fœtus est viable, c’est légal mais ce n’est pas très bien. Il vaut mieux le tuer juste avant qu’il soit viable. Et ce qui est pratique pour les barbares est que personne ne peut définir le seuil de viabilité.

  • En Ecosse

    Les députés écossais ont rejeté par 82 voix contre 36, hier, la proposition de loi en faveur du suicide assisté, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis un an. On faisait pleurer dans les chaumières en soulignant que c’était une proposition du député Margo MacDonald, morte de la maladie de Parkinson… Et certains prenaient leurs désirs pour des réalités. Ainsi peut-on lire sur la fiche Wikipedia concernant la législation sur le suicide assisté par pays : « Le parlement écossais se prépare à adopter un texte en ce sens en 2015. »

    Le ministre de la Santé avait manifesté l’opposition du gouvernement : « Le gouvernement estime que la loi actuelle est claire et qu'il n'est pas du ressort de la loi d'aider quelqu'un à se suicider. Le gouvernement n'a pas l'intention de changer la législation actuelle. »

  • En Chine

    Depuis le 7 mai on est sans nouvelles du P. Liu Hongeng, vice-recteur du sanctuaire de Notre Dame Reine de Chine à Baoding. Sans doute les autorités l’ont-elles arrêté pour décourager les 500.000 catholiques du diocèse d’aller aux pèlerinages du mois de mai à ce sanctuaire tenu par des prêtres « clandestins ».

    Le P. Liu avait déjà été arrêté le 27 décembre 2006, avec huit autres prêtres « clandestins » pour le contraindre à intégrer l’Eglise officielle. Il a toujours refusé. Il a été détenu sans jugement pendant plus de sept ans et a été libéré en août dernier.

    Dans ce même diocèse, le 22 mai, les forces de l’ordre sont allées détruire, à Anzhuang, un autel édifié dans une cour par les fidèles et dédié au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur immaculé de Marie. Deux femmes ont été blessées. L’évêque en titre de Baoding, Mgr James Su Zhimin, est détenu depuis 1997. Son coadjuteur, Mgr Francis An Shuxin, a passé dix ans en prison et a fini par accepter de rejoindre l’Eglise officielle. Contacté par téléphone à propos de la destruction de l’autel, Mgr An a répondu : « Ce sont des catholiques clandestins et ils n’acceptent pas mon autorité. Je ne pense pas que je puisse les aider. »

    D’autre part, Mgr Julius Jia Zhiguo, évêque « clandestin » de Zhengding, a été interpellé le 12 mai. Il a été libéré le 24. On ne compte plus les arrestations de cet évêque de 80 ans qui a toujours résisté. En avril il avait procédé à des ordinations, et sans doute s’agissait-il aussi de l’empêcher de paraître à des pèlerinages mariaux.

    (Asianews, Eglises d’Asie)

  • Les écoles chrétiennes manifestent… en Israël

    Les écoles chrétiennes d’Israël ont organisé une manifestation sans précédent ce matin à Jérusalem, devant le ministère de l’Education, pour protester contre les politiques discriminatoires dont elles sont victimes. Il y avait près de 700 personnes, dont les deux vicaires patriarcaux pour Israël du patriarcat latin de Jérusalem NN.SS. William Shomali et Giacinto Boulos Marcuzzo. « Il s’agit d’une manifestation pacifique et respectueuse, pour dire que nous voulons être traités comme les autres, tant du point de vue économique que de celui de la liberté d’éducation » indique à l’Agence Fides le Père Abdel Masih Fahim, directeur du Bureau des écoles chrétiennes.

    Les écoles chrétiennes en Israël sont fréquentées par 30.000 élèves dont une moitié de chrétiens. La majeure partie d’entre elles existaient avant la constitution de l’Etat d’Israël, et elles obtiennent d’excellents résultats. Mais elles ne sont pas juives…

    Elles appartiennent à la catégorie des écoles « reconnues mais non publiques » et reçoivent un financement partiel de l’Etat. Or, depuis des années, ce financement se réduit : il a été amputé de 45% au cours de ces dix dernières années, ce qui contraint à augmenter la part des familles, qui sont des familles arabes aux revenus souvent inférieurs à ceux des familles juives.

