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Dans le monde - Page 2

  • La révolution selon l’OEA

    Miguel Diaz-Canel, seul candidat, a été élu à l’unanimité de l’Assemblée nationale nouveau président de Cuba. Dans l'indifférence générale, soulignent les observateurs. Il a déclaré qu’il continuerait la révolution…

    L’information ne mérite pas qu’on s’y arrête, sauf sur le plan anecdotique qui est que le président n’est plus un Castro (encore que Raul demeure secrétaire général du Parti…).

    Mais le secrétaire général de l'Organisation des États américains, Luis Almagro, a cru nécessaire de condamner ce qu’il appelle à juste titre la poursuite de la dictature par un communiqué pour le moins curieux.

    D’abord son titre : « Cuba, une transition illégitime ». Transition de quoi, vers quoi ? Il n’y a pas de transition, mais la poursuite du même pouvoir. Elle n’est donc ni légitime ni illégitime. Et à supposer qu’il y ait une transition on ne voit pas comment elle pourrait être « légitime » dans un pays où il n’y a aucune représentation légitime depuis près de 60 ans.

    Mais il y a surtout cette phrase :

    « La victoire de la dictature sur la liberté ne s'appelle pas révolution. »

    Tiens donc. Pourtant, quand on regarde l’histoire, on constate que la révolution, la vraie révolution, c’est toujours la victoire de la dictature sur la liberté.

  • Trump

    A ceux qui pensent – et il y en a même parmi mes lecteurs – que Donald Trump est un fou imprévisible et donc extrêmement dangereux au poste où il se trouve, je dédie ces deux informations :

    1. Donald Trump a envoyé Mike Pompeo, directeur de la CIA et prochain secrétaire d’Etat, en Corée du Nord, la semaine dernière, et il y a rencontré Kim Jong-un. Le président américain a  confirmé l’information ce matin. Hier, il avait dit que cinq lieux étaient possibles pour sa rencontre avec le dictateur nord-coréen, « si tout se passe bien », début juin. « Ils nous respectent. Nous les respectons. L'heure est venue de parler, de résoudre les problèmes. Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n'est pas un problème pour les Etats-Unis, le Japon ou un autre pays, c'est un problème pour le monde. » Concernant les contacts entre les deux Corée, il a dit : « Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n'est pas terminée. »

    2. L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, avait annoncé dimanche que le gouvernement américain préparait une nouvelle série de mesures contre la Russie afin de sanctionner son soutien au régime de Bachar el-Assad, et que ces sanctions pourraient être annoncées dès lundi par le secrétaire au Trésor. Mais, lundi, un haut responsable de la Maison Blanche a formellement démenti. Il a précisé que Donald Trump craignait que de nouvelles sanctions, immédiatement après les frappes en Syrie, ne compliquent ses initiatives pour négocier avec Vladimir Poutine sur divers dossiers dont l'extrémisme islamiste. Le président américain, a-t-il ajouté, reste convaincu qu'il peut négocier avec son homologue russe mais qu'en multipliant les déclarations ou les gestes négatifs, il aura du mal à en obtenir quoi que ce soit.

  • Déclaration des patriarches

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    Déclaration des patriarcats d’Antioche et de tout l’Orient pour les grecs-orthodoxes, les syriaques-orthodoxes et les grecs-melkites catholique, Damas le 14 avril 2018.

    Dieu est avec nous ; comprenez, toutes les nations, et soumettez-vous ! [Chant de la Vigile de Noël dans la liturgie byzantine]

    Nous, les patriarches : Jean X, patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, Ignace Aphrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l'agression brutale qui a eu lieu ce matin contre notre cher pays la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, au motif allégué d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. Nous élevons notre voix pour affirmer ce qui suit :

    1. Cette agression brutale est une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s'agit d'une attaque injustifiée contre un pays souverain, membre de l'ONU.
    2. Cela nous cause une grande souffrance que cette attaque bombardements vienne de puissants pays auxquels la Syrie n'a nui en aucune manière.
    3. Les allégations des États-Unis et d'autres pays selon lesquelles l'armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d'arme, sont une affirmation dépourvue de justification et que n’étayent pas de preuves suffisantes et claires.
    4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante allait commencer son travail en Syrie, sape le travail de cette commission.
    5. Cette agression brutale détruit les chances d'une solution politique pacifique et entraîne une escalade et davantage de complications.
    6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes de terrorisme.
    7. Nous demandons au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies de jouer son rôle naturel en apportant la paix plutôt que de contribuer à l'escalade des guerres.
    8. Nous appelons toutes les Eglises des pays qui ont participé aux frappes à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l'Évangile, et à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s'engager dans la protection de la paix internationale.
    9. Nous saluons le courage, l'héroïsme et les sacrifices de l'Armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l'armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes extérieures ou intérieures ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu'à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit nettoyé du terrorisme. Nous saluons de même la position courageuse des pays amis de la Syrie et de son peuple.

