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Dans le monde

  • Ambassadeur

    Vladimir Poutine a nommé ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Anatoli Antonov. Ancien vice-ministre de la Défense (2011-2016), puis des Affaires étrangères, Anatoli Antonov est sur la liste noire des personnalités interdites d’entrée dans l’UE depuis 2015 en raison de son « implication dans le soutien au déploiement de troupes russes en Ukraine ».

  • Carla del Ponte et la Syrie

    Carla Del Ponte a annoncé le 6 août qu'elle allait quitter la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie.

    « Au début il y avait le bien et le mal. L'opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal. », dit-elle au journal suisse Blick. Mais, si elle continue d’accuser le gouvernement syrien d'avoir « perpétré de terribles crimes contre l'humanité », elle estime aujourd'hui que « tous en Syrie sont du côté du mal » :

    « L'opposition n'est désormais composée que d'extrémistes et de terroristes. »

  • Islam modéré

    Le gouvernement de Malaisie a interdit un livre qui promeut un islam modéré, intitulé "L’islam dans une démocratie constitutionnelle". Il s’agit d’un recueil d’essais de divers auteurs musulmans malaisiens, anciens fonctionnaires et diplomates, publié… à Singapour.

    Le vice-Premier ministre Ahmad Zahid Hamidi, en signant l’interdiction, a déclaré que l’édition ou la possession de ce livre « est de nature à saper l’ordre social », et que toute infraction est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans.

  • Trump et la Syrie

    Selon le Washington Post, Donald Trump a obligé la CIA à mettre fin à son programme de soutien militaire aux rebelles syriens soi-disant « modérés ».

    Donald Trump aurait pris cette décision il y a un mois après un entretien avec le directeur de la CIA, Mike Pompeo, et le conseiller à la Sécurité nationale, le général Herbert Raymond McMaster.

    La CIA et la Maison Blanche se refusent à tout commentaire.

    Addendum

    Cela a été confirmé le 21 juillet par le général Raymond Thomas, commandant des Forces spéciales, à l'Aspen Security Forum.

  • De mauvais augure

    Le Conseil de la province de Ninive, en Irak, a destitué le maire chrétien d’Alqosh et l’a remplacé par un dirigeant politique local proche du Parti démocratique du Kurdistan (PDK). La destitution a été décidée par Bachar al Kiki, président du Conseil de la province de Ninive, membre du PDK.

    Certes, Alqosh avait été reprise à l’Etat islamique par les pechmergas dès la fin août 2014, mais ce n’est pas une raison pour imposer un maire kurde à un village chrétien syriaque.

    Et cela au moment même où est annoncé un référendum, le 25 septembre prochain, pour l’indépendance du Kurdistan.

  • Trump et Poutine

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    Tweet de Margaret Talev, correspondante de la Maison Blanche pour Bloomberg, ce matin à 9h15 :

    Rencontre de Trump et May (UK) maintenant. Trump dit que sa rencontre avec Poutine hier a été ”formidable”.

    Tweet de Steven Portnoy, correspondant de la Maison Blanche pour CBS, ce matin à 9h22 :

    « Rex et moi avons eu une formidable rencontre avec le Président Poutine », dit Trump assis à côté du PM May.

    « La rencontre a été très constructive, la connexion entre les deux dirigeants s'est faite très rapidement [...] Il y a très clairement une alchimie positive entre eux », avait déclaré hier le secrétaire d'Etat Rex Tillerson à l'issue de la rencontre, soulignant que la discussion avait été « très dense et fructueuse ». L'entretien a duré deux heures un quart.

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  • Ils sont fous

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    L’Unesco vient d’inscrire la vieille ville d’Hébron au Patrimoine mondial.

    L’ambassadeur d’Israël a aussitôt dénoncé « l'un des moments les plus déshonorants » de l’histoire de l’Unesco.

    Et le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon : « La décision de l'Unesco sur Hébron et le tombeau des Patriarches est une souillure morale ». Sic. « L'Histoire glorieuse du peuple juif en Israël a commencé à Hébron » (sic), a-t-il ajouté sur Twitter. « Aucun mensonge de l'Unesco et aucune fake history n'y changera rien. La Vérité est éternelle. » Suivi de deux drapeaux israéliens, sans doute éternels eux aussi.

    Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou a jugé lui aussi nécessaire de condamner la décision : « Une autre décision délirante de l'Unesco. Cette fois-ci, ils ont estimé que le tombeau des Patriarches à Hébron est un site palestinien, ce qui veut dire non juif, et que c'est un site en danger. »

    Il se trouve que Hébron est une ville entièrement palestinienne (hormis quelques colons juifs), que le tombeau des patriarches n’appartient pas plus aux juifs qu’aux chrétiens et aux musulmans, et que l’architecture de la vieille ville ne doit rien aux juifs.

    Voici le texte de la décision de l’Unesco, qui n’a absolument rien de choquant. (Mais les réactions israéliennes montrent hélas pourquoi la paix est impossible tant qu’il y aura un gouvernement israélien.)

    Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (Palestine)

    L’utilisation d’une pierre calcaire locale a marqué la construction de la vieille ville d’Hébron /Al-Khalil au cours de la période mamelouke entre 1250 et 1517. Le centre d’intérêt de la ville était le site de la mosquée Al-Ibrahim/le tombeau des Patriarches dont les édifices se trouvent dans l’enceinte construite au Ier siècle de notre ère pour protéger les tombes du patriarche Abraham/Ibrahim et de sa famille. Ce lieu devint un site de pèlerinage pour les trois religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam. La ville était située au croisement de routes commerciales de caravanes cheminant entre le Sud de la Palestine, le Sinaï, l’Est de la Jordanie et le nord de la péninsule arabique. Bien que la période ottomane (1517-1917) présente une extension de la ville dans les zones environnantes et apport de nombreux ajouts architecturaux, en particulier la surélévation des maisons avec la construction d’étages supplémentaires, la morphologie globale de la ville mamelouke a persisté dans l’organisation hiérarchique des quartiers déterminés par des rassemblements autour de l’origine ethnique, la religion ou la profession, et des maisons dont les pièces sont organisées selon un système d’arborescence.

  • Sexiste ?

    Le scandale Trump du jour, c’est sa remarque à une journaliste irlandaise. Naguère on aurait dit son « compliment ». Mais désormais il est interdit de faire un compliment à une femme. C’est du « sexisme ». Et même du « harcèlement ». Et sur Twitter c’est une avalanche d’excuses adressées à la jeune femme victime de l’immonde goujaterie sexiste du président qu’on n’a pas élu…

    Donald Trump avait décidé de s’entretenir par téléphone avec le nouveau Premier ministre irlandais, qui vient de prendre ses fonctions. Pour l’occasion, il avait fait venir des journalistes irlandais au Bureau ovale, pour assister au début de l’entretien. Trump commence donc à féliciter Leo Varadkar, et il lui dit : « Nous avons beaucoup de journalistes irlandais qui nous regardent. » Puis il s’adresse à une jeune femme : « Approchez ! Qui êtes-vous ? » La jeune femme s’approche, dit qu’elle s’appelle Caitriona Perry et qu’elle est la correspondante de la télévision nationale irlandaise. Trump reprend, s’adressant à Leo Varadkar : « Elle a un joli sourire. Je gage qu’elle vous traite bien… »

    Voilà. C’est tout.

    Sur le moment, Caitriona Perry s’est montrée amusée du propos. Puis elle a été sermonnée et elle a fini par publier un tweet sur le « moment bizarre où le président Trump m’a appelée pendant son appel avec le Taoiseach »…

    En fait, personne n’a remarqué que le propos de Trump était… « homophobe »…

  • Un ambassadeur

    Un ambassadeur a osé demander au gouvernement chinois, par un message sur le site internet de son ambassade, la libération de l’évêque de Wenzhou Mgr Peter Shao Zhumin. Et pour faire bonne mesure il critique le projet de nouvelles règles en matière religieuse (pas encore promulgué mais considéré comme définitif), qui en l’état mettrait en œuvre « de nouvelles restrictions au droit à la liberté religieuse ».

    Hélas, comme on s’en doute, ce n’est pas l’ambassadeur de France. C’est l’ambassadeur d’Allemagne à Pékin, Michael Clauss. Comme il est ambassadeur « extraordinaire et plénipotentiaire », il a clairement l’accord complet du gouvernement allemand.

  • Curieux

    L’Arabie saoudite, l’Egypte, Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Yemen ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, la fermeture de leurs frontières et la suspension des liaisons aériennes. Ces pays accusent le Qatar de soutenir le terrorisme, nommément Al Qaïda, l’Etat islamique et les Frères musulmans.

    Evidemment, on sait que ces pays sont à couteaux tirés contre l’Iran, alors que le Qatar veut garder des relations avec le grand pays chiite. On sait aussi que la famille pourrie al-Saoud a une peur bleue de se faire virer par de « vrais musulmans », et que cette décision spectaculaire survient après la visite de Donald Trump en Arabie saoudite, où il a célébré de façon quasi obscène l’amitié entre les Etats-Unis et le pays de Ben Laden, et voué l’Iran aux flammes de l’enfer.

    Cependant le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a vivement réagi en appelant les pays du Golfe à rester unis au sein du Conseil de coopération du Golfe, soulignant que tous ces pays, donc aussi le Qatar, étaient unis dans le combat contre le terrorisme.

    Le geste de l’Arabie saoudite ne paraît donc pas téléguidé de Washington. Ou s’il l’est c’est pour un motif très mystérieux.

    Si quelqu’un a des lumières, je suis preneur. (Je dis : des lumières, pas des fantasmes.)

    Addendum 7 juin

    Un élément : le Qatar aurait versé une rançon de 700 millions de dollars à une milice chiite irakienne contrôlée par l’Iran (et 200 ou 300 millions de dollars à deux groupes jihadistes syriens) pour obtenir la libération de cousins de l’émir. Ici.