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Economie - Page 3

  • La CCI de l’Essonne et l’ouverture des supermarchés le dimanche

    La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de l'Essonne se prononce contre la généralisation et l'obligation de l'ouverture des commerces le dimanche, soulignant que même un simple assouplissement de la loi actuelle serait "désastreux pour le petit commerce".

    "Toutes les études montrent qu'un emploi créé dans la grande distribution en détruit trois dans le commerce de détail", écrit la CCI dans un communiqué.

    "Les petites enseignes n'ont pas les ressources financières et humaines nécessaires à la mise en place du travail le dimanche."

    En outre, "ouvrir le dimanche ne ferait que modifier la répartition des achats dans la semaine, sans engendrer de chiffre d'affaires supplémentaire, le pouvoir d'achat n'étant pas extensible."

    La CCI rappelle que le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) a récemment estimé dans un rapport que 6.800 emplois disparaîtraient si 40% des hypermarchés ouvraient le dimanche, et 16.200 s'ils ouvraient tous.

    Dans l'Essonne, l'ouverture dominicale des grandes surfaces aurait un impact encore plus important, car on y trouve la plus forte densité commerciale en hypermarchés en Ile-de-France (160m2 pour 1.000 habitants, contre 144 au niveau national), précise la Chambre de commerce et d'industrie.

  • Ouvrir le dimanche, ce n’est pas rentable

    Confirmation par Michel-Edouard Leclerc en personne :

    - « Pas rentable », dites-vous ? C’est pourtant le principal argument du gouvernement ?

    - Si les magasins Leclerc ouvraient le dimanche, nous ferions globalement le même chiffre d’affaires mais sur sept jours au lieu de six… Soit un chiffre d’affaires inférieur si on le rapporte aux nombres de jours travaillés. Et ce d’autant plus qu’il faudrait ajouter : l’augmentation des charges - les salaires du dimanche payés double plus une journée de récupération - et la diminution de la productivité de nos magasins au mètre carré - le rapport entre le chiffre d’affaires et le nombre de mètres carrés du magasin étant à diviser par sept et non plus par six. Or, qui dit des charges plus élevées pour l’entreprise dit évidemment des répercussions sur les prix. Ainsi, s’ils l’ouvraient nos magasins le dimanche, c’est les consommateurs qui seraient au final pénalisés !

  • La fin d’Amora Maille à Dijon

    Amora Maille annonce la fermeture de son site historique de Dijon, fondé en 1900, et de deux autres usines en Bourgogne, d'ici le 31 décembre 2009. Il ne restera que l’usine de Chevigny. Au moins 265 emplois seront supprimés.

    Les syndicats craignent l'externalisation de toute la production, "en Pologne, en Turquie et en République tchèque, comme c'est déjà le cas pour les épices, le ketchup et les vinaigrettes".

    Les difficultés du moutardier viennent notamment de l'envolée du prix de la graine de moutarde, principalement importée du Canada, qui a augmenté de 144% en un an. Comme si on ne pouvait pas en produire en France…

    Amora Maille est passé sous la coupe du groupe néerlando-britannique Unilever en 2000.

  • Le Pen et la crise financière

    Dans une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, Jean-Marie Le Pen a rappelé qu’il avait prévu, lors de sa conférence de presse du 24 juin, ce qui est en train de se passer. Il donne la position du Front national et en appelle à une « nouvelle gouvernance Economique et Sociale » au service de la France française et de l’Europe des nations. C’est à lire sur le site du Front national.

    Voici quelques extraits du constat :

    L’incapacité des Etats et des institutions internationales - Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banques centrales, etc - à juguler cette crise économique, bancaire et financière, d’ailleurs sans précédent, démontre que le modèle ultralibéral de l’euro- mondialisme ne fonctionnera jamais.

    D’ailleurs à Strasbourg, la Tour de Babel a commencé de se désagréger.

    En effet, l’opportunisme des dirigeants politiques et économiques face au naufrage du système financier et monétaire les conduit maintenant à préparer un retour à l’Etat-Nation tel que le FMI l’annonce aux pays membres de l’OCDE.

    C’est là un véritable paradoxe lorsque l’on sait que son patron Monsieur Strauss-Kahn s’est toujours déclaré libéral-socialiste et européiste.

    Mais, il fallait s’y attendre !

    Au fur et à mesure que les interventions sur le « marché international» s’avèrent inopérantes, de plus en plus de voix interpellent les pouvoirs publics nationaux pour exiger qu’ils refinancent purement et simplement les faillites afin d’enrayer cet effondrement progressif.

