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Dans le monde - Page 3

  • Trump

    Le 1er janvier, Donald Trump avait twitté :

    « Les Etats-Unis ont bêtement donné 33 milliards de dollars d’aide au Pakistan ces quinze dernières années, et ils [le pays] ne nous ont rien donné en retour, si ce n’est des mensonges et de la duplicité, prenant nos dirigeants pour des idiots. Ils abritent les terroristes que nous chassons en Afghanistan, sans grande aide. C’est fini ! »

    Hier, le Département d’Etat a annoncé que les Etats-Unis suspendaient leur assistance sécuritaire aux forces pakistanaises « jusqu'à ce que le gouvernement pakistanais ne prenne une action décisive contre les talibans afghans » dont le Pakistan est la base arrière.

    La porte-parole n’a pas précisé le montant de cette aide. Le 2 janvier, la représentante des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, avait déjà annoncé que les Etats-Unis suspendaient leurs 225 millions de dollars d’aide militaire au Pakistan en raison du double jeu de ce pays.

    *

    Alors que « l'usage récréatif du cannabis » est légal en Californie depuis le 1er janvier (ce qui en fait le plus gros marché du monde), le ministre de la Justice des Etats-Unis Jeff Sessions a annulé hier cinq directives de l’ère Obama qui allégeaient l’application de la législation fédérale :

    « C'est la mission du ministère de la Justice d'appliquer les lois des Etats-Unis et les directives publiées précédemment affectent la règle de droit et la capacité de nos partenaires des forces de l'ordre au niveau local, des Etats, tribal et fédéral de mener à bien leur mission. »

    De ce fait, la loi californienne est illégale, comme celles des autres Etats où une loi analogue est en vigueur, et Jeff Sessions fait savoir aux procureurs fédéraux qu’ils peuvent agir comme ils l'entendent dans les territoires sous leur compétence.

  • Le 8 décembre férié

    Le président des Philippines Rodrigo Duterte a signé le 23 décembre une loi, votée par les députés le 2 mai et par le Sénat le 11 décembre derniers, qui fait du 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, un jour férié.

  • Noël dans le monde

    IRAK

    Le gouvernorat de Kirkouk (province disputée entre le Kurdistan et Bagdad) a édicté que le 25 décembre sera férié, afin d’exprimer publiquement la solidarité des institutions et de l’ensemble de la société aux chrétiens. C’était déjà le cas les années précédentes, pour saluer les chrétiens réfugiés de la plaine de Ninive. Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, a fait part de sa gratitude au gouverneur, remarquant que cela devenait une tradition… « Ce que nous désirons – a ajouté le patriarche – c’est que le gouvernement central fasse de même ! Les chrétiens méritent cette attention. »

    CHINE

    La commission de discipline de Hengyang, province du Hunan, a publié cet avertissement (qui est grosso modo le même partout en Chine) : « A l’approche de Noël, les dirigeants et fonctionnaires de tout rang doivent promouvoir la culture traditionnelle chinoise (sic), et assumer la tâche de construire un foyer spirituel pour le peuple chinois (sic). Ils doivent étudier sérieusement la doctrine culturelle de la confiance en soi introduite au 19e congrès du Parti, et s’abstenir de célébrer aveuglément les fêtes étrangères ou s’engager dans des religions occidentales. Ils ne doivent pas assister à des célébrations d’origine occidentale, mais effectuer un bon travail de sécurité la veille et le jour de Noël. »

    INDE

    Le ministre indien de l’Intérieur, Rajnath Singh, a reçu hier une délégation épiscopale menée par le président de la conférence des évêques de l’Inde, le cardinal Baselios Cleemis. Il a assuré que Noël se passerait sans problème. Mais le cardinal Cleemis lui apportait un mémorandum sur les diverses attaques subies récemment par les chrétiens en divers Etats, notamment celle qu’ont subie 30 séminaristes et deux prêtres qui chantaient des chants de Noël dans un village du Madhya Pradesh la semaine dernière. Ils furent kidnappés et conduits à la police, et la voiture d’un autre prêtre qui était accouru a été incendiée. Hier soir, peu après la rencontre, des hindous nationalistes interrompaient une cérémonie de Noël au Rajasthan.

