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Dans le monde

  • Islam, sanglant islam…

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    « Islam, sanglant islam, condamné par sa propre doctrine. »

    Cette affiche trône le long de l’autoroute A14 près de Saint-Augustin en Floride, et elle fait polémique. Des habitants veulent qu’elles soient enlevée, et, clamant leur dhimmitude, ils ont lancé une pétition qui a recueilli quelque 32.000 signatures dans le monde (dont seulement 4.480 en Floride) au moment où j’écris.

    Une chaîne locale a contacté la firme propriétaire du panneau. Réponse : le panneau a été loué par un particulier et il s’agit de liberté d’expression.

    Les autorités du comté, contactées à leur tour, ont répondu par cette déclaration :

    En réponse à des préoccupations dans la population, le Comté de Saint-Jean a enquêté sur le panneau d'affichage situé sur l’A1A et Seashore Avenue et a conclu qu’il est en conformité avec toutes les réglementations nationales et locales concernant la signalisation. Bien que son message puisse être offensant pour certains membres de la population, il est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis, ce qui exclut que le Comté prenne des mesures.

    Quand même il y a des jours où on aime les Américains…

  • Israël et les chrétiens

    Propos de S.B. Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins, dans son intervention prononcée le 14 avril à Rome à l’Université pontificale de la Sainte Croix, sur la condition actuelle des chrétiens en Terre Sainte :

    C’est la première fois qu’une minorité chrétienne se trouve à vivre au sein d’un Etat juif avec toutes les conséquences liées au fait d’être une minorité. Et il s’agit du premier cas dans l’histoire où une majorité juive dispose d’un Etat. Mais cette majorité continue à se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en réalité une minorité, avec la tentation de vivre comme un Etat théocratique, inspiré par la Bible et non pas comme un Etat laïque.

    Même s’il se proclame Etat laïque et démocratique, il se comporte actuellement en réalité toujours davantage comme un régime militaire confessionnel juif.

    En Israël, l’Eglise se meut sur un terrain en majorité arabo-palestinien, se trouvant confrontée aux musulmans et aux défis du monde juif qui, s’il représente pour partie le monde de nos racines de foi, de l’autre représente politiquement l’occupant, celui qui détient le pouvoir.

  • Sinistre première à Aceh

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    Dans la province indonésienne d’Aceh, une chrétienne de 60 ans a été publiquement fouettée en public (de 30 coups de fouet) pour avoir « vendu de l’alcool ».

    C’est la première fois qu’une telle peine est prononcée et appliquée depuis que la charia (qui a force de loi à Aceh depuis 2005) a été étendue aux non-musulmans l’an dernier pour certaines infractions au Coran.

    On remarque la gourmandise avec laquelle les musulmans filment la scène.

  • Au Pakistan

    Agent immobilier près de Sheikhupura dans le Pendjab, le chrétien Nazir Masih, père de famille handicapé d’un bras, recevait le 5 avril dernier trois acheteurs musulmans d’une parcelle de terre. Les parties s’étaient mises d’accord et il ne restait qu’à verser le solde de 250.000 roupies (2.100 €). Mais les musulmans refusèrent, voulant la propriété du terrain sans avoir à débourser davantage. Le ton monta. Les musulmans partirent furieux. Quelques heures plus tard, ils retrouvèrent Nazir Masih dans un champ et le battirent, puis ils l’égorgèrent et lui lacèrent tout le corps et le visage. Comme ils scandaient Allahou Akbar des gens vinrent voir ce qui se passait. Ils dirent qu’ils avaient « achevé l’infidèle », en lançant leurs couteaux en l’air.

    Un fils de Nazir Masih a porté plainte. On connaît les noms des trois meurtriers. Ils n’ont toujours pas été arrêtés.

  • Au Népal

    Le gouvernement du Népal a décidé de retirer Noël du calendrier des jours fériés.

    La fête de la Nativité avait été reconnue comme jour férié il y a huit ans, lorsque le Népal était devenu officiellement un Etat laïque.

