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Dans le monde

  • Rétropédalage

    Le Sénat des Bermudes a adopté hier par 8 voix contre 3 un projet de loi qui rend illégal le « mariage » entre personnes de même sexe. Le texte avait déjà été adopté par les députés, vendredi dernier, par 24 voix contre 10. Il ne reste plus qu’à être signé par le gouverneur, ce qui est une formalité.

    Ainsi, sept mois après le jugement de la Cour suprême légalisant ce « mariage », il redevient illégal. Et cela de par la volonté des « travaillistes progressistes » (sic), qui ont gagné les élections en juillet.

    En fait, la loi est intitulée « loi de partenariat domestique », et ce partenariat ressemble à s’y méprendre au mariage. Mais le mot, et donc ce qu’il signifie vraiment, est évité.

    Et le vote de cette loi montre qu’on peut très bien revenir en arrière, même quand on est « progressiste »…

    (Les Bermudes, 70.000 habitants, sont un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni. C’est un paradis fiscal bien connu en raison de son fameux triangle qui fait disparaître toutes les tracasseries financières et administratives…)

  • Mission accomplie…

    Le candidat très à droite et très pro-vie Roy Moore a perdu l’élection sénatoriale de l’Alabama face au candidat très à gauche et militant de la culture de mort Doug Jones.

    Pour empêcher Roy Moore d’être élu on avait monté une campagne contre lui autour d’un « harcèlement sexuel » dont il aurait été coupable il y a 30 ans. On avait ensuite trouvé trois autres femmes, puis quatre autres, qui dénonçaient des gestes déplacés de Roy Moore toujours il y a une trentaine d’année.

    Selon les observateurs cela n’a pas été un élément majeur de la défaite de Moore. Mais il suffisait d’une efficacité à la marge, dans un scrutin disputé où Roy Moore ne faisait pas l’unanimité à droite parce que trop à droite. Or Roy Moore a perdu de 20.000 voix, dans un Etat où il y a 3 millions d’électeurs.

    Le résultat est que la majorité républicaine au Sénat devient très fragile, à 51-49.

    La presse anti-Trump (pléonasme) triomphe évidemment. Mais dans moins d’un an il y aura les élections de renouvellement d’un tiers du Sénat. Et sur les 13 Etats où l’on considère que l’élection sera disputée, 11 ont un sénateur sortant démocrate.

  • Deux mondes

    Il a fallu que j’aille au Liban pour découvrir que les Libanais ne prononçaient jamais le nom d’Israël comme nom d’un Etat. Au sud de leur pays il y a la « Palestine occupée », sous la coupe de « l’entité sioniste ». Et ce n’est pas là le vocabulaire de quelques excités, c’est le vocabulaire officiel. D’ailleurs le Liban est toujours officiellement en guerre contre l’entité sioniste qui occupe la Palestine. Et ce sont les Israéliens qui le rappellent en faisant voler leurs avions de chasse au-dessus de Beyrouth…

    Il faut savoir cela pour comprendre cette polémique qui a éclaté autour d’un devoir de géographie au lycée franco-libanais de Beyrouth. Une élève est revenue chez elle avec une carte où au sud du Liban il y a « Israël », et elle a dû l’écrire elle-même sur son cahier. Le père a publié la chose sur twitter, et ça a fait scandale. Au point que le ministre de l’Education a ouvert une enquête. Le ministère a pu préciser que la carte ne se trouvait pas dans un manuel scolaire mais qu’elle avait été prise sur internet et que l’enseignante, étrangère, l’avait prise sans y faire attention. L’école a présenté ses excuses.

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    Cela se passe au moment où Donald Trump reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël. Le contraste est spectaculaire. A ce propos, les journalistes s’attendaient à une explosion de violence après la prière du vendredi, et il ne s’est presque rien passé (par rapport à ce qu'on attendait). Cela veut dire que les imams ont appelé à la modération et non au jihad et à l’intifada. Ce n’est évidemment pas étranger au fait que l’Arabie saoudite n’a condamné l’initiative de Trump que du bout des lèvres. Il est de notoriété publique que l’Arabie saoudite noue une alliance avec Israël contre l’expansionnisme iranien (Irak, Syrie, Liban), au point que le prince héritier a pu suggérer que la capitale de la Palestine soit Abu Dis et non Jérusalem sans que cela provoque un tollé. (Abu Dis est une petite ville qui jouxte Jérusalem… derrière le mur.)

  • Insolite

    Le New York Times a d’abord affirmé que « Salvator Mundi », le tableau de Léonard de Vinci devenu le tableau le plus cher du monde, avait été acheté par le prince Bader ben Abdullah ben Mohammed ben Farhan al-Saoud. Tandis que le Musée du Louvre d’Abou Dhabi annonçait qu’il allait faire partie de ses collections. Hier, le New York Times a affirmé que si le prince Bader était effectivement l’acheteur, c’était pour le compte du prince héritier d’Arabie saoudite, désormais l’homme fort du pays, Mohammed ben Salmane al-Saoud.

    Ce sont donc les dirigeants du royaume islamique qui ont acheté à un prix fou un tableau représentant le Christ, pour l’exposer, non pas quand même en Arabie saoudite, mais à Abou Dhabi qui se trouve néanmoins dans la péninsule arabique.