    ALLEMAGNE

    Le lycée Saint-Jean de Lüneburg a supprimé sa fête de Noël parce que l’an dernier une élève musulmane avait protesté contre les chants chrétiens. C’est du moins ce que les médias ont rapporté. Le directeur a expliqué que ce n’était pas ça. La fête a été annulée à cause d’un changement de personnel (?), dit-il. En effet une élève musulmane s’était plainte, mais parce que le professeur de musique leur apprenait un chant chrétien. Alors le directeur a demandé qu’on fasse davantage attention à la sensibilité des « autres »…

  • Rétropédalage

    Le Sénat des Bermudes a adopté hier par 8 voix contre 3 un projet de loi qui rend illégal le « mariage » entre personnes de même sexe. Le texte avait déjà été adopté par les députés, vendredi dernier, par 24 voix contre 10. Il ne reste plus qu’à être signé par le gouverneur, ce qui est une formalité.

    Ainsi, sept mois après le jugement de la Cour suprême légalisant ce « mariage », il redevient illégal. Et cela de par la volonté des « travaillistes progressistes » (sic), qui ont gagné les élections en juillet.

    En fait, la loi est intitulée « loi de partenariat domestique », et ce partenariat ressemble à s’y méprendre au mariage. Mais le mot, et donc ce qu’il signifie vraiment, est évité.

    Et le vote de cette loi montre qu’on peut très bien revenir en arrière, même quand on est « progressiste »…

    (Les Bermudes, 70.000 habitants, sont un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni. C’est un paradis fiscal bien connu en raison de son fameux triangle qui fait disparaître toutes les tracasseries financières et administratives…)

  • Mission accomplie…

    Le candidat très à droite et très pro-vie Roy Moore a perdu l’élection sénatoriale de l’Alabama face au candidat très à gauche et militant de la culture de mort Doug Jones.

    Pour empêcher Roy Moore d’être élu on avait monté une campagne contre lui autour d’un « harcèlement sexuel » dont il aurait été coupable il y a 30 ans. On avait ensuite trouvé trois autres femmes, puis quatre autres, qui dénonçaient des gestes déplacés de Roy Moore toujours il y a une trentaine d’année.

    Selon les observateurs cela n’a pas été un élément majeur de la défaite de Moore. Mais il suffisait d’une efficacité à la marge, dans un scrutin disputé où Roy Moore ne faisait pas l’unanimité à droite parce que trop à droite. Or Roy Moore a perdu de 20.000 voix, dans un Etat où il y a 3 millions d’électeurs.

    Le résultat est que la majorité républicaine au Sénat devient très fragile, à 51-49.

    La presse anti-Trump (pléonasme) triomphe évidemment. Mais dans moins d’un an il y aura les élections de renouvellement d’un tiers du Sénat. Et sur les 13 Etats où l’on considère que l’élection sera disputée, 11 ont un sénateur sortant démocrate.

  • Deux mondes

    Il a fallu que j’aille au Liban pour découvrir que les Libanais ne prononçaient jamais le nom d’Israël comme nom d’un Etat. Au sud de leur pays il y a la « Palestine occupée », sous la coupe de « l’entité sioniste ». Et ce n’est pas là le vocabulaire de quelques excités, c’est le vocabulaire officiel. D’ailleurs le Liban est toujours officiellement en guerre contre l’entité sioniste qui occupe la Palestine. Et ce sont les Israéliens qui le rappellent en faisant voler leurs avions de chasse au-dessus de Beyrouth…

    Il faut savoir cela pour comprendre cette polémique qui a éclaté autour d’un devoir de géographie au lycée franco-libanais de Beyrouth. Une élève est revenue chez elle avec une carte où au sud du Liban il y a « Israël », et elle a dû l’écrire elle-même sur son cahier. Le père a publié la chose sur twitter, et ça a fait scandale. Au point que le ministre de l’Education a ouvert une enquête. Le ministère a pu préciser que la carte ne se trouvait pas dans un manuel scolaire mais qu’elle avait été prise sur internet et que l’enseignante, étrangère, l’avait prise sans y faire attention. L’école a présenté ses excuses.

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    Cela se passe au moment où Donald Trump reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël. Le contraste est spectaculaire. A ce propos, les journalistes s’attendaient à une explosion de violence après la prière du vendredi, et il ne s’est presque rien passé (par rapport à ce qu'on attendait). Cela veut dire que les imams ont appelé à la modération et non au jihad et à l’intifada. Ce n’est évidemment pas étranger au fait que l’Arabie saoudite n’a condamné l’initiative de Trump que du bout des lèvres. Il est de notoriété publique que l’Arabie saoudite noue une alliance avec Israël contre l’expansionnisme iranien (Irak, Syrie, Liban), au point que le prince héritier a pu suggérer que la capitale de la Palestine soit Abu Dis et non Jérusalem sans que cela provoque un tollé. (Abu Dis est une petite ville qui jouxte Jérusalem… derrière le mur.)