    Le ministre (maoïste) de l’Intérieur, Shakti Basnet, déclare à Asianews que cette décision n’a pas été prise pour blesser les chrétiens mais parce qu’il faut contrôler le nombre croissant de jours fériés.

    Ainsi, le gouvernement du Népal reconnaît désormais 83 jours fériés pour les hindous et quelques autres communautés, aucun pour les chrétiens.

    Le Conseil interreligieux du Népal appuie la pétition chrétienne de demande de rétablissement du jour férié.

    Mais ce n’est pas le seul sujet de préoccupation des chrétiens. Il y a aussi et surtout l’article 156 du nouveau code civil qui interdit les conversions, et qui peut être utilisé pour mettre en prison les prêtres qui font des baptêmes d’adultes.

    Il se trouve qu’entre 2006 et 2001, le nombre de Népalais se disant ouvertement chrétiens au recensement est passé de 4.000 à 10.000. Les chrétiens jouent un rôle important sur le plan économique et dans l’enseignement : il y a une centaine d’écoles chrétiennes, dont une vingtaine sont catholiques.

  • Hirondelle

    Grâce aux opérations militaires syriennes appuyées par la Russie et au cessez le feu actuel, « les chrétiens qui avaient quitté la Syrie pour l’Europe commencent à revenir à Sadad et également dans d’autres villes », déclare Suleiman al Khalil, maire de Sadad, dans la province de Homs.

    Sadad avant le conflit était une ville de quelques 12.000 habitants, en majorité chrétiens assyriens et syro-orthodoxes. Au cours des années de guerre, au moins 1.000 d’entre eux ont fui la Syrie, y compris le métropolite syro-orthodoxe de Homs et Hama. Selon des sources ecclésiastiques locales, en octobre 2013, au cours de la conquête de la ville par le front al-Nosra, des massacres auraient été perpétrés parmi la population civile, confirmés par la découverte d’une fosse commune contenant au moins 30 corps. En novembre dernier, l’Etat islamique » avait, tenté de conquérir la ville en attaquant les barrages de l’armée syrienne.

    Au cours des trois derniers mois, indique Suleiman al Khalil – au moins 100 chrétiens de Sadad ayant fui hors de Syrie sont revenus dans leurs maisons et 200 autres sont attendus prochainement. La ville se trouve à 14 km de la route reliant Damas à Homs et comprend 15 églises.

    (Fides)

  • En Libye

    Les agences de presse nous annoncent triomphalement que « dix villes » de Libye ont annoncé leur soutien au nouveau gouvernement d'union nationale parrainé par l'ONU.

    En fait il s’agit de dix villes de l’ouest de la Libye.

    Plus précisément de villes à l'ouest de... Tripoli.

    C'est-à-dire des deux (vraies) villes situées sur la côte entre Tripoli et la frontière tunisienne.

    Une carte de la Libye permet de prendre la mesure de l’information (alors que l'Etat islamique ne cesse de progresser et contrôle notamment Syrte, qui est aussi "à l'ouest") :

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    Et Jean-Marc Ayrault déclare que la communauté internationale doit se tenir prête à aider le nouveau gouvernement d'union nationale en Libye si celui-ci le demande, y compris militairement... L'union nationale de Tripoli à Zouwarah, mais Tripoli sauf le Parlement, qui ne soutient pas l'union nationale (pas davantage que le Parlement de Tobrouk, jusqu'ici reconnu par la communauté internationale...)...

  • Merci la BBC…

    Je dis la BBC mais cela vaut pour tous les journalistes dits d’investigation qui prétendent lutter pour telle ou telle cause et qui travaillent en fait contre ceux-là même qu’ils disent défendre, car ils ne défendent rien d’autre que leur gloriole personnelle, en allant filmer en caméra cachée, au péril de leur vie, etc.

    En l’occurrence il s’agit donc de journalistes de la BBC qui avaient entrepris de montrer le sort dramatique des chrétiens pakistanais qui fuient en Thaïlande et se retrouvent en prison parce qu’ils n’ont qu’un visa de tourisme et deviennent très vite clandestins, dans une quasi impossibilité d’être régularisés.

