Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Dans le monde

  • En Egypte

    Sept maisons de chrétiens ont été incendiées le 20 mai dans un village de la province de Minya, par des musulmans qui soupçonnaient un chrétien d’avoir une liaison avec une musulmane.

    En raison des menaces de violences, l’homme en question a fui le village le 19 avec sa femme et ses enfants. Mais le lendemain, les musulmans s’en sont pris à sa mère de 70 ans. Ils lui ont arraché ses vêtements et l’ont promenée nue dans la rue en scandant Allahou Akbar. Puis ils ont mis le feu à sa maison et à d’autres maisons de chrétiens.

    La police avertie la veille n’avait pris aucune disposition. Et elle n’est arrivée que deux heures après le début de l’émeute.

    Le 25, la femme a fini par porter plainte, ne pouvant plus « avaler l’humiliation » qu’elle a subie.

    L’affaire se terminera comme d’habitude par une réunion de musulmans et de chrétiens, convoquée par les autorités, où les chrétiens acceptent d’avoir tort et les musulmans promettent qu’ils ne recommenceront pas avant la prochaine fois.

    D’autre part, le 12 mai, un bâtiment servant provisoirement d’église a été incendié par des « extrémistes », dans la même province (où il y a au moins 35% de chrétiens).

  • Des élections en Inde

    Il y a eu des élections ces dernières semaines dans cinq Etats de l’Inde, deux dans le nord-est (Bengale occidental et Assam), et trois dans le sud : Kerala, Tamil Nadu et Pondichéry.

    En Assam, l’Etat central de cette partie de l’Inde qui se trouve de l’autre côté du Bengladesh, à la frontière de la Chine et de la Birmanie, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi a remporté une « victoire historique », avec 60 des 126 sièges de l’assemblée. Ce qui est aussi une défaite historique (comme un peu partout) pour le parti du Congrès, déconsidéré par la corruption qui est devenue sa principale caractéristique... La victoire du parti de Modi était surtout inattendue, dans un Etat essentiellement composé de populations indigènes non hindoues et connues jusqu’ici pour leur indépendantisme… Selon Mgr Thomas Menamparampil, l’administrateur apostolique, qui souligne que le nouveau gouverneur est un ancien élève d’une école catholique, cela s’explique d’une part par l’argent qui a coulé à flot pendant la campagne, d’autre part parce que les jeunes voient dans le parti au pouvoir un espoir pour leur avenir.

    Au Bengale occidental, le parti du gouverneur, la très populaire Mamata Banerjee, a sans surprise remporté une large majorité de 211 sièges sur 294. Le P. Jothi, directeur d’un centre social, ne tarit pas d’éloges sur « Mamata », qui outre le fait qu’elle agit efficacement en faveur des pauvres et améliore la vie de la population en général, est une « amie et protectrice des chrétiens ». Lorsque le couvent de Ranaghat fut attaqué et sa supérieure de 72 ans sauvagement violée, elle vint aussitôt au couvent pour prendre les mesures adéquates, et décida que désormais un garde armé serait posté devant toutes les institutions catholiques. Lorsque sœur Nirmala (la supérieure des sœurs de Mère Teresa) est morte, elle a passé trois heures aux funérailles, quasi incognito, vêtue du sari des religieuses. Elle est « simple, honnête, avec un style de vie frugal », et elle ne rate jamais la… messe de minuit, parrainée par le gouvernement de l’Etat et célébrée dans Park Street, la plus grande avenue de Calcutta.

    Au Kerala, l’Etat qui compte 25% de chrétiens, le parti communiste renvient en force avec 58 élus (sur 140) et fait perdre la majorité à la coalition dirigée par le parti du Congrès. Ce résultat, selon le P. Paul Thelakat, ancien porte-parole du synode syro-malabar, montre que les habitants du Kerala ne veulent ni de la corruption ni de l’idéologie hindouiste, mais aussi que l’anticommunisme traditionnel des chrétiens s’effrite.

    Au Tamil Nadu (tamoul), le parti de J. Jayalalithaa a reconduit sa majorité, et l’ancienne actrice entame un 5e mandat de gouverneur.

    Le Territoire de Pondichéry (qui englobe les quatre anciens Etablissements français) a pour originalité d’être le seul à donner la majorité au parti du Congrès.

  • Au Pakistan

    Etonnant. Qaisar Jahan a gagné. La directrice d’une école de filles de Faisalabad avait signifié à ce pauvre porteur d’eau qu’il ne pouvait plus remplir son office parce qu’il était chrétien et qu’un musulman ne peut pas boire de l’eau donnée par un chrétien, et elle avait décidé qu’il devait devenir agent d’entretien. Qaisar Jahan n’avait pas accepté et s’était tourné vers Lala Robin Daniel, un militant chrétien de l’Alliance nationale des minorités du Pakistan, lequel avait déposé plainte pour discrimination religieuse devant le bureau de l’enseignement du district.