    Le Front National, attaché à la liberté économique ainsi qu’à la défense des intérêts des Français, s’y oppose catégoriquement et demande aux institutions Européennes ainsi qu’aux politiques Français de ne pas se porter au secours des spéculateurs de la haute finance internationale pour combler les pertes et dépréciations d’actifs.
    Les responsables et coupables de ce chaos financier doivent l’assumer. Ce n’est pas aux Etats-Nations de supporter la dérive d’un système bancaire et monétaire devenu fou. Ce serait mettre en place, à terme, un nouvel asservissement des peuples.

    (…)

    Cette crise financière, résultat de tous ces errements, de l’asservissement insupportable des élites politiques aux puissances économiques, entraîne maintenant le paiement de ces erreurs dramatiques par tous les citoyens du monde et en particulier par les classes moyennes et les plus pauvres.

    C’est l’appel au secours des apprentis sorciers de la finance et de leurs complices politiques à la Nation, à l’Etat et aux citoyens dont pourtant on refuse de reconnaître la volonté, comme le montrent les referendums sur l’Europe.

    Il est piquant de voir les Etats-Unis, pays le plus « libéral » du monde, nationaliser à tour de bras au nom de l’intérêt national et de voir, de Sarkozy à Royal, tous les bradeurs de la souveraineté nationale dans l’Europe de l’ultra-libéralisme qu’ils ont voulu, chanter maintenant les mérites de la Nation et de l’Etat régulateur.

  • Le pétrole en baisse

    Les cours du pétrole sont tombés ce matin pour la première fois depuis avril sous 105 dollars et pourraient bientôt, selon des analystes, enfoncer le seuil des 100 dollars. Le baril avait atteint 147,50 dollars le 11 juillet.

    Les cours baissaient en raison de la baisse de la demande. Le recul s’est brusquement amplifié hier, paradoxalement à cause de l’ouragan Gustav : car il n’a pas mis à exécution la menace qu’il faisait planer sur les installations du Golfe du Mexique, menace qui soutenait les cours…

    D’autre part, alors que la faiblesse du dollar avait agi au premier trimestre comme un puissant stimulus sur les cours de l'or noir, inversement, le regain du billet vert accélère le départ des investisseurs du marché pétrolier. Envisagé comme un placement refuge contre l'inflation, le pétrole perd de son attrait quand le dollar remonte.

    Le regain du dollar, qui est une baisse de l’euro (l'euro est tombé aujourd’hui sous 1,45 dollar pour la première fois depuis six mois) reflète la dégradation des perspectives économiques dans la zone euro. « Sachant que la destruction de la demande se poursuit, il est difficile de voir ce qui, dans l'offre ou la demande, pourra soutenir le marché pétrolier », estime un analyste du cabinet Petromatrix, qui table sur de nouvelles baisses de prix.

  • Des nouvelles de la récession

    L'indice composite PMI, qui synthétise l'activité des secteurs des services et manufacturier, est passé de 47,1 points en juillet à 47 points en août, son niveau le plus bas depuis près de sept ans, selon une estimation publiée par la société Markit.

    L'indice est resté en deçà du seuil de stabilité des 50 points pour le troisième mois consécutif en août.

    Cette baisse de l'activité globale « s'explique une nouvelle fois par la diminution marquée des nouvelles commandes de biens et services, la troisième en trois mois et la plus sévère jamais enregistrée ».

    Le secteur manufacturier a été le plus affecté en août, enregistrant la plus forte baisse de la production depuis décembre 2001, en raison de la lourde chute des nouvelles commandes (la plus importante jamais enregistrée par l'enquête), poursuit Markit (l'indice est passé de 47,1 points en juillet à 45,1 points en août).

    Dans le secteur des services, l'activité a ralenti à un rythme moins soutenu qu'en juillet. L'indice est remonté à 48,5 points en août contre 47,5 points en juillet. « Les perspectives des entreprises se sont améliorées par rapport au plus bas où se trouvait la catégorie le mois dernier, mais restent largement inférieures à la tendance à long terme de l'enquête ».

    Le taux d'emploi du secteur privé a diminué pour le troisième mois consécutif en août, « les entreprises réduisant leurs effectifs au fur et à mesure du ralentissement de l'activité et des nouveaux contrats ». En outre, le rythme des licenciements a atteint un plus haut depuis plus de six ans et demi (80 mois).