    Le résultat du reportage (évidemment illégal) de la BBC, montrant les conditions de détention indignes de ces Pakistanais, a été que le gouvernement thaïlandais a durci de façon drastique les conditions de visite à ces prisonniers. Alors que quasiment n’importe qui pouvait aller leur porter secours, il faut désormais que les visiteurs soient membres d’une ONG ou d’une Eglise dûment enregistrée, et que la demande de visite ait été faite plusieurs jours à l’avance par une lettre de la direction de cette ONG ou de cette Eglise, pour cette visite spécifique : à renouveler chaque fois…

  • Au Pakistan

    Dimanche dernier, quelque 25.000 islamistes manifestaient à Islamabad devant le Parlement pakistanais, pour protester de nouveau contre la condamnation à mort et l’exécution de Mumtaz Qadri, l’assassin du gouverneur du Pendjab Salman Taseer.

    C’était le jour où d’autres islamistes, à Lahore, commettaient un attentat suicide pour tuer des chrétiens, saluant ainsi à leur façon la première fête de Pâques fériée pour les chrétiens au Pakistan. (Le bilan est désormais de 74 morts.)

    Les manifestants d’Islamabad ont poursuivi leur manifestation, clamant qu’ils resteraient là tant que leurs revendications ne seraient pas satisfaites. Quelles revendications? L’engagement par le gouvernement qu’il ne touchera pas aux lois contre le blasphème, et… la pendaison d’Asia Bibi.

    Ils ont mis fin hier à leur sit-in, indiquant que le gouvernement avait accédé à leurs demandes…

    Le ministre de l’Intérieur Chauhdry Nisar Ali Khan a fermement démenti qu’il y ait eu un quelconque accord avec les manifestants.

  • Seselj acquitté

    Contrairement à certains de mes amis, je n’ai jamais eu de sympathie pour Vojislav Seselj, l’ancien vice-président serbe inculpé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

    Mais comme cela ne sera pas crié sur les toits par les médias qui avaient condamné avec le plus grand acharnement cet « ultranationaliste », il me semble honnête de signaler qu’il a été acquitté aujourd’hui, le Tribunal concluant qu’il n’y avait pas de preuves de son éventuelle responsabilité directe dans le « nettoyage ethnique ». Or on ne peut pas dire que cette cour soit complaisante avec les anciens dirigeants serbes…

  • En Malaisie

    La Haute Cour de l’Etat malais de Sarawak a permis à un homme de renoncer à l’islam, sans passer par un tribunal de la charia, et de se voir officiellement reconnaître chrétien par l’état civil.

    Le jugement a quelque chose d’historique, même s’il est, pour l’heure, d’une portée extrêmement limitée.

    Il s’agit d’un homme de 41 ans dont la mère était chrétienne et qui est devenu automatiquement musulman à 10 ans quand sa mère s’est mariée à un musulman. Mais cet homme n’a jamais eu de pratique islamique, et il s’est même fait re-baptiser en 1999 pour bien montrer qu’il était chrétien. Après ce renouvellement de baptême il avait fait une demande de modification d’état civil, pour retrouver officiellement son nom chrétien. L’état civil lui avait répondu qu’il lui fallait d’abord obtenir un certificat du tribunal de la charia indiquant qu’il renonçait à l’islam. Certificat évidemment impossible à obtenir : l’apostasie de l’islam est un délit puni de prison. Et la Cour fédérale de la charia s’était déclarée incompétente.

    Ce qui importe ici est que la Haute Cour de Kuching a fondé son jugement non sur les pratiques ou non-pratiques religieuses du demandeur, mais sur l’article 11 de la Constitution qui reconnaît la liberté de religion bien que l’islam soit « la religion de la Fédération » (article 3). Ce qui, de façon totalement théorique pour le moment, doit logiquement permettre à un musulman connu comme tel de se convertir au christianisme en toute légalité. Mais on n’en est pas là…

    (Les deux Etats malaisiens de l’île de Bornéo, Sarawak et Sabah, de part et d’autre du minuscule et richissime sultanat islamiste de Brunei, ont l’originalité de compter 16 et 17% de chrétiens, surtout des populations tribales.)

