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Economie - Page 4

  • Fillon admet...

    François Fillon admet que la croissance ne pourra pas être de 2,25%, hypothèse du budget 2008 tenue jusqu’ici bec et ongles, mais se situera « entre 1,7 et 2% ». ( La Commission européenne prévoit 1,7%, le FMI 1,5%, l’OCDE 1,8%.)

    Mais, ajoute-t-il, « cette révision n’aura aucun effet sur le budget 2008, construit pour résister à une variation de croissance de cet ordre-là ».

    Ah bon.

    François Fillon admet d’autre part que le montant des déficits publics pour 2007 sera « sans doute un peu supérieur aux 2,4% du PIB initialement prévus », et que le gouvernement devra donc « nécessairement » réviser son objectif pour 2008, fixé jusqu’ici à 2,3%. Reste à baisser la tête en attendant le coup de bâton de la Commission européenne...

  • Le moral des ménages troue la chaussette

    L’indicateur du « moral des ménages » élaboré par l’INSEE a battu un nouveau record absolu à la baisse en février, à -35 (moins 35) contre -34 en janvier. C’est la huitième baisse consécutive.

    Comme il n’y a qu’un point d’écart, les différences d’opinion sur les divers points de l’indicateur sont peu sensibles. Il est intéressant toutefois de noter que l’opinion sur les perspectives d’évolution du chômage se dégrade encore légèrement, alors que mois après mois le gouvernement nous annonce triomphalement une nouvelle baisse du chômage.

  • Les petits patrons n’ont pas le moral

    Selon le baromètre trimestriel Fiducial-Ifop, 67% des petits patrons (moins de 20 salariés) n’ont « pas le moral », contre 46% en juillet.

    « Ils ne sont plus que 33% à être optimistes sur la situation en France », contre 40% en octobre et 54% en juillet.

    Ils ne sont plus que 17% à souhaiter se développer en 2008 en augmentant leurs effectifs, contre 25% l’an dernier. Parmi les handicaps, 75% d’entre eux évoquent le poids des charges.

    La création nette d’emplois dans ces entreprises a été de 0,3% par trimestre en 2007, contre 3% en 2006.

  • La croissance en peau de chagrin

    Le FMI a revu en forte baisse sa prévision de croissance. « Pour la France nous prévoyons une croissance de 1,5% en 2008 », indique Alessandro Leipold, directeur adjoint du département européen du FMI.

    La dernière prévision, publiée en octobre, était de 2%.

    Le gouvernement a bâti son projet de budget 2008 avec comme hypothèse de croissance une fourchette entre 2% et 2,5%.

    Addendum 21 février. La Commission européenne baisse sa prévision de croissance pour la France en 2008 de 2% à 1,7%.

  • On va tangenter...

    Christine Lagarde tenait dur comme fer à la prévision officielle de croissance de 2,5% pour 2007, alors même que tous les instituts publics et privés disaient que ce n’était pas possible. Puis elle a consenti à évoquer une fourchette 2-2,5%. Tout récemment, elle a fini par admettre que la croissance serait « autour de 2% ». Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance a été de 1,9%. Christine Lagarde : « Nous allons tangenter les 2% en 2007 »...

  • Les patrons ne croient plus en Sarkozy

    Selon une enquête TNS-Direct, 68% des patrons de petites entreprises (moins de 50 salariés) estiment que l’action du gouvernement est restée sans effets sur l’activité de leur entreprise, 16% que cette action a été négative, 8% qu’elle a été positive.

    Pour 2008, 50% pensent qu’elle n’aura aucun effet, 18% un effet négatif, mais il y a encore 11% d’optimistes.

  • Commerce extérieur : à qui la faute ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le déficit commercial de la France a pulvérisé son record, passant de 28 à 39 milliards d’euros : le gouffre s’est creusé de 11 milliards d’euros en un an.

    Là non plus, il n’y a pas eu de « rupture ». Les derniers mois de 2007 ont même été beaucoup plus mauvais que les premiers mois de l’année.