  • « Moral des ménages » : la baisse historique mensuelle

    Comme chaque mois depuis plus d’un an désormais, l’indicateur du « moral des ménages » tel que le calcule l’INSEE a battu un nouveau record historique à la baisse, s’établissant en juillet à –48 (moins 48), contre –46 en juin*.

    L'opinion des ménages sur le niveau de vie en France a continué de se dégrader, qu'il s'agisse de son évolution passée (qui passe de -79 à -83) ou future (de -57 à -60).

    Quant à l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du chômage, elle s'est nettement dégradée. « C'est un facteur nouveau, lié aux problèmes de croissance économique tels qu'ils sont directement perceptibles par les ménages (recul de la consommation, baisse des prix de l'immobilier, moindre dynamisme du marché du travail) », souligne l'économiste Nicola Bouzou. « Ce point est problématique car il donne l'impression que, même si les anticipations d'inflation s'apaisent, la dégradation du marché du travail prendra le relais pour tirer le moral des ménages vers le bas. »

    Après un sursaut en mai, la consommation est d'ailleurs repartie à la baisse au mois de juin, signe selon les économistes que l'heure est aux restrictions chez les ménages et qu'il n'y a pas d'amélioration globale à attendre de la conjoncture française…

    * « Historique » veut dire que ces niveaux n’ont jamais été atteints depuis l’établissement de l’indice.

  • Le prix du pétrole

    « Il faut que les Français s’habituent, nous sommes dans une période d’énergie chère, et cela va durablement le rester », a dit Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France. L’autre jour, c’était le PDG de Total qui disait que « le monde doit s'habituer à un pétrole cher ».

    Mais le PDG du groupe italien d’énergie Eni, Paolo Scaroni, dit qu’il partage l’opinion du secrétaire général de l’OPEP, Abdallah El-Badri, lorsque celui-ci affirme que le marché du pétrole est devenu « complètement fou ». Il ajoute : « Le marché est bien approvisionné, aucune pénurie de pétrole n’est à craindre à court terme, la production, quoi qu’on en dise, reste stable. Plusieurs signes laissent à penser que la demande commence à baisser. Je pense même que les prix à long terme vont redescendre à des niveaux plus raisonnables, autour de 70 euros par baril, ce qui correspond à peu près au coût de production des huiles extra-lourdes canadiennes. »

  • Une précision sur le prix des produits laitiers

    Les firmes de produits laitiers annoncent de nouvelles augmentations de prix, dues selon eux à la hausse du prix du lait. L’organisation des producteurs de lait (OPL, Coordination rurale) fait savoir que les matières premières ne représentent en valeur qu’une part minime du prix des produits finis. Ainsi, pour 8 yaourts nature, la « part de l’agriculteur » ne représente que 20% du prix final et pour 1 litre de lait demi-écrémé, 26% du prix… « On se demande alors quels sont les produits dans lesquels le prix du lait représente entre 50% et 90% des coûts, comme l’annonce l’industrie laitière… »

    Par ailleurs, le prix du lait payé aux éleveurs pour un trimestre est basé sur la même période de l’année précédente. Aussi, l’augmentation annoncée de 26% pour avril à juin ne se cumule en aucun cas avec celle du premier trimestre (+37%). En réalité, les agriculteurs seront même moins bien payés. Les prix en magasin ne devraient donc pas augmenter, mais baisser (de 3% à 4% pour les produits cités en exemple).

    L’OPL souligne que cette augmentation de 26% ne permettra même pas aux agriculteurs de couvrir celle de leurs charges (40%), et ajoute que Le prix du lait payé en France est l’un des plus bas en Europe : les éleveurs allemands touchent 40ct€ par litre, sans que les prix à la consommation soient plus élevés.

    Ce n’est pas de la faute des paysans si les prix augmentent, c’est de la faute de l’Union européenne qui a imposé des quotas provoquant aujourd’hui la pénurie.

    (via Novopress)

  • Le déficit public : 2,7%

    Le ministre du Budget Eric Woerth a annoncé que le déficit public de la France s’élevait en 2007 à 2,7% du PIB (contre 2,4% en 2006 selon les chiffres définitifs).

    François Fillon avait convenu l’autre jour qu’il serait « sans doute un peu supérieur aux 2,4% du PIB initialement prévus ».

    « Un peu supérieur », disait aussi Christine Lagarde, hier.

    En fait c’est évidemment très supérieur. Et surtout, quand la France s’engage à rétablir l’équilibre, et que le déficit passe de 2,4 à 2,7% d’une année sur l’autre, c’est qu’on va dans la direction exactement opposée.