    Or, ces derniers jours, les autorités de l’enseignement ont convoqué la directrice, Najma Naheed, et Qaisar Jahan. Il a été demandé à la directrice de présenter publiquement ses excuses pour son comportement partial et de promettre qu’elle ne critiquera plus la foi d’un collègue. Ce qu’elle a fait, précisant qu’elle n’obligera aucun employé à effectuer des tâches qui ne correspondent pas à son affectation.

    Du coup, deux amis de Qaisar, qui ont subi la même relégation, ont décidé de porter plainte eux aussi…

    Comme quoi il peut arriver (même si c’est dans d’étroites limites) que la dhimmitude ne soit une fatalité que si on l’accepte qu’elle le soit.

  • Mettre fin aux sanctions contre la Syrie

    Des évêques, des religieux et religieuses de Syrie ont lancé une pétition sur change.org Basta sanzioni alla Siria (les sanctions contre la Syrie, ça suffit), adressée « aux parlementaires et aux maires de tous les pays » afin qu’ils fassent connaître « l’iniquité des sanctions contre la Syrie aux citoyens de l’Union européenne ».

    Les premiers signataires de la pétition sont Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d’Alep, le Père Pierbattista Pizzaballa, Custode de Terre Sainte, Mgr Boutros Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep, les moniales trappistines de Syrie, les religieuses de la Congrégation du Perpétuel Secours, celles de la congrégation de Saint Joseph de l’Apparition – présentes à l’hôpital Saint Louis d’Alep – et Mgr Jean Clément Jeanbart, archevêque grec-catholique d’Alep.

    Extraits :

    En 2011, l’Union européenne a pris des sanctions contre la Syrie, les présentant comme des sanctions contre des personnages du régime, qui imposaient au pays un embargo pétrolier, le blocage de toute transaction financière et l’interdiction de commercer de très nombreux biens et produits. Cette mesure dure encore aujourd’hui même si, par une décision tout aussi inexplicable, en 2012, l’embargo sur le pétrole a été levé dans les zones contrôlées par l’opposition armée et jihadiste, dans le but de fournir des ressources économiques à celles qui ont été dénommées « forces révolutionnaires de l’opposition.

    Au cours de ces cinq années les sanctions contre la Syrie ont contribué à détruire la société syrienne, la condamnant à la faim, aux épidémies, à la misère, en favorisant l’activisme des milices combattantes intégristes qui frappent aujourd’hui également en Europe.

    Aujourd’hui, les Syriens voient la possibilité d’un avenir vivable pour leurs familles seulement en fuyant de leur terre mais la fuite ne peut être la seule solution que la communauté internationale sache proposer à ces pauvres gens.

    Nous soutenons toutes les initiatives humanitaires et de paix que la communauté internationale met actuellement en œuvre, en particulier au travers des difficiles négociations de Genève, mais dans l’attente et dans l’espoir que les attentes trouvent une réponse concrète, après tant de déceptions amères, nous demandons que les sanctions qui touchent la vie quotidienne de chaque Syrien soient immédiatement levées. L’attente de la paix tant attendue ne peut être dissociée de la préoccupation concrète pour ceux qui aujourd’hui souffrent à cause d’un embargo dont le poids tombe sur un peuple tout entier.

    En outre, la rhétorique sur les réfugiés fuyant la guerre semble hypocrite si, en même temps, on continue d’affamer, d’empêcher de soigner, de refuser l’eau potable, le travail, la sécurité, la dignité à ceux qui restent en Syrie.

    Donc, nous nous tournons vers les parlementaires et les maires de tous les pays afin qu’ils fassent connaître l'iniquité des sanctions contre la Syrie aux citoyens de l'Union européenne (qui en sont aujourd’hui totalement inconscients) et qu’elles deviennent, enfin, l'objet d'un débat sérieux, avec les conséquences qui en découlent.

  • Un projet de loi copte

    Cela a quelque chose d’historique. Ce 16 mai les bureaux du Parlement égyptien ont été officiellement saisis d’un projet de loi sur la construction des lieux de culte. A savoir des églises (dont le texte donne une définition), puisque la construction de mosquées est totalement libre et qu’aucune loi ne saurait la régir.

    C’est le premier aboutissement de l’initiative des diverses communautés chrétiennes d’Egypte (essentiellement l'Eglise copte, mais avec l'appui de toutes les autres), qui en octobre 2014 avaient envoyé au gouvernement une ébauche de projet de loi qui mettrait fin à la législation… ottomane en la matière.

