Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Dans le monde

  • Ils l’ont fait

    Donald Trump et Kim Jong-un se sont longuement rencontrés à Singapour et ont signé un texte commun, dont on trouvera la traduction ci-dessous.

    Le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré que « l'accord de Santosa du 12 juin restera dans l'Histoire mondiale comme un événement ayant mis fin à la Guerre froide ».

    Lire la suite

  • Où est passé MBS ?

    Mohammad ben Salmane (MBS), depuis sa nomination surprise de Le prince héritier d’Arabie saoudite par le roi Salmane, était partout et faisait parler de lui en permanence, se montrant comme le véritable dirigeant du pays en accord avec son père, avec une volonté de changer certaines choses. (C’est lui aussi qui a acheté le Salvator Mundi de Léonard de Vinci, en en faisant le tableau le plus cher du monde.) Or cela fait un mois et demi qu’on n’a pas entendu parler de lui et que personne ne l’a vu. La dernière fois, c’était le 12 avril avec la famille royale d’Espagne.

    La question est vraiment posée depuis le 28 avril, quand le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’est rendu en visite officielle dans le pays et que MBS n’était pas là, ce qui était invraisemblable compte tenu de l’importance prise par le prince.

    Les spéculations vont bon train et les rumeurs ne cessent de prendre de l’ampleur. On dit qu’il y a eu des coups de feu au palais royal et que MBS a été grièvement blessé, peut-être tué. Ainsi que le roi, qui a été transporté dans un bunker sous contrôle américain… La version officielle est que les coups de feu visaient un drone qui s’était approché du palais.

    Lequel palais a publié une photo du prince présidant une réunion, mais elle n’est pas datée. Maintenant on annonce une prochaine apparition publique…

  • Historique

    ea57870_d989bec252af4b868c3fc77c2180662e-d989bec252af4b868c3fc77c2180662e-0.jpeg

    9703474-3x2-700x467.jpeg

    Kim Jong-un est le premier dirigeant de Corée du Nord à franchir la frontière entre les deux Corée, pour une réunion dans le sud du « village de la trêve ».

    Réaction de Mgr Lazare You Heung-sik, évêque de Daejeon, à l’agence Fides :

    J’ai été ému en regardant à la télévision les deux responsables qui se rencontraient. Puis, j’ai récité une prière, j’ai rendu grâce à Dieu et j’ai donné la bénédiction. Je suis vraiment heureux parce que s’ouvre une ère nouvelle. Nous pouvons dire que dieu accomplit des œuvres merveilleuses et surprenantes. J’ai invoqué également la protection de Notre Dame et des martyrs coréens. C’est à eux que nous confions l’avenir de ce chemin vers la paix et la réconciliation pour le bien du peuple coréen et de toute l’humanité. Cela a été émouvant. Aujourd’hui, en Corée, se respire un air de grand optimisme et d’espérance. Cela semblait impossible voici seulement quelques mois, lorsque l’on parlait de guerre. Aujourd’hui, cela est réalisé. Aujourd’hui, nous disons au Seigneur : Complète Ton œuvre. Nous sommes frères. En tant que coréens, nous sommes un seul peuple. Un grand mérite doit être reconnu au Président Moon, catholique, qui y a beaucoup cru et a travaillé avec ardeur pour ce résultat. Maintenant, espérons d’avoir l’opportunité d’aider le peuple nord-coréen qui souffre la pauvreté et la faim. Les deux objectifs du désarmement nucléaire et de la signature d’un véritable traité de paix sont à portée de main. Ils ne sont pas seulement possibles mais véritablement nécessaires. Ils constituent la voie et le juste fruit concret après ce sommet. La paix dans la région requiert également la volonté politique d’acteurs tels que la Chine et les Etats-Unis. Les catholiques en Corée ont vécu cette événement dans la prière et continueront à accompagner par la prière le chemin du dialogue et de la paix, en promouvant des initiatives d’échange et de coopération avec le nord, afin de contribuer à la création d’une authentique réconciliation et d’une vraie fraternité.

  • Corée du Nord

    Le Parti des travailleurs était réuni en séance plénière hier afin de parler d'une « nouvelle étape » dans une « période historique importante de la révolution coréenne en développement ».

    L’agence de presse officielle a rapporté les propos de Kim Jong-un : « A partir du 21 avril, la Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux », et va fermer son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, qui a « rempli sa mission », et aussi « afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires ».

    « Comme le caractère opérationnel des armes nucléaires a été vérifié, il n'est plus nécessaire pour nous de mener des essais nucléaires ou de lancer de missiles à moyenne et longue portée ou ICBM », a expliqué Kim Jong-un, le pays doit « maintenant se concentrer sur le développement de l'économie socialiste »…

    Le revirement est spectaculaire, quoique pas vraiment inattendu compte tenu de ce qui s’est passé ces derniers mois. Il est opéré quelques jours avant la rencontre prévue entre Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in, destinée à préparer la rencontre avec Donald Trump. Lequel a salué « une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde ».