  • Insolite

    Le New York Times a d’abord affirmé que « Salvator Mundi », le tableau de Léonard de Vinci devenu le tableau le plus cher du monde, avait été acheté par le prince Bader ben Abdullah ben Mohammed ben Farhan al-Saoud. Tandis que le Musée du Louvre d’Abou Dhabi annonçait qu’il allait faire partie de ses collections. Hier, le New York Times a affirmé que si le prince Bader était effectivement l’acheteur, c’était pour le compte du prince héritier d’Arabie saoudite, désormais l’homme fort du pays, Mohammed ben Salmane al-Saoud.

    Ce sont donc les dirigeants du royaume islamique qui ont acheté à un prix fou un tableau représentant le Christ, pour l’exposer, non pas quand même en Arabie saoudite, mais à Abou Dhabi qui se trouve néanmoins dans la péninsule arabique.

    Dans le même temps, les Emirats arabes unis ont annoncé la création d'un "Comité commun de coopération" avec l'Arabie saoudite, distinct du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et qui est destiné à développer des partenariats économiques et militaires. Tout ceci pour faire pièce au Qatar…

  • Chinois

    Le parti communiste chinois a interdit aux agences de voyage de faire visiter le Vatican, ses musées et la basilique Saint-Pierre. Plusieurs agences ont confirmé à Radio Free Asia avoir reçu cette consigne, datée du 16 novembre. Le motif officiel en est que la Chine et le Vatican n’ont pas de relations diplomatiques. Sic.

    Toute agence qui ferait de la publicité pour le Vatican dans ses brochures encourt une amende pouvant aller jusqu’à 300.000 yuans (plus de 39.000 €).

    Publicité ou pas, tous les Chinois allant en Italie visitent Saint-Pierre de Rome et les musées du Vatican, et les agences de voyage ne voient pas comment il pourrait en être autrement.

    On se pose donc la question du motif réel de cette interdiction. D’autant que mardi a été annoncée l’organisation d’une exposition simultanée aux musées du Vatican et au palais impérial de Pékin en mars prochain…

    On suppose que c’est pour le gouvernement chinois une façon de faire pression sur le Vatican pour faire savoir que le Saint-Siège met trop de temps à accepter les conditions chinoises d’un accord.

  • Zimbabwe chinois

    AsiaNews souligne que pendant les deux jours avant le coup d’Etat au Zimbabwe, qui vient de se terminer par la mise à l’écart du dictateur Mugabe sans effusion de sang, le chef d’état major du Zimbabwe était en Chine, où il a rencontré notamment deux officiers de haut rang et le ministre de la Défense.

    Pour certains observateurs, la Chine, qui est le premier partenaire commercial du pays, est clairement derrière la destitution du vieux dictateur responsable d’un marasme économique, et même d’une régression qui a fait chuter son PIB par personne 15% au-dessous de ce qu’il était en 1980.

    Un article publié le 16 novembre dans le Global Times, le journal du parti communiste chinois en langue anglaise, disait que le gouvernement de Mugabe avait fait subir de « lourdes pertes » à la Chine et qu’un changement de régime serait profitable aux deux pays.

    Selon John Everard, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Corée du Nord et spécialiste de la Chine, Pékin a joué le même rôle que jouait la CIA dans les années 70, ce qui est une nouveauté.

  • Zeman et Poutine

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    Le président tchèque Milos Zeman est en visite officielle en Russie. Il a rencontré hier Vladimir Poutine à Sotchi. Il lui a dit notamment :

    Lors d’un vol vers la France, j’étais accompagné par 14 hommes d’affaires, et en route vers la Russie ils étaient 140. On peut donc en tirer la conclusion que, pour nous, la Russie est dix fois plus importante que la France.

    Milos Zeman a réitéré son opposition aux sanctions de l’UE contre la Russie, et les deux hommes ont signé pour 20 milliards de dollars de contrats. Il a souligné que le montant des échanges commerciaux bilatéraux a augmenté depuis le début de 2017 de plus de 40% par rapport à la même période de 2016.