    La loi sur la construction des églises est en effet le « décret Hamayoni », de 1856, qui pose 10 conditions, c’est-à-dire rend cette construction quasi impossible : l’autorisation ne peut être donnée pour la construction d’une église à proximité d’une école, d’un bâtiment de l’Etat, d’une zone résidentielle, d’une ligne de chemin de fer, d’un canal… et bien sûr d’une mosquée (d’où l’édification immédiate d’une mosquée près du terrain où des coptes envisagent de construire une église). En outre la décision revient au président de la République. Du moins jusqu’en 2005, année où le président Moubarak délégua cette prérogative aux gouverneurs des provinces, avec obligation d’étudier toutes les demandes et de justifier les refus. Mesure qui se voulait favorable aux chrétiens, mais qui ne changea rien, les autorités locales étant bien plus que le président sous la pression des islamistes (on vit ainsi, pour un permis de simple restauration d’une église, un gouverneur demander le décret présidentiel autorisant la construction de l’église… édifiée du temps du royaume d’Egypte…).

    Le projet de loi, qui comprend 13 articles, redéfinit les conditions d’obtention d’un permis de construire des autorités locales de façon favorable aux chrétiens, tente de prévenir certains des problèmes rencontrés, et donne le droit aux évêques de saisir le Conseil d’Etat en cas de retards dus à des prétextes.

  • Au Pakistan

    Imran Masih, un jeune chrétien du district de Mandi Bahauddinin, au Pendjab, avait sur son téléphone portable des vidéos d’un pasteur critiquant l’islam. Des camarades du jeune homme, voyant cela, l’ont dénoncé aux responsables islamiques locaux, qui ont émis une fatwa contre le jeune chrétien et ont déposé une plainte pour blasphème. Les musulmans exigent que le jeune homme leur soit remis pour pouvoir le brûler vif devant l’église. En cas contraire, ils menacent de se venger sur tous les habitants chrétiens de la zone, en incendiant et en rasant les maisons de tous les chrétiens (il y a environ 4.000 familles musulmanes et 45 familles chrétiennes). Le gouvernement a déployé un contingent de la police.

    « Il s’agit d’un cas d’abus de la loi sur le blasphème dans le cadre duquel la communauté chrétienne risque une punition collective. Nous sommes préoccupés et demandons aux autorités de garantir la paix, en espérant qu’il n’y ait pas d’actes violents ou de conséquences négatives pour les chrétiens », a déclaré à Fides Mgr Shaw, l’archevêque de Lahore.

  • Ils ont tué Khurram Zaki

    Zaki1.jpg

    Zaki2.jpg

    Khurram Zaki, animateur du site internet « Construisons le Pakistan », a été tué par balles samedi dernier dans un restaurant de Karachi. Les talibans du groupe Hakeemullah ont revendiqué le meurtre : Khurram Zaki a été abattu parce qu’il avait organisé des manifestations contre Maulana Abdul Aziz, un prédicateur de la Mosquée Rouge d’Islamabad, qui avait refusé de condamner l’attentat contre une école de Peshawar qui en décembre 2014 avait coûté la vie à 134 enfants (et 9 adultes).

    Khurram Zaki était connu pour son action résolue en faveur des minorités. Lui-même membre de la communauté chiite régulièrement persécutée, il défendait tout autant les chrétiens. « Nous perdons une grande voix qui se battait pour les droits de ceux qui sont marginalisés », dit Cecil Chaudry, directeur de la commission épiscopale Justice et Paix.

    En fait, Khurram Zaki était aussi chiite que moi je suis yazidi. On le voyait régulièrement aux manifestations avec un grand crucifix. (C’est lui à droite sur la première photo, et sur la seconde il confie son crucifix, pendant qu’il prend la parole, à… Mgr Coutts, l’archevêque de Karachi.)

  • En Chine

    201605021717_71110010582867_1.jpgLe révérend Han Chung-ryeol a été retrouvé assassiné, à coups de hache sur la tête et de couteau au ventre, le 30 avril dernier. Ce pasteur protestant s’était installé à Changbai près de la frontière nord-coréenne en 1993. Il aidait les Nord-Coréens qui fuyaient la famine dans leur pays, et le gouvernement nord-coréen avait ouvertement demandé qu’il soit éliminé.