  • Colatéral…

    Le gouvernement turc a procédé à « l’expropriation » du centre ville de Diyarbakir, notamment de toute la vieille ville. Cette « procédure d’urgence », dit-il, est « une mesure préventive » qui doit permettre de « sauvegarder le centre historique de Diyarbakir des dévastations causées par le conflit ».

    Quel conflit ?

    Apparemment le conflit kurde.

    On se souvient de la résurrection de la grande église arménienne apostolique de Diyarbakir, grâce à la municipalité kurde, en liaison avec une fondation arménienne. Eglise confiée à l’Eglise arménienne apostolique qui la retrouvait 97 ans après le génocide.

    Eh bien cette église, puisqu’elle est dans la vieille ville, fait partie des quelque 6.000 bâtiments « expropriés ».

    L’église arménienne catholique aussi.

    L’église syriaque également.

    L’église chaldéenne itou.

    Et il n’y a plus aucune messe à Diyarbakir…

  • Au Bangladesh

    La « Haute Cour » de Dhaka a rejeté la pétition demandant que l’islam ne soit plus religion d’Etat du Bangladesh, au motif que les pétitionnaires n’étaient pas constitutionnellement habilités à agir.

    Dans la première Constitution du Bangladesh, en 1971, la religion était absente. C’est sous la dictature militaire, en 1988, qu’un amendement fit l’islam religion d’Etat. Depuis lors des intellectuels et des membres des minorités religieuses tentent, en vain, de revenir à l’état antérieur. La lutte du gouvernement contre l’islamisme et l’émotion occasionnée par divers attentats contre des membres des minorités laissaient entendre que le moment était favorable. Mais la haute Cour de Dhaka en a décidé autrement, dans ce pays où 90% de la population est musulmane et, comme partout, de plus en plus musulmane.

    « C’est une décision qui nous attriste, déclare à Asianews Théophile Nokrek, le secrétaire de la commission épiscopale Justice et Paix. Notre nation est née laïque, mais avec le dictateur Hussain Muhammad Ershad elle a pris un caractère islamique au profit de la politique gouvernementale. Et maintenant, nous, les membres des minorités, sommes les victimes de cette décision. Quand nous aurons le texte du jugement, nous déciderons si nous faisons ou non appel devant la Cour suprême. »

  • En Syrie

    Venant tout juste de reprendre Palmyre, l’armée syrienne, avec l’aide des Russes, du Hezbollah et de milices tribales, lance l’assaut sur al-Qaryatayn, qui a été prise par l’Etat islamique en août dernier.

    Al-Qaryatayn, à une centaine de km de Palmyre, est une petite ville comprenant une importante communauté chrétienne syriaque, qui a été chassée (et en partie kidnappée) par l’Etat islamique.

    Cette oasis est aussi d’une importance stratégique majeure entre le nord de la Syrie et Damas.

  • Pakistan : 72 morts

    Un attentat suicide a fait 72 morts et 350 blessés hier après-midi à Lahore.

    Ainsi les islamistes ont-ils marqué la première fête de Pâques fériée pour les chrétiens en application d’une loi tout récemment votée.

    Le porte-parole de Jamat ul Ahrar (le « parti des défenseurs », dissidence de Tehrik-e-Taliban Pakistan) Ehansullah Ehsan a revendiqué le carnage, déclarant qu’ils « voulaient attaquer des chrétiens célébrant Pâques ».

    La journée étant fériée pour les chrétiens, nombreux étaient ceux du Pendjab qui étaient venus visiter Lahore à l’occasion de Pâques. Le taliban s’est fait exploser à proximité d’un parc où jouaient des enfants, ce qui fait que la grande majorité des victimes sont des enfants et leurs mères (dont un certain nombre de musulmans).

    Le gouvernement du Pendjab a décrété trois jours de deuil.

  • Au Bangladesh

    Un chrétien de 68 ans, Ali Hossain Sarkar, a été assassiné hier à Kurigram, au Bangladesh. Trois hommes à moto l’ont agressé, poignardé, et décapité.