    Dans le même temps, les Emirats arabes unis ont annoncé la création d'un "Comité commun de coopération" avec l'Arabie saoudite, distinct du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et qui est destiné à développer des partenariats économiques et militaires. Tout ceci pour faire pièce au Qatar…

  • Chinois

    Le parti communiste chinois a interdit aux agences de voyage de faire visiter le Vatican, ses musées et la basilique Saint-Pierre. Plusieurs agences ont confirmé à Radio Free Asia avoir reçu cette consigne, datée du 16 novembre. Le motif officiel en est que la Chine et le Vatican n’ont pas de relations diplomatiques. Sic.

    Toute agence qui ferait de la publicité pour le Vatican dans ses brochures encourt une amende pouvant aller jusqu’à 300.000 yuans (plus de 39.000 €).

    Publicité ou pas, tous les Chinois allant en Italie visitent Saint-Pierre de Rome et les musées du Vatican, et les agences de voyage ne voient pas comment il pourrait en être autrement.

    On se pose donc la question du motif réel de cette interdiction. D’autant que mardi a été annoncée l’organisation d’une exposition simultanée aux musées du Vatican et au palais impérial de Pékin en mars prochain…

    On suppose que c’est pour le gouvernement chinois une façon de faire pression sur le Vatican pour faire savoir que le Saint-Siège met trop de temps à accepter les conditions chinoises d’un accord.

  • Zimbabwe chinois

    AsiaNews souligne que pendant les deux jours avant le coup d’Etat au Zimbabwe, qui vient de se terminer par la mise à l’écart du dictateur Mugabe sans effusion de sang, le chef d’état major du Zimbabwe était en Chine, où il a rencontré notamment deux officiers de haut rang et le ministre de la Défense.

    Pour certains observateurs, la Chine, qui est le premier partenaire commercial du pays, est clairement derrière la destitution du vieux dictateur responsable d’un marasme économique, et même d’une régression qui a fait chuter son PIB par personne 15% au-dessous de ce qu’il était en 1980.

    Un article publié le 16 novembre dans le Global Times, le journal du parti communiste chinois en langue anglaise, disait que le gouvernement de Mugabe avait fait subir de « lourdes pertes » à la Chine et qu’un changement de régime serait profitable aux deux pays.

    Selon John Everard, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Corée du Nord et spécialiste de la Chine, Pékin a joué le même rôle que jouait la CIA dans les années 70, ce qui est une nouveauté.

  • Zeman et Poutine

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    Le président tchèque Milos Zeman est en visite officielle en Russie. Il a rencontré hier Vladimir Poutine à Sotchi. Il lui a dit notamment :

    Lors d’un vol vers la France, j’étais accompagné par 14 hommes d’affaires, et en route vers la Russie ils étaient 140. On peut donc en tirer la conclusion que, pour nous, la Russie est dix fois plus importante que la France.

    Milos Zeman a réitéré son opposition aux sanctions de l’UE contre la Russie, et les deux hommes ont signé pour 20 milliards de dollars de contrats. Il a souligné que le montant des échanges commerciaux bilatéraux a augmenté depuis le début de 2017 de plus de 40% par rapport à la même période de 2016.

  • En Indonésie

    Buni Yani a été condamné à 18 mois de prison pour ses diffamations envers Ahok, l’ancien gouverneur chrétien de Djakarta.

    Buni Yani est l’homme qui avait falsifié une vidéo d’un discours de Ahok et l’avait abondamment commentée sur internet, enflammant ainsi les musulmans contre le « blasphémateur » chrétien.

    La campagne montée contre Ahok, émaillée de gigantesques manifestations, avait eu pour résultat qu’il fut battu aux élections suivantes alors qu’il était auparavant en tête dans les sondages (et très populaire). Et le mois suivant, à l’issue d’un long procès, il fut condamné à deux ans de prison pour diffamation de l’islam.

    Sur la base de la vidéo de Buni Yani…

  • Le patriarche maronite à Riyad

    Les déclarations publiques, d’un côté comme de l’autre, sont purement diplomatiques et sans intérêt, comme en témoigne le communiqué officiel saoudien sur la rencontre entre le patriarche et le roi qui est, si l’on veut, assez amusant (comme exemple extrême de langue de bois) :

    « Lors de la réception ont été évoquées les relations fraternelles entre le Royaume et le Liban, et soulignée l'importance du rôle des différentes religions et cultures dans la promotion de la tolérance et de la non-violence, contre l'extrémisme et le terrorisme, et pour instaurer la paix et la sécurité pour les peuples de la région et du monde. »

    Le patriarche a rencontré le roi et le prince héritier. Les photos officielles montrent, sans surprise, le patriarche avec la croix pectorale non apparente. Mais il y a d’autres photos où la croix apparaît de façon spectaculaire, et sans aucun doute historique, au centre même de l’islam qui ne permet aucune manifestation religieuse autre que musulmane et a la croix en particulière horreur.

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    Le patriarche a également rencontré comme prévu Saad Hariri, qui ne paraît pas affecté d’être « retenu » (?) dans ce pays dont il a la nationalité et où vivent habituellement sa femme et ses enfants…

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  • Le patriarche Raï à Riyad

    Le patriarche maronite S.B. le cardinal Bechara Boutros Raï va aujourd’hui à Riyad, accompagné de deux évêques. Il doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane, puis Saad Hariri à l’ambassade du Liban où il passera la nuit avant de se rendre à Rome.