    Une source d’AsiaNews explique : « 

    « C’était un homme bon qui, chaque fois que c’était possible, encourageait les Nord-Coréens à retourner chez eux. Il leur disait que le sort du pays était entre leurs mains, que le régime ne subsisterait pas toujours, et que Dieu ne les abandonnerait pas. Il n’incitait pas les gens à renverser le gouvernement. Il n’a jamais cherché à faire du prosélytisme parmi les Nord-Coréens. Il est compréhensible que le régime de Kim ait voulu sa mort parce qu’il donnait aux Nord-Coréens quelque chose de plus important que la nourriture : l’espérance d’un monde meilleur. »

  • Civilisation

    Palmyre.jpg

    160505-palmyra-russian-orchestra-yh-0953p_ce84bfce96beda6a524ab17e13dff198.nbcnews-ux-2880-1000.jpg

    A Palmyre, l’Etat islamique avait utilisé le grand théâtre romain pour célébrer des dizaines de décapitations de soldats syriens. Hier, dans le même lieu, a été donné un concert par le très prestigieux orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg (le Kirov de l’ère soviétique), sous la direction de son chef Valeri Guerguiev. Un concert intitulé « Prier pour Palmyre – la musique revit dans les ruines antiques ».

    Après une allocution vidéo de Vladimir Poutine, le concert a commencé, de façon impressionnante dans ce cadre grandiose, par la chaconne pour violon seul de Bach. Par Pavel Milyoukov, un jeune bardé de prix internationaux, soliste du Philharmonique de Moscou et de la Maison de la musique de Saint-Pétersbourg. Il s’est poursuivi par le quadrille du premier opéra de Rodion Chtchedrine, Pas seulement l’amour, avec en soliste le violoncelliste Serguei Roldouguine, violoncelle solo du Mariinsky pendant 20 ans et fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg, et s’est terminé par l’optimiste (comme l’a souligné Guerguiev) Symphonie classique de Prokofiev.

    Au lieu de célébrer cette initiative, les médias occidentaux bavent et éructent. Parce que Guerguiev n’est pas pour eux l’un des plus grands chefs d’orchestre du monde, mais un soutien indéfectible de Poutine, et doit donc être mis au ban de la vie musicale. Et surtout parce que Serguei Roldouguine, ami de toujours de Poutine, figure sur les fameux Panama Papers, et qu'au lieu de se terrer dans un trou, l'infâme parade à Palmyre ! Soutenu par Poutine qui a fait savoir, non sans vraisemblance, que le fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg dépensait son argent en achetant des instruments de grand prix pour les institutions musicales russes.

    La palme est sans doute remportée par Philip Hammond, le ministre britannique des Affaires étrangères, pour qui ce concert était « une tentative de mauvais goût de détourner l’attention de la souffrance persistante des Syriens, et montre qu’il n’y a pas d’abîmes où le régime ne descendra pas ». Comme il visait semble-t-il le régime de Poutine et non celui d’Assad, c’est donc aussi un reproche fait aux Russes d’avoir chassé l’Etat islamique de Palmyre et de sa région…

  • En Irak

    L’Etat islamique a repris hier le contrôle d’une petite ville chrétienne de la plaine de Ninive, Teleskouf, près d’Alqosh… et l’a reperdu.

    Le village, qui comptait 12.000 habitants chrétiens, avait été investi par l’Etat islamique lors de la prise de la plaine de Ninive à l’été 2014, et la population avait fui vers Erbil. Fin 2014, les Kurdes avaient repris la ville fantôme, qui était gardée ces derniers temps par des miliciens chrétiens. Lesquels ont été balayés hier matin par les soldats du califat.

    Mais, le même jour, les Peshmergas sont intervenus, appuyés par les raids aériens de la coalition internationale, et ont repris le village. C’est dans le cadre de ces affrontements qu’un soldat américain a été tué.

    L’attaque de l’Etat islamique entre dans le cadre de tentatives de percées sur le territoire contrôlé par les Peshmergas, notamment après la reprise par ceux-ci de plusieurs villages dans la région de Kirkouk.

    Teleskouf est vidé de ses habitants depuis le 7 août 2014, mais, comme c’est le cas dans les autres villages de la région, ils y reviennent, quand ils le peuvent, pour enterrer leurs morts…

  • Au Pakistan

    commemorative-postal-stamp-ceremony-held-to-honour-sp-singha-171e1bc7ac5ba667e1685a8d408305cd.jpg

    Le 29 avril dernier a été présenté par le président du Pakistan en personne, en son palais, le nouveau timbre-poste de 10 roupies, qui représente un personnage chrétien historique du pays, « Dewan Bahadur S P Singha ».

    L’homme s’appelait Seeta Parkash Singha. En 1947 il était président de l’assemblée du Pendjab, et il prit position pour l’indépendance du Pakistan (alors que les islamistes s’y opposaient).

    Il est significatif que le président du Pakistan lui donne son titre de « Dewan Bahadur », titre honorifique de l’empire britannique des Indes qui veut dire à peu près « courageux Premier ministre », et qui n’existe plus depuis 1947.