    L’assassinat a été revendiqué par l’Etat islamique, qui l’a qualifié de « leçon pour les autres ». A savoir pour les autres musulmans convertis au christianisme ou qui auraient l’intention de se convertir. Car Ali Hossain Sarkar était musulman et s’était converti en 1999.

    L’Etat islamique lui donne le titre de « pasteur », mais il ne l’était pas. Il était, dit Asianews, un simple membre d’une communauté curieusement appelée « Eglise de la fraternité d’Isa » (selon le nom de Jésus dans le Coran – dans un but missionnaire ?).

  • Au Pakistan

    Fouzia Sadiqe, chrétienne qui vivait avec ses parents jusqu’à ce qu’un musulman ne l’enlève et ne la contraigne à se convertir à l’islam et à contracter un mariage islamique avec lui, a été à nouveau capturée par son bourreau.

    Fouzia avait été enlevée en juillet 2015. Le 8 mars dernier, elle a réussi à s’enfuir. Elle s’est cachée et a demandé l’assistance de Me Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien qui a entamé une légale contre le ravisseur (l’audience a été fixée au 5 avril).

    Hier, Fouzia a voulu aller à la messe des Rameaux avec sa famille. Et elle a été de nouveau enlevée par un commando à la solde de son « mari »…

    (Fides)

  • En Birmanie

    Un chrétien de l’ethnie Chin, Henry Van Thio, a été élu vice-président de la Birmanie.

    Avant de s’en réjouir, il convient de lire ceci.

  • Au Pakistan

    L’Assemblée nationale du Pakistan a adopté une résolution par laquelle la fête de Pâques devient fériée pour les chrétiens, et celles de Holi et Diwalli pour les hindous. La proposition émanait d’un député hindou.

    « C’est une décision historique pour la reconnaissance des membres des minorités comme citoyens du Pakistan, dit Kashif Aslam, coordinateur de la Commission nationale Justice et Paix. Mais il y a encore beaucoup d’étapes à franchir. Par exemple, la proposition de Shahbaz Bhatti de remplacer le mot “Issai” par “Massihi” pour désigner les chrétiens dans les documents du gouvernement ou les livres scolaires : cette proposition avait été mise au placard, par incapacité du gouvernement. Nous espérons que dans ce cas la proposition sera réellement appliquée. »

    Mais on ne peut pas le garantir…

    (Les musulmans pakistanais appellent les chrétiens “Issai”, c’est-à-dire les “Issa”, le nom du « Jésus » du Coran. C’est un mot dévalorisant, et devenu terme de mépris quasiment synonyme de va-nu-pieds, les chrétiens étant issus en majorité de la plus basse caste et voués aux travaux de nettoyage ou de manœuvres. Les chrétiens tentent de faire admettre qu’on les appelle… chrétiens, c’est-à-dire “Massihi”.)

  • "Les" républicains contre Trump

    Depuis plusieurs jours on voit ici et là ce titre : « Le Parti républicain mobilise contre Trump », ou « se mobilise » contre Trump. C’est-à-dire contre celui qui sera sans aucun doute assuré, dès la semaine prochaine, d’être le candidat… du parti républicain.

    Et alors, ce parti qui se mobilise contre lui-même et ses propres militants va faire campagne pour Hillary ?

  • Le génocide papou

    L’hebdomadaire de l’archidiocèse de Brisbane (Australie), The Catholic Leader, fait état de la parution imminente d’un rapport de la Commission catholique Justice et Paix (de Brisbane) sur la Papouasie occidentale (Indonésie). Suite à une mission effectuée le mois dernier, la commission rapporte de nombreux témoignages d’intimidations, mauvais traitements, tortures, rapts et meurtres dont se rendent coupable tant la police que l’armée envers les dissidents politiques et les minorités, essentiellement contre les chrétiens qui étaient naguère majoritaires. En bref, il s’agit d’un « lent génocide » destiné à « remplacer le christianisme par l’islam ».

