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Hollande (François) - Page 5

  • Mistral perdant

    Il était étonnant de voir la France de Hollande résister à l’Allemagne et à quelques autres à propos de la livraison des porte-hélicoptères Mistral à la Russie. L’illusion s’est dissipée.

    Mardi, Manfred Weber, l’Allemand qui préside le groupe PPE au Parlement européen, a rappelé l’opposition de l’Allemagne et a déclaré de façon impérative : « La France doit interrompre immédiatement la livraison des deux porte-hélicoptères français Mistral à la Russie ».

    Le lendemain, l’Elysée a fait savoir que « les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC ne sont pas à ce jour réunies ». BPC, c’est-à-dire « bâtiment de projection et de commandement ». Pourquoi ne pas dire clairement qu’il s’agit du Mistral ? Cela fait partie des stupides mystères de l’Elysée hollandais.

    Et la France se met clairement dans son tort tout en se tirant une une balle dans le pied.

  • Un « gouvernement de clarté »

    François Hollande avait demandé à Manuel Valls de « composer un gouvernement de clarté ».

    Il a été exaucé.

    La nomination d’Emmanuel Macron à l’Economie et de Najat Belkacem à l’Education (mais si : « nationale » !) donne en effet une image précise, quasiment typologique, du socialisme actuel (de l’UMPS).

    A l’Economie, on met un employé de Rothschild, qui n’a jamais été élu mais était le conseiller économique du président de la République, celui qui lui disait comment faire pour ne pas se mettre mal avec Bruxelles : on ne nomme plus une personnalité politique à l’Economie, parce qu’on a totalement abandonné le domaine économique à Bruxelles et à l’euro-mondialisme (Macron participait bien sûr à la dernière réunion du groupe Bilderberg). Finies les gamineries démagogiques de Montebourg, on affiche franchement la véritable ligne.

    Et l’on poursuit le combat idéologique de la culture de mort, contre la vie, contre la famille, contre l’humanité elle-même, de façon emblématique, en nommant Najat Belkacem à l’Education « nationale » : une militante forcenée du « droit » à l’avortement et de l’idéologie du genre. Vincent Peillon, avec sa vieillerie laïcarde et jauressoïde de religion républicaine antichrétienne, est enfoncé. Désormais on a, à la tête du corps enseignant de notre pays, une figure de proue de la déséducation, de la destruction de toute éducation, de toute possibilité même d’éducation.

    On notera aussi que le nouveau ministre de la Culture, Fleur Pellerin, est exactement du même acabit : le domaine de la culture est confié à quelqu’un qui représente l’impossibilité radicale de toute culture.

    Et pour bien souligner la chose, ce sont deux femmes (puisque l’idéologie du genre n’a pas encore déconstruit le féminisme), une Marocaine et une Asiatique : histoire de rappeler que la « diversité » est elle-même idéologique.

     

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  • Mosco et le « french bashing »

    François Hollande a officiellement désigné hier Pierre Moscovici comme le prochain commissaire européen français. Théoriquement comme commissaire chargé des questions économiques et monétaires, l’un des postes les plus prestigieux, qui donne rang de vice-président de la Commission. Mais cette nomination, annoncée depuis longtemps, suscite une levée de boucliers un peu partout, particulièrement en Allemagne.

    Hier soir sur France 2, « Mosco » a fait semblant de croire que les Allemands et les autres en avaient contre la France. « Arrêtons le french bashing », a-t-il dit, d’abord pour répondre à la « tendance française » de l’auto-dénigrement, puis en tentant de montrer que la France n’est pas un « mauvais élève » mais a une économie performante, qu’elle est « un pays crédible, un pays sérieux, un pays qui fait des réformes »…

    En réalité, si les Allemands, et d’autres, ne veulent pas de Moscovici, ce n’est pas parce qu’il est français, mais parce qu’il est le représentant de la politique économique désastreuse du gouvernement socialiste, et parce qu’il a été personnellement, comme ministre de l’Economie, le premier responsable de cette politique désastreuse, de la hausse des déficits, de la dette et du chômage, quémandant auprès de la Commission européenne toujours plus d’aménagements et de délais. Un ministre tellement calamiteux que Hollande a dû en changer…

    C’est pourquoi la perspective de voir ce personnage commissaire à l’Economie a conduit les Allemands à l’appeler « Mosco-Witz » : Mosco, c’est une blague… (Le jeu de mots est d'autant plus facile que de fait si Moscovici avait été d'origine "russe" et non "roumaine" il s'appellerait Moscowitz.)