    On lira ci-après une traduction du compte rendu du discours du président Mamnoun Hussein tel qu’il a été publié sur le site internet de la présidence pakistanaise. Il me paraît intéressant, montrant comment les dirigeants pakistanais, qui sont depuis l’indépendance du pays des musulmans « laïques », c’est-à-dire sociologiques, sans convictions religieuses, tentent de prendre la défense des chrétiens, en paroles, mais avec des paroles néanmoins officielles, mais sans trop en faire pour ne pas encourir les foudres des talibans… On se garde bien d’agir, par exemple en programmant l’abolition des lois anti-blasphème, ou en libérant Asia Bibi, ou en nommant un nouveau ministre chrétien candidat au martyre… Mais ces paroles ont, néanmoins, le mérite d’exister…

    Lire la suite

  • Notre Dame ne donne plus l’heure

    4639016_6_036c_toit-du-couvent-notre-dame-de-l-heure-de_8c0db82097e1d0471a6fcbcf2634df35-1.jpg

    L’Etat islamique a fait exploser, dimanche 24 avril, l’église de Mossoul dite Notre-Dame de l’Heure, église latine connue pour son horloge offerte par l’impératrice Eugénie, la première installée en Irak.

    Le fait de détruire cette église est clairement un message à la France.

  • Islam, sanglant islam…

    Anti-Islam-BIllboard_1460403830685_1535581_ver1-1.0.png

    islam2.jpg

    « Islam, sanglant islam, condamné par sa propre doctrine. »

    Cette affiche trône le long de l’autoroute A14 près de Saint-Augustin en Floride, et elle fait polémique. Des habitants veulent qu’elles soient enlevée, et, clamant leur dhimmitude, ils ont lancé une pétition qui a recueilli quelque 32.000 signatures dans le monde (dont seulement 4.480 en Floride) au moment où j’écris.

    Une chaîne locale a contacté la firme propriétaire du panneau. Réponse : le panneau a été loué par un particulier et il s’agit de liberté d’expression.

    Les autorités du comté, contactées à leur tour, ont répondu par cette déclaration :

    En réponse à des préoccupations dans la population, le Comté de Saint-Jean a enquêté sur le panneau d'affichage situé sur l’A1A et Seashore Avenue et a conclu qu’il est en conformité avec toutes les réglementations nationales et locales concernant la signalisation. Bien que son message puisse être offensant pour certains membres de la population, il est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis, ce qui exclut que le Comté prenne des mesures.

    Quand même il y a des jours où on aime les Américains…

  • Israël et les chrétiens

    Propos de S.B. Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins, dans son intervention prononcée le 14 avril à Rome à l’Université pontificale de la Sainte Croix, sur la condition actuelle des chrétiens en Terre Sainte :

    C’est la première fois qu’une minorité chrétienne se trouve à vivre au sein d’un Etat juif avec toutes les conséquences liées au fait d’être une minorité. Et il s’agit du premier cas dans l’histoire où une majorité juive dispose d’un Etat. Mais cette majorité continue à se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en réalité une minorité, avec la tentation de vivre comme un Etat théocratique, inspiré par la Bible et non pas comme un Etat laïque.

    Même s’il se proclame Etat laïque et démocratique, il se comporte actuellement en réalité toujours davantage comme un régime militaire confessionnel juif.

    En Israël, l’Eglise se meut sur un terrain en majorité arabo-palestinien, se trouvant confrontée aux musulmans et aux défis du monde juif qui, s’il représente pour partie le monde de nos racines de foi, de l’autre représente politiquement l’occupant, celui qui détient le pouvoir.

  • Sinistre première à Aceh

    Aceh.jpg

    Dans la province indonésienne d’Aceh, une chrétienne de 60 ans a été fouettée en public (de 30 coups de fouet) pour avoir « vendu de l’alcool ».

    C’est la première fois qu’une telle peine est prononcée et appliquée depuis que la charia (qui a force de loi à Aceh depuis 2005) a été étendue aux non-musulmans l’an dernier pour certaines infractions au Coran.

    On remarque la gourmandise avec laquelle les musulmans filment la scène.

  • Au Pakistan

    Agent immobilier près de Sheikhupura dans le Pendjab, le chrétien Nazir Masih, père de famille handicapé d’un bras, recevait le 5 avril dernier trois acheteurs musulmans d’une parcelle de terre. Les parties s’étaient mises d’accord et il ne restait qu’à verser le solde de 250.000 roupies (2.100 €). Mais les musulmans refusèrent, voulant la propriété du terrain sans avoir à débourser davantage. Le ton monta. Les musulmans partirent furieux. Quelques heures plus tard, ils retrouvèrent Nazir Masih dans un champ et le battirent, puis ils l’égorgèrent et lui lacèrent tout le corps et le visage. Comme ils scandaient Allahou Akbar des gens vinrent voir ce qui se passait. Ils dirent qu’ils avaient « achevé l’infidèle », en lançant leurs couteaux en l’air.