    Sœur Susan Connelly, qui visitait la presqu’île en compagnie du directeur de la commission Justice et Paix, explique qu’elle a eu l’impression, en rencontrant les Papous, de se retrouver vingt ans en arrière, quand elle découvrit le Timor oriental (annexé par l’Indonésie, indépendant depuis 2002) : « La même omniprésence policière oppressive, la même suspicion, perplexité, frustration et tristesse, la même peur, le même espoir apparemment sans fondement. »

    Les autorités indonésiennes « veulent mettre fin à tous les efforts des Papous pour promouvoir une discussion sur l’autodétermination, et elles n’apportent qu’une réponse militaire au désir irrépressible de nombreux Papous de promouvoir la cause de la liberté ».

    Lorsque l’Indonésie devint indépendante, en 1945, la Papouasie occidentale resta sous le contrôle des Pays-Bas. Le territoire fut incorporé à l’Indonésie en 1969 après un référendum douteux. Les Papous, chrétiens, formaient alors 96% de la population. Aujourd’hui ils ne sont plus que 48%, à la suite d’une migration continue de musulmans venus des autres îles de l’Indonésie. Une migration destinée clairement à remplacer, par la violence s’il le faut (notamment l’incendie des maisons) les Papous dans tous les secteurs d’activité. Et les mosquées ont poussé comme des champignons.

  • 74 %

    Selon un sondage publié hier par l'institut VTsIOM, 74% des Russes voteraient pour Vladimir Poutine s’il se représentait en 2018 (ce qui ne fait aucun doute).

    VTsIOM rappelle qu’en 2012 le taux était de 40%.

    VTsIOM est un institut financé par l’Etat russe. Mais l’institut indépendant Levada donne des chiffres similaires.

  • Hara Kiri

    Le Japon a perdu 1 million d’habitants ces cinq dernières années, d’après le dernier recensement. Selon les prévisions du gouvernement, à ce rythme, la population pourrait chuter de plus de moitié pour atteindre 52 millions d’individus d’ici à 2100.

    «  Je crois qu’il faut promouvoir davantage de mesures pour accepter les étrangers », dit Shigeru Ishiba, ministre chargé des Mesures contre la baisse démographique et de la Dynamisation de l’économie locale…

  • "En tant que chrétiens au Pakistan"

    Mgr Joseph Coutts, archevêque de Karachi, est en Italie pour une série de rencontres organisées par l’Aide à l’Eglise en Détresse, à l’occasion du 5e anniversaire de la mort de Shahbaz Bhatti, le ministre catholique assassiné le 2 mars 2011 à Islamabad. Voici ce qu’il a dit à l’agence Fides :

    En tant que chrétiens au Pakistan, nous avons de nombreux défis à relever chaque jour. Certes, nombreux sont ceux qui ont entendu parler de la loi sur le blasphème, bien connue, et du cas emblématique d’Asia Bibi, femme condamnée à mort bien qu’innocente. Chaque jour, notre mission est d’être des témoins de paix et d’amour dans un pays où règne beaucoup de violence et qui est bouleversé par le terrorisme. En tant que chrétiens, notre mission est l’amour et l’amour du Christ fait que nous ne perdons pas l’espérance. Nous célébrerons l’anniversaire de la mort de Shabbaz Bhatti en l’église Saint Barthélemy de Rome le 4 mars. Il a toujours parlé avec foi et fait preuve de courage. Il a fait en sorte que la voix des chrétiens soit écoutée dans le pays. Il nous a montré la route. Il était un bon catholique et il a donné sa vie pour sa mission. Il a été tué en tant que chrétien et même si nombre de personnes lui suggéraient de quitter le pays parce qu’il était menacé, il a voulu rester au Pakistan et accomplir jusqu’au bout sa mission. Il appartiendra à l’évêque d’Islamabad, lieu où il a été martyrisé, de penser à entamer une enquête en vue du procès diocésain qui peut le proclamer martyr. J’y suis favorable.