  • En Syrie

    Screenshot-2018-4-20 Евгений Поддубный sur Instagram Читатели твиттера сделали вот такое сравнение Сомнений быть тут никаки[...].png

    Quoi qu’il en soit de la propagande des uns et des autres, il est indubitable que l’enfant retrouvé par un journaliste russe est celui qu’on voyait en gros plan « soigné » en urgence après l’« attaque chimique » de Douma.

    Et il est indubitable que cet enfant va très bien, comme avant et comme pendant l’« attaque chimique »…

  • La révolution selon l’OEA

    Miguel Diaz-Canel, seul candidat, a été élu à l’unanimité de l’Assemblée nationale nouveau président de Cuba. Dans l'indifférence générale, soulignent les observateurs. Il a déclaré qu’il continuerait la révolution…

    L’information ne mérite pas qu’on s’y arrête, sauf sur le plan anecdotique qui est que le président n’est plus un Castro (encore que Raul demeure secrétaire général du Parti…).

    Mais le secrétaire général de l'Organisation des États américains, Luis Almagro, a cru nécessaire de condamner ce qu’il appelle à juste titre la poursuite de la dictature par un communiqué pour le moins curieux.

    D’abord son titre : « Cuba, une transition illégitime ». Transition de quoi, vers quoi ? Il n’y a pas de transition, mais la poursuite du même pouvoir. Elle n’est donc ni légitime ni illégitime. Et à supposer qu’il y ait une transition on ne voit pas comment elle pourrait être « légitime » dans un pays où il n’y a aucune représentation légitime depuis près de 60 ans.

    Mais il y a surtout cette phrase :

    « La victoire de la dictature sur la liberté ne s'appelle pas révolution. »

    Tiens donc. Pourtant, quand on regarde l’histoire, on constate que la révolution, la vraie révolution, c’est toujours la victoire de la dictature sur la liberté.

  • Trump

    A ceux qui pensent – et il y en a même parmi mes lecteurs – que Donald Trump est un fou imprévisible et donc extrêmement dangereux au poste où il se trouve, je dédie ces deux informations :

    1. Donald Trump a envoyé Mike Pompeo, directeur de la CIA et prochain secrétaire d’Etat, en Corée du Nord, la semaine dernière, et il y a rencontré Kim Jong-un. Le président américain a  confirmé l’information ce matin. Hier, il avait dit que cinq lieux étaient possibles pour sa rencontre avec le dictateur nord-coréen, « si tout se passe bien », début juin. « Ils nous respectent. Nous les respectons. L'heure est venue de parler, de résoudre les problèmes. Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n'est pas un problème pour les Etats-Unis, le Japon ou un autre pays, c'est un problème pour le monde. » Concernant les contacts entre les deux Corée, il a dit : « Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n'est pas terminée. »

    2. L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, avait annoncé dimanche que le gouvernement américain préparait une nouvelle série de mesures contre la Russie afin de sanctionner son soutien au régime de Bachar el-Assad, et que ces sanctions pourraient être annoncées dès lundi par le secrétaire au Trésor. Mais, lundi, un haut responsable de la Maison Blanche a formellement démenti. Il a précisé que Donald Trump craignait que de nouvelles sanctions, immédiatement après les frappes en Syrie, ne compliquent ses initiatives pour négocier avec Vladimir Poutine sur divers dossiers dont l'extrémisme islamiste. Le président américain, a-t-il ajouté, reste convaincu qu'il peut négocier avec son homologue russe mais qu'en multipliant les déclarations ou les gestes négatifs, il aura du mal à en obtenir quoi que ce soit.

  • Déclaration des patriarches

    1.jpeg

    2.jpeg

    Déclaration des patriarcats d’Antioche et de tout l’Orient pour les grecs-orthodoxes, les syriaques-orthodoxes et les grecs-melkites catholique, Damas le 14 avril 2018.