    Un fils de Nazir Masih a porté plainte. On connaît les noms des trois meurtriers. Ils n’ont toujours pas été arrêtés.

  • Au Népal

    Le gouvernement du Népal a décidé de retirer Noël du calendrier des jours fériés.

    La fête de la Nativité avait été reconnue comme jour férié il y a huit ans, lorsque le Népal était devenu officiellement un Etat laïque.

    Le ministre (maoïste) de l’Intérieur, Shakti Basnet, déclare à Asianews que cette décision n’a pas été prise pour blesser les chrétiens mais parce qu’il faut contrôler le nombre croissant de jours fériés.

    Ainsi, le gouvernement du Népal reconnaît désormais 83 jours fériés pour les hindous et quelques autres communautés, aucun pour les chrétiens.

    Le Conseil interreligieux du Népal appuie la pétition chrétienne de demande de rétablissement du jour férié.

    Mais ce n’est pas le seul sujet de préoccupation des chrétiens. Il y a aussi et surtout l’article 156 du nouveau code civil qui interdit les conversions, et qui peut être utilisé pour mettre en prison les prêtres qui font des baptêmes d’adultes.

    Il se trouve qu’entre 2006 et 2001, le nombre de Népalais se disant ouvertement chrétiens au recensement est passé de 4.000 à 10.000. Les chrétiens jouent un rôle important sur le plan économique et dans l’enseignement : il y a une centaine d’écoles chrétiennes, dont une vingtaine sont catholiques.

  • Hirondelle

    Grâce aux opérations militaires syriennes appuyées par la Russie et au cessez le feu actuel, « les chrétiens qui avaient quitté la Syrie pour l’Europe commencent à revenir à Sadad et également dans d’autres villes », déclare Suleiman al Khalil, maire de Sadad, dans la province de Homs.

    Sadad avant le conflit était une ville de quelques 12.000 habitants, en majorité chrétiens assyriens et syro-orthodoxes. Au cours des années de guerre, au moins 1.000 d’entre eux ont fui la Syrie, y compris le métropolite syro-orthodoxe de Homs et Hama. Selon des sources ecclésiastiques locales, en octobre 2013, au cours de la conquête de la ville par le front al-Nosra, des massacres auraient été perpétrés parmi la population civile, confirmés par la découverte d’une fosse commune contenant au moins 30 corps. En novembre dernier, l’Etat islamique » avait, tenté de conquérir la ville en attaquant les barrages de l’armée syrienne.

    Au cours des trois derniers mois, indique Suleiman al Khalil – au moins 100 chrétiens de Sadad ayant fui hors de Syrie sont revenus dans leurs maisons et 200 autres sont attendus prochainement. La ville se trouve à 14 km de la route reliant Damas à Homs et comprend 15 églises.

    (Fides)

  • En Libye

    Les agences de presse nous annoncent triomphalement que « dix villes » de Libye ont annoncé leur soutien au nouveau gouvernement d'union nationale parrainé par l'ONU.

    En fait il s’agit de dix villes de l’ouest de la Libye.

    Plus précisément de villes à l'ouest de... Tripoli.

    C'est-à-dire des deux (vraies) villes situées sur la côte entre Tripoli et la frontière tunisienne.

    Une carte de la Libye permet de prendre la mesure de l’information (alors que l'Etat islamique ne cesse de progresser et contrôle notamment Syrte, qui est aussi "à l'ouest") :

    libye.jpg

    Et Jean-Marc Ayrault déclare que la communauté internationale doit se tenir prête à aider le nouveau gouvernement d'union nationale en Libye si celui-ci le demande, y compris militairement... L'union nationale de Tripoli à Zouwarah, mais Tripoli sauf le Parlement, qui ne soutient pas l'union nationale (pas davantage que le Parlement de Tobrouk, jusqu'ici reconnu par la communauté internationale...)...

  • Merci la BBC…

    Je dis la BBC mais cela vaut pour tous les journalistes dits d’investigation qui prétendent lutter pour telle ou telle cause et qui travaillent en fait contre ceux-là même qu’ils disent défendre, car ils ne défendent rien d’autre que leur gloriole personnelle, en allant filmer en caméra cachée, au péril de leur vie, etc.

    En l’occurrence il s’agit donc de journalistes de la BBC qui avaient entrepris de montrer le sort dramatique des chrétiens pakistanais qui fuient en Thaïlande et se retrouvent en prison parce qu’ils n’ont qu’un visa de tourisme et deviennent très vite clandestins, dans une quasi impossibilité d’être régularisés.