    Il est devenu impossible de mettre en cause la force de l’euro et le renchérissement du pétrole : l’Allemagne connaît un excédent record, et la facture pétrolière est en baisse.

    C’est donc la seule politique gouvernementale qui est responsable de cette catastrophe.

  • Le problème des banques

    L’AFP a tenté d’avoir, à Davos, des commentaires des dirigeants de la finance internationale à propos de l’affaire de la Société Générale, à laquelle un courtier a fait perdre 4,9 milliards d’euros selon la version officielle.

    L’omerta est complète.

    L’agence n’a pu que recueillir cette confidence aussi intéressante qu’anonyme : « Ça pourrait arriver à n'importe qui. Ça ne m'étonne absolument pas. Ce genre de catastrophe va se reproduire et pour des montants encore plus énormes. Le problème, c'est que les banques sont devenues des supermarchés: elles veulent faire tous les métiers à la fois, banque de détail, banque d'affaires, courtage, et les dirigeants ne comprennent pas ce qui se passe dans leurs salles de marché. Autrefois, les banques étaient spécialisées sur un métier de base et il était beaucoup plus facile de surveiller l'activité des employés. La déréglementation a tout changé: elle a permis un développement considérable de l'activité bancaire, mais on en paie le prix aujourd'hui. »

    Pour arriver à contrôler efficacement les transactions, il faudrait selon lui des investissements gigantesques dont les banques n'ont pas les moyens.

  • La langue de bois européenne face à la crise boursière

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Face à la nouvelle crise financière, les autorités européennes semblent hésiter entre la politique de l’autruche et la méthode Coué.

    A supposer que le choc boursier soit passager, il n’en demeure pas moins qu’il révèle et souligne la fragilité d’un système durablement ébranlé par la crise des « subprimes », à laquelle s’ajoute le problème des « rehausseurs de crédit », tandis que pèse la menace de récession américaine.

    Il est extravagant de prétendre que l’Europe peut rester en dehors des turbulences, au motif hélas faux que « ses fondamentaux sont forts ».

    Les Français risquent de comprendre à leurs dépens ce que signifie le fait de s’être livrés pieds et poings liés à des autorités supranationales.

  • Crise financière, acte 2

    On ne parlait plus beaucoup ces dernières semaines de la crise des « subprimes », mais les observateurs de la vie financière savaient que la crise était loin d’être terminée. La voilà qui rebondit, avec la « panique » boursière qui a commencé hier.

    Contrairement à ce que l’on entend un peu partout, y compris dans la bouche de Dominique Strauss-Kahn (directeur du FMI...), ce n’est pas le scepticisme sur le plan de relance annoncé par George Bush qui est responsable de la chute des bourses. C’est d’une part la publication des résultats des banques américaines, qui affichent des pertes importantes, c’est d’autre part l’effondrement des « rehausseurs de crédit » (les assureurs des émetteurs d’obligations), illustré par la subite et sévère dégradation de la note du rehausseur Ambac par les agences de notation, c’est enfin le mouvement des clients des fonds de gestion qui veulent récupérer leur argent pour le placer ailleurs. Le tout sur fond de menace de récession américaine, que le plan Bush n’a pas conjurée.

    Nul ne peut prédire les conséquences de la crise (notamment sur la croissance française et européenne). Le problème est que ce nouveau choc vient après celui de la crise des subprimes, et donc aggrave la situation alors qu’on n’a pas encore mesuré tous les effets de la première crise.

    Si l’on veut se rassurer, on peut écouter les autorités européennes. Le commissaire aux Affaires économiques souligne qu’on ne parle que d’une menace de récession américaine, pas mondiale (sic, comme si l’économie américaine était toute seule dans son petit coin), et que George Bush a annoncé des mesures... Quant au ministre slovène des Finances, dont le pays assure la présidence de l’Union, il a bien appris la langue de bois de Bruxelles : « Nous sommes vraiment inquiets de la situation » sur les marchés financiers, dit-il. « Toutefois, nous sommes persuadés qu’avec ses fondamentaux forts, l’Europe peut faire face. » Vive la méthode Coué.