    Dieu est avec nous ; comprenez, toutes les nations, et soumettez-vous ! [Chant de la Vigile de Noël dans la liturgie byzantine]

    Nous, les patriarches : Jean X, patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, Ignace Aphrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l'agression brutale qui a eu lieu ce matin contre notre cher pays la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, au motif allégué d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. Nous élevons notre voix pour affirmer ce qui suit :

    1. Cette agression brutale est une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s'agit d'une attaque injustifiée contre un pays souverain, membre de l'ONU.
    2. Cela nous cause une grande souffrance que cette attaque bombardements vienne de puissants pays auxquels la Syrie n'a nui en aucune manière.
    3. Les allégations des États-Unis et d'autres pays selon lesquelles l'armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d'arme, sont une affirmation dépourvue de justification et que n’étayent pas de preuves suffisantes et claires.
    4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante allait commencer son travail en Syrie, sape le travail de cette commission.
    5. Cette agression brutale détruit les chances d'une solution politique pacifique et entraîne une escalade et davantage de complications.
    6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes de terrorisme.
    7. Nous demandons au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies de jouer son rôle naturel en apportant la paix plutôt que de contribuer à l'escalade des guerres.
    8. Nous appelons toutes les Eglises des pays qui ont participé aux frappes à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l'Évangile, et à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s'engager dans la protection de la paix internationale.
    9. Nous saluons le courage, l'héroïsme et les sacrifices de l'Armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l'armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes extérieures ou intérieures ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu'à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit nettoyé du terrorisme. Nous saluons de même la position courageuse des pays amis de la Syrie et de son peuple.

    Nous offrons nos prières pour la sécurité, la victoire et la libération de la Syrie de toutes les sortes de guerres et de terrorisme. Nous prions également pour la paix en Syrie et dans le monde entier, et appelons à renforcer les efforts de réconciliation nationale dans le souci de protéger le pays et de préserver la dignité de tous les Syriens.

    Screenshot-2018-4-15 Assyro chaldéen l'histoire continue.png

    De gauche à droite: Joseph Absi, Ignace Aphrem II, Jean X.

  • Puéril

    Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, en contravention avec le droit international, ont frappé trois cibles en Syrie pour « punir » le régime d’al-Assad et détruire ses armes chimiques dont on ne sait pas s’il en a ni s’il s’en est servi.

    Ce qui importe évidemment, comme le laisse entendre Le Drian qui a le triomphe modeste, c’est que nous les bons on a gagné la guerre contre les méchants.

    En fait, si je comprends bien, nous avions des nouveaux missiles à tester. C’est fait.

    En ce qui concerne Trump, il avait déjà détruit un hangar en Syrie, il y a quelque temps, déjà pour punir Assad d’une attaque « chimique ». Après avoir dûment prévenu quel hangar il allait bombarder. Il n’y avait donc eu non seulement aucune victime mais non plus aucun véritable dégât. Mais Trump avait fait plaisir au « deep State » et à ses relais médiatiques.

    C’est ce qu’il a donc fait une fois encore. Avec cette fois le petit Macron…

    Ce qui est plus inquiétant toutefois est que Trump a fait venir autour de lui quelques vieux « faucons » du temps des « armes de destruction massive de Saddam », surtout John Bolton qui a pris ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale… lundi dernier.

    Mais on constate que, pour l’heure, les frappes restent extrêmement limitées (trois pays, trois frappes…) et que si les puissances du bien et de la vertu avaient voulu éliminer Assad elles l’auraient fait depuis longtemps.

    On se croirait dans une cour de récréation. Mais au fond c’est cela aussi qui est inquiétant…

  • Trump

    Mardi après-midi, Donald Trump annonçait qu’il avait félicité Vladimir Poutine pour sa victoire électorale, par téléphone, et que ça avait été une très bonne conversation, et qu’ils pourraient se rencontrer bientôt.

    La nouvelle a provoqué un déluge de réactions négatives et virulentes dans les médias, mais aussi dans les rangs des Républicains. Et l’affaire s’est corsée quand on a appris en même temps que les conseillers de Donald Trump lui avaient expressément demandé de ne pas féliciter Poutine, y compris par écrit par un message sur son bureau : « NE LE FELICITEZ PAS ». On n’a pu le savoir que par une fuite, et à la Maison Blanche on a déclenché aussitôt une enquête pour trouver le coupable, car divulguer à la presse ce qui se passe dans les réunions présidentielles est « un motif de licenciement et vraisemblablement illégal » (si les propos étaient tenus sous le sceau du secret).

    Donald Trump a réagi par un double tweet où il a fermement défendu sa position :

    J’ai appelé le président Poutine de Russie pour le féliciter de sa victoire électorale (dans le passé, Obama l’a appelé aussi). Les Médias des Fake News sont devenus fous parce qu’ils voulaient que je le fustige. Ils ont tort ! S’entendre avec la Russie (et autres) est une bonne chose, pas une mauvaise chose. Ils peuvent aider à résoudre les problèmes avec la Corée du Nord, la Syrie, l’Ukraine, DAECH, l’Iran et même la course aux armements qui se profile. Bush a essayé de s’entendre, mais il n’avait pas le truc. Obama et Clinton ont essayé, mais ils n’avaient pas l’énergie, ou l’alchimie. PAIX ARMÉE ! (Peace through strenght)