    Le résultat du reportage (évidemment illégal) de la BBC, montrant les conditions de détention indignes de ces Pakistanais, a été que le gouvernement thaïlandais a durci de façon drastique les conditions de visite à ces prisonniers. Alors que quasiment n’importe qui pouvait aller leur porter secours, il faut désormais que les visiteurs soient membres d’une ONG ou d’une Eglise dûment enregistrée, et que la demande de visite ait été faite plusieurs jours à l’avance par une lettre de la direction de cette ONG ou de cette Eglise, pour cette visite spécifique : à renouveler chaque fois…

  • Au Pakistan

    Dimanche dernier, quelque 25.000 islamistes manifestaient à Islamabad devant le Parlement pakistanais, pour protester de nouveau contre la condamnation à mort et l’exécution de Mumtaz Qadri, l’assassin du gouverneur du Pendjab Salman Taseer.

    C’était le jour où d’autres islamistes, à Lahore, commettaient un attentat suicide pour tuer des chrétiens, saluant ainsi à leur façon la première fête de Pâques fériée pour les chrétiens au Pakistan. (Le bilan est désormais de 74 morts.)

    Les manifestants d’Islamabad ont poursuivi leur manifestation, clamant qu’ils resteraient là tant que leurs revendications ne seraient pas satisfaites. Quelles revendications? L’engagement par le gouvernement qu’il ne touchera pas aux lois contre le blasphème, et… la pendaison d’Asia Bibi.

    Ils ont mis fin hier à leur sit-in, indiquant que le gouvernement avait accédé à leurs demandes…

    Le ministre de l’Intérieur Chauhdry Nisar Ali Khan a fermement démenti qu’il y ait eu un quelconque accord avec les manifestants.

  • Seselj acquitté

    Contrairement à certains de mes amis, je n’ai jamais eu de sympathie pour Vojislav Seselj, l’ancien vice-président serbe inculpé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

    Mais comme cela ne sera pas crié sur les toits par les médias qui avaient condamné avec le plus grand acharnement cet « ultranationaliste », il me semble honnête de signaler qu’il a été acquitté aujourd’hui, le Tribunal concluant qu’il n’y avait pas de preuves de son éventuelle responsabilité directe dans le « nettoyage ethnique ». Or on ne peut pas dire que cette cour soit complaisante avec les anciens dirigeants serbes…

  • En Malaisie

    La Haute Cour de l’Etat malais de Sarawak a permis à un homme de renoncer à l’islam, sans passer par un tribunal de la charia, et de se voir officiellement reconnaître chrétien par l’état civil.

    Le jugement a quelque chose d’historique, même s’il est, pour l’heure, d’une portée extrêmement limitée.

    Il s’agit d’un homme de 41 ans dont la mère était chrétienne et qui est devenu automatiquement musulman à 10 ans quand sa mère s’est mariée à un musulman. Mais cet homme n’a jamais eu de pratique islamique, et il s’est même fait re-baptiser en 1999 pour bien montrer qu’il était chrétien. Après ce renouvellement de baptême il avait fait une demande de modification d’état civil, pour retrouver officiellement son nom chrétien. L’état civil lui avait répondu qu’il lui fallait d’abord obtenir un certificat du tribunal de la charia indiquant qu’il renonçait à l’islam. Certificat évidemment impossible à obtenir : l’apostasie de l’islam est un délit puni de prison. Et la Cour fédérale de la charia s’était déclarée incompétente.

    Ce qui importe ici est que la Haute Cour de Kuching a fondé son jugement non sur les pratiques ou non-pratiques religieuses du demandeur, mais sur l’article 11 de la Constitution qui reconnaît la liberté de religion bien que l’islam soit « la religion de la Fédération » (article 3). Ce qui, de façon totalement théorique pour le moment, doit logiquement permettre à un musulman connu comme tel de se convertir au christianisme en toute légalité. Mais on n’en est pas là…

    (Les deux Etats malaisiens de l’île de Bornéo, Sarawak et Sabah, de part et d’autre du minuscule et richissime sultanat islamiste de Brunei, ont l’originalité de compter 16 et 17% de chrétiens, surtout des populations tribales.)

  • Colatéral…

    Le gouvernement turc a procédé à « l’expropriation » du centre ville de Diyarbakir, notamment de toute la vieille ville. Cette « procédure d’urgence », dit-il, est « une mesure préventive » qui doit permettre de « sauvegarder le centre historique de Diyarbakir des dévastations causées par le conflit ».

    Quel conflit ?

    Apparemment le conflit kurde.

    On se souvient de la résurrection de la grande église arménienne apostolique de Diyarbakir, grâce à la municipalité kurde, en liaison avec une fondation arménienne. Eglise confiée à l’Eglise arménienne apostolique qui la retrouvait 97 ans après le génocide.

    Eh bien cette église, puisqu’elle est dans la vieille ville, fait partie des quelque 6.000 bâtiments « expropriés ».