    Nous offrons nos prières pour la sécurité, la victoire et la libération de la Syrie de toutes les sortes de guerres et de terrorisme. Nous prions également pour la paix en Syrie et dans le monde entier, et appelons à renforcer les efforts de réconciliation nationale dans le souci de protéger le pays et de préserver la dignité de tous les Syriens.

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    De gauche à droite: Joseph Absi, Ignace Aphrem II, Jean X.

  • Puéril

    Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, en contravention avec le droit international, ont frappé trois cibles en Syrie pour « punir » le régime d’al-Assad et détruire ses armes chimiques dont on ne sait pas s’il en a ni s’il s’en est servi.

    Ce qui importe évidemment, comme le laisse entendre Le Drian qui a le triomphe modeste, c’est que nous les bons on a gagné la guerre contre les méchants.

    En fait, si je comprends bien, nous avions des nouveaux missiles à tester. C’est fait.

    En ce qui concerne Trump, il avait déjà détruit un hangar en Syrie, il y a quelque temps, déjà pour punir Assad d’une attaque « chimique ». Après avoir dûment prévenu quel hangar il allait bombarder. Il n’y avait donc eu non seulement aucune victime mais non plus aucun véritable dégât. Mais Trump avait fait plaisir au « deep State » et à ses relais médiatiques.

    C’est ce qu’il a donc fait une fois encore. Avec cette fois le petit Macron…

    Ce qui est plus inquiétant toutefois est que Trump a fait venir autour de lui quelques vieux « faucons » du temps des « armes de destruction massive de Saddam », surtout John Bolton qui a pris ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale… lundi dernier.

    Mais on constate que, pour l’heure, les frappes restent extrêmement limitées (trois pays, trois frappes…) et que si les puissances du bien et de la vertu avaient voulu éliminer Assad elles l’auraient fait depuis longtemps.

    On se croirait dans une cour de récréation. Mais au fond c’est cela aussi qui est inquiétant…

  • Trump

    Mardi après-midi, Donald Trump annonçait qu’il avait félicité Vladimir Poutine pour sa victoire électorale, par téléphone, et que ça avait été une très bonne conversation, et qu’ils pourraient se rencontrer bientôt.

    La nouvelle a provoqué un déluge de réactions négatives et virulentes dans les médias, mais aussi dans les rangs des Républicains. Et l’affaire s’est corsée quand on a appris en même temps que les conseillers de Donald Trump lui avaient expressément demandé de ne pas féliciter Poutine, y compris par écrit par un message sur son bureau : « NE LE FELICITEZ PAS ». On n’a pu le savoir que par une fuite, et à la Maison Blanche on a déclenché aussitôt une enquête pour trouver le coupable, car divulguer à la presse ce qui se passe dans les réunions présidentielles est « un motif de licenciement et vraisemblablement illégal » (si les propos étaient tenus sous le sceau du secret).

    Donald Trump a réagi par un double tweet où il a fermement défendu sa position :

    J’ai appelé le président Poutine de Russie pour le féliciter de sa victoire électorale (dans le passé, Obama l’a appelé aussi). Les Médias des Fake News sont devenus fous parce qu’ils voulaient que je le fustige. Ils ont tort ! S’entendre avec la Russie (et autres) est une bonne chose, pas une mauvaise chose. Ils peuvent aider à résoudre les problèmes avec la Corée du Nord, la Syrie, l’Ukraine, DAECH, l’Iran et même la course aux armements qui se profile. Bush a essayé de s’entendre, mais il n’avait pas le truc. Obama et Clinton ont essayé, mais ils n’avaient pas l’énergie, ou l’alchimie. PAIX ARMÉE ! (Peace through strenght)

  • Corée

    Jeudi dernier le ministre des Affaires étrangères de Corée du Nord, Ri Yong-ho, s’est rendu en Suède où il a eu un entretien avec son homologue Margot Wallström. La chose n’est pas passée inaperçue et a fait naître aussitôt des spéculations sur la perspective que la Suède allait organiser la fameuse rencontre prévue entre Donald Trump et Kim Jong-un. D’autant que le Premier ministre suédois déclarait ensuite à une agence de presse : « Si les principaux acteurs veulent que la Suède joue un rôle, nous sommes prêts à le faire. »

    Aujourd’hui, un haut responsable de la diplomatie de Corée du Nord, Choe Kang-il, « vice-directeur général pour les Affaires nord-américaines », est à Helsinki, en Finlande. Il assiste à une réunion organisée à… l’ambassade du Japon avec d’anciens diplomates américains et sud-coréens.