    Un comité nommé du Bureau des écoles chrétiennes a conduit des négociations pendant huit mois avec le ministère et ce dernier a proposé que les écoles chrétiennes deviennent… des écoles publiques. Les écoles chrétiennes ont donc interrompu les négociations.

    En outre, explique le P. Fahim : « On tente d’imposer également dans les écoles primaires chrétiennes un système d’enseignement standard déjà adopté dans les écoles hébraïques et dans les écoles arabes gouvernementales, système qui annihilerait la spécificité de leur approche éducative. Les enseignants eux aussi se trouvent pénalisés par rapport à leurs collègues des autres écoles, en ce qui concerne leurs droits de travailleurs. »

  • Au Pakistan

    Le gouvernement pakistanais va présenter au Parlement un projet de loi destiné à combattre les abus de l’utilisation de la loi anti-blasphème.

    Le projet de loi, préparé par le ministère de l’Intérieur et approuvé par le ministère de la Justice, vise à décourager l’instrumentalisation de la loi, en introduisant des peines sévères pour ceux qui formulent de fausses accusations de blasphème. Le projet de loi viendrait corriger les lacunes procédurales, en introduisant de nouvelles clauses à l’intérieur du protocole à suivre dans les cas de blasphème présumé, dans le but de garantir que personne « ne se fasse justice par lui-même » mais que ce soit les institutions de l’Etat – police et magistrature – qui punissent les coupables. La nouvelle procédure rendrait nécessaire de démontrer la « mens rea » - intention criminelle – se trouvant derrière un acte blasphématoire, condition qui est absente aujourd’hui.

    Le Père Saleh Diego, président de la Commission Justice et Paix et Chancelier de l’Archidiocèse de Karachi, commente pour l’agence Fides :

    « Il s’agit d’un important pas en avant. Nous espérons et suivrons le débat au Parlement. Nous savons que différents partis sont favorables à bloquer les usages abusifs de la loi. Mais les partis extrémistes sont encore très forts. En tant qu’Eglise et en tant que communauté chrétienne au Pakistan, nous demandons depuis des années de mettre en place des mécanismes afin de mettre fin aux abus. Nous avons vu et affronté des cas graves dans le cadre desquels la loi a été manipulée. Il s’agit d’une question de justice, attendu que de nombreux innocents se trouvent en prison. »

    Actuellement, 14 citoyens pakistanais (dont Asia Bibi) se trouvent dans le couloir de la mort et 19 autres purgent des peines de réclusion à perpétuité pour « blasphème ». Il n’y a encore eu aucune exécution, mais 52 personnes accusées de blasphème ont été assassinées.

  • Le Khabour libéré

    Il a fallu des semaines, en fait presque trois mois, de combats acharnés des Kurdes, appuyés par les milices chrétiennes, et surtout par d’incessantes frappes aériennes américaines, pour que l’Etat islamique abandonne la vallée du Khabour.

    Tous les villages assyriens ont été libérés. Comme on pouvait s’y attendre, toutes les églises ont été dévastées ou détruites, les croix cassées, les maisons ont été saccagées quand elles n’ont pas été démolies, et des slogans antichrétiens ont été peints sur les murs.

    Une partie des habitants de Tel Tamar est revenue dans son village, et la cloche de l’église a été remise en place, sonnant pour annoncer la première messe célébrée depuis l’exil forcé. Mais tous ne peuvent pas encore retrouver leurs maisons (et leurs cultures également dévastées). D’autant qu’une partie d’entre eux s’est réfugiée en Irak ou au Liban. Et l’on est toujours sans nouvelles des 230 assyriens qui avaient été enlevés par l’Etat islamique.