    Mumtaz Qadri, le garde du corps et assassin du gouverneur du Penjab, Salmaan Taseer (le 4 janvier 2011), a été pendu ce matin à la prison d’Adiala, près d’Islamabad, et enterré cet après-midi. Mumtaz Qadri est considéré comme un héros par les islamistes, pour avoir tué un blasphémateur qui soutenait Asia Bibi et venait de lui rendre visite. Les avocats d’Islamabad étaient en grève, et des manifestations ont eu lieu un peu partout. La famille du président du Pakistan Mamnoon Hussain a été mise en lieu sûr, pour éviter les représailles suite au rejet de la demande de grâce. La condamnation à mort et surtout l’exécution de Mumtaz Qadri peut être vue comme une lueur d’espoir…

  • Jeunes chrétiennes du Pakistan

    Pour qu’on n’oublie pas le sort de centaines de chrétiennes kidnappées chaque année par des musulmans au Pakistan, la British Pakistan Christian Association (BCPA) attire l’attention sur le cas de deux d’entre elles, Tahira Bibi (21 ans) et Reema Bibi (20 ans). Elles ont été enlevées le 2 décembre 2015 non loin de chez elles alors qu’elles revenaient du travail. Comme d’habitude, les deux ravisseurs ont violé les jeunes femmes et se sont « mariés » avec elles, après qu’elles se furent « converties » à l’islam. Le 11 février dernier, Tahira a réussi à s’enfuir. Son « mari » a aussitôt porté plainte auprès de la police, qui a arrêté six membres de la famille de la jeune femme. Ils ont été relâchés sous la pression des organisations de défense des droits de l’homme, mais les autorités ont ordonné que Tahira retourne chez son « mari ».

    La BCPA cite un autre cas récent : une chrétienne a été enlevée et obligée de se marier avec le propriétaire de la maison où elle était femme de ménage. Elle a réussi à s’enfuir, mais la police exige qu’elle retourne chez son « mari », faute de quoi un membre de sa famille sera mis en prison.

  • En Ethiopie

    Plusieurs tombes et lieux de cultes chrétiens ont été incendiés ou détruits, et des biens de l’Eglise dérobés, à l’ouest du pays, dans diverses localités de l’Etat d'Oromia, rapporte l’agence de presse éthiopienne, Ethpress. Des attaques similaires ont eu lieu dans les régions de Gambella, à l'extrême ouest, et Amhara au nord-ouest.

    Mais on ne nous en dit pas davantage. Sinon que le Conseil Interreligieux de l'Éthiopie (IRCE) a dénoncé ces profanations, les attribuant à des groupes de personnes qui ne représentent pas le peuple dans les régions…

  • En Chine

    En août dernier, Zhang Kai a été arrêté, et comme c’est l’habitude après les arrestations pour motif idéologique, on n’a plus eu la moindre nouvelle de lui. Zhang Kai est l’avocat qui s’est battu avec énergie contre la destruction des croix dans la région de Wenzhou. Il avait réuni une équipe d’une trentaine de personnes pour la défense légale des croix.

    Mais voici que le site Wenzhou Online, voix du parti communiste, publie un article sur l’avocat. Il y est qualifié de « cerveau de réunions religieuses illégales », et il est accusé d’avoir « accepté une formation à l’étranger », d’avoir « encouragé les gens à critiquer le gouvernement » et de les avoir « escroqués pour de l’argent ».

    Le site publie même la « confession » de ce « suspect criminel » :

    « J’ai violé la loi nationale, j’ai perturbé l’ordre social, j’ai mis en danger la sécurité nationale, et j’ai violé le code de déontologie des juristes… Aussi, j’avertis les soi-disant avocats des droits de l’homme de prendre mon cas comme un avertissement et de ne pas avoir de connivence avec des étrangers, de ne pas prendre d’argent d’organisations étrangères ou de s’engager dans des activités qui enfreignent la loi ou nuisent à la sécurité nationale et aux intérêts de la nation. »

    Au cas où certains l’oublieraient, la Chine est toujours communiste.