    Pendant ce temps-là, nous dit-on, le président de Corée du sud Moon Jae-in se prépare à coordonner une stratégie avec l’empereur communiste chinois Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a déjà dit qu’il était prêt à rencontrer Kim Jong-un.

  • Façon de le dire…

    L’Eglise copte a publié un communiqué par lequel elle incite les fidèles et tous les citoyens à participer à l’élection présidentielle qui aura lieu du 26 au 28 mars. Mais elle ne donne aucune indication sur d’éventuelles préférences.

    Selon les observateurs, c’est parce qu’elle a été critiquée pour son appui public et constant au gouvernement du maréchal Sissi.

    Mais comme l’élection présidentielle ne sera guère qu’un plébiscite en faveur de Sissi, demander à voter c’est demander à accentuer le plébiscite…

    (Il n’y a qu’un seul autre candidat, un proche de Sissi, qui a déposé sa candidature un quart d’heure avant l’échéance, pour sauver les apparences face au Big Brother "démocratique"…)

  • Un beau coup

    Il paraît que même au Pentagone et même à la Maison Blanche ça été une surprise. Dans un monde politique où tout est si prévu ou prévisible, et organisé à l’avance, l’annonce de la prochaine rencontre entre Donald Trump et de Kim Jong-un a fait l’effet d’une bombe. D’une bombe de la paix. Entre deux pays officiellement en guerre.

    Sans doute l’homme d’affaires devenu président des Etats-Unis sait-il comment parler à ses interlocuteurs. Et avec le dictateur de Corée du Nord il a employé en fait le même langage brutal et guerrier que lui. Le langage qu’il comprend.

    C’est pourquoi dès le 10 janvier, prenant acte de ce qui se passait déjà dans les faits, le président de Corée du Sud exprimait sa « gratitude » à Trump et le félicitait « pour avoir œuvré à la tenue de discussions intercoréennes ».

    Aujourd’hui, en sortant du Bureau ovale, Le responsable de la Sécurité Nationale de Corée du Sud, Chung Eui-Yong, qui venait d’être reçu, mardi, à Pyongyang, ne pouvait que réitérer les remerciements :

    J’ai expliqué au Président Trump que son leadership et sa politique de pression maximale avec la solidarité internationale ont amené à ce rapprochement. J’ai exprimé la gratitude personnelle du Président Moon Jae-in pour le leadership du Président Trump. J’ai dit au président Trump que lors de notre rencontre, le leader Nord-Coréen Kim Jong-un s’était engagé dans la dénucléarisation. Kim a promis que la Corée du Nord ne ferait plus de test nucléaire ou de missile.

    Hélas les Coréens du Nord resteront encore, pour l’heure, en esclavage. Mais, en menaçant d’une guerre nucléaire, Donald Trump a évité une guerre nucléaire, et a obtenu a priori la fin de l’escalade nucléaire en Corée du Nord. Ce n’est pas rien. Et ce qui se passe depuis les Jeux Olympiques d’hiver (ces visites de Coréens du Nord qui étaient inconcevables il y a encore quelques mois) montre qu’on est désormais dans une nouvelle phase, et une phase vraiment nouvelle.

  • Triste guignol

    L’immonde Justin Trudeau, grand prophète de la culture de mort et de toutes les perversions, a fait une visite en Inde, avec sa femme et ses enfants. Il a donné une preuve spectaculaire que le ridicule ne tue plus. A chaque étape de son voyage il s’est déguisé en un Indien différent, et il a obligé sa femme et ses enfants à s’exhiber de même. Le résultat est évidemment que tout le monde ricane en Inde, en faisant remarquer qu’aucun hindou ne s'habille comme cela, et en soulignant que sur l’une des photos sa femme et lui sont en fiancés d’un autre âge…

    Pauvres Canadiens…

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  • Inde antichrétienne

    Selon le rapport annuel du forum œcuménique Persecution Relief, il y a eu en Inde l’année passée 736 attaques contre des chrétiens, contre 348 en 2016 : elles ont plus que doublé.

    Des incidents ont été recensés dans 24 des 29 Etats. L’Uttar Pradesh, où le BJP a pris le pouvoir en 2017, a enregistré 96 attaques contre 39 en 2016. L’arrivée au pouvoir du parti nationaliste hindou dans un Etat, combinée à son arrivée au pouvoir à la tête de l’Etat fédéral, fait penser aux extrémistes qu’ils peuvent tout se permettre. De fait, lorsque des chrétiens se plaignent, la police rétorque que ce sont eux les coupables. Cela favorise également les dépôts de plaintes de la part des hindous fanatiques, visant à montrer que les chrétiens agissent contre la tolérance religieuse (sic) et contre l’unité nationale.