    Il se dit d’autre part que le Parlement européen pourrait bien refuser d’entériner une Commission où Moscovici aurait le premier rôle économique…

  • Ce que nous coûtait la concubine

    Selon la Cour des comptes, Valérie Trierweiler a coûté quelque 481.000 € au contribuable en 2013.

  • Ils ne se rendent même plus compte

    François Hollande est très fier d’avoir réuni les chefs des gouvernements sociaux-démocrates de l’UE et d’annoncer à l’issue de la réunion qu’ils sont unanimes pour soutenir la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

    Ainsi les gouvernements de gauche sont unanimes pour soutenir le candidat de droite.

    Et c’est comme cela qu’ils vont réconcilier les citoyens avec la politique…

    Ils sont tellement aveuglés par l’idéologie européiste qu’ils ne se rendent même plus compte de l’incongruité politique de leur décision.

    Il y a toutefois une véritable information dans cette annonce : c’est que Matteo Renzi a donc finalement décidé de soutenir Juncker… ou plus exactement de le faire élire, puisque les voix italiennes seront décisives dans l’élection à la majorité qualifiée.

    On aura remarqué d’autre part dans la conférence de presse de François Hollande la longue plainte hululante du président français, c’est-à-dire du sous-fifre européen de Paris, implorant les maîtres de l’Europe de bien vouloir, s’il vous plaît, j’ai pas de femme mais j’ai 60 millions d’enfants à nourrir, si c’était un effet de votre bonté et de votre générosité, si vous vouliez bien donner un peu de « souplesse » aux règles économiques que nous avons inscrites dans le traité s’ils vous plaît pas taper sur la tête merci…

  • Cabinet socialiste

    Le secrétaire général adjoint de l’Elysée (conseiller économique et financier du président) Emmanuel Macron, qui venait de chez Rothschild, va quitter son poste. Il sera remplacé par Laurence Boone, chef économiste Europe (à Londres) de Bank of America Merril Lynch.

    La banque Merril Lynch est un modèle en son genre : elle avait perdu 52 milliards de dollars dans la crise des subprimes quand elle fut rachetée par Bank of America.

    Ça donne peut-être une idée de qui va racheter la France (ou ce qui reste à racheter)…

    L’autre exemple donné par Merril Lynch doit aussi intéresser nos gouvernants : juste avant le rachat par Bank of America, les 696 cadres de Merril Lynch s’étaient attribués des primes dont la plus faible dépassait le million de dollars…

  • Hollande: regardez par ici !

    L’annonce de la « réforme des territoires » par François Hollande n’est à l’évidence qu’une façon de faire parler, pour un temps, d’autre chose que du chômage, de l’insécurité, de l’immigration, de la faillite économique…

    A l’évidence, quand on regarde la carte qu’il nous a pondue, et qui n’a aucun sens.

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    Hollande explique que les régions « sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante ». Et que fait-il ? Il laisse intacts les soi-disant « Pays de la Loire » qui ne ressemblent à rien, et la Bretagne, toujours amputé de la Loire-Atlantique alors même que Jean-Marc Ayrault était favorable au retour de ce département dans sa province. On constate que le Nord-Pas-de-Calais, et d’autres, restent soi-disant « à l’étroit »… Tandis que plusieurs regroupements ne correspondent à rien.

    Plus important en fait est le projet de noyer définitivement les communes dans des intercommunalités qui devront avoir au moins 20.000 habitants et qui disposeront de l’essentiel des pouvoirs attribués aux communes ; et d’enlever aux conseils généraux l’essentiel de leurs attributions, pour les attribuer soit aux régions soit aux intercommunalités, et supprimer les conseils généraux, devenus conseils départementaux, en… 2020. Parce qu’il croit qu’il sera toujours là en 2020, avec sa « majorité » socialiste…

    En attendant, tout le monde n’est pas content dans la majorité, et il est significatif que le premier parti à avoir manifesté son mécontentement, de façon immédiate, a été le parti radical de gauche, le seul allié du PS.

  • Quand les socialistes veulent faire les malins...