    L’église arménienne catholique aussi.

    L’église syriaque également.

    L’église chaldéenne itou.

    Et il n’y a plus aucune messe à Diyarbakir…

  • Au Bangladesh

    La « Haute Cour » de Dhaka a rejeté la pétition demandant que l’islam ne soit plus religion d’Etat du Bangladesh, au motif que les pétitionnaires n’étaient pas constitutionnellement habilités à agir.

    Dans la première Constitution du Bangladesh, en 1971, la religion était absente. C’est sous la dictature militaire, en 1988, qu’un amendement fit l’islam religion d’Etat. Depuis lors des intellectuels et des membres des minorités religieuses tentent, en vain, de revenir à l’état antérieur. La lutte du gouvernement contre l’islamisme et l’émotion occasionnée par divers attentats contre des membres des minorités laissaient entendre que le moment était favorable. Mais la haute Cour de Dhaka en a décidé autrement, dans ce pays où 90% de la population est musulmane et, comme partout, de plus en plus musulmane.

    « C’est une décision qui nous attriste, déclare à Asianews Théophile Nokrek, le secrétaire de la commission épiscopale Justice et Paix. Notre nation est née laïque, mais avec le dictateur Hussain Muhammad Ershad elle a pris un caractère islamique au profit de la politique gouvernementale. Et maintenant, nous, les membres des minorités, sommes les victimes de cette décision. Quand nous aurons le texte du jugement, nous déciderons si nous faisons ou non appel devant la Cour suprême. »

  • En Syrie

    Venant tout juste de reprendre Palmyre, l’armée syrienne, avec l’aide des Russes, du Hezbollah et de milices tribales, lance l’assaut sur al-Qaryatayn, qui a été prise par l’Etat islamique en août dernier.

    Al-Qaryatayn, à une centaine de km de Palmyre, est une petite ville comprenant une importante communauté chrétienne syriaque, qui a été chassée (et en partie kidnappée) par l’Etat islamique.

    Cette oasis est aussi d’une importance stratégique majeure entre le nord de la Syrie et Damas.

  • Pakistan : 72 morts

    Un attentat suicide a fait 72 morts et 350 blessés hier après-midi à Lahore.

    Ainsi les islamistes ont-ils marqué la première fête de Pâques fériée pour les chrétiens en application d’une loi tout récemment votée.

    Le porte-parole de Jamat ul Ahrar (le « parti des défenseurs », dissidence de Tehrik-e-Taliban Pakistan) Ehansullah Ehsan a revendiqué le carnage, déclarant qu’ils « voulaient attaquer des chrétiens célébrant Pâques ».

    La journée étant fériée pour les chrétiens, nombreux étaient ceux du Pendjab qui étaient venus visiter Lahore à l’occasion de Pâques. Le taliban s’est fait exploser à proximité d’un parc où jouaient des enfants, ce qui fait que la grande majorité des victimes sont des enfants et leurs mères (dont un certain nombre de musulmans).

    Le gouvernement du Pendjab a décrété trois jours de deuil.

  • Au Bangladesh

    Un chrétien de 68 ans, Ali Hossain Sarkar, a été assassiné hier à Kurigram, au Bangladesh. Trois hommes à moto l’ont agressé, poignardé, et décapité.

    L’assassinat a été revendiqué par l’Etat islamique, qui l’a qualifié de « leçon pour les autres ». A savoir pour les autres musulmans convertis au christianisme ou qui auraient l’intention de se convertir. Car Ali Hossain Sarkar était musulman et s’était converti en 1999.

    L’Etat islamique lui donne le titre de « pasteur », mais il ne l’était pas. Il était, dit Asianews, un simple membre d’une communauté curieusement appelée « Eglise de la fraternité d’Isa » (selon le nom de Jésus dans le Coran – dans un but missionnaire ?).

  • Au Pakistan

    Fouzia Sadiqe, chrétienne qui vivait avec ses parents jusqu’à ce qu’un musulman ne l’enlève et ne la contraigne à se convertir à l’islam et à contracter un mariage islamique avec lui, a été à nouveau capturée par son bourreau.

    Fouzia avait été enlevée en juillet 2015. Le 8 mars dernier, elle a réussi à s’enfuir. Elle s’est cachée et a demandé l’assistance de Me Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien qui a entamé une légale contre le ravisseur (l’audience a été fixée au 5 avril).

    Hier, Fouzia a voulu aller à la messe des Rameaux avec sa famille. Et elle a été de nouveau enlevée par un commando à la solde de son « mari »…

    (Fides)

  • En Birmanie

    Un chrétien de l’ethnie Chin, Henry Van Thio, a été élu vice-président de la Birmanie.

    Avant de s’en réjouir, il convient de lire ceci.