  • En Egypte

    Les quatre jeunes qui avaient été filmés par un professeur en train de mimer un égorgement islamique ont été lourdement condamnés par le tribunal de Minya pour outrage à l’islam (sic). Trois d’entre eux sont condamnés à cinq ans de réclusion, le quatrième sera envoyé dans une résidence surveillée pour mineurs.

    Le professeur a déjà été condamné, à trois ans de prison.

  • Au Nigeria

    Selon un rapport de l’ONG Open Doors sur le nord du Nigeria, parvenu à l'agence Fides, entre 9.000 et 11.500 chrétiens ont été tués dans la région depuis 2000, et 1,3 million ont dû fuir de chez eux. Quelque 13.000 lieux de culte chrétiens ont été détruits ou fermés. Des milliers de maisons et diverses activités économiques ont été détruites.

    A cause des violences, affirme le rapport, dans certaines zones du nord du Nigeria, « la présence chrétienne a été virtuellement effacée ou diminuée de manière notable, alors que dans d’autres zones, le nombre de fidèles dans les églises s’est accru suite au flux de chrétiens fuyant les violences, renforcé par la conversion au Christianisme d’un certain nombre de musulmans ».

    « En sus, la cohésion sociale entre musulmans et chrétiens a été mise en danger. La confiance réciproque a substantiellement disparu. Chrétiens et musulmans sont devenus des groupes toujours plus séparés et distincts, regroupés dans des périphéries, des quartiers ou des zones rurales spécifiques. »

    Le document montre que, si l’ethnie, le conflit politique et la lutte pour l’exploitation des ressources constituent des sources connues de violence au nord du Nigeria, la violence envers les chrétiens a des motivations religieuses, économiques et sociales mêlées. Les éléments de la violence ciblée contre les chrétiens sont liés par un dénominateur commun : la nécessité de défendre les intérêts des musulmans du nord, leur identité et la position de l’islam.

    « Non seulement l’islam radical, dont Boko Haram constitue l’exemple le plus connu, mais aussi des éleveurs musulmans d’ethnie Hausa-Fulani et l’élite musulmane politique et religieuse du nord du pays sont les acteurs principaux de la violence visant à frapper la minorité chrétienne » souligne le rapport.

  • « Pro-life »

    Les évangéliques de Caroline du Sud auront bien mérité du combat pro-vie.

    A priori, les conservateurs évangéliques n’étaient pas favorables à Donald Trump, dont les positions sur la morale chrétienne sont pour le moins vagues et fluctuantes, alors qu’ils ont un candidat tout trouvé en la personne de Ted Cruz.

    A la surprise générale, samedi dernier, la Caroline du Sud, où les trois quarts des votants étaient des évangéliques, a voté en masse pour Trump.

    Hier soir celui-ci parlait à l’université chrétienne évangélique Régent de Virginia Beach. (Régent, parce que « un régent est quelqu’un qui représente le Christ notre Roi dans toutes les sphères de la vie où il peut être appelé à le servir ».)

    A la question des critères qui seraient les siens pour nommer un juge à la Cour suprême, Donald Trump a répondu :

    « Pro-vie. Nous voulons… D’abord cela. C’est d’abord cela. Quelqu’un de très conservateur, très très intelligent, je veux dire, comme le Juge Scalia, serait parfait… Il était un parfait représentant. »

    Or le juge Scalia, qui vient de mourir, qui était « très conservateur », et catholique pratiquant, était le symbole même du combat pro-vie à la Cour suprême. Impossible d’être plus pro-vie qu’Antonin Scalia.

    Parmi les autres sujets abordés au cours de cette soirée, l’immigration. Et, forcément, le propos du pape.

    « Mon équipe est venue pour me dire : M. Trump, le pape vient de faire une forte déclaration sur vous. Et j’ai dit : Bonne ou mauvaise ? Ils ont dit : Pas bonne… J’ai dit : Oh… c’est un désastre ! » Avalanche de rires dans la salle. Pat Robertson, le fondateur de l’université, dit alors à Trump : « Et vous vous rendez compte qu’il a un sacré gros mur tout autour du Vatican ? » Réponse de Trump : « Oh oui ! Et ce mur est haut comme du sol jusque-là ! »