    J’apprends que la commission du développement durable (sic) de l’Assemblée nationale examine aujourd’hui et demain un projet de loi qui vise à refaire de la SNCF et de RFF une seule entreprise, afin d’améliorer leur rentabilité (sic) – et peut-être d’avoir des trains qui ont la bonne largeur…

    En bref, il s’agit de créer un établissement public à caractère industriel (Epic) de tête, nommé SNCF, qui chapeautera une branche nommée SNCF Mobilités (l’actuelle SNCF, opérateur ferroviaire), et un gestionnaire d'infrastructure, l’actuelle RFF, nommé SNCF Réseau. Avec un cadre social commun. Et le président de SNCF Mobilités sera le président de la SNCF.

    Autrement dit, on refait la SNCF d’avant, celle que la Commission européenne avait obligé de scinder en deux pour l’ouverture à la concurrence.

    Et ils croient que la Commission européenne ne va pas le voir…

  • François Hollande se moque lui aussi du traité européen

    « Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’histoire. » Cette phrase de François Hollande, qui tourne en boucle pour résumer son pensum dans Le Monde, est tellement ridicule qu’elle ne mérite pas qu’on s’y arrête.

    Mais il y a dans la prose présidentielle une phrase qui mérite d’être relevée, car elle montre tout le mépris des eurolâtres pour les textes qu’ils ont eux-mêmes fait voter. On sait bien que pour les dictateurs eurocratiques les traités ne sont que des chiffons de papier, mais il est bon de le souligner quand ils donnent une preuve manifeste de leur arbitraire.

    Cette phrase, la voici :

    « Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. »

    Evidemment, François Hollande n’a pas inventé cette absurdité. C’est un slogan qui est martelé par les eurolâtres socialistes depuis des mois (comme par exemple Jean Quatremer, qui naturellement bondit de joie de voir François Hollande le reprendre à son compte), et le nègre qui a écrit le pensum présidentiel ne pouvait que le répercuter.

    Or c’est une imposture. Le traité européen stipule toujours (article 17, §7) que c’est le Conseil européen (les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres) qui choisit le président de la Commission européenne (à la majorité qualifiée), et le propose au Parlement européen. Lequel n’a que le pouvoir de donner son accord, ou d’opposer son veto.

    La seule différence apportée par le traité de Lisbonne est que désormais le Conseil doit « tenir compte des élections au Parlement européen ». Tenir compte, cela ne veut pas dire investir le chef du parti majoritaire, qui est d’ailleurs tellement peu majoritaire qu’il partage systématiquement avec le deuxième le poste de président du Parlement européen (une moitié de mandat chacun…)…

    Angela Merkel a clairement dit qu’il n’y avait aucun « lien automatique » entre le parti qui remporte les élections et le futur président de la Commission. Et elle n’est pas la seule. Du reste, plusieurs spécialistes pensent que le prochain président de la Commission ne sera pas l’un des candidats déclarés (c’est-à-dire celui du PPE, Jean-Claude Juncker, ou le socialiste Martin Schulz dans le cas improbable où il y aurait une majorité sociale-démocrate).

  • Toute la petite bande…

    Ce qu’on ne peut pas reprocher à François Hollande, c’est de laisser tomber ses amis. La configuration est sans doute unique, qu’une bande de copains d’une promotion de l’ENA soit ensemble au pouvoir 30 ans après.

    Car les revoilà vraiment tous ensemble : Sapin toujours là, Royal qui revient, et revoici Jean-Pierre Jouyet. Même le fait qu’il fût ministre de Sarkozy ne l’a pas fait exclure du clan. Jean-Pierre Jouyet quitte donc la Caisse des dépôts pour devenir secrétaire général de l’Elysée, en remplacement d’un autre membre (discret, celui-là) de la promotion Voltaire, Pierre-René Lemas, qui devrait être recasé… à la Caisse des dépôts… ou à la direction de la RATP, aujourd’hui occupée par Pierre Mongin, qui est… un autre membre de la promotion Voltaire, mais du clan de « droite » celui-là (Villepin, Donnedieu de Vabres, Castries…).

    Moins connue du grand public est Sylvie Hubac, qui est tout simplement directrice du cabinet de François Hollande, et sa représentante personnelle comme coprince d’Andorre.

    Enfin, s’il ne veut pas apparaître dans un gouvernement ou à l’Elysée, on n’oubliera pas Jean-Marie Cambacérès, qui a créé en 2010 l’association « Démocratie 2012 » dont le seul objectif était de porter François Hollande à la présidence de la République, en récoltant des fonds pour cela auprès des milieux d’affaires. Et alors même les anciens copains « de droite » de la promotion versent leur obole : Henri de Castries, président d’Axa, proche de Sarkzoy, avait